Auteur/autrice : mngralm

  • cameroun : 15è édition du forum des métiers de la mode et du design, plus de vingt créateurs illuminent Yaoundé par leurs talents

    cameroun : 15è édition du forum des métiers de la mode et du design, plus de vingt créateurs illuminent Yaoundé par leurs talents

    Le créateur de mode Imane Ayissi a fait voyager le public à travers ses créations/ photo: La Tribune

    Le samedi 23 novembre 2024, le prestigieux Hilton Hôtel de Yaoundé a accueilli la 15ème édition du Forum des Métiers de la Mode et du Design, un événement phare qui célèbre le dynamisme et la créativité du secteur de la mode au Cameroun. En présence de la Première Dame, Chantal Biya, cet événement a également marqué la première apparition officielle de S.E.M Filbert Yao Kouassi Gleglaud, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Côte d’Ivoire près le Cameroun, en tant que co-parrain de cette rencontre artistique de haut niveau.

    Aux côtés de l’Ambassade de France et du ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie Sociale et de l’Artisanat, S.E.M Kouassi a apporté un soutien significatif à l’initiative en remettant deux prix très attendus : le Prix Coup de Cœur Professionnel et le Prix Coup de Cœur Créatif. Ces distinctions ont non seulement récompensé l’originalité et le talent des jeunes créateurs camerounais, mais ont également mis en lumière l’importance cruciale de l’innovation et de la créativité dans le domaine de la mode.

    L’édition 2024 s’est révélée être une véritable célébration de la mode, rassemblant plus de vingt créateurs talentueux, qui ont présenté leurs œuvres à travers trois défilés mémorables. Le premier défilé a mis en avant les incubés de cette 15ème édition, offrant à ces jeunes créateurs une plateforme précieuse pour démontrer leur savoir-faire. Le deuxième défilé a vu les anciens lauréats du Centre des Créateurs de Mode du Cameroun (CCMC) en compétition pour le Prix Entrepreneuriat, soulignant ainsi l’importance de l’entrepreneuriat dans le secteur de la mode. Le clou de la soirée a été le spectaculaire défilé du styliste de renommée internationale, Imane Ayissi, dont les créations ont captivé le public par leur originalité et leur sophistication.

    Depuis sa création en 2009, le Forum des Métiers de la Mode et du Design, orchestré par le Centre des Créateurs de Mode du Cameroun (CCMC), s’est imposé comme un événement incontournable pour les talents émergents de la mode en Afrique. Il constitue une véritable vitrine pour les créateurs locaux, leur permettant de valoriser leur savoir-faire tout en renforçant leurs compétences pour contribuer activement à l’édification d’une industrie de la mode durable au Cameroun.

    L’édition 2024 a été couronnée de succès, témoignant de l’engagement des acteurs locaux et des institutions internationales à soutenir la mode africaine. Les regards sont désormais tournés vers la 16ème édition, qui s’annonce riche en surprises et en nouvelles perspectives pour les créateurs africains. Cet événement est également une belle occasion de célébrer la créativité africaine et d’encourager l’émergence d’une mode responsable et innovante, capable de rivaliser sur la scène internationale.

    En somme, le Forum des Métiers de la Mode et du Design continue de jouer un rôle essentiel dans la promotion de la mode au Cameroun, tout en inspirant une nouvelle génération decréateurs à explorer et à exprimer leur vision unique à travers leurs œuvres.

    Thom Biakpa

  • 17è édition de afrik fashion week : les créateurs dévoilent leurs nouvelles collections

    17è édition de afrik fashion week : les créateurs dévoilent leurs nouvelles collections

    La 17ème édition de l’Afrik Fashion Week a récemment pris fin, marquant un moment fort pour la mode africaine. Des stylistes et maisons de couture ont présenté leurs nouvelles créations, tant en haute couture qu’en prêt-à-porter, lors d’une soirée mémorable.

    Cet événement, qui s’est tenu le 16 novembre 2024 au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, a rassemblé de grands noms de la mode africaine. Quinze stylistes, allant des jeunes talents aux créateurs aguerris, venus de Côte d’Ivoire, du Togo, du Sénégal, du Mali et du Cameroun, ont rivalisé de créativité pour émerveiller les passionnés de mode.

    Parmi les participants, Michèle Yakice, figure emblématique de la mode depuis 1982, a captivé le public avec une première présentation inspirée de la Coupe d’Afrique des Nations, mettant en avant les vêtements qu’elle a conçus pour la cérémonie d’ouverture. Dans un second tableau, elle a célébré la richesse culturelle de la Côte d’Ivoire à travers des pièces intemporelles confectionnées en pagnes tissés, transportant ainsi le public dans son univers créatif.

    La collection « Black Résilience » de Black Mode 266 a également fait sensation, rendant hommage à la culture burkinabè en transformant des matériaux variés tels que le pagne tissé, les chambres à air de pneus de camion, et la toile de jute en pièces de mode innovantes.

    Le styliste Tiecoura Sangaré, représentant la nouvelle génération de créateurs ivoiriens, a exprimé sa satisfaction : « Participer à cette 17ème édition a été une expérience enrichissante, pleine de surprises. J’ai eu l’occasion de mettre en avant le savoir-faire ivoirien et africain à travers mes créations en pagne, en les réinventant de manière originale. »

    Amina Dubrecq El Oumrany, créatrice belge d’origine malienne et congolaise, a également brillé lors de cet événement en présentant huit pièces de sa nouvelle collection, témoignant de la diversité et de la richesse de la mode africaine.

    Sous le thème « Foot, Mode et Élégance », cette édition a offert un voyage inoubliable à travers la mode, alliant harmonieusement sport et raffinement. Le défilé a été rehaussé par la présence du mannequin Manadja, membre du célèbre groupe ivoirien Magic System.

    Isabelle Anoh, commissaire générale de l’événement et fondatrice d’Avant-Garde Production, a remercié les partenaires institutionnels, privés et sponsors qui ont contribué au succès de cetévénement phare de la mode africaine depuis deux décennies. Elle a également présenté sa propre collection, « Missano Style », qui reflète la joie et l’apaisement, principalement réalisée en denim, un matériau intemporel qui connaît un regain de popularité.

    Le ministre du Tourisme et des Loisirs, Siandou Fofana, présent en tant qu’invité spécial, a salué l’esprit créatif et l’engagement de la jeunesse ivoirienne, soulignant l’importance de telsévénements pour le rayonnement de la mode sur le continent.

    Thom Biakpa

  • l’histoire du pagne wax hollandais : un voyage culturel et textile

    l’histoire du pagne wax hollandais : un voyage culturel et textile

    Le Wax hollandais, un symbole fort de la mode africaine / Photo: Dipida


    Le pagne Wax hollandais, souvent simplement appelé « Wax », est bien plus qu’un simple tissu. Il est le symbole d’une riche histoire culturelle et d’une identité africaine affichée. Ce textile coloré, aux motifs audacieux et variés, a traversé les siècles et les continents, devenant un incontournable dans la mode et la culture des pays africains.


    Origines et fabrication


    L’histoire du pagne Wax commence au 19ème siècle, lorsque les colonisateurs néerlandais, fascinés par les textiles africains, tentent de reproduire les techniques de teinture et de motifs qu’ils avaient découverts en Indonésie. Les premiers Wax sont donc inspirés des batiks indonésiens, une technique de teinture à la cire qui permet de créer des motifs complexes. Cependant, les Néerlandais, en cherchant à produire ces tissus en masse, adaptent le processus de fabrication pour répondre à la demande croissante.


    Les premiers pagnes Wax sont fabriqués à partir de coton, et leur production se développe rapidement dans les usines textiles des Pays-Bas. Les motifs, souvent colorés et géométriques, sont conçus pour séduire le marché africain. Les tissus sont ensuite exportés vers les colonies africaines, où ils rencontrent un succès fulgurant.


    L’adoption en Afrique


    Au début du 20ème siècle, le pagne Wax devient un élément essentiel de la mode en Afrique de l’Ouest. Les femmes, en particulier, adoptent ces tissus pour confectionner des vêtements traditionnels, tels que les boubous, les robes et les jupes. Le Wax est apprécié non seulement pour sa beauté, mais aussi pour sa durabilité et sa facilité d’entretien.


    Les motifs du Wax, souvent chargés de significations culturelles et symboliques, permettent aux femmes de s’exprimer à travers leur habillement. Chaque motif peut raconter une histoire, évoquer des événements ou célébrer des traditions. Ainsi, le pagne Wax devient un moyen d’affirmer son identité culturelle et de revendiquer son héritage.

    Un symbole de résilience et d’identité

    Au fil des décennies, le pagne Wax a évolué pour devenir un symbole de résistance et d’affirmation de soi. Dans les années 1960 et 1970, alors que de nombreux pays africains luttent pour leur indépendance, le Wax est adopté comme un symbole de fierté nationale. Les leaders politiques et les mouvements de libération utilisent le tissu pour renforcer leur message d’unité et de souveraineté.


    Aujourd’hui, le pagne Wax est omniprésent dans la mode contemporaine. Des créateurs africains et internationaux s’inspirent de ce tissu pour créer des collections modernes qui allient tradition et innovation. Le Wax est également utilisé dans des projets de développement durable, où des artisans locaux sont formés pour produire des vêtements et des accessoires à partir de ce tissu emblématique.

    Bien plus qu’un textile


    Le pagne Wax hollandais est bien plus qu’un simple textile ; il incarne une histoire riche et complexe qui traverse les continents et les cultures. De ses origines en Indonésie à son adoption en Afrique, ce tissu a su s’imposer comme un symbole de beauté, de résilience et d’identité. Aujourd’hui, il continue d’évoluer, s’adaptant aux tendances modernes tout en préservant son héritage culturel. Le Wax reste un élément essentiel de la mode africaine, célébré pour sa capacité à raconter des histoires et à unir les générations.

    Thom Biakpa

  • industrie de la cordonnerie en afrique : un avenir prometteur pour les jeunes

    industrie de la cordonnerie en afrique : un avenir prometteur pour les jeunes

    L’industrie de la cordonnerie en Afrique, offre de nombreuses opportunités d’insertion aux jeunes / Photo: Shuterstock

    L’Afrique, avec sa riche diversité culturelle et ses traditions artisanales, possède un secteur de la cordonnerie qui mérite d’être mis en lumière. Bien que souvent sous-estimée, cette industrie offre de nombreuses opportunités pour les jeunes, tant sur le plan économique que social.

    Un secteur en croissance


    L’industrie de la cordonnerie en Afrique connaît une croissance significative, alimentée par une demande croissante pour des produits de qualité, qu’il s’agisse de chaussures, de sacs ou d’autres articles en cuir. Avec l’urbanisation rapide et l’augmentation du pouvoir d’achat, les consommateurs africains recherchent de plus en plus des produits qui allient style et durabilité. Cela crée un marché florissant pour les artisans cordonniers.

    Opportunités pour les jeunes

    Formation et Apprentissage : De nombreuses initiatives sont mises en place pour former les jeunes aux métiers de la cordonnerie. Des programmes d’apprentissage et des écoles de métiers offrent des formations pratiques qui permettent aux jeunes d’acquérir des compétences précieuses. Cela leur donne non seulement une expertise technique, mais aussi une chance de se démarquer sur le marché du travail.

    Entrepreneuriat : La cordonnerie offre également des opportunités d’entrepreneuriat. Les jeunes peuvent créer leurs propres entreprises, que ce soit en ouvrant un atelier de cordonnerie ou en lançant une marque de chaussures. Avec un investissement initial relativement faible, ils peuvent développer des produits uniques qui reflètent leur culture et leur créativité.

    Innovation et Durabilité : Les jeunes sont souvent à l’avant-garde de l’innovation. En intégrant des pratiques durables et des matériaux écologiques dans la production de chaussures et d’articles en cuir, ils peuvent répondre à la demande croissante pour des produits respectueux de l’environnement. Cela peut également leur permettre de se démarquer sur le marché international.

    Accès aux Marchés Locaux et Internationaux : Grâce à l’essor des plateformes de commerce en ligne, les jeunes cordonniers peuvent facilement accéder à des marchés plus larges. Ils peuvent vendre leurs produits non seulement localement, mais aussi à l’international, ce qui augmente leurs chances de succès.

    L’industrie de la cordonnerie en Afrique représente une véritable opportunité pour les jeunes. En s’engageant dans ce secteur, ils peuvent non seulement améliorer leur situation économique, mais aussi contribuer à la préservation des savoir-faire artisanaux et à la promotion de la culture locale. Avec le soutien adéquat, cette industrie peut devenir un pilier de l’économie africaine, tout en offrant aux jeunes un avenir prometteur.

    Thom Biakpa

  • première fashion week d’Abidjan : plus d’une dizaine de stylistes ivoiriens, ghanéens, béninois et nigérians dévoilent leurs collections au grand public

    première fashion week d’Abidjan : plus d’une dizaine de stylistes ivoiriens, ghanéens, béninois et nigérians dévoilent leurs collections au grand public

    De nombreuses créations de stylistes africains ont été dévoilées au public, lors du défilé / photo: Abidjan.net

    Le défilé de la première Fashion Week Abidjan, s’est tenu le samedi 19 octobre en présence de plusieurs personnalités du monde de la mode, de la culture, du sport, mais aussi de la politique.

    Organisée par le créateur ivoirien Elie Kuame, cette première Abidjan Fashion Week a permis de dévoiler les collections de 16 stylistes ivoiriens, ghanéens, béninois ou encore nigérian devant un public trié sur le volet.

    Ce défilé final haut en couleurs, en textures mêlant modernité et tradition, organisé à la galerie d’art de la fondation Donwahi, a également permis à de jeunes stylistes de présenter leur collection.

    Les créateurs ivoiriens ont ébloui la scène par leurs multiples talents aux couleurs diverses. Que ce soit Adama Paris, créatrice de la Dakar Fashion Week, Talansi de la République du Congo, Teed du Bénin, February by Serwaa et Kwaku Bediako du ghana, Emmy Kasbit du Nigeria ou encore la collection dentelle d’Ibrahim Fernandez et celle de jupes longues pour hommes de Rodrigue Tchatcho.

    Au nombre des personnalités de marque qui ont fait le déplacement, on pouvait compter le maire de Cocody Jean-Marc Yacé, accompagné de sa famille et dont la fille est ambassadrice de cette édition, Gabrielle Lemaire, femme d’affaire et compagne de Didier Drogba, deux miss Côte d’Ivoire, l’athlète Murielle Ahouré et son époux, et bien d’autres.

    « Nous avons vu énormément de belles choses. Cela démontre que les couturiers africains ont énormément de talents. Nous espérons que ce succès sera répété plusieurs années et nous les accompagnerons au maximum », a dit Jean Marc Yacé.

    C’est la maison Elie Kuame qui a clôturé le spectacle sous les ovations du public avec une robe de mariée et une robe jaune portée par Olivia Yacé qui ont fait sensation.

    « Profonde gratitude à tous ceux qui ont été présents pour célébrer le talent et la richesse des créateurs, artisans et artistes africains. Nous encourageons à consommer africain, à soutenir le local, et à être les premiers ambassadeurs de nos frères et sœurs du continent » s’est réjoui Olivia Yacé.

    A travers cet événement, Elie Kuame entend rendre à Abidjan, capitale de la mode en Afrique de l’Ouest durant longtemps, ses « lettres de noblesse en créant un écosystème de la haute couture ».

    « Nous avons envie de travailler aujourd’hui à reconstituer tous ces codes de valeur, travailler sur la chaîne de métiers, et surtout avoir un impact sur la jeunesse et la formation. Il faut aider les jeunes maisons de couture à sortir de leur atelier, leur donner des outils de marketing, de communication, d’entrepreneuriat. Un jour, vous verrez, des créations ivoiriennes seront vendues dans les boutiques de luxe de New York » a-t-il fait savoir.

    Après Dakar en 2004, Lagos en 2011 et Bamako depuis 2015, Abidjan a dorénavant sa Fashion Week.

    Thom Biakpa

  • mode féminine : les pantalons jeans large font leur retour en force

    mode féminine : les pantalons jeans large font leur retour en force

    Les pantalons jeans larges féminins sont de retour / Photo: Pinterest

    Après plusieurs saisons dominées par les silhouettes ajustées, les pantalons jeans largesféminins font leur retour en force dans les armoires. Cette tendance, loin d’être nouvelle, se réinvente chaque année en s’adaptant aux nouvelles modes. Pour 2024, le pantalon jeans largeest encore plus ample et se décline dans une multitude de styles, et de couleurs, offrant ainsi une infinité de possibilités pour créer des looks aussi confortables que stylés.

    Dans les grandes villes africaines, les femmes suivent la tendance mais pensent surtout au confort. Large au niveau des jambes, évasée jusqu’à la cheville, ces pantalons jeans apportentdu mouvement à la silhouette. On l’aime pour son côté « cool » et détente. Idéal pour un look décontracté chic, le jean large va pour toutes les morphologies.

    Comment porter un jean large ?

    Le jean large est le denim idéal de tous vos instants quotidiens : sorties en journée, balades entre copines, journée au travail… Flânez en toute décontraction tout en étant stylée. On peut opter pour un jean large ceinturé en coloris cranberry que l’on stylise avec un léger haut. Le contraste des matières en haut avec le jean plus épais en bas créera un look parfaitement harmonieux pour le quotidien.

    Le jean flare

    Le prince de tous les jeans amples c’est bien lui ! Le jean flare prend ses racines dans les années 1970 où la femme se met à porter le pantalon tout autant que les hommes. Taille haute, médium ou basse, c’est bien comme vous voulez. Seul impératif : une jambe qui s’évase jusqu’à la cheville. Pour bien le porter, rentrez votre haut à l’intérieur ou optez pour du court. Côté chaussures, les plus chic restent les plateformes et compensées.

    Le jean droit

    Le jean droit large est un héritage des années 1990. Pour éviter l’effet sac, optez pour un mini pull ou une doudoune qui s’arrête à la taille et structure la silhouette. Pour casser l’effet casual et le rendre chic, on peut aussi le porter avec une veste de blazer ou un joli chemisier. Grâce à sa taille haute, le jean large et droit allonge la jambe et l’élance. Aux pieds, préférez desbottines une paire de bottines à petit talon carré ou même une paire d’escarpins pour le rendre élégant, porté avec la veste de blazer.

    Thom Biakpa

  • kénya : les déchets d’ananas transformés en des chaussures écologiques

    kénya : les déchets d’ananas transformés en des chaussures écologiques

    Une chaussure fabriquée par Pina Kazi à partir des rejets d’ananas / photo: Afrik 21

    Au Kenya, une maison de design transforme les feuilles d’ananas autrefois jetées en une ressource lucrative, offrant ainsi aux agriculteurs une nouvelle source de revenus et contribuant à l’essor d’une industrie textile respectueuse de l’environnement.

    Si dans le passé, les agriculteurs brûlaient, jetaient ou replantaient les rejets d’ananas, désormais, ces rejets constituent une source de revenus pour eux, grâceau geste novateur de l’entreprise dénommée Pine Kazi qui signifie simplement « travail d’ananas ». Ces rejets sont vendus à cette entreprise au prix de 15 shillings kényans chacun (0,092 USD).

    Le potentiel inexploité des feuilles d’ananas attire désormais l’attention mondiale, avec des initiatives telles que Pine Kazi qui transforment ces déchets en ressources précieuses.

    Une solution durable pour un problème mondial : L’essor de Pine Kazi

    Pine Kazi, qui transforme les feuilles d’ananas et le caoutchouc recyclé en chaussures à la mode, a déjà attiré l’attention des investisseurs et remporté des éloges pour ses performances durables.

    La fibre d’ananas, longtemps négligée au profit de matériaux moins respectueux de l’environnement, trouve ainsi une nouvelle vie grâce à des entrepreneurs innovants.

    Les co-fondateurs Olivia Awuor, Mike Langat et Angela Nzomo expliquent que l’idée est née d’un projet universitaire, où ils ont été frappés par l’énorme quantité de déchets d’ananas gaspillés.

    « Pine Kazi est une nouvelle et innovante entreprise sociale qui recycle les feuilles d’ananas en un textile biodégradable respectueux de l’environnement, » explique Awuor, PDG et co-fondatrice de Pine Kazi.

    Le processus de production implique un tri minutieux des rejets, suivis de l’extraction des fibres via un processus de « décortication » et de leur lavage. Ensuite, les fibres sont séchées, filées et tissées pour fabriquer les textiles.

    Au Kenya, environ 80 000 tonnes de déchets d’ananas sont produites chaque année. Traditionnellement, ces déchets sont brûlés ou décomposés chimiquement, contribuant ainsi aux émissions de gaz à effet de serre.

    Au niveau mondial, les chiffres de gaspillage sont encore plus alarmants, avec environ 766 millions de tonnes de feuilles d’ananas produites annuellement et généralement éliminées de manière non durable.

    Betterman Simidi, fondateur de l’organisation de défense de l’assainissement public ‘Clean Up Kenya’, souligne l’importance des initiatives comme Pine Kazi dans un contexte où le pays est confronté à une obsession pour la « mode rapide » et à des problèmes croissants liés à la pollution.

    Le Kenya importe chaque année des milliers de tonnes de vêtements en polyester d’occasion, contribuant ainsi à la dégradation de l’environnement. Des solutions durables comme les textiles fabriqués à partir de déchets d’ananas offrent une alternative bienvenue à cette tendance destructrice.

    En tant qu’entreprise sociale, Pine Kazi s’engage également à créer des emplois locaux significatifs, contribuant ainsi au développement économique des communautés.

    « Nous utilisons ces textiles pour fabriquer des produits de mode écologiques comme des chaussures et des sacs tout en créant des emplois significatifs et durables pour des groupes vulnérables dans la communauté, » déclare Awuor.

    Malgré les défis liés à la production à grande échelle, notamment le manque d’infrastructures de recherche et développement adéquates, Pine Kazi reste optimiste quant à l’avenir de son entreprise et espère étendre son modèle à d’autres pays confrontés aux mêmes défis de gestion des déchets d’ananas.

    Avec des initiatives comme Pine Kazi, l’industrie de la mode prend un tournant vers la durabilité, transformant les déchets en opportunités et ouvrant la voie à un avenir où la mode et la protection de l’environnement vont de pair.

    Thom Biakpa

  • fashion week de Paris : les créations de la maison maxhosa africa font sensation avec la collection maxhonaissance renaissance

    fashion week de Paris : les créations de la maison maxhosa africa font sensation avec la collection maxhonaissance renaissance

    Le défilé de la Maxhosa Africa avec la collection MAXHONAISSANCE RENAISSANCE / Photo: AP

    La Fashion Week de Paris en France a été marquée par un défilé tenu dans une église dans la capitale française, le 27 septembre dernier, par la maison de mode Maxhosa Africa.

    La collection intitulée MAXHONAISSANCE RENAISSANCE est la deuxième collection présentée à Paris par la maison Maxhosa Africa. Elle vise à redéfinir la perception de la mode et du luxe africains.

    Pour créer des pièces uniques aux styles contemporains, le styliste de la marque, Laduma Ngxokolo imagine des vêtements pouvant être portées par de grandes stars.

    « Je pense à des personnalités publiques comme Michelle Obama, Oprah Winfrey, Alicia Keys, Jay-Z, Beyonce et, bien sûr, à d’importants chefs d’État qui veulent sortir en Asie le week-end, mais je me considère avant tout comme une personne à part entière. Mon meilleur client, c’est moi-même, car je connais mes défis et mes besoins, et j’essaie également d’être plus polyvalent dans mes créations de vêtements pour que les gens puissent y voir ma personnalité avant de leur vendre mes productions », explique le designer africain.

    Avec la nouvelle collection MAXHONAISSANCE RENAISSANCE, le styliste a puisé son inspiration dans le mouvement artistique de la Renaissance. Le maquillage s’inspire notamment des couleurs vibrantes et opulentes des bijoux portées par les femmes de cette époque.

    Les différentes coiffures reflètent l’opulence et la vivacité à travers des couronnes de bijoux et de fleurs. Créée en 2010, la maison MaXhosa Africa est toujours restée fidèle à son engagement de créer des collections uniques avec les techniques traditionnelles de la culture Xhosa, une grande ethnie de l’Afrique du Sud.

    Depuis sa création, la marque produit des pièces enracinées dans les traditions du perlage et le symbolisme des couleurs de la garde-robe de la communauté Xhosa.

    Thom Biakpa

  • mode made in africa : le top 8 des créateurs-stylistes africains de luxe à l’international

    mode made in africa : le top 8 des créateurs-stylistes africains de luxe à l’international

    Ici, une création Duro Olowu / Photo: Vogue

    L’Afrique est depuis ces dernières années sur le plan de la mode et, sur le continent, l’eldorado potentiel de la mode, de la création, grâce à la présence des marques africaines de haut standing qui inondent l’international.

    Leurs produits, souvent issus de fabrications locales, séduisent, s’imposent et s’exportent. Ils sont désormais courtisés par les stars et personnalités du show-business qui affichent de plus en plus leur création.

    Voici huit marques africaines de luxe qui font rêver le continent.

    1 – Duro Olowu, le designer de Michel Obama

    Duro Olowu est un créateur de mode britannique d’origine nigériane. Il a lancé sa marque basée à Londres en 2004, et a remporté le prix du « Nouveau créateur de l’année » aux British Fashion Awards en 2005.

    Ses combinaisons innovantes de motifs, de textiles, des coupes pointues et des tissus luxueux dans des combinaisons d’imprimés décalés sont la signature d’Olowu, qui s’inspirent de son parcours international.

    Ce créateur attire les femmes qui recherchent des pièces modernes et élaborées pour la vie urbaine et de villégiature.

    2 – Maki Oh, l’élite de la mode à ses pieds

    Amaka Osakwe, née en 1987, a étudié à l’Université des Arts de Bournemouth où elle a obtenu un BA en études de mode. C’est une styliste, créatrice de mode Nigériane qui a créé son label MAKI OH en 2010, à partir de Lagos et qui le dirige depuis.

    Elle a été découverte par la scène de la mode américaine en 2012, lorsqu’elle a présenté ses créations à la Fashion Week de New York.

    Mondialement reconnue aujourd’hui parmi les grandes marques Nigérianes, tenue en plus par une femme, ses vêtements sont portés par une très grande diversité d’artistes, des stars de la diaspora et d’autres passionnés de l’histoire des vêtements.

    C’est sa technique de peinture à l’indigo, appelée adire, et qui trouve ses racines dans des traditions textiles nigérianes séculaires : considérant que chacun des motifs employés symbolisent quelque chose de différent, qui a fait sa renommée.

    3 – Tongoro, la jeune marque qui habille Beyonce

    Sarah Diouf, rédactrice de magazine, styliste et entrepreneure basée à Paris, est la créatrice de la marque TONGORO qui signifie « étoile » dans la langue sango parlée en République centrafricaine.

    Fruit d’un métissage culturel (élevée en Côte d’Ivoire par des parents d’origine sénégalaise, congolaise et centrafricaine), elle a une ouverture d’esprit qui influence aujourd’hui, et vend ses vêtements quasiment exclusivement en ligne. Aujourd’hui ses créations sont réalisées sur Dakar au Sénégal. TONGOROs’associe à des tailleurs et des artisans locaux et les forme pour qu’ils répondent aux normes internationales afin de contribuer à l’avancement de la production au détail en Afrique de l’Ouest.

    4 – Christie Brown

    Christie Brown est une marque de luxe ghanéenne, créé par Aisha Obuobi en mars 2008 à Accra, et qui se veux fiers de rendre la mode du Ghana pertinente au niveau international. 

    Avec sa parfaite maîtrise des imprimés, Aisha propose toujours des associations surprenantes : crêpe de soie, crêpe de chine, wax imprimé, coton, organza sont autant de matières nobles qu’elle utilise dans ses collections. Ce qui lui permet de remporter le prix du designer émergent de l’année en 2009 lors de la semaine de la mode Arise Africa à Johannesburg et d’être la seule marque ghanéenne présentée au Arise L’Afrique-A-Porter à la Fashion Week de Paris en mars 2010.

    La marque est destinée à une femme moderne et active qui recherche une vraie « african touch ». 

    Aujourd’hui, Christie Brown est unique en tant que fabricant et détaillant de vêtements et d’accessoires pour femmes avec des pièces allant de belles robes sur mesure, des pièces pratiques, à des accessoires innovants, tous inspirés par la culture et l’art africains, peignant les pistes avec un fusible de couleur et de culture, digne de la femme africaine contemporaine.

    5 – Sisters Of Afrika

    C’est une aventure familiale orchestrée par Hélène Daba créatrice et fondatrice de cette marque indépendante de mode durable, et de 6 sœurs qui veillent à parfaire les coupes et qui propose des créations uniques faites main.

    L’image de Sisters of Afrika est basée sur cet esprit de différencier les styles (7 sœurs, 7 styles) à travers ses collections hautes en couleur quelque soit la saison.

    Créée en 2013 à Dakar (Sénégal), la marque est aujourd’hui renommée pour son savoir-faire de Tailoring ( qui fabrique, répare ou modifie professionnellement les vêtements ).

    Les créations sont destinées à tout type de morphologie, à la working girl, comme à la femme au foyer, pour refléter la touche que chaque sœur apporte à la marque.

    6 – Lolo Andoche, l’élégance issue de confection locale

    Monsieur Charlemagne Andoche Amoussou est le créateur de la marque Lolo Andoche en 1993 à Cotonou au Bénin. Il travaille non seulement le pagne, les tissus unis mais aussi le Kanvô ( à 100% made in Bénin ).

    Le Kanvô est un pagne traditionnel qui tire son origine de deux ethnies : Baatonou et Fon respectivement du nord et du sud du Bénin, c’est le vêtement par excellence qu’arboraient  rois et hauts dignitaires.

    On peut dire que grâce à la marque, de plus en plus de créateurs et de stylistes béninois s’intéressent à cette matière dont l’originalité amène à même concevoir du prêt à porter traditionnel, de qualité.

    7 – La falaise Dion

     Ivoirienne, née à Bondoukou, ville du nord-est de la Côte d’Ivoire, Elle prend ce nom en souvenir de sa grand-mère. C’est à Divo, ville du centre de la Côte d’Ivoire, où elle a grandi avec ses sœurs, qu’elle commence à créer un univers et des histoires pour échapper à cet endroit vide.

    C’est ainsi qu’à la fin de ses études secondaires, Lafalaise Dion part à Abidjan afin d’étudier la communication et les ressources humaine. Diplômée en 2016, elle est aujourd’hui journaliste et community manager au sein de la rédaction d’Elle Côte d’Ivoire. Une journaliste également créatrice et styliste.

    C’est en 2018 que Lafalaise Dion crée sa toute première pièce en cauris, qu’elle porte pour se rendre au Chale Wote Street Art Festival d’Accra, au Ghana. Et de là Solange, la sœur de Beyonce lui commande la fameuse pièce que l’on voitportée par Beyonce dans son clip Spirit, et qui lance véritablement la carrière de Lafalaise Dion. Aujourd’hui plus de 250 articles de modes ont été créé par l’artiste.

    T.B

  • industrie de la mode africaine : l’unesco plaide pour plusd’investissements dans le secteur

    industrie de la mode africaine : l’unesco plaide pour plusd’investissements dans le secteur

    Un mannequin portant une création africaine lors d’un défilé / photo: AP

    Évalués en ce moment à 15,5 milliards de dollars d’exportations par an, les revenus de l’industrie de la mode africaine pourraient tripler en une décennie avec les investissements et les infrastructures appropriés, selon la Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, qui a lancé le premier rapport de l’organisation sur la mode en Afrique au Nigéria.

    Avec une population jeune de 1,3 milliard d’habitants qui devrait doubler d’ici 2050, l’industrie de la mode du continent s’est également révélée être à la fois « un puissant levier pour la promotion de la diversité culturelle (et) également un moyen d’autonomiser les jeunes et les femmes », a déclaré Azoulay.

    À travers le continent, la mode continue de croître sur divers fronts, sous la forme de textiles, de vêtements ainsi que d’accessoires et d’artisanat d’art, tous dotés d’une longue histoire de prestige et symbolique de la culture africaine.

    La demande pour les marques de mode africaines est également stimulée par la croissance du commerce électronique, note le rapport de l’UNESCO.

    L’Afrique est le leader mondial du trafic Web sur les appareils mobiles, selon l’Administration américaine du commerce international. Cela a ouvert davantage d’opportunités de marché, de sorte qu’à travers le Nigeria, par exemple, les jeunes sur les réseaux sociaux ouvrent régulièrement des marques de mode.

    « Les Africains veulent porter l’Afrique. C’est vraiment beau à voir, parce que ça n’a pas toujours été comme ça », a déclaré Omoyemi Akerele, qui a fondé la Lagos Fashion Week en 2011 pour encourager le mécénat de la mode nigériane et africaine. “Mais une décennie plus tard, c’est tout ce que les gens veulent porter. »

    Les jeunes créateurs réinventent les codes du luxe

    Au Nigeria et dans d’autres régions d’Afrique, les jeunes créateurs de mode ont soif de succès et envahissent la scène mondiale, a déclaré le directeur général de l’UNESCO.

    « Une nouvelle génération de jeunes créateurs fait sensation sur la scène internationale, réinventant les codes du luxe tout en les réconciliant avec les exigences d’une mode et d’un patrimoine durables et locaux », a-t-elle déclaré.

    L’une de ces créatrices à la Fashion Week de Lagos, Ejiro Amos-Tafiri, a déclaré qu’elle utilise sa marque pour raconter des histoires africaines tout en célébrant « la sophistication, la classe et le caractère unique de chaque femme ».

    « Avec plus de visibilité, les gens se rendent compte qu’il y a beaucoup de culture dans la culture nigériane, en particulier dans l’industrie de la mode », a-t-elle déclaré. « L’Afrique est donc vraiment la prochaine frontière (pour l’industrie de la mode). »

    Thom Biakpa (avec Africanews)