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  • les compléments alimentaires : quand la santé devient un véritable lifestyle

    Longtemps perçus comme un simple moyen de combler une carence passagère, les compléments alimentaires se sont progressivement installés dans le quotidien des consommateurs jusqu’à devenir un véritable Lifestyle. Ils s’intègrent aujourd’hui dans les routines beauté, bien-être et même dans l’hygiène de vie, au même titre que le sport, le skincare ou les soins capillaires. Que l’on souhaite renforcer la pousse des cheveux, obtenir une peau plus lumineuse, améliorer son énergie ou soutenir son organisme au quotidien, ces produits occupent désormais une place centrale. 

    À quoi servent les compléments alimentaires ? 

    Le rôle des compléments alimentaires est d’apporter à l’organisme certains nutriments que l’alimentation seule n’offre pas toujours en quantité suffisante. Ils permettent, par exemple, de stimuler naturellement la pousse des cheveux, de fortifier des ongles fragiles ou encore d’améliorer la qualité de la peau. Beaucoup de personnes les utilisent également pour renforcer leur système immunitaire, lutter contre la fatigue liée au stress ou au manque de repos, ou simplement pour combler des besoins spécifiques en vitamines ou minéraux. Ils ne sont pas conçus pour remplacer une alimentation équilibrée, mais pour accompagner l’organisme et optimiser le bien-être général. 

    Un engouement croissant en Afrique 

    Depuis quelques années, les compléments alimentaires connaissent un véritable boom sur le continent africain. Ils sont de plus en plus présents dans les routines beauté, sport ou bien-être, et séduisent particulièrement les jeunes adultes. Les créateurs de contenu en parlent largement, les pharmacies élargissent leurs gammes, et les consommateurs adoptent plus facilement ces nouveaux réflexes. Aujourd’hui, il est courant d’intégrer des vitamines, du collagène ou des boosters capillaires dans une routine quotidienne. Les compléments alimentaires ne sont donc plus un simple import venu d’ailleurs : ils font désormais partie d’un mode de vie moderne, attentif à la santé, au bien-être et à l’apparence. 

    Pourquoi sont-ils autant utilisés aujourd’hui ? 

    Si les compléments alimentaires connaissent un tel succès, c’est parce qu’ils répondent à plusieurs réalités modernes. Le rythme de vie est souvent plus intense, ce qui ne laisse pas toujours le temps de cuisiner des repas parfaitement équilibrés. Le besoin de maintenir une belle apparence, tant au niveau de la peau que des cheveux ou des ongles, est aussi devenu plus présent, notamment sous l’influence des réseaux sociaux qui mettent en avant des routines complètes. Enfin, beaucoup de consommateurs recherchent aujourd’hui des solutions naturelles et douces pour prendre soin d’eux, ce qui rend ces produits particulièrement attractifs. Petit à petit, prendre ses vitamines ou son collagène est devenu un geste aussi normal que boire un smoothie ou faire une séance de sport. 

    Les différents types de compléments alimentaires 

    Le marché propose différentes formes qui correspondent à différents modes de consommation. Les gummies, par exemple, sont devenues très populaires grâce à leur aspect ludique et leur facilité d’utilisation ; elles existent pour la beauté, le sommeil, le stress ou encore l’immunité. Les capsules et les gélules restent la forme la plus classique, très utilisée pour les vitamines, les minéraux, les oméga 3 ou le collagène. Les poudres, quant à elles, s’intègrent facilement dans un smoothie ou une boisson, et sont souvent choisies pour la spiruline, la protéine ou la maca. Certaines marques proposent également des solutions liquides ou des sirops, appréciés pour leur absorption rapide, notamment par les personnes qui n’aiment pas avaler de comprimés. 

    Une provenance souvent étrangère 

    La majorité des compléments alimentaires qui connaissent un fort succès proviennent de l’Amérique du Nord ou de l’Europe. Les marques américaines occupent une place importante sur le marché grâce à leurs formulations très avancées, leurs efforts en matière de marketing et leur grande visibilité sur les plateformes numériques. Ces produits importés sont perçus comme plus fiables ou plus efficaces, ce qui contribue à leur popularité. 

     

    Les compléments alimentaires ne sont plus un luxe réservé à l’étranger,  ils font désormais partie du mode de vie sur le continent africain. Un mode de vie qui se veut moderne, connectée, informée et tournée vers le bien-être global. 

  • la méthode pilates : plus qu’un sport, un véritable lifestyle

    la méthode pilates : plus qu’un sport, un véritable lifestyle

    Longtemps perçu comme une simple méthode douce pour entretenir sa silhouette, la méthode Pilates s’impose aujourd’hui comme un véritable lifestyle, mêlant bien-être physique, équilibre mental et élégance du mouvement. Dans les studios épurés ou à domicile, cette discipline séduit une génération en quête d’harmonie et de sérénité. 

    Une méthode née de la conscience du corps 

    Inventé au début du XXe siècle par Joseph Pilates, ce sport repose sur un certain nombre de principes : la concentration, la respiration, la précision et la fluidité. En effet, chaque mouvement doit être précis, fluide et exécuté avec une respiration maîtrisée. Loin du cardio intense ou de la performance, la méthode Pilates invite à ralentir, à se recentrer, à écouter. Elle permet de tonifier les muscles profonds, améliore la posture et libère les tensions accumulées par un mode de vie sédentaire. 

    Mais au-delà des séances sur tapis, la méthode Pilates est devenue une philosophie du quotidien. On la retrouve dans la manière de marcher, de respirer, de s’asseoir, voire de penser. Ses adeptes parlent d’un changement global : moins de stress, plus de connexion avec soi-même. À une époque marquée par la vitesse et la productivité, cette pratique incarne un retour à l’essentiel. 

     

    Un lifestyle chic et minimaliste 

    De New York à Abidjan, la méthode Pilates s’inscrit désormais dans une esthétique : le minimalisme élégant. Tenues neutres, studios baignés de lumière naturelle, playlists apaisantes… Tout dans cet univers évoque la grâce, la discipline et la paix intérieure. Sur Instagram, les hashtags #PilatesGirl ou #PilatesLifestyle incarnent cette image : celle d’une personne équilibrée, soignée, confiante, à l’écoute de son corps. 

     

    Le succès de la méthode Pilates s’explique aussi par sa dimension inclusive et durable. Peu importe l’âge ou la condition physique, chacun peut adapter les exercices à son rythme. Il ne s’agit plus seulement d’avoir un corps “fit”, mais d’avoir un corps fonctionnel et apaisé. 

     

    À l’heure où les burn-out explosent et où le culte du “corps parfait” s’essouffle, la méthode Pilates s’impose comme une réponse douce et puissante : une façon de réconcilier performance et bien-être, force et grâce. 

  • cookeza, la plateforme togolaise qui révolutionne la cuisine africaine

    cookeza, la plateforme togolaise qui révolutionne la cuisine africaine

    En 2024, Duphanie Mamadou co-fonde Cookeza, une start-up togolaise qui allie tradition culinaire et innovation numérique. Sa mission : permettre aux  familles modernes, travailleurs actives de savourer les plats africains qu’ils aiment, sans passer des heures en cuisine. Pour cela, Cookeza mise sur un concept simple mais ingénieux : des packs prêts à cuisiner 100 % locaux, composés d’ingrédients frais, lavés, découpés et assaisonnés, livrés directement chez le consommateur. 

    Réconcilier modernité et héritage culinaire 

    « Réconcilier modernité, santé et tradition culinaire africaine » tel est le credo de Cookeza. La jeune start-up se positionne comme une réponse concrète au rythme de vie urbain qui éloigne de plus en plus les familles de leur patrimoine culinaire. En quelques clics sur sa plateforme en ligne, les utilisateurs choisissent parmi une trentaine de recettes africaines revisitées, des plus classiques aux plus créatives, et reçoivent tous les ingrédients nécessaires pour préparer un repas maison en à peine 20 minutes (en moyenne). 

    Une innovation ancrée dans le local et le numérique  

    Loin des produits industrialisés ou importés, Cookeza travaille main dans la main avec des producteurs togolais. L’objectif : garantir la fraîcheur, soutenir l’économie locale et valoriser les saveurs du terroir. Entièrement numérique, Cookeza s’appuie sur une plateforme web intuitive qui permet de commander, s’abonner ou offrir des packs culinaires en un clic. Une application mobile est en développement pour renforcer cette expérience connectée. 

    Une ambition régionale 

    Avec des abonnements mensuels à partir de 40 000 FCFA et un catalogue qui s’enrichit sans cesse, Cookeza ne compte pas s’arrêter à Lomé. La start-up vise désormais une expansion dans la sous-région ouest-africaine, portée par une vision claire : faire de la cuisine africaine un symbole d’innovation et de fierté locale. 

    Ce qui n’était qu’un défi personnel est devenu un mouvement culinaire. En modernisant les traditions sans les dénaturer, Cookeza redonne au repas africain sa place : celle d’un moment de partage, de goût et d’identité accessible à tous, en un clic. 

  • les tenues nigérianes dépassent leurs frontières ethniques : la vulgarisation du style yoruba et igbo

    les tenues nigérianes dépassent leurs frontières ethniques : la vulgarisation du style yoruba et igbo

    Longtemps symboles identitaires au sein du Nigeria, les tenues traditionnelles Yoruba et Igbo dépassent aujourd’hui les frontières. Ces vêtements chargés d’histoire s’imposent désormais comme des pièces incontournables de la mode africaine portés pendant les cérémonies de mariages ou autres évènements. Leur diffusion mondiale traduit à la fois un engouement esthétique et une réappropriation culturelle assumée. 

    De la culture locale à la tendance panafricaine 

    Autrefois, les tissus comme l’Aso-Oke yoruba ou le George wrapper igbo étaient réservés aux mariages, aux fêtes communautaires ou aux cérémonies royales. Aujourd’hui, ces tenues se portent fièrement bien au-delà du Nigeria.  

    Dans les grandes villes africaines Accra, Abidjan, Cotonou, Douala ou Dakar, il est courant de voir des invités revêtir un Agbada élégant ou une robe taillée dans un tissu Adire. Ces vêtements, autrefois signes d’appartenance ethnique, sont devenus de véritables symboles panafricains de prestige, d’élégance et de raffinement.  

    Les stylistes ouest africains les réinterprètent dans leurs collections, et de nombreuses femmes non nigérianes adoptent désormais le Gele, le grand foulard de tête, comme accessoire de mode lors d’événements habillés. 

    La diaspora : un moteur de popularisation mondiale 

    C’est surtout dans la diaspora nigériane que le phénomène a pris de l’ampleur.
    À Londres, New York ou Toronto, les communautés africaines ont transformé leurs cérémonies en véritables défilés culturels. Les mariages dits “Nigerian weddings” sont devenus des événements suivis sur YouTube et Instagram, fascinant le monde entier par leurs couleurs, leurs tissus et leur élégance.  

    Des stars comme Burna Boy, Tiwa Savage, ou encore Tems ont contribué à rendre ces tenues populaires sur la scène internationale. Leur présence sur les tapis rouges, vêtus d’Agbada ou de tissus Aso-Oke revisités, a permis à ces styles de gagner une reconnaissance mondiale. Même hors de la diaspora, des célébrités comme Beyoncé (dans Black Is King) ou Naomi Campbell ont porté des créations inspirées des traditions Yoruba et Igbo, témoignant de leur influence dans la mode globale. 

    L’influence dans la mode contemporaine et les défilés 

    Les créateurs nigérians ont ouvert la voie à une nouvelle génération de designers africains et occidentaux. Lors de la Lagos Fashion Week, mais aussi à Paris ou Johannesburg, des marques telles que Orange Culture, Maki Oh ou Lisa Folawiyo réinventent ces codes culturels avec une touche moderne : coupes européennes, tissus traditionnels, broderies symboliques. Des créateurs étrangers s’en inspirent également. On retrouve des clins d’œil à l’Agbada dans des collections de maisons internationales, et le motif Isiagu (tête de lion) apparaît parfois sur des vestes contemporaines ou des chemises haut de gamme.  

    Ces références, loin d’être de simples emprunts, témoignent de la montée en puissance de la mode africaine comme influence mondiale. 

    Sephora W. 

  • ces tresses africaines qui traversent le temps

    ces tresses africaines qui traversent le temps

    La coiffure en Afrique, c’est tout un langage. Elle est dans certaines civilisations, synonymes de prospérité et de fertilité. Les tresses sont plus qu’une simple coiffure qui se porte depuis l’antiquité. Cet art ancestral est un héritage qui se transmet depuis la nuit des temps entre femmes, de mères à filles. Il a traversé, les époques, les siècles et les générations. 

     

    Elles ont des racines profondes dans la communauté africaine. C’est pour cette  raison que dans le passé, plus qu’un embellissement, les tresses sont très symboliques. Aussi, le port de tresses est un excellent style de protection. Un véritable symbole de beauté que la gent féminine valorise aujourd’hui en faisant des tutoriels de coiffure. Il existe une grande variété de tresses africaines aujourd’hui revisitée. Redécouvrons ces anciennes coiffures africaines, issues de notre héritage, qui reviennent au-devant de la scène.

     

    Autrefois appelée « Attoupkou », cette tresse en Côte d’Ivoire est plus connue sous l’appellation  » Allah Thérèse », du nom de l’ancienne cantatrice de la musique tradi-moderne Baoulé, disparue il y a quelques années. C’est une coiffure faite en nattée tressée enfouie entre une touffe de cheveu. Elle fait partie des tresses les plus vieilles de l’Afrique. Du moins, la plus ancienne dont on a encore les traces. C’est une tresse incontournable en pays Akan. Elle se porte couramment après l’accouchement, la sortie d’un bébé, la dote etc. Elle  permet à la nourrice  de bien voir le bébé et de bien l’allaiter sans avoir à remettre sa crinière en place. Aussi, elle aide la nouvelle maman à laisser reposer son cuir chevelure.  Facile à coiffer, cette tresse ne laisse personne indifférent, qu’il s’agisse de l’ancienne ou de la nouvelle génération. Selon des sources, par manque de fil à tresser dans certains villages, cette coiffure se faisait dans la mesure où elle est rapide et ne nécessite aucun effort. Aujourd’hui avec l’évolution de la coiffure, cette tresse a connu des améliorations. A telle enseigne qu’on la porte avec des accessoires de cheveux.

     

    Long-long ou tresse au fil

     

    Serrer à la racine pour faire ressortir leur éclat, leur beauté et leur permettre de tenir longtemps, c’est une coiffure qui se fait à base de fil. Communément appelé ‘’ Long long’’, elle se fait généralement sur les cheveux crépus à l’aide d’un fil de couture ou de nylon. C’est une tresse qui consiste à réunir une mèche ou touffe de cheveu et à l’entourer de fil en mailles plus ou moins serrées.  Une fois que toutes les mèches sont tressées, on en fait ce qu’on veut. C’est une occasion pour la tresseuse de faire parler son imagination. Aujourd’hui, cette coiffure est de plus en plus arborée pour son style, elle a longtemps été une coiffure protectrice pour les mamans,  du fait qu’elle protège les cheveux et leur  permet de bien pousser. Très simple à réaliser.

     

    Le Chignon

     

    Le chignon se pose en coiffure symbole du raffinement, de la féminité et de l’élégance. Pour preuve,  toutes les célébrités  portent le chignon pour arpenter les tapis rouges. Les femmes sont coiffées avec une raie au milieu de la tête et nouent leurs cheveux en chignon ; elles peuvent aussi encadrer leur visage de nattes torsadées (à la manière étrusque). Le chignon peut être strict ou décontracté suivant la façon dont il est réalisé. Depuis quelques saisons, beautystars et stars ne jurent plus que par le chignon bun. Ce chignon haut perché est la grande tendance coiffure du moment. Sa version vite faite, un peu décoiffée a remplacé le chignon de douche quand on veut attacher ses cheveux de façon rapide et facile au quotidien. Alors que le bun sophistiqué, haut et rond, s’affirme comme une coiffure tout aussi chic mais plus tendance que le chignon classique. Sur tapis rouge ou dans la rue, le chignon bun est ainsi sur les têtes les plus hyper. Il existe plusieurs modèles de chignon. A savoir, le chignon classique, le chignon romantique, le chignon banane, le chignon déstructuré et bien d’autres. Il y en existe pour tous les goûts et pour toutes les occasions.

     

    Boule-boule

     

    Qui n’a jamais fait cette coiffure du bon vieux temps sur la tête ? Une coiffure très appréciée par les mamans lorsque débute la pousse des cheveux. Ce qui est intéressant, c’est que vous n’avez pas à peigner vos cheveux tous les jours. Sa réalisation est facile et aide à entretenir les cheveux et les rendre  plus longs dans le temps.

     

    Les nattes

     

    C’est une coiffure très simple, que tout le monde peut faire. Les nattes peuvent se porter longues, moyennes, courtes, attachées, détachées, etc…Elle se fait sur tous les types de cheveux (crépus ou frisé). Belles sur toutes les têtes, elles ne sont pas difficiles à réaliser. Une fois que vous maitrisez  les techniques des nattes, il suffit de sous-diviser la chevelure et toutes les possibilités s’offrent à vous. Avec raie ou sans raie, en passant par la queue de cheval à la demi-tresse etc, ce sont de vraies tresses originales pour les cérémonies (mariage, baptême, diner-gala).

     

    Fulani

     

    En fonction de chaque pays, les coiffures varient aussi bien. Le ‘’Fulani’’ en référence au peuple Peulh, est une tresse très tendance et prisée du côté de la jeunesse féminine. Communément appelé tresse peulh, c’est une très bonne source d’inspiration quand on veut se faire de nouvelles coiffures. Des renversées devant jusqu’au milieu de la tête (presque le milieu!) et des braids derrière. Vous pouvez faire le choix que les renversées s’arrêtent avant le sommet de votre tête pour pouvoir réaliser un chignon haut ou une queue de cheval. Le Fulani se porte de différentes manières, en chignon ou en queue de cheval. Pour la petite information, c’est une coupe dans laquelle les cheveux sont divisés au milieu et sur le côté avant d’être tressés. Selon des sources bien introduites, autrefois, ces coiffures indiquaient les routes de la liberté. C’est à dire que si le sol est très marécageux, les tropas (des petites tresses collées sur le cuir chevelu) sont tissées comme des ornières ou des sillons. En utilisant des petits chignons, des nœuds et des tresses, les femmes marquent les éléments du paysage (un arbre, un chemin, une plantation).

     

    La couronne tressée

     

    À la fois impressionnante et majestueuse, on la porte pour mettre en évidence l’allongement du crâne chez les gens du peuple Mangbetu du Congo. Naturel, elle est idéale pour les personnes qui veulent se démarquer des autres.

     

    L’amasunzu

     

    C’est une coiffure dans laquelle les cheveux sont coiffés en forme de croissant avec des contours nets, puis séparés en rangées. On se rappelle encore de Lupita Nyong’o qui portait avec élégance cette coiffure traditionnelle aux Oscars 2018. Elle date de plus de 500 ans et s’affiche sur la tête de la population du Rwanda, quel que soit leur statut social et matrimonial. Si les femmes célibataires la portent en guise de symbole de leur pureté, les hommes guerriers, eux, l’utilisent pour prouver leur bravoure et leur force. À cette époque, la coiffure qu’on arbore, reflète le statut social, la position.

     

    D’autres coiffures africaines, symboles de notre héritage culturel, ont aussi fait leur come-back. On peut citer, comme exemple, les “Nœuds Bantu“, ‘’twists’’ , la liste n’est pas exhaustive. Elle s’est toutefois diversifiée et ne cherche plus qu’à être un symbole, mais devient plutôt une richesse esthétique.

    Thom Biakpa 

  • cuisine/ saveur africaine

    cuisine/ saveur africaine

    A la découverte du Soumara Lafri, un met aux vertus thérapeutiques insoupçonnées

    Le soumara lafri est un plat traditionnel ivoirien consommé dans le Nord du pays et très populaire au Burkina Faso, au Mali et en Guinée. C’est un plat savoureux à base de riz, de gombos, d’aubergines cuits à la vapeur, d’oignons et de viandes grillées.

    Très pratique et facile à utiliser, le Soumara Lafri se cuisine avec la poudre de soumara produite de façon artisanale. Avec son odeur si caractéristique et sa belle couleur brune, le Soumara Lafri est un savant mélange de poissons, de soumara, de crevettes et de sel, le tout mixé.

    Recette des jours de fêtes et des grandes occasions, le lafri vient des grains de soumbara. “Le soumbara“ en guinéen, ou “Nététou“ en sénégalais ou encore “dadawa“ au Nigéria est une épice traditionnelle Malinké, issue de la transformation des graines de gousses de Néré. Le Néré, est un arbre originaire des zones sahéliennes et soudaniennes, ressemblant au mimosa et pouvant mesurer jusqu’à 25 m de haut. Son fruit, le Néré, est une longue gousse suspendue en grappes, contenant de nombreuses graines noires enrobées d’une belle pulpe jaune au goût sucré.

    Idéal pour un soumara lafri des plus authentiques et savoureux, il peut être utilisé pour saupoudrer les préparations salées notamment de riz, de pâtes.
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    Substitut parfait au poivre, sa fumée envoutante donne un goût et une saveur unique aux plats. Au-delà de son intérêt gustatif, le sombara contient des protéines et de la vitamine C. Cette épice est réputée hypotenseur par excellence en raison de ses actions positives sur l’hypertension artérielle. C’est la raison pour laquelle, sa consommation régulière est conseillée aux personnes ayant une tension artérielle élevée. Le jus de cuisson riche en vitamines A et C accompagné de légumes pas trop cuits, aideraient l’organisme à lutter contre la fatigue. Aussi, le soumbara participe au renforcement du système immunitaire particulièrement dans la prévention du cancer.

    Enfin, la légende raconte que les vertus protéinées du Soumbara ont permis au Grand Soundjata Keita, de triompher de Soumangourou Kanté, lors de la bataille de Kirina car il en consommait à toutes les sauces.

    A ce sujet, une anecdote très répandue au nord de la Côte d’Ivoire, raconte que, la provocation, c’est quand tu essaies de faire ton zikr ( ndlr: récitation de chapelet musulman) tranquillement et qu’une odeur de Soumara Lafri vient te chatouiller le nez. Impossible de te concentrer dans ta méditation ! C’est ce qu’on dit au Nord de la Côte d’Ivoire, le vendredi, jour où on cuisine beaucoup le lafri.

  • le wagashi gassirè : un fromage made in benin

    le wagashi gassirè : un fromage made in benin

    Le wagashi Gassirè est un fromage à pâte molle élaboré de façon traditionnelle par les femmes peuhles du bénin. Jouissant d’une reconnaissance sous régionale, le wagashi fait partie d’une catégorie de produits béninois identifiés comme pouvant faire l’objet d’une indication géographique. Produit frais et très apprécié, comment fabrique-t-on le Wagashi Gassirè et comment le consomme-t-on ?

    UNE FABRICATION SIMPLE ET ORIGINALE

    Le procédé de fabrication est très simple. Comme pour tous les fromages, on chauffe le lait de vache, mais ce qui fait l’originalité de la fabrication ici c’est que le lait est brassé avec une feuille de « fromager » appelée Bombax Ceiba. Ce brassage permet donc au lait de cailler. Ensuite, on retire les caillots et on les presse en forme circulaire. Enfin, on les trempe dans un liquide rouge élaboré par des feuilles particulières. Ce procédé sert à conserver le wagashi.

    UNE DÉLICATESSE EN BOUCHE

    Ayant une texture et une saveur très douces, il est utilisé de plusieurs manières en cuisine. Que ce soit en friture ou dans les sauces, le wagashi donne une saveur unique au plat et peut valablement remplacer les protéines animales. Si vous faites un tour au bénin, n’hésitez pas à tester cette délicatesse !

  • le metier de tisserand – fonction noble en afrique

    le metier de tisserand – fonction noble en afrique

    Nous utilisons en Afrique des tissus aux motifs variés et à la texture particulière tels que le pagne Baoulé ou le kenté du Ghana. Cependant, plusieurs personnes en Afrique et à l’extérieur du continent ignorent tout du mode d’élaboration, de la provenance et des personnes qui se trouvent derrière le processus de fabrication de ces tissus : les tisserands. Dans cette rubrique, nous parlerons de ces grands artistes du textile qui valorisent l’art africain.

    Le métier à tisser, le plus largement répandu en Afrique de l’Ouest, est horizontal, à deux vangs de lisses (ensemble de mailles tendues verticalement côte à côte entre deux planchettes) et à marches (pédales), toujours actionné par les hommes. 

    Là où la femme tisse, le métier est vertical, à lisseron (planchettes minces entre lesquelles sont tendues verticalement les mailles composant les lisses). Les mailles sont une sorte de boucle de fil faisant partie d’une lisse ou d’une lisseron.

    La matière première qui est utilisée pour la manufacture des tissus traditionnels est essentiellement le coton, mais bien avant, la soie sauvage est filée et tissée dans certaines parties de l’Afrique. 

    Dans l’industrie du textile traditionnel africain, le coton, la laine, les végétaux et la terre sont les principaux composants des pagnes et des couvertures. 

    Aussi il existe trois variétés naturelles de coton : le coton de couleur écrue ; le coton de couleur rougeâtre ou brunâtre et le coton très blanc. Pour

    avoir les autres couleurs, on procède à la teinture du fil, une activité exclusivement féminine.

    La teinture est réalisée avec l’argile recueillie du fond des marigots et des feuilles servant de fixatif. Cette méthode de teinture est dite « à la terre », au Niger, c’est le ‘’Zaara bi’’ d’autrefois qui est teint de cette manière.

    Le tisserand est assis à même le sol en terre battue dans son atelier. Des piquets soutiennent les fils soigneusement rangés et qui passent à travers les peignes ; les pédales montent et descendent, séparant les fils. Tout en pédalant, le tisserand passe et repasse la navette entre les fils et une étroite bande de coton qu’il enroule sur un bâton, s’allonge. Ces bandes cousues une à une par le tisserand lui-même forment des vêtements de grande qualité.

     

  • cinq chefs africains celebres

    cinq chefs africains celebres

    1- Chef Mory Sacko

    Commençons par Mory Sacko, français, d’origine malienne et passionné du Japon, qui s’est fait remarquer dans l’émission culinaire « Top chef » lors de sa onzième édition. Mory Sacko a décroché sa première étoile au Guide Michelin à l’âge de 28 ans et est à la tête du restaurant le Mosuke !

    2- Chef Loïc Dablé

    Le dirigeant franco-ivoirien est un ancien membre du jury du spectacle culinaire panafricain « Star Chef ». Sa vision est de travailler avec des produits africains, mais avec des techniques d’ailleurs. Certaines de ces recettes ? Taboulé d’attiéké et œufs de caille pochés, ignames farcies de sardines à la tomate, huile d’olive et cacao dans une pipette.

    3- Chef Godveil Malonga

    Son style culinaire, appelé « Afro Fusion », est un mélange de cuisine allemande, africaine et française. Après un passage bref mais remarqué dans le célèbre spectacle « Top chef » de la chaîne M6, le jeune chef cuisinier originaire du Congo Brazzaville poursuit une carrière fructueuse dans un domaine qui le passionne.

    4- Christelle Vougoh-Anet

    Elle n’a pas peur d’oser de nouvelles saveurs. À la tête de trois des restaurants les plus exclusifs de la capitale ivoirienne, elle a remporté les prix suivants : Meilleur restaurant africain, Meilleur service et Restaurant de l’année aux Abidjan Restaurant Awards (avec le restaurant Saakan).

    5- Chef Anto

    Originaire du Gabon, Anto est une jeune chef de cuisine basée à Paris. En 2016, elle a reçu le prestigieux prix de la révélation de l’année des femmes africaines dans la catégorie gastronomie. Lors de la Cop 22 de Marrakech, elle a été choisie pour préparer le dîner de gala africacop qui réunissait tous les chefs d’état présents.