Auteur/autrice : mngralm

  • ces noms donnés aux pagnes qui font leur renommée

    ces noms donnés aux pagnes qui font leur renommée

    Mardi 30 janvier 2024. Il est un peu plus de 14 heures quand nous arrivons au grand marché du forum  d’Adjamé. Le lieu grouille de monde et les marchandes installées derrière leurs étales rivalisent de stratégies pour apâter les éventuels clients. Après renseignement, nous sommes conduits à l’étage où sont installés les vendeurs et vendeuses de pagnes. Marie Légbé, la quarantaine révolue nous accueille devant son étale garnie de pagnes.  Lorsque nous abordons le sujet concernant les petits noms donnés aux pagnes, elle éclate de rire, avant de passer en revue quelques applications de pagnes devenues des références.

     

     » S’agissant des noms donnés aux pagnes, je peux vous citer  « mari capable »,  « un mari ingrat », « L’oeil de ma rivale », « le lit de mon mari »  « Jardin d’Éden », 

    « Jalousie », « Pas de vie à trois », « Si tu sors, je sors », « Si tu divorces, je ne mangerai pas du sable ». Il y a tellement de noms que c’est difficile de tout citer », énumère notre interlocutrice. 

     

    Ces noms sont en fait des sobriquets donnés à des milliers de pagnes colorés aux motifs divers, ces bandes de tissus imprimés d’environ 6 mètres de long avec des motifs africains.

     

    Les plus vendus et les plus connus de ces pagnes, héritent de noms qui se généralisent selon un processus mystérieux propre aux rumeurs ou aux blagues.  » Nous même on ne sait pas d’où ça vient. Souvent ce sont les vendeuses qui donnent ces noms. Quelques fois aussi, ils proviennent des clientes.  Ce sont des noms qu’on donne souvent dans la plaisanterie et qui finissent pas rester parfois », nous explique notre vendeuse à Adjamé depuis 15 ans.

     

    Selon elle, ces appellations proviennent aussi très souvent des filmes telenovelas ou des évènements socio-politiques.  » Quand il y a une novela qui a du succès ou un événement politique, le pagne qui arrive en même temps peut recevoir son nom », explique-t-elle.

     

    Certains pagnes portent ainsi des prénoms d’héroïnes de séries télévisées. C’est le cas par exemple du pagne appelé « la Voiture de Renato », directement inspiré du nom du feuilleton brésilien à succès » la Tour de Babel » ou encore  » Le « Balai de Guei » en référence à feu le général Robert Guéi après le coup d’État de 1999 en Côte d’Ivoire. 

     

    En général, ces pagnes servent à confectionner des vêtements, traditionnels ou non. « Chemises, pantalons, robes…, des habits mais aussi des sacs, des chaussures, des rideaux, des draps, des nappes. « On peut tout faire avec le pagne, car il est beau et bon », s’écrie Marie Légbé.

     

    Jadis produit de luxe importé des Pays-Bas et utilisant le procédé de la « wax », le pagne s’est diversifié en plusieurs qualités de tissus et d’impression, devenant très accessible. Car, à mesure que des progrès ont été réalisés en matière d’impression et de fabrication, la production et le nombre de motifs ont augmenté et le prix moyen a baissé.

     

    Depuis le début des années 2000, le marché du pagne, sur lequel la Côte d’Ivoire est un pays phare, s’est étendu et a vu l’arrivée de concurrents venus d’Asie. Au marché d’Adjamé comme partout sur le continent africain, on trouve des pagnes importés de Chine ou de Thaïlande.

     

    Pour les clients les moins fortunés, ces produits vendus entre 2.000 et 6.000 F CFA (entre 3 et 10 euros) sont bien plus abordables que les pagnes des grandes marques, qui coûtent au bas mot 15.000 F CFA  et jusqu’à 70.000F CFA.

     

    « Ceux qui achètent les pagnes de Chine, ce sont ceux qui n’ont pas suffisamment de moyens. Tout le monde ne peut pas se payer un Hollandais (pagne haut de gamme) », explique Awa Koné, également vendeuse de pagnes.

     

    Selon des acteurs du domaine du pagne, la contrefaçon a mis énormément en danger l’activité ces dernières années. De fait, une stratégie de créativité, de marketing, de distribution et de production a été mise en place, afin de lutter efficacement contre ce phénomène.

     

    Un cabinet de création de motifs a été mis en place dans l’usine du groupe Uniwax à Abidjan et multiplie les productions de séries courtes. Du coup un pagne n’est disponible que quelques semaines, de sorte que les copieurs ne pluissentnpas les reproduire.

     

    Selon nos investigations, en 2015, Uniwax a été très rentable, dégageant un bénéfice net de 4 milliards de F CFA (6 millions d’euros) pour un chiffre d’affaires de 36 milliards de F CFA (55 millions d’euros), ce qui représente une confortable marge (11% net).

     

    L’entreprise, qui emploie 750 personnes, a ainsi pu lever début septembre 15 millions d’euros sur les marchés boursiers pour financer un plan d’investissement visant à augmenter la production de 70% sur 5 ans.

     

    Elle profite d’un marché en pleine expansion: le pagne intéresse désormais les artisans sur les marchés mais aussi des créateurs de mode, des accessoiristes ainsi que le monde du prêt-à-porter. Et les imprimés et couleurs africains commencent à attirer la clientèle européenne et américaine.

     

    Thom Biakpa

  • mode africaine

    mode africaine

    Un tissu bogolan

    Comment nettoyer son tissu bogolan

    Pour nettoyer son tissu bogolan, on peut le laver à l’eau froide sans grande perte de couleur. Toutefois, il est recommandé de le laver à sec du fait que ses teintures sont naturelles et peuvent s’effacer avec le temps. Filés et tissés à la main au Mali, les tissus Bogolan sont peints avec des colorants naturels fabriqués à partir de la boue et de plantes. Le lavage à sec peut se faire à la machine ou à la main. Il convient de savoir que certains produits nettoyants ne sont pas appropriés pour le lavage des tissus faits à la main. En cas de lavage à la machine, il faut placer le tissu dans un sac à lingerie et le laver à l’eau froide. Il faut dans ce cas utiliser le cycle délicat et un détergent doux. L’eau deviendra foncée. Raison pour laquelle le tissu doit être lavé tout seul au moins dans un premier temps. Il faudra penser à rincer la machine avant de laver d’autres vêtements. Lors du premier nettoyage, quelle que soit la méthode utilisée, il peut y avoir une certaine décoloration du tissu. Il faudra alors le sécher à plat ou le suspendre. Celui-ci peut également être repassé à l’aide d’un fer à vapeur avec de bons résultats.

    Le terme « bogolan » signifie « originaire de la terre » ou « issu de la terre ». Il est originaire du Bélédougou, une région du centre du Mali. Bien qu’issue de cette région de l’Afrique de l’ouest, le bogolan existe aussi, depuis des décennies, dans de nombreux autres pays africains tels le Burkina Faso, la Guinée, la Côte d’Ivoire et le Sénégal. Le bogolan est une toile à base de colorant naturel (teinture) et de coton. Il s’agit d’une étoffe décorée avec des plantes et de l’argile ou de la boue. Fabriqué de manière artisanale, le bogolan est caractérisé par sa couleur noire issue d’une réaction chimique entre le tanin présent dans les plantes et la boue. Les couleurs qui permettent de l’identifier sont le marron, le blanc, le noir et l’ocre.

     

     

    Jeremy Junior

  • promotion des tenues vestimentaires du burkina faso

    promotion des tenues vestimentaires du burkina faso

    Le « Faso Dan Fani » labellisé auprès de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle

     

    Le gouvernement du Burkina Faso a labellisé l’une des tenues vestimentaires, qui fait sa fierté. A savoir le « Faso Dan Fani ». Et cela en vue de mieux le protéger. Cette labellisation permettra non seulement aux consommateurs de vérifier l’origine et la qualité des pagnes ; mais aussi d’éradiquer la contrefaçon du marché. Signifiant littéralement « pagne tissé de la patrie » en langue Dioula, le « Faso Dan Fani » est un pagne tissé traditionnel burkinabé fait à base de coton. Ce pagne est produit par des tisserands, soutenus dans leur métier par des femmes. Ainsi, les femmes ont la charge de la récolte, de la filature et de la teinture du coton. Les hommes quant à eux tissent en bandes sur leurs métiers à tisser artisanaux le coton filé et teinté pour obtenir le pagne. Composé de plusieurs bandes de fil de coton lourd plus ou moins larges, non génétiquement modifié, assemblées pour obtenir un pagne ; le Faso Dan Fani est traditionnellement tissé à la main.

    On attribue la paternité de l’étoffe aux Mossis, une ethnie du Burkina Faso qui cultive et transforme le coton suivant les saisons. Seulement ce savoir-faire ne se limite plus qu’à cette ethnie. « Dans tous les villages du Burkina Faso, l’on sait cultiver le coton. Dans tous les villages, des femmes savent filer le coton, des hommes savent tisser ce fil en pagnes et d’autres hommes savent coudre ces pagnes en vêtements…» disait l’ancien président Thomas Sankara dans les années 80, quand il imposait le port du Faso Dan Fani aux cadres du pays. Ce dernier est d’ailleurs le premier dirigeant du pays des hommes intègres à avoir valorisé au mieux ce pagne. Thomas Sankara disait à juste titre que « porter le Faso Dan Fani est un acte économique, culturel et politique de défi à l’impérialisme ». A sa suite, d’autres autorités ont également fait la promotion de ce pagne tissé. Au nombre de ceux-ci, l’on peut citer le président Christian Roch Kabore, le Mogho Naba, l’empereur des Mossis. Le président Christian Roch Kabore aimait arborer des tenues réalisées avec le « pagne tissé de la patrie » lors de rencontres officielles ou d’événements importants autant au Burkina qu’à l’extérieur. L’empereur des Mossis porte toujours du « Faso Dan Fani » lors de ses rares apparitions en public. C’est dire à quel point la volonté politique et sociale du Burkina est en faveur de la promotion du tissé burkinabé. Des stylistes de renom ont contribué à le rendre plus populaire. Il s’agit, entre autres de Élie Kuame, Imane Ayissi, Peulh Vagabond, Pathé’O.

     

     

    Jeremy Junior

  • ces tresses africaines qui traversent le temps

    ces tresses africaines qui traversent le temps

    La coiffure en Afrique, c’est tout un langage. Elle est dans certaines civilisations, synonymes de prospérité et de fertilité. Les tresses sont plus qu’une simple coiffure qui se porte depuis l’antiquité. Cet art ancestral est un héritage qui se transmet depuis la nuit des temps entre femmes, de mères à filles. Il a traversé, les époques, les siècles et les générations. 

     

    Elles ont des racines profondes dans la communauté africaine. C’est pour cette  raison que dans le passé, plus qu’un embellissement, les tresses sont très symboliques. Aussi, le port de tresses est un excellent style de protection. Un véritable symbole de beauté que la gent féminine valorise aujourd’hui en faisant des tutoriels de coiffure. Il existe une grande variété de tresses africaines aujourd’hui revisitée. Redécouvrons ces anciennes coiffures africaines, issues de notre héritage, qui reviennent au-devant de la scène.

     

    Autrefois appelée « Attoupkou », cette tresse en Côte d’Ivoire est plus connue sous l’appellation  » Allah Thérèse », du nom de l’ancienne cantatrice de la musique tradi-moderne Baoulé, disparue il y a quelques années. C’est une coiffure faite en nattée tressée enfouie entre une touffe de cheveu. Elle fait partie des tresses les plus vieilles de l’Afrique. Du moins, la plus ancienne dont on a encore les traces. C’est une tresse incontournable en pays Akan. Elle se porte couramment après l’accouchement, la sortie d’un bébé, la dote etc. Elle  permet à la nourrice  de bien voir le bébé et de bien l’allaiter sans avoir à remettre sa crinière en place. Aussi, elle aide la nouvelle maman à laisser reposer son cuir chevelure.  Facile à coiffer, cette tresse ne laisse personne indifférent, qu’il s’agisse de l’ancienne ou de la nouvelle génération. Selon des sources, par manque de fil à tresser dans certains villages, cette coiffure se faisait dans la mesure où elle est rapide et ne nécessite aucun effort. Aujourd’hui avec l’évolution de la coiffure, cette tresse a connu des améliorations. A telle enseigne qu’on la porte avec des accessoires de cheveux.

     

    Long-long ou tresse au fil

     

    Serrer à la racine pour faire ressortir leur éclat, leur beauté et leur permettre de tenir longtemps, c’est une coiffure qui se fait à base de fil. Communément appelé ‘’ Long long’’, elle se fait généralement sur les cheveux crépus à l’aide d’un fil de couture ou de nylon. C’est une tresse qui consiste à réunir une mèche ou touffe de cheveu et à l’entourer de fil en mailles plus ou moins serrées.  Une fois que toutes les mèches sont tressées, on en fait ce qu’on veut. C’est une occasion pour la tresseuse de faire parler son imagination. Aujourd’hui, cette coiffure est de plus en plus arborée pour son style, elle a longtemps été une coiffure protectrice pour les mamans,  du fait qu’elle protège les cheveux et leur  permet de bien pousser. Très simple à réaliser.

     

    Le Chignon

     

    Le chignon se pose en coiffure symbole du raffinement, de la féminité et de l’élégance. Pour preuve,  toutes les célébrités  portent le chignon pour arpenter les tapis rouges. Les femmes sont coiffées avec une raie au milieu de la tête et nouent leurs cheveux en chignon ; elles peuvent aussi encadrer leur visage de nattes torsadées (à la manière étrusque). Le chignon peut être strict ou décontracté suivant la façon dont il est réalisé. Depuis quelques saisons, beautystars et stars ne jurent plus que par le chignon bun. Ce chignon haut perché est la grande tendance coiffure du moment. Sa version vite faite, un peu décoiffée a remplacé le chignon de douche quand on veut attacher ses cheveux de façon rapide et facile au quotidien. Alors que le bun sophistiqué, haut et rond, s’affirme comme une coiffure tout aussi chic mais plus tendance que le chignon classique. Sur tapis rouge ou dans la rue, le chignon bun est ainsi sur les têtes les plus hyper. Il existe plusieurs modèles de chignon. A savoir, le chignon classique, le chignon romantique, le chignon banane, le chignon déstructuré et bien d’autres. Il y en existe pour tous les goûts et pour toutes les occasions.

     

    Boule-boule

     

    Qui n’a jamais fait cette coiffure du bon vieux temps sur la tête ? Une coiffure très appréciée par les mamans lorsque débute la pousse des cheveux. Ce qui est intéressant, c’est que vous n’avez pas à peigner vos cheveux tous les jours. Sa réalisation est facile et aide à entretenir les cheveux et les rendre  plus longs dans le temps.

     

    Les nattes

     

    C’est une coiffure très simple, que tout le monde peut faire. Les nattes peuvent se porter longues, moyennes, courtes, attachées, détachées, etc…Elle se fait sur tous les types de cheveux (crépus ou frisé). Belles sur toutes les têtes, elles ne sont pas difficiles à réaliser. Une fois que vous maitrisez  les techniques des nattes, il suffit de sous-diviser la chevelure et toutes les possibilités s’offrent à vous. Avec raie ou sans raie, en passant par la queue de cheval à la demi-tresse etc, ce sont de vraies tresses originales pour les cérémonies (mariage, baptême, diner-gala).

     

    Fulani

     

    En fonction de chaque pays, les coiffures varient aussi bien. Le ‘’Fulani’’ en référence au peuple Peulh, est une tresse très tendance et prisée du côté de la jeunesse féminine. Communément appelé tresse peulh, c’est une très bonne source d’inspiration quand on veut se faire de nouvelles coiffures. Des renversées devant jusqu’au milieu de la tête (presque le milieu!) et des braids derrière. Vous pouvez faire le choix que les renversées s’arrêtent avant le sommet de votre tête pour pouvoir réaliser un chignon haut ou une queue de cheval. Le Fulani se porte de différentes manières, en chignon ou en queue de cheval. Pour la petite information, c’est une coupe dans laquelle les cheveux sont divisés au milieu et sur le côté avant d’être tressés. Selon des sources bien introduites, autrefois, ces coiffures indiquaient les routes de la liberté. C’est à dire que si le sol est très marécageux, les tropas (des petites tresses collées sur le cuir chevelu) sont tissées comme des ornières ou des sillons. En utilisant des petits chignons, des nœuds et des tresses, les femmes marquent les éléments du paysage (un arbre, un chemin, une plantation).

     

    La couronne tressée

     

    À la fois impressionnante et majestueuse, on la porte pour mettre en évidence l’allongement du crâne chez les gens du peuple Mangbetu du Congo. Naturel, elle est idéale pour les personnes qui veulent se démarquer des autres.

     

    L’amasunzu

     

    C’est une coiffure dans laquelle les cheveux sont coiffés en forme de croissant avec des contours nets, puis séparés en rangées. On se rappelle encore de Lupita Nyong’o qui portait avec élégance cette coiffure traditionnelle aux Oscars 2018. Elle date de plus de 500 ans et s’affiche sur la tête de la population du Rwanda, quel que soit leur statut social et matrimonial. Si les femmes célibataires la portent en guise de symbole de leur pureté, les hommes guerriers, eux, l’utilisent pour prouver leur bravoure et leur force. À cette époque, la coiffure qu’on arbore, reflète le statut social, la position.

     

    D’autres coiffures africaines, symboles de notre héritage culturel, ont aussi fait leur come-back. On peut citer, comme exemple, les “Nœuds Bantu“, ‘’twists’’ , la liste n’est pas exhaustive. Elle s’est toutefois diversifiée et ne cherche plus qu’à être un symbole, mais devient plutôt une richesse esthétique.

    Thom Biakpa 

  • harmonie

    harmonie

    Le terme « harmonie »  en décoration est utilisé pour décrire l’équilibre et la cohérence visuelle dans un espace. Créer une harmonie dans la décoration  implique d’arranger les éléments de manière à ce qu’ils fonctionnent bien ensemble, créant ainsi une ambiance agréable et équilibrée. 

    En décoration d’intérieur, il est important de garder en tête l’usage de la pièce .

     

    Les principaux niveaux d’harmonie  sont:

    • L’espace

    Il est essentiel de tenir compte de l’échelle de la pièce avant tout aménagement.

    Le principe fondamental de l’harmonie spatiale est : pas de trop – pas de moins. Ainsi, pour un ameublement parfait, il faut  tenir compte de la taille des meubles et du nombre de ceux-ci, afin d’éviter la pollution visuelle (encombrement ou vide).

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    Plus la pièce est petite plus les objets volumineux sont à éviter car cela aura un effet de rétrécissement à contrario si la pièce est grande il faut accentuer le contraste : peu de meubles volumineux pour plus de meubles de petite taille ou l’inverse .

    • Les formes 

    Les meubles, les luminaires, l’escalier, les décorations murales… doivent s’accorder dans la symphonie. Il est donc recommandé de garder principalement la même forme ou le même style  pour les objets de même type: assises, tables , plantes …  Moins il y’a de formes opposées, mieux c’est.

    Les objets de formes abstraites sont à choisir avec précaution et plus appropriés pour les décorations d’angles et les endroits de grands vides.

    • Les couleurs

    La règle des 60-30-10

    Cette règle des 60-30-10 peut s’expliquer ainsi :

    • 60% de la pièce dans une couleur primaire prédominante neutre 

    Les plus appreciées restent les tons de  blanc, le beige et leur nacrés car elles offrent une grande facilité de combinaisons. 

    • 30 % de la pièce dans une couleur complémentaire (meubles et tissus d’ameublement)

    Pour cela, des taies de coussin ou des tapis à motif  ou en pagne seront délicieux,  également des meubles en bois massif , des  masques africains, des plantes naturelles sont les bienvenus pour vous créer un style scandinave : rien de plus élégant et apaisant.

    • 10% de la pièce dans une 3e couleur pour créer un contraste avec les deux premières, afin de rompre la monotonie (tableaux, lampes, bibelots, bougies, fleurs, palettes de pagnes , cadre de miroir ) 

    Pour cela, nous vous proposons des palettes brodées de pagne ou de tissu plus coloré.

    TIPS: Le pagne “fleurs de mariage” est une excellente co épouse dans une décoration style scandinave à fond blanc.

    Vous trouverez de multiples sources d’inspiration en ligne pour décorer votre intérieur, comme les sites de magazines déco, de magasins ou les blogs. Les marchés artisanaux restent l’endroit idéal pour dénicher des pièces uniques et atypiques pour le plaisir de vos pupilles. Cependant, n’oubliez surtout pas qu’il faut toujours garder l’harmonie parce qu’il faut toujours être mieux chez soi.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • 34e édition de la can en côte d’ivoire

    34e édition de la can en côte d’ivoire

    Le groupe Magic System remercie Gilles Touré pour sa tenue vestimentaire

     

    Le célébrissime groupe musical ivoirien de Zouglou, Magic System, a presté à Abidjan en Côte d’Ivoire à l’ouverture de la 34e édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) au stade d’Ebimpé à Anyama, le samedi 13 janvier 2024. La tenue que les quatre « gaous » (chanteurs) de ce mythique groupe ont portée à cette occasion, portait la griffe du talentueux styliste-modéliste ivoirien, Gilles Touré. « Merci infiniment à Gilles Touré qui, comme à chaque grand évènement, a su apporter sa touche au stylisme du groupe, notamment à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la CAN », ont mentionné les membres du groupe sur leur page Facebook. En réaction, Gilles Touré a écrit : « Merci à Magic System de promouvoir le made in Côte d’Ivoire… Yes, vous êtes des Eléphants ». Comment a commencé l’histoire de Gilles Touré, l’un des styliste-modélistes ivoiriens, qui a réussi à se hisser au rang de la crème de cette corporation en Côte d’Ivoire ? Depuis sa tendre enfance, il a manifesté une passion pour la couture. Devant le refus catégorique de ses parents de le voir se lancer dans la couture, il fait ses études et obtient la licence en Sciences économiques. Il part faire des études en stylisme et modélisme à Paris en France, suite à l’obtention de ce diplôme. Sorti major de sa promotion, Gilles Touré est accepté comme stagiaire chez Paco Rabanne. C’est ce dernier, qui va lui impulser la passion qui était latente en lui. De retour en Côte d’Ivoire, il est révélé au public ivoirien lors de sa première initiative mode réalisée pour Uniwax à la chambre des métiers de Yamoussoukro,  intitulée “Turbulence”. Étant ainsi lancé, Gilles Touré crée ses collections. Au nombre de celles-ci, il faut mentionner ‘’ féerie’’, 5‘’Diva’’, ‘’Mariée’’, ‘’Royal’’,… couronnées d’élégance, de chic et de glamour. Bien que spécialisé en couture dame, le styliste-modéliste ne peut s’empêcher de faire quelques incursions chez les hommes. Bien qu’ayant une renommée internationale, l’homme choisit de s’installer en Côte d’Ivoire pour exercer son activité.

     

    Jeremy Junior

  • faso dan fani – le pagne tissé qui fait la fierté de l’identité culturelle burkinabé

    faso dan fani – le pagne tissé qui fait la fierté de l’identité culturelle burkinabé

    S’il y a un domaine dans lequel le Burkina Faso est un modèle, c’est bien celui de la valorisation de son identité culturelle. Cette idéologie s’est transportée dans le milieu vestimentaire où les populations du « Pays des Hommes Intègres » ont réussi à mettre en priorité la consommation de la création locale. 

     

    Au niveau de la mode, la promotion du Faso Dan Fani en est la parfaite illustration. Ce pagne tissé  qui a traversé les époques, est lourd de sens et de symboles. Littéralement, Faso Dan Fani signifie « pagne tissé de la patrie », un nom qui laisse deviner les enjeux liés à sa production et sa consommation. Il porte un intérêt important autant sur le plan économique que traditionnel. 

     

    A la découverte du “Pagne de la patrie”

     

    Le Faso Dan Fani est un pagne traditionnal burkinabé. Il est confectionné à base d’une matière première qui est le coton. Selon nos informations, ancestralement, ce sont les Mossis, une ethnie présente au Burkina Faso, qui cultivent et transforment le coton, au gré des saisons (humide pour la culture, sèche pour le tissage). Les rôles ensuite  sont divisés sexuellement : le coton, une fois récolté, est filé et teint par les femmes tandis que les hommes le tissent ensuite sur leurs métiers à tisser horizontaux. Ils confectionnent ainsi des bandes plus ou moins larges, ensuite assemblées pour faire un pagne.

     

     Aujourd’hui, le Faso Dan Fani est fièrement arboré par les burkinabé. Attaché autour de la taille pour les femmes ou cousu en habits traditionnels pour les hommes, il est porté au quotidien mais aussi pour de grandes occasions, même au plus haut sommet de l’Etat. Ce pagne traditionnel est devenu le nouveau centre d’intérêt des créateurs africains qui ont relégué au second plan, le pagne wax.

     

    Grâce à cette ouverture dans le monde de la mode, le Faso Dan Fani a encore un bel avenir devant lui. Avec le développement de la mode responsable et éthique, l’étoffe traditionnelle se chargera d’un nouveau symbole et incarnera des valeurs de solidarité et d’équité.

     

    L’implication des autorités dans la promotion du Faso Dan Fani

     

    Si les Burkinabé ont fait du Faso Dan Fani leur symbole identitaire, c’est bien grâce à leurs dirigeants. Le premier à avoir communiqué au peuple l’amour de ce pagne tissé, est feu Thomas Sankara, le père de la révolution burkinabé.  C’est lui qui, dès son accession au pouvoir 1983, a fait du Faso Dan Fani, l’ un  des symboles de sa révolution et de l’identité nationale. Porté par les idées communistes et anticolonialistes, il aimait à répéter que « porter le Faso Dan Fani est un acte économique, culturel et politique de défi à l’impérialisme ». Soucieux de mettre en avant ces tissus locaux et de développer les productions nationales, il rend obligatoire le port du Faso Dan Fani par les fonctionnaires.

     

    Cet engouement national pour le Faso Dan Fani s’est quelque peu éteint après la disparition de Thomas Sankara. Blaise Compaoré qui lui a succédé n’a pas su impulser la même dynamique au pagne. Cependant Roch Marc Christian Kaboré, dès son accession à la magistrature suprême, en fin 2015, a remis au goût du jour le port du Faso Dan Fani. Il  portait lui-même  à chacune de ses apparitions le fameux tissu. Le pagne a même trouvé son jour de célébration, le « 8 mars ». Chaque année, un nouveau modèle est créé en l’honneur de la Journée mondiale de la femme. Aujourd’hui, le Faso Dan Fani peut se targuer d’avoir les meilleurs ambassadeurs dans le monde. 

     

    Désormais labellisé, le Faso Dan Fani est à l’abri de la contrefaçon. Pour ne plus se tromper, les consommateurs pourront se référer à l’étiquette, qui affiche maintenant plusieurs informations, notamment sur la qualité du tissu. Ils pourront même effectuer ces vérifications depuis leurs smartphones, à l’aide d’un QR code ou un code-barres qu’il faut flasher.  Le potentiel de revenus annuels du Faso Dan Fani est évalué à plus de 50 milliards de F CFA.

  • mode ivoirienne – les secrets pour conserver l’éclat du pagne baoulé (kita)

    mode ivoirienne – les secrets pour conserver l’éclat du pagne baoulé (kita)

    Des pagnes kita 

    Ceux qui ont des pagnes Baoulé, singulièrement le kita, éprouvent quelques fois milles et difficultés pour conserver leurs couleurs. En raison du fait que ce pagne, d’origine Ashanti, est fait à partir du coton et qu’il est entièrement cousu à main. Il existe pourtant une astuce qui permet de faire face à cette préoccupation. Pour conserver l’éclat du kita, il faut commencer par remplir une bassine d’eau tiède. On y verse par la suite un verre de vinaigre blanc. Après quoi, on fait tremper le vêtement en question dans cette eau pendant une ou deux heures. Il faut prendre soin de remuer de temps en temps. Par la suite, on rince à l’eau froide. On trempe à nouveau le vêtement dans de l’eau froide. Si l’eau se colore à nouveau, il faut rajouter un verre de vinaigre blanc, puis laisser à nouveau tremper une heure. Et rincer à l’eau froide.

      

    Jeremy Junior

  • interview Akou Bolouvi

    interview Akou Bolouvi

    Bonjour Akou, et merci pour ce temps d’entretien. On commence par les présentations ?

    Bonjour, je suis Akou BOLOUVI, mécatronicienne automobile de formation, actuellement en master en management à l’ESCP Europe. Je suis également créatrice de mode africaine.

    Félicitations pour ce parcours. Comment en arrive-t-on à faire le choix d’une filière aussi technique ? Et pourquoi poursuivre en école de commerce ?

    Je suis premièrement une passionnée d’ingénierie mécanique. Ce choix pour la mécatronique automobile a été influencé par cette passion et par mon désir de singularité et d’authenticité : être une femme dans un domaine dit pour homme, c’est attirant. Je suis cependant une amoureuse de « technique » et de « toucher ».

    Mon shift en Finance a été motivé par mon envie de polyvalence et par le fait qu’il reste important de marcher au bras de ce monde qui évolue. Ne dit-on pas que l’argent est le seul engin moderne efficace et le seul moyen de vaincre.

    Tu es aussi passionnée de mode, secteur pour lequel tu as des activités. Peux-tu nous en dire plus ?

    J’aime la mode, l’élégance, l’authentique ! Je suis sensible au sophistiqué, au beau et au distingué. En deux mots, je suis « LA FEUILLERE ».

    J’ai commencé depuis toute petite à bricoler mes affaires, celles de mes amis jusqu’à être motivée à en faire une activité lucrative. J’ai ensuite confectionné les vêtements de mes proches avec l’aide de ma sœur, couturière, jusqu’à découvrir la maroquinerie. Je m’y suis lancée depuis 1 an avec mes croquis de sacs assez tendance d’où la marque ELLE&CUTE.

    Je suis actuellement en pause commerciale vu que je retravaille l’activité dans son ensemble grâce notamment à mes études actuelles en école de commerce.

    Je travaille à servir une marque qui se vaut !

    Justement, tu as décidé de t’impliquer en tant qu’éditorialiste sur Almasi (www.almasi.fashion), la verticale de Mian Media (www.mianmedia.com) consacrée à la mode et au luxe. Comment s’est faite la connexion ?

    Tout d’abord, J’ai découvert ALMASI par le biais de quelqu’un que j’admire beaucoup : M. Emmanuel MIAN. J’ai cherché à en savoir plus et je l’ai découvert comme la voix forte du talent couvert. L’Afrique est talentueuse mais encore couverte à cause du niveau de digitalisation. C’est l’un des « Purpose Driven » de MIAN MEDIA et une cause pour laquelle j’ai ma place étant née en Côte d’Ivoire , de père Togolais et de mère Ghanéenne.

    ALMASI est premièrement un moyen pour moi de m’investir davantage dans ma passion pour la mode, de me faire connaître, d’apprendre davantage pour ELLE&CUTE, de partager ce que j’apprends et d’aider à nourrir le monde de cette Afrique fashion.

    Comment entrevois-tu cette collaboration ? A quoi doivent s’attendre nos abonnés ?

    Cocktail de saveurs inédit.

    J’envisage de créer du contenu unique, des reportages fascinants, des interviews exclusives et des analyses approfondies qui plongeront les abonnés au cœur de l’univers de la mode. Attendez-vous à des conseils de style, des tendances en avant-première, et des histoires qui célèbrent la diversité et l’innovation dans le monde de la mode africaine.

    Cette collaboration vise à offrir une expérience immersive, éducative et divertissante. Restez à l’affût pour découvrir comment cette alliance dynamique transformera votre expérience et enrichira votre connexion avec le monde de la mode africaine d’une manière nouvelle et passionnante. Je dirais à la manière des Feuillères donc à vos pipettes !

    Pour en revenir à tes autres projets, est-ce pour toi envisageable de te lancer à temps plein comme entrepreneure dans le secteur de la mode ?

    Possible, tout dépendra des voies du tout-puissant pour ma vie, de l’évolution du monde et de la mienne.

    Même si je doute que ce soit l’arche principale de ma vie, cela reste tout de même une corde à mon arc que je compte et que je vais étirer.

    Que peut-on te souhaiter pour cette nouvelle année ?

    Je ne suis pas pour les souhaits mais plutôt pour les bénédictions : celle de Santé, d’innovation dans cette aventure et de Réussite.

    Ton mot de fin ?

    Merci pour ce nouveau cadre qui m’est offert, c’est un honneur et un défi pour moi de faire apprécier au monde ce que j’aime.

    Portons la vie, Portons nos terres, « Portons AFRIQUE ».

  • Pathé’O fier d’immortaliser sa rencontre avec feu Nelson Mandela

    Pathé’O fier d’immortaliser sa rencontre avec feu Nelson Mandela

    Pathé Ouédraogo alias Pathé‘O

    Zoom sur un as du ciseau au service des présidents africains

     

    Ainé Pathé Ouédraogo, alias Pathé‘O, a vu le jour au Burkina Faso, précisément dans la localité de Guibaré en 1950 d’une famille modeste. En 1969, il décide de migrer en Côte d’Ivoire où il exerce plusieurs petits métiers, avant de se lancer dans la mode.

     

    L’habilleur des chefs d’État africains

     

    A Treichville, quartier populaire au sud d’Abidjan où il prend ses quartiers, dès 1970, Pathé‘O fait parler son talent à travers ses créations qui sortent de l’ordinaire. Tous les férus de la mode ne jurent que par lui. De fil en aiguille, il réussi à se forger une renommée qui dépasse désormais les frontières ivoiriennes, surtout lorsqu’il devient le couturier attitré de l’ex président sud-africain, feu Nelson Mandela.

     

    Il s’ouvre dès lors, le marché luxueux des présidents africains et des personnalités les plus influentes du continent. L’habilleur des chefs d’État fait la fierté de la mode africaine. Sa particularité, réside dans sa capacité à transformer les matières premières locales, notamment le pagne imprimé, les tissés (le Kita baoulé, le pagne korhogolais, le Faso Dan Fani), le voile mauritanien, le bazin ou encore l’indigo, avec des finitions faites à la main qui épousent la perfection.

     

    La reconnaissance de son talent au plan national, se matérialise par son sacre au concours organisé par la firme Uniwax en 1985, où  il remporte le Ciseaux d’Or. La compétition lui permet d’entrer dans l’univers des grands créateurs d’Abidjan, et vers la fin de l’année 1987, il installe définitivement sa maison de couture Pathé’O à Treichville. Dix ans plus tard, l’ancien président sud-africain Nelson Mandela portait l’une de ses chemises lors d’une visite officielle en France.

     

    « Il y a cinquante ans, je n’imaginais pas en arriver là. C’est extraordinaire ! » a-t-il affirmé lors de la conférence rapportée par l’AFP.

     

    La publicité apportée par l’icône anti-apartheid lui ouvre la voie vers d’autres dirigeants comme le roi du Maroc Mohammed VI, le président du Rwanda Paul Kagame, l’homme le plus riche d’Afrique Aliko Dangote, etc. Beaucoup d’autres personnalités et stars figurent aujourd’hui parmi ses clients.

     

    Le savoir-faire de Pathé’O s’inspire, dit-il, de la rue, des femmes qui vont au marché parées de vêtements et de foulards multicolores. Teintures et imprimés mouchetés, la « salade », ou encore la teinture « nuage », celui qui a su garder son humilité malgré son grand succès veille tous les jours à ce que le travail soit bien fait.

     

    Pour diffuser sa marque, Pathé’O a ouvert des boutiques dans plusieurs grandes villes africaines, dont Yamoussoukro, Bamako, Ouagadougou, Libreville, Yaoundé, Douala, Brazzaville, Luanda. En Occident, le styliste modéliste dit avoir des représentations à Pointe-À-Pitre et au Québec. Il possède aujourd’hui plus d’une cinquantaine de machines à coudre et emploie une soixantaine de personnes.

     

     Pathé’O inauguré en octobre 2021, son nouveau siège social dans le quartier huppé de Cocody, qui abritera aussi une fondation dont l’objectif est de faire émerger une nouvelle génération de créateurs africains. L’homme aux allures humbles qui n’a plus rien à prouver dans le domaine de la haute couture entend mettre sa réussite au service de la mode en Afrique, comme un instrument pour le développement.

     

    Thom Biakpa