Auteur/autrice : mngralm

  • la mode sénégalaise: inspirée par la tradition

    la mode sénégalaise: inspirée par la tradition

    Dakar est incontestablement l’une des capitales de la mode africaine de ces dernières années. Les vêtements ne sont plus uniquement des parures mais de véritables expressions artistiques qui constituent un pont entre les racines culturelles et l’ère moderne. La capitale sénégalaise se transforme en un lieu où le textile devient un langage universel.

    Le boubou reste la pièce maîtresse de la mode sénégalaise. Symbole d’élégance et de prestige, il traverse les générations sans perdre son attractivité. Toutefois, on assiste aujourd’hui à une revisite des coupes brisant les codes vestimentaires traditionnels. Les designers jouent sur la structure du vêtement, réduisant les tailles ou raccourcissant les longueurs pour donner au boubou un look moderne.

    Le Bazin riche, tissu phare des grandes occasions est désormais allié à des matières comme le lin ou la soie, signe d’une évolution significative.

    Cette révolution est portée par des créateurs qui ont su professionnaliser et moderniser le secteur. En fusionnant l’artisanat, comme le tissage Manjak, avec des influences contemporaines, ils hissent le « Made in Sénégal » sur les podiums internationaux.

    Au-delà des coupes et des matières, les couleurs et motifs tirent également leur inspiration de l’histoire.

    Le choix des étoffes inspiré de la culture sénégalaise transforme ainsi les vêtements en un marqueur identitaire.

    Porter une création sénégalaise apparaît alors comme la revendication d’une élégance enracinée dans la culture locale. C’est exprimer sa fierté et son appartenance à une culture qui, tout en honorant ses ancêtres, regarde résolument vers l’avenir.

  • les tissus camerounais: entre tradition et modernité

    les tissus camerounais: entre tradition et modernité

    Au Cameroun comme dans de nombreux pays africains, les tissus sont plus que de simples étoffes. Ils représentent de véritables marqueurs identitaires. Ils renferment en eux, l’histoire et la culture des peuples.

    La richesse culturelle du Cameroun se traduit par une pluralité de textiles traditionnels propre aux différents groupes ethniques du pays. Ils sont souvent associés à des événements sociaux ou spirituels. Parmi les plus emblématiques, on retrouve le Ndop, le Toghu et l’Obom.

    Le Ndop
    Originaire de l’Ouest du Cameroun, il est présenté comme une propriété du peuple Bamiléké bien qu’il soit également présent chez les Bamoun. Ce tissu fait principalement de coton est teint en bleu avec des motifs géométriques blancs. Chaque symbole du Ndop possède une signification précise. Certains sont liés à la royauté, aux ancêtres ou encore à la fertilité. Le Ndop s’adapte à la mode contemporaine tout en conservant sa dimension sacrée.

    Le Toghu
    Le Toghu est l’un des tissus les plus prestigieux du Cameroun. Originaire du nord-ouest, il est fabriqué à partir de velours lourd, brodé à la main avec des fils représentant des motifs en forme d’étoile, spirale ou fleur.
    Longtemps réservé aux grandes cérémonies et aux personnalités importantes, sa popularité s’est accrue lorsqu’il a été porté par l’équipe d’athlétisme du Cameroun aux jeux olympiques de 2012. De nombreux créateurs intègrent aujourd’hui le Ndop à leurs créations, témoignant ainsi qu’il est possible de concilier héritage culturel et modernité.

    L’Obom
    c’est un tissu traditionnel du peuple Ekang fait à base d’ écorces d’arbres battues. L’Obom est le plus souvent utilisé lors de cérémonies initiatiques ou funéraires. Bien que moins présent dans la vie quotidienne, il est parfois utilisé par les designers, surtout pour caractère écologique.

    Les tissus incarnent bien plus qu’un patrimoine vestimentaire, ils sont également le reflet de la richesse du Cameroun qui a su allier héritage culturel et modernité. Le Cameroun se présente ainsi comme un acteur clé de la mode en Afrique tout en préservant son identité culturelle.

  • woven threads 2026: l’écologie à l’honneur

    woven threads 2026: l’écologie à l’honneur

    Woven threads est une initiative de la nigériane Omoyemi Akerele, fondatrice de Lagos Fashion Week et de Style House Files (SHF). Cet événement de mode est la résultante d’un besoin criard de storytelling visant à repenser la manière dont l’Afrique affirme son identité à travers la mode. Lancé depuis sept ans, il est organisé annuellement dans la plus grande ville du Nigéria et se présente comme une plateforme culturelle et créative rassemblant les acteurs clé de l’industrie. Du 9 au 12 avril 2026, la septième édition du woven threads placée sous le thème CRAFTED (artisanat), s’est tenue au 274A Kofo Abayomi, Victoria Island à Lagos. Le choix de ce thème contribue à réaffirmer l’engagement de Style Files House à promouvoir une production responsable et durable dans la mode africaine Pendant ces quatre jours, plusieurs activités se sont succédé. Le programme a débuté par une journée digitale élargissant la portée de l’événement au-delà de Lagos. Des acteurs majeurs du secteur tels que Sivine James et Emmy Kasbit ont partagé leurs visions de la création durable et écologique. Les trois autres jours ont été marqués par des rencontres physiques dont un discours de bienvenue prononcé par Omoyemi Akerele sur l’importance de l’Afrique dans le développement de l’industrie de la mode, des conversations notamment avec Sunny Dolat conservateur à SHF, des défilés et le lancement du projet Irapada, un projet de cartographie des déchets textiles visant à créer un écosystème de mode écologique sur le continent, par Style House Files. Avec ces événements, Style House Files positionne Lagos à un tournant décisif de la mode en Afrique. Omoyemi Akerele se présente ainsi comme une figure clé de la mode nigériane et continentale.

  • cbh expo, le rendez-vous incontournable de la cosmétique, de la beauté et de l’hygiène

    cbh expo, le rendez-vous incontournable de la cosmétique, de la beauté et de l’hygiène

    En Côte d’Ivoire, le secteur de la cosmétique et de la beauté est dominé par les grandes marques occidentales. Cette réalité, loin de freiner les initiatives, constitue un facteur clé d’initiatives visant à renverser la tendance.

    C’est dans cette optique qu’à été lancé le salon international de la Cosmétique, de la Beauté et de l’Hygiène (CBH Expo).

    Ce salon qui met un accent particulier sur les soins et l’hygiène corporelle se présente comme une plateforme de rencontre et d’échanges entre entreprises et consommateurs. Il est depuis deux ans organisé annuellement à Abidjan.

    Du 16 au 18 avril 2026, le parc des expositions d’Abidjan a vibré au rythme de cette seconde édition accueillant exposants, visiteurs et opérateurs venus de divers pays.

    Plusieurs activités ont rythmé ces trois jours : des expositions-ventes, des conférences, des panels, des concours de maquillage avec des marques essentiellement Made in Africa, des défilés, des rencontres B2B, des showcases et ateliers.

    A travers cette initiative, la Côte d’Ivoire confirme son ambition de devenir un tournant stratégique de la beauté et de la mode continentale.

  • Nairobi fashion week 2026: une initiative éco responsable

    Nairobi fashion week 2026: une initiative éco responsable

    Le Nairobi Fashion Week se présente comme un événement incontournable de la mode en Afrique. Créé en 2013, cet événement, qui au fil du temps s’est internationalisé, rassemble professionnels, amateurs et passionnés de mode dans l’optique de valoriser la mode africaine.

    Le Nairobi Fashion Week se présente comme une plateforme d’échanges permettant aux créateurs de se faire connaître et de promouvoir leurs articles.

    Il est organisé annuellement dans la capitale kényane. Cette édition 2026 a été placée sous le thème “Décarboniser”. Soucieux de la protection environnementale, les organisateurs et les stylistes ont mis un point d’honneur à présenter des collections qui, plutôt que de mettre seulement en avant l’esthétique, présentent la mode comme un outil de changement.

    Du 28 au 31 janvier 2026, le Sarit Expo Centre de Nairobi a donc accueilli exposants, visiteurs et potentiels investisseurs venus de divers horizons. Le Nigéria, notamment, y était représenté à travers les marques Sarai Imani et Wanni Fuga. La France et les USA ont également marqué leur présence avec des entreprises comme Naaniya Studio et Foreign Resource témoignant de la volonté de l’événement de s’internationaliser.

    Pendant ces quatre jours, plusieurs activités ont eu lieu. Le premier jour à accueilli un cocktail de lancement. Les autres jours ont respectivement accueilli des pop up events, des panels et des défilés.

    Au-delà de sa dimension commerciale, le Nairobi Fashion Week constitue un levier économique majeur. L’événement contribue à la création d’emplois et offre aux créateurs une visibilité plus conséquente.

    Plus qu’une simple rencontre, le Nairobi Fashion Week se présente comme un instrument stratégique dans l’industrie créative africaine. Cette édition positionne Nairobi comme un hub continental de la mode éco responsable.

  • focus sur trois entrepreneurs de la maroquinerie en côte d’ivoire

    focus sur trois entrepreneurs de la maroquinerie en côte d’ivoire

    Le secteur de la maroquinerie en Côte d’Ivoire, à l’instar de celui du textile, connaît aujourd’hui un essor remarquable. Portées par une nouvelle génération de créateurs, les productions locales, quoique profondément enracinées dans les techniques héritées des artisans traditionnels, font le pari d’un subtil équilibre entre tradition et modernité, dans un contexte où les tendances restent fortement influencées par les standards occidentaux.
    Des sacs à main aux chaussures , en passant par les ceintures et autres accessoires, l’industrie entière a connu une véritable mutation ces dernières années. Longtemps orientée vers une clientèle féminine, la maroquinerie ivoirienne s’ouvre désormais à un public plus large, avec des collections masculines et unisexes.
    En Côte d’Ivoire particulièrement, les maisons de création se multiplient, portées par un engouement croissant des jeunes pour l’artisanat local. Au-delà de la simple production, ces initiatives visent à démontrer que la qualité ne vient pas uniquement de l’extérieur : le luxe peut aussi bien être conçu et produit localement par des Africains.
    Parmi ces entrepreneurs qui participent à redéfinir les contours de la maroquinerie ivoirienne, certains parcours se distinguent particulièrement.
    * Alice Gnapa
    Diplômée en communication et développement des marques, Alice Gnapa lance sa marque en 2017. Son aventure entrepreneuriale débute avec la transformation du wax en accessoires, avant d’évoluer vers une offre plus large. Aujourd’hui, elle propose des créations diversifiées et dispose de boutiques physiques à Abidjan ainsi qu’aux Champs-Élysées à Paris. Son travail met en avant la noblesse des matières, notamment le cuir, qu’elle sublime à travers des pièces élégantes et contemporaines.
    * Ghislain Tossinou
    C’est d’une contrainte personnelle que naît son projet entrepreneurial. Ne pouvant s’offrir des chaussures de marque, il décide de concevoir les siennes. Rapidement, ses créations séduisent son entourage, l’encourageant à structurer une activité. Aujourd’hui, il développe une marque de chaussures et accessoires destinés aussi bien aux hommes qu’aux femmes, en s’inscrivant pleinement dans une logique de valorisation du savoir-faire local et d’accessibilité du style.
    * Axelle Sanogo
    Titulaire d’un Master en audit et gestion d’entreprise, Axelle Sanogo fonde en 2023 une marque de maroquinerie portant son nom. Sa démarche repose sur une approche rigoureuse : identifier un besoin précis et y répondre par un produit pertinent. Pour ce faire, elle privilégie l’utilisation de matières locales, notamment le cuir, tout en veillant à proposer des créations à la fois fonctionnelles et esthétiques.
    À travers ces trajectoires, la maroquinerie ivoirienne affirme progressivement son identité et son ambition. Ainsi, à mesure que les marques locales gagnent en visibilité, elles participent à redessiner les contours d’une industrie où le “made in Africa” ne se contente plus d’exister, mais aspire désormais à s’imposer comme une référence.

    Vanessa Kaphet

  • la mode africaine : entre tradition et modernité

    la mode africaine : entre tradition et modernité

    La mode africaine est depuis quelques années en pleine évolution. Les créateurs locaux tentent de se réapproprier ce marché qui a longtemps été dominé par les maisons étrangères. Plusieurs marques “made in Africa” ont ainsi vu le jour pendant cette période de réappropriation économique et industrielle.

    Ce secteur d’activité, qui prend ses racines dans les traditions, est riche et diversifié avec des textiles aux motifs variés comme le pagne, le wax, le kente ou le bogolan.Ces étoffes sont, en effet, des marqueurs d’appartenance ethnique et sont pour la plupart portées à des moments spécifiques comme la dot, les funérailles ou les rites d’initiation.

    Le bogolan par exemple est un tissu d’origine malienne qui signifie “issu de la boue”. Il est principalement fait de coton et d’argile. Chacun de ses motifs a une signification particulière. Porté à l’origine par les guerriers, les chasseurs et les guérisseurs, ce tissu a été popularisé par des personnes comme Chris Seydou, couturier malien.

    Toutefois, malgré son ancrage dans les traditions, la mode africaine s’actualise, notamment en tenant compte de l’influence des tendances occidentales sur les goûts des populations, qui est une réalité indéniable. Conscients de ce fait, les stylistes du continent s’attèlent à concilier tradition et modernité, en créant des pièces dans un style contemporain avec des tissus provenant de l’artisanat local.

    En s’adaptant de cette manière, ils valorisent le patrimoine africain et se constituent un marché de plus en plus vaste. En outre, grâce à la promotion de leurs créations sur les réseaux sociaux, ils bénéficient d’une visibilité accrue et contribuent à hisser la mode africaine à l’échelle mondiale.

    La mode africaine s’impose ainsi sur la scène internationale comme un levier d’innovation sans perdre son authenticité.

    Vanessa Kaphet

  • africa sourcing and fashion week : le textile africain à l’offensive mondiale

    africa sourcing and fashion week : le textile africain à l’offensive mondiale

    L’Africa Sourcing and Fashion Week (ASFW) s’impose aujourd’hui comme le plus grand salon dédié au textile, à la mode et au cuir sur le continent africain. Depuis sa création en 2014, cet événement fédère professionnels, créateurs, investisseurs et passionnés venus d’Afrique du Nord, de l’Est et de l’Ouest autour d’une ambition commune : structurer et dynamiser les industries africaines de la mode.

    Pensé comme une plateforme de mise en relation et de valorisation, l’ASFW permet aux acteurs du secteur de promouvoir leurs produits, d’élargir leurs réseaux d’affaires et de capter de nouvelles opportunités d’investissement. Au fil des éditions, le salon a su s’imposer comme un véritable hub stratégique pour l’écosystème textile africain.

    Traditionnellement organisé à Addis-Abeba, en Éthiopie, l’événement connaît depuis quelques années une évolution de son format. Afin de répondre à des contraintes logistiques mais aussi d’élargir son impact, il peut désormais se tenir plusieurs fois dans l’année et dans différentes capitales africaines. L’édition 2026 illustre parfaitement cette dynamique avec deux pays hôtes : le Sénégal et le Kenya.

    Du 26 au 28 mars 2026, le Centre des expositions de Diamniadio, à Dakar, a accueilli exposants, visiteurs et investisseurs venus de plusieurs pays. Le Ghana, notamment, y était représenté à travers des marques telles que Edtex Limited, Northshore Ghana Limited ou encore Manwells Collection. Madagascar a également marqué sa présence avec des entreprises comme Tanacrex, témoignant de la diversité et de la vitalité du secteur sur le continent.

    Le Kenya prendra le relais du 30 avril au 2 mai 2026 au Sarit Expo Center de Nairobi. Cette édition réunira près de 30 pays, environ 200 exposants et devrait attirer plus de 5 000 visiteurs. Pendant trois jours, conférences, défilés et expositions-ventes rythmeront l’événement, avec un objectif clair : promouvoir le « Made in Africa » et encourager la transformation locale des matières premières afin d’attirer davantage d’investissements.

    Au-delà de sa dimension commerciale, l’ASFW constitue un levier économique majeur. En favorisant la structuration des chaînes de valeur locales, l’événement contribue à la création d’emplois et au renforcement des capacités industrielles. Il offre également aux créateurs africains une visibilité accrue sur la scène internationale.

    Plus qu’un simple salon, l’Africa Sourcing and Fashion Week s’impose désormais comme un catalyseur de transformation pour l’industrie textile africaine. À l’heure où le continent cherche à capter une part plus importante de la valeur ajoutée mondiale, cet événement apparaît comme un instrument stratégique au service de son ambition industrielle et créative.

  • beauté : comment prendre soin de ses locks

    beauté : comment prendre soin de ses locks

    Longtemps associées à l’univers rasta, les locks se sont aujourd’hui imposées comme une véritable signature esthétique, particulièrement sur le continent africain. Élégantes, affirmées, pratiques en apparence… elles séduisent de plus en plus. Dans des contextes où l’entretien du cheveu afro peut parfois sembler exigeant, elles apparaissent comme une alternative séduisante. Mais attention : derrière leur allure effortless se cache une réalité bien différente.
    Vanilles, micro locks, sisterlocks… la diversité des styles permet à chacune de trouver son expression. Pourtant, contrairement à une idée répandue, adopter des locks ne signifie pas dire adieu à toute routine capillaire. Bien au contraire : porter des locks, c’est faire le choix d’un entretien régulier et rigoureux.
    Premier pilier de cette routine : le lavage. Il doit être adapté à la maturité des locks, mais reste indispensable. En règle générale, un shampooing toutes les deux semaines constitue une bonne base. L’idéal est d’opter pour des formules sans sulfate, plus douces pour la fibre capillaire et moins agressives pour le cuir chevelu. Après le lavage, un séchage à l’air libre est recommandé pour préserver la structure des locks.
    L’hydratation est tout aussi essentielle. Les locks, comme tout cheveu afro, sont sujettes à la sécheresse. Un geste simple mais efficace consiste à vaporiser de l’eau, seule ou enrichie d’huiles végétales, afin de nourrir et renforcer la fibre capillaire au quotidien.
    Autre étape clé : le resserrage. Réalisé environ tous les deux mois, il permet de maintenir des racines nettes et des locks bien définies, tout en favorisant une pousse harmonieuse.
    Enfin, un détail qui n’en est pas un : le bonnet en satin. À adopter sans compromis chaque nuit. Il aide à conserver l’hydratation, protège la fibre capillaire et limite l’accumulation de résidus.
    Au fond, les locks ne sont ni une simple tendance, ni une solution de facilité. Elles relèvent d’un véritable choix, presque d’un mode de vie, qui demande constance et attention. Mais bien entretenues, elles deviennent alors un atout de style puissant, à la fois authentique et résolument contemporain.

  • “all inclusive” : la nouvelle norme dans la beauté et la mode

    “all inclusive” : la nouvelle norme dans la beauté et la mode

    Aujourd’hui, le terme “all inclusive” ne se limite plus aux vacances tout compris. Il s’invite désormais dans nos routines beauté et nos garde-robes, redéfinissant les standards de l’industrie cosmétique et de la mode. 

    Dans le secteur de la cosmétique, “all inclusive” désigne des gammes de produits capables de couvrir toutes les carnations. Des fonds de teint aux correcteurs, les marques s’efforcent de proposer des teintes adaptées aux peaux très claires comme aux peaux très foncées, avec des sous-tons variés. Cette tendance a été popularisée par Fenty Beauty, la marque de Rihanna, qui a lancé dès son arrivée sur le marché quarante teintes de fond de teint, obligeant ses concurrents à repenser leurs standards. Aujourd’hui, d’autres marques comme UOMA Beauty ou Huda Beauty poursuivent cette logique en créant des palettes encore plus inclusives et réfléchies, répondant à des besoins spécifiques comme la peau sèche ou grasse. 

    Dans la mode, l’inclusivité se traduit par des tailles étendues et des coupes adaptées à toutes les morphologies. Certaines marques vont au-delà du simple ajout de tissu, en repensant la conception des vêtements pour qu’ils soient vraiment confortables et esthétiques pour chaque silhouette. Les consommateurs sont de plus en plus exigeants : ils veulent trouver des vêtements qui leur vont réellement, sans compromis, et des campagnes qui représentent la diversité corporelle de manière authentique. 

    Cette évolution n’est pas seulement une tendance marketing. Elle reflète une réelle demande des consommateurs et un changement de mentalité dans l’industrie. Les marques qui adoptent l’inclusivité renforcent leur crédibilité et fidélisent leur clientèle, tandis que celles qui restent limitées risquent de paraître déconnectées. Toutefois, certains défis subsistent, notamment le coût de production, la formulation de certains produits pour des carnations très foncées, ou encore la sincérité des représentations publicitaires. 

    “All inclusive” n’est donc pas qu’un mot à la mode. Il est en train de devenir une norme, un standard attendu par des consommateurs conscients de leur pouvoir et soucieux de diversité et d’accessibilité. Pour que cette démarche soit authentique, les marques doivent aller au-delà de la promesse et offrir une inclusivité réelle, pensée et testée pour tous.