Auteur/autrice : mngralm

  • les compléments alimentaires : quand la santé devient un véritable lifestyle

    Longtemps perçus comme un simple moyen de combler une carence passagère, les compléments alimentaires se sont progressivement installés dans le quotidien des consommateurs jusqu’à devenir un véritable Lifestyle. Ils s’intègrent aujourd’hui dans les routines beauté, bien-être et même dans l’hygiène de vie, au même titre que le sport, le skincare ou les soins capillaires. Que l’on souhaite renforcer la pousse des cheveux, obtenir une peau plus lumineuse, améliorer son énergie ou soutenir son organisme au quotidien, ces produits occupent désormais une place centrale. 

    À quoi servent les compléments alimentaires ? 

    Le rôle des compléments alimentaires est d’apporter à l’organisme certains nutriments que l’alimentation seule n’offre pas toujours en quantité suffisante. Ils permettent, par exemple, de stimuler naturellement la pousse des cheveux, de fortifier des ongles fragiles ou encore d’améliorer la qualité de la peau. Beaucoup de personnes les utilisent également pour renforcer leur système immunitaire, lutter contre la fatigue liée au stress ou au manque de repos, ou simplement pour combler des besoins spécifiques en vitamines ou minéraux. Ils ne sont pas conçus pour remplacer une alimentation équilibrée, mais pour accompagner l’organisme et optimiser le bien-être général. 

    Un engouement croissant en Afrique 

    Depuis quelques années, les compléments alimentaires connaissent un véritable boom sur le continent africain. Ils sont de plus en plus présents dans les routines beauté, sport ou bien-être, et séduisent particulièrement les jeunes adultes. Les créateurs de contenu en parlent largement, les pharmacies élargissent leurs gammes, et les consommateurs adoptent plus facilement ces nouveaux réflexes. Aujourd’hui, il est courant d’intégrer des vitamines, du collagène ou des boosters capillaires dans une routine quotidienne. Les compléments alimentaires ne sont donc plus un simple import venu d’ailleurs : ils font désormais partie d’un mode de vie moderne, attentif à la santé, au bien-être et à l’apparence. 

    Pourquoi sont-ils autant utilisés aujourd’hui ? 

    Si les compléments alimentaires connaissent un tel succès, c’est parce qu’ils répondent à plusieurs réalités modernes. Le rythme de vie est souvent plus intense, ce qui ne laisse pas toujours le temps de cuisiner des repas parfaitement équilibrés. Le besoin de maintenir une belle apparence, tant au niveau de la peau que des cheveux ou des ongles, est aussi devenu plus présent, notamment sous l’influence des réseaux sociaux qui mettent en avant des routines complètes. Enfin, beaucoup de consommateurs recherchent aujourd’hui des solutions naturelles et douces pour prendre soin d’eux, ce qui rend ces produits particulièrement attractifs. Petit à petit, prendre ses vitamines ou son collagène est devenu un geste aussi normal que boire un smoothie ou faire une séance de sport. 

    Les différents types de compléments alimentaires 

    Le marché propose différentes formes qui correspondent à différents modes de consommation. Les gummies, par exemple, sont devenues très populaires grâce à leur aspect ludique et leur facilité d’utilisation ; elles existent pour la beauté, le sommeil, le stress ou encore l’immunité. Les capsules et les gélules restent la forme la plus classique, très utilisée pour les vitamines, les minéraux, les oméga 3 ou le collagène. Les poudres, quant à elles, s’intègrent facilement dans un smoothie ou une boisson, et sont souvent choisies pour la spiruline, la protéine ou la maca. Certaines marques proposent également des solutions liquides ou des sirops, appréciés pour leur absorption rapide, notamment par les personnes qui n’aiment pas avaler de comprimés. 

    Une provenance souvent étrangère 

    La majorité des compléments alimentaires qui connaissent un fort succès proviennent de l’Amérique du Nord ou de l’Europe. Les marques américaines occupent une place importante sur le marché grâce à leurs formulations très avancées, leurs efforts en matière de marketing et leur grande visibilité sur les plateformes numériques. Ces produits importés sont perçus comme plus fiables ou plus efficaces, ce qui contribue à leur popularité. 

     

    Les compléments alimentaires ne sont plus un luxe réservé à l’étranger,  ils font désormais partie du mode de vie sur le continent africain. Un mode de vie qui se veut moderne, connectée, informée et tournée vers le bien-être global. 

  • la méthode pilates : plus qu’un sport, un véritable lifestyle

    la méthode pilates : plus qu’un sport, un véritable lifestyle

    Longtemps perçu comme une simple méthode douce pour entretenir sa silhouette, la méthode Pilates s’impose aujourd’hui comme un véritable lifestyle, mêlant bien-être physique, équilibre mental et élégance du mouvement. Dans les studios épurés ou à domicile, cette discipline séduit une génération en quête d’harmonie et de sérénité. 

    Une méthode née de la conscience du corps 

    Inventé au début du XXe siècle par Joseph Pilates, ce sport repose sur un certain nombre de principes : la concentration, la respiration, la précision et la fluidité. En effet, chaque mouvement doit être précis, fluide et exécuté avec une respiration maîtrisée. Loin du cardio intense ou de la performance, la méthode Pilates invite à ralentir, à se recentrer, à écouter. Elle permet de tonifier les muscles profonds, améliore la posture et libère les tensions accumulées par un mode de vie sédentaire. 

    Mais au-delà des séances sur tapis, la méthode Pilates est devenue une philosophie du quotidien. On la retrouve dans la manière de marcher, de respirer, de s’asseoir, voire de penser. Ses adeptes parlent d’un changement global : moins de stress, plus de connexion avec soi-même. À une époque marquée par la vitesse et la productivité, cette pratique incarne un retour à l’essentiel. 

     

    Un lifestyle chic et minimaliste 

    De New York à Abidjan, la méthode Pilates s’inscrit désormais dans une esthétique : le minimalisme élégant. Tenues neutres, studios baignés de lumière naturelle, playlists apaisantes… Tout dans cet univers évoque la grâce, la discipline et la paix intérieure. Sur Instagram, les hashtags #PilatesGirl ou #PilatesLifestyle incarnent cette image : celle d’une personne équilibrée, soignée, confiante, à l’écoute de son corps. 

     

    Le succès de la méthode Pilates s’explique aussi par sa dimension inclusive et durable. Peu importe l’âge ou la condition physique, chacun peut adapter les exercices à son rythme. Il ne s’agit plus seulement d’avoir un corps “fit”, mais d’avoir un corps fonctionnel et apaisé. 

     

    À l’heure où les burn-out explosent et où le culte du “corps parfait” s’essouffle, la méthode Pilates s’impose comme une réponse douce et puissante : une façon de réconcilier performance et bien-être, force et grâce. 

  • la sénégalaise Diarrha N’Diaye-Mbaye nommée vice-présidente exécutive de skims

    la sénégalaise Diarrha N’Diaye-Mbaye nommée vice-présidente exécutive de skims

    En novembre 2025, Diarrha N’Diaye-Mbaye sénégalo-américaine a été nommée Vice-Présidente Exécutive Beauté & Parfums de Skims, la marque fondée par Kim Kardashian. Dans ce rôle, Diarrha N’Diaye prendra en charge le développement produit, l’innovation et la stratégie de marque de Skims Beauty, marquant ainsi l’entrée officielle de Skims dans le secteur de la beauté et des parfums. Kim Kardashian a déclaré à ce sujet : « Je veux que Skims Beauty soit un lieu où chacun·e se sente représenté·e, et il n’y avait pas de meilleure personne pour nous aider que Diarrha. » 

    Qui est Diarrha N’Diaye‑Mbaye ? 

    Diarrha N’Diaye-Mbaye est une entrepreneure sénégalo-américaine spécialisée dans l’industrie de la beauté, reconnue pour son engagement en faveur de l’inclusivité. Elle a débuté son parcours professionnel dans des rôles de marketing et développement produit chez de grands groupes comme L’Oréal Paris et Glossier. En 2021, elle a fondé la marque inclusive Ami Colé, dédiée aux peaux mates et foncées, qui s’est rapidement fait remarquer dans le secteur.  

    Une nomination historique chez Skims  

    Au-delà de son rôle, la nomination de Diarrha N’Diaye symbolise une avancée majeure : voir une femme noire, issue de la diaspora africaine, occuper un poste exécutif dans une marque mondiale à l’influence culturelle immense. Elle incarne cette génération qui ne se contente plus d’être représentée, mais qui participe à la construction de l’industrie.  Cette nomination renforce donc la représentation des talents afro-descendants et féminins dans les directions stratégiques des grandes marques internationales. 

    Les observateurs s’attendent à une ligne de produits célébrant la diversité des teintes, des textures et des identités, fidèle à l’ADN inclusif de Diarra N’Diaye  Et une stratégie de lancement et de distribution suivant le modèle « direct-to-consumer + retail ciblé » ou une approche plus hybride. 

     

    Sephora W 

  • les tenues nigérianes dépassent leurs frontières ethniques : la vulgarisation du style yoruba et igbo

    les tenues nigérianes dépassent leurs frontières ethniques : la vulgarisation du style yoruba et igbo

    Longtemps symboles identitaires au sein du Nigeria, les tenues traditionnelles Yoruba et Igbo dépassent aujourd’hui les frontières. Ces vêtements chargés d’histoire s’imposent désormais comme des pièces incontournables de la mode africaine portés pendant les cérémonies de mariages ou autres évènements. Leur diffusion mondiale traduit à la fois un engouement esthétique et une réappropriation culturelle assumée. 

    De la culture locale à la tendance panafricaine 

    Autrefois, les tissus comme l’Aso-Oke yoruba ou le George wrapper igbo étaient réservés aux mariages, aux fêtes communautaires ou aux cérémonies royales. Aujourd’hui, ces tenues se portent fièrement bien au-delà du Nigeria.  

    Dans les grandes villes africaines Accra, Abidjan, Cotonou, Douala ou Dakar, il est courant de voir des invités revêtir un Agbada élégant ou une robe taillée dans un tissu Adire. Ces vêtements, autrefois signes d’appartenance ethnique, sont devenus de véritables symboles panafricains de prestige, d’élégance et de raffinement.  

    Les stylistes ouest africains les réinterprètent dans leurs collections, et de nombreuses femmes non nigérianes adoptent désormais le Gele, le grand foulard de tête, comme accessoire de mode lors d’événements habillés. 

    La diaspora : un moteur de popularisation mondiale 

    C’est surtout dans la diaspora nigériane que le phénomène a pris de l’ampleur.
    À Londres, New York ou Toronto, les communautés africaines ont transformé leurs cérémonies en véritables défilés culturels. Les mariages dits “Nigerian weddings” sont devenus des événements suivis sur YouTube et Instagram, fascinant le monde entier par leurs couleurs, leurs tissus et leur élégance.  

    Des stars comme Burna Boy, Tiwa Savage, ou encore Tems ont contribué à rendre ces tenues populaires sur la scène internationale. Leur présence sur les tapis rouges, vêtus d’Agbada ou de tissus Aso-Oke revisités, a permis à ces styles de gagner une reconnaissance mondiale. Même hors de la diaspora, des célébrités comme Beyoncé (dans Black Is King) ou Naomi Campbell ont porté des créations inspirées des traditions Yoruba et Igbo, témoignant de leur influence dans la mode globale. 

    L’influence dans la mode contemporaine et les défilés 

    Les créateurs nigérians ont ouvert la voie à une nouvelle génération de designers africains et occidentaux. Lors de la Lagos Fashion Week, mais aussi à Paris ou Johannesburg, des marques telles que Orange Culture, Maki Oh ou Lisa Folawiyo réinventent ces codes culturels avec une touche moderne : coupes européennes, tissus traditionnels, broderies symboliques. Des créateurs étrangers s’en inspirent également. On retrouve des clins d’œil à l’Agbada dans des collections de maisons internationales, et le motif Isiagu (tête de lion) apparaît parfois sur des vestes contemporaines ou des chemises haut de gamme.  

    Ces références, loin d’être de simples emprunts, témoignent de la montée en puissance de la mode africaine comme influence mondiale. 

    Sephora W. 

  • le phénomène des wedding planners, un métier en plein essor en afrique

    le phénomène des wedding planners, un métier en plein essor en afrique

    Un mariage luxueux à Abuja / Film Boss Weddings

    Depuis quelques années, le métier de wedding planner (organisateur de mariage) connaît un véritable essor en Afrique, porté par la montée des mariages modernes et l’influence des réseaux sociaux, ce domaine séduit de plus en plus de jeunes entrepreneurs, passionnés par l’univers de l’événementiel. Le mariage, longtemps organisé par la famille, devient aujourd’hui un véritable projet professionnel encadré par des experts capables de transformer un rêve en réalité.

    Qu’est-ce qu’un wedding planner ?

    Le wedding planner est un professionnel chargé d’organiser et de coordonner tous les aspects d’un mariage, du début à la fin. Son rôle est d’accompagner les futurs mariés dans la planification, la gestion du budget, le choix des prestataires (décorateur, traiteur, photographe, etc.) et le bon déroulement de la célébration le jour J. Il agit comme un chef d’orchestre qui veille à ce que chaque détail soit parfaitement exécuté, selon les souhaits du couple.

    Un métier qui séduit une nouvelle génération

    En Afrique, le métier de wedding planner attire une nouvelle vague de jeunes professionnels, conscients du potentiel économique et créatif qu’il représente. C’est en Afrique anglophone, notamment au Nigeria, que ce phénomène a été véritablement vulgarisé. Le pays, connu pour ses mariages somptueux et spectaculaires, a inspiré toute une génération à travers le continent. Les wedding planners nigérians ont su transformer le mariage en une véritable production artistique, où chaque détail compte : de la décoration à la scénographie, tout est pensé pour créer un événement inoubliable.

    Les réseaux sociaux ont également joué un rôle déterminant dans cette évolution. Instagram, Pinterest ou encore TikTok sont devenus de puissantes vitrines pour les créateurs d’événements, leur permettant de partager leurs réalisations et d’attirer une clientèle toujours plus exigeante. Ces plateformes ont contribué à démocratiser le métier, à inspirer les jeunes entrepreneurs africains et à faire naître une nouvelle vision du mariage : plus esthétique, plus organisée et surtout plus professionnelle.

    Aujourd’hui, dans des pays comme le Ghana, le Nigéria, l’Angola, le Sénégal, la Côte d’Ivoire ou le Cameroun, cette influence se ressent fortement. Les agences de wedding planning se multiplient, offrant des services raffinés et personnalisés, à l’image des standards internationaux tout en préservant la richesse culturelle africaine.

    Une profession d’avenir

    Le développement de ce secteur reflète l’évolution des mentalités et la professionnalisation du marché du mariage en Afrique. Aujourd’hui, les couples recherchent des cérémonies uniques, élégantes et bien organisées. Le wedding planner devient ainsi un acteur incontournable de cet univers, alliant passion, expertise et sens du détail.

    Entre tradition et modernité, le métier de wedding planner s’impose comme une véritable vocation et une opportunité de carrière prometteuse sur le continent africain.

  • quand l’écologie s’installe dans la mode africaine : la mode durable

    quand l’écologie s’installe dans la mode africaine : la mode durable

    kimono en pagne tissé / Marque de prêt à porter “Sokolata”

    Depuis quelques années, une véritable révolution verte souffle sur la mode africaine. Face aux défis environnementaux et à la surconsommation textile mondiale, de jeunes créateurs africains choisissent désormais une voie plus responsable : celle de la mode durable.

    La mode durable, aussi appelée mode éthique ou slow fashion, est une approche de la mode qui vise à réduire l’impact négatif de l’industrie textile sur l’environnement et la société. Elle encourage l’utilisation de matières naturelles ou recyclées, la production locale et de qualité, ainsi que le respect des artisans et des conditions de travail. C’est une manière de consommer la mode de façon plus consciente, en privilégiant la durabilité des vêtements, le respect de la planète et la valorisation du savoir-faire.

    Une prise de conscience nécessaire

    L’Afrique, longtemps perçue comme un simple réceptacle de la fast fashion venue d’Occident, se réveille. Bien que les marchés regorgent encore de vêtements de seconde main, une nouvelle génération de stylistes souhaite rompre avec cette dépendance. Leur objectif : valoriser les savoir-faire locaux, réutiliser les matières existantes et réinventer la mode africaine sans nuire à la planète.

    Des créateurs engagés

    Au Nigeria, au Ghana, en Côte d’Ivoire ou encore au Sénégal, de nombreux designers privilégient aujourd’hui le coton biologique, les fibres naturelles ou le recyclage de tissus. Certains transforment même des chutes de pagnes en accessoires tendance.
    Cette démarche éthique ne se limite pas à l’environnement : elle promeut aussi une économie circulaire, où chaque pièce est pensée pour durer, être réparée ou transformée.

    Un style unique, ancré dans la culture

    La mode durable en Afrique, ce n’est pas seulement une tendance écologique : c’est aussi une affirmation culturelle. En mêlant modernité et héritage traditionnel, les créateurs africains prouvent qu’il est possible d’être stylé en incorporant des pagnes ou tissus traditionnels et en respectant la nature. Les vêtements deviennent des symboles d’identité, de fierté et de responsabilité.

    Vers un futur plus vert

    Si le chemin reste long, les mentalités changent. Les consommateurs africains sont de plus en plus sensibles à la provenance et à la qualité des vêtements qu’ils achètent. L’avenir de la mode sur le continent semble donc se dessiner autour d’un mot d’ordre : durabilité.

    Sephora W.

  • les créations de robes de mariée : un domaine en plein essor en côte d’ivoire

    les créations de robes de mariée : un domaine en plein essor en côte d’ivoire

    Robe de mariée en Kenté signé Senac House /Tendance photography

     

    Symbole d’élégance et de rêve, la robe de mariée occupe une place centrale dans les cérémonies de mariage. En Côte d’Ivoire, ce secteur connaît depuis quelques années un véritable essor, porté par une génération de créateurs talentueux qui réinventent la mode nuptiale à l’ivoirienne.

     

    Robe de mariée signée Ibrahim Fernandez /Tendance photography

    Autrefois dominé par les modèles importés d’Europe, le marché local voit désormais émerger des maisons de haute couture ivoiriennes telles  que Senac House et Ibrahim Fernandez, capables de rivaliser avec les grandes marques internationales. Ces stylistes mettent en avant un savoir-faire artisanal d’exception, alliant raffinement, modernité et touches culturelles africaines, un mélange audacieux qui séduit de plus en plus de futures mariées.

     

    Une magnifique mariée dans sa robe Made in Côte d’Ivoire signée Senac House/Tendance photography

     

    Cet engouement s’explique aussi par la valorisation du “Made in Côte d’Ivoire”. Les mariées recherchent aujourd’hui des créations uniques, personnalisées, et confectionnées localement. Les réseaux sociaux jouent également un rôle déterminant dans cette évolution : ils offrent une vitrine mondiale aux créateurs ivoiriens, qui peuvent y exposer leurs collections et promouvoir leurs évènements, attirant ainsi une clientèle nationale et internationale, notamment au sein de la diaspora. Au-delà de la mode, l’émergence des créateurs locaux reflète une affirmation identitaire et culturelle. Ces derniers ne se contentent plus d’imiter les standards occidentaux : ils imposent désormais leur signature, leur vision, et participent à faire rayonner l’artisanat ivoirien sur la scène africaine et mondiale.

    La création de robes de mariée s’impose donc comme un secteur prometteur, mêlant passion, innovation et fierté nationale. Une preuve, une fois encore, que la mode ivoirienne ne cesse d’écrire de belles histoires.

  • anka, la plateforme n°1 du e-commerce africain, rachetée par global shop group

    anka, la plateforme n°1 du e-commerce africain, rachetée par global shop group

    Acquisition de Anka par Global shop group / LinkedIn Moulaye Tabouré

     

    L’équipe Anka / Forbes Afriques

     

    C’est une page d’histoire qui se tourne pour l’écosystème numérique africain. Dix ans après sa création, la plateforme ivoirienne ANKA, anciennement Afrikrea, pionnière de l’e-commerce Made in Africa, a été acquise par le groupe américain Global Shop Group. Une nouvelle étape symbolique pour cette entreprise qui, depuis le 30 janvier 2015, fait rayonner le savoir-faire africain (mode et accessoires, maison et décoration, beauté et bien-être, culture et artisanat) à l’international.

    Fondée par Moulaye Tabouré, Abdoul Kadry Diallo, Luc B. Perussault et Guillaume Darnaudet, ANKA (qui signifie “Notre” en bambara) est née d’une vision simple mais ambitieuse : permettre aux créateurs, marques et artisans africains de vendre leurs produits dans le monde entier, tout en simplifiant la gestion des paiements et des expéditions. En une décennie, la plateforme a enregistré plus de 60 millions de dollars de transactions dans 175 pays et contribué à la création de plus de 10 000 emplois dans 46 pays africains. Pour de nombreux entrepreneurs comme Nanawax, Khangadelic ou Tinamasese, ANKA a représenté une véritable passerelle vers les marchés internationaux, favorisant l’émergence d’un commerce africain équitable, digital et durable.

    L’impact de la plateforme est concret. Plus de la moitié des vendeurs y ont réalisé leur première vente internationale, ouvrant la voie à une nouvelle génération de créateurs africains connectés au monde. Certaines marques ont même vu leurs créations portées par des icônes mondiales telles que Beyoncé, Alicia Keys ou Lupita Nyong’o. Des entreprises comme Keerah Fashion Cave, qui emploie plus de 200 personnes, ont exporté pour plus d’un demi-million de dollars de robes de bal vers les États-Unis en un seul trimestre, un succès rendu possible grâce à l’infrastructure et à l’accompagnement d’ANKA.

    Avec ce rachat, Global Shop Group ambitionne de renforcer la présence mondiale d’ANKA tout en préservant son ADN africain. La direction opérationnelle sera désormais confiée à Matilda Ceesay, diplômée du MIT et spécialiste de la mode, chargée de propulser la marque dans une nouvelle phase de croissance. De son côté, l’ancien CEO Moulaye Tabouré a annoncé vouloir prendre du recul après cette décennie intense, tout en restant actif dans la promotion de l’entrepreneuriat africain.

    Le parcours d’ANKA incarne l’histoire d’une Afrique créative, connectée et exportatrice de valeur. Au-delà des chiffres, la plateforme symbolise une philosophie : celle de rendre le commerce mondial accessible aux talents africains. En rejoignant Global Shop Group, ANKA s’ouvre à de nouvelles perspectives et confirme qu’une vision née à Abidjan peut désormais influencer le commerce international.

     

    Sephora W.

  • kenya fashion week 2025 : l’innovation mise à l’honneur

    kenya fashion week 2025 : l’innovation mise à l’honneur

    Defilé Preview Kenya Fashion week 2025 / Official Kenya Fashion Week

     

    Au Kenya se tient la 7ᵉ édition de la Fashion Week, le 17 Octobre pour la phase “preview”, avant l’événement principal prévu le 1ᵉʳ novembre au Sankara Hotel, à Westlands (Nairobi).
    Cette édition met à l’honneur des créateurs venus de tout le continent africain, avec une attention particulière portée aux talents kényans à travers le Students Fashion Design Award (SFDA).

    La Kenya Fashion Week place cette année l’innovation au cœur de son programme, en mettant un point d’honneur sur le développement des vêtements durables. Ce concept repose sur la création de pièces respectueuses de l’environnement, fabriquées à partir de matières recyclées, biologiques ou locales, et pensées pour durer dans le temps.

    Dans un continent où l’industrie textile est en pleine croissance, les enjeux sont considérables : il s’agit de réduire les déchets issus de la fast fashion, de valoriser les savoir-faire artisanaux et de promouvoir une production responsable adaptée aux réalités africaines.

    Un rendez-vous où la créativité, l’élégance africaine et le design durable se rencontrent pour redéfinir la mode contemporaine du continent.

    Sephora W

  • kenya fashion week : la scène émergente des jeunes créateurs à Nairobi

    kenya fashion week : la scène émergente des jeunes créateurs à Nairobi

    Une image du défilé lors du Kenya Fashion Week 2025/ KenyaVibe

    Du 17 octobre au 1er novembre, Nairobi accueille la Kenya Fashion Week, un événement phare où des dizaines de créateurs, tant kényans qu’africains, dévoilent leurs dernières collections. Le Kenya aspire à affirmer son influence dans l’industrie de la mode, soutenu par une solide base textile qui a généré près de 400 millions de dollars d’exportations vers les États-Unis en 2023, selon le Bureau national de statistiques. Cependant, les défis auxquels font face les créateurs pour s’imposer dans ce secteur sont considérables.

    Sharon Wendo, designer à la tête de la marque Epica Jewellery, illustre parfaitement ce parcours semé d’embûches. Depuis son appartement à Nairobi, elle confectionne des robes ornées de perles, un savoir-faire qu’elle a acquis par le biais d’une formation à la fabrication de bijoux maasai traditionnels. « J’ai démissionné de mon emploi après trois mois, car je savais que ma vocation était ailleurs. Créer en utilisant les perles, qui portent une riche histoire au sein des tribus kényanes, est devenu ma passion », raconte-t-elle.

    Bien que Sharon ait réussi à créer une entreprise florissante et à embaucher une salariée, la réalité est bien différente pour de nombreux stylistes kényans. Les coûts des matériaux ont considérablement augmenté. « Le mètre de coton, qui coûtait environ 500 shillings (un peu plus de 3 euros), dépasse aujourd’hui les 900 shillings (environ 6 euros). Ouvrir un magasin nécessite un investissement de 3 à 5 millions de shillings, soit entre 20 000 et 30 000 euros », explique Ashaf Brian, un agent du secteur.

    Un secteur en pleine mutation

    La majorité des créateurs n’ont pas les moyens d’établir un atelier ou un point de vente physique. Beaucoup choisissent donc de se faire connaître en ligne. Toutefois, selon Sue Muraya, fondatrice de la Kenya Fashion Week, la mise en place de défilés est cruciale pour renforcer la crédibilité des stylistes locaux. « Nous soutenons les créateurs en prenant en charge des frais comme ceux des mannequins, afin qu’ils puissent se faire voir non seulement au Kenya, mais aussi à l’échelle de l’Afrique de l’Est et au-delà. Si les créateurs devaient financer intégralement un défilé, cela deviendrait prohibitif », précise-t-elle. Elle insiste sur le fait que ces événements sont essentiels pour le développement de l’industrie de la mode au Kenya, permettant aux créateurs de présenter leur style et leur inspiration au monde.

    Bobbin, un créateur d’Ouganda, témoigne des difficultés rencontrées dans sa quête de succès à Nairobi. Après avoir perdu son atelier, il a sombré dans la dépression. « La réalité est que pour percer, il faut parfois payer des défilés et des médias, même si c’est illégal. J’ai essayé de créer des collections chez moi, mais cela m’a épuisé. J’ai traversé des moments difficiles, mais je sens que je vais bientôt retrouver le chemin du succès », confie-t-il.

    Selon une étude de la plateforme Statista, le marché de la mode au Kenya est promis à un avenir florissant, avec des prévisions qui l’estiment à plus d’un milliard de dollars d’ici 2030. Ce potentiel appelle à une attention accrue et à un soutien renforcé pour les jeunes créateurs qui représentent l’avenir de la mode au Kenya.

    Thom Biakpa