Catégorie : Art de vivre

  • salon africain de la cuisine, de l’électroménager et de l’hôtellerie 2026

    salon africain de la cuisine, de l’électroménager et de l’hôtellerie 2026

    Le Salon Africain de la Cuisine, de l’Électroménager et de l’Hôtellerie (SACEH) est un événement annuel initié en 2023 par la présentatrice Necy N’dri à Abidjan. Cette initiative a pour objectif de rassembler les acteurs amateurs comme professionnels des secteurs de la cuisine, de l’électroménager et de l’hôtellerie en Afrique afin de contribuer ensemble à la valorisation du patrimoine culinaire Africain.

     

    Plus qu’un simple salon, le SACEH apparaît comme un levier de valorisation de ce secteur qui trop longtemps a été relégué au second plan. C’est aussi une initiative favorisant le développement économique.

     

    Pour ce faire, la richesse des saveurs africaines est mise à l’honneur par la présentation d’une variété de mets. Des masterclass avec comme intervenants les spécialistes du domaine sont également organisées en vue d’informer et de susciter l’intérêt des plus jeunes pour les métiers de la restauration et de l’hôtellerie.

     

    Cette 4ᵉ édition, qui s’est tenue au Centre Ivoiro-Coréen d’Adjamé le 25 Avril 2026 a été placée sous le thème “L’électroménager au cœur de la révolution culinaire africaine” et vise à éveiller les consciences et à déconstruire l’idée selon laquelle les plats ont meilleur goût lorsqu’ils sont cuisinés selon les méthodes traditionnelle.

     

    Au-delà des masterclass, il y avait aussi des concours, notamment le Battle des chefs, le défi de l’élégance de la table qui consistait à dresser la plus belle table, le concours des talents africains de la cuisine qui consistera à présenter les meilleurs plats tant visuellement que gustativement, pour ne citer que ceux-là.

     

    Les membres du jury qui ont évalué les finalistes des différents concours sont le chef Maxwell Goris, Jessica Bamba, Mme Niamkey Sara et Mme Kouadio tous des experts du domaine.

    L’événement a également accueilli la participation de chefs venus d’autres pays africains, notamment la cheffe Sandrine du Cameroun et la cheffe Faustina du Nigeria renforçant ainsi la dimension panafricaine du salon.

    Le SACEH se présente ainsi comme une initiative engagée dans la valorisation du continent africain et de ses richesses. Il contribue également à la modernisation des métiers culinaires et gastronomiques en Afrique.

  • Christelle Biteghe : l’ingénieure mécanique devenue créatrice d’accessoires de mode africaine, livre l’histoire de sa marque « waly access»

    Christelle Biteghe : l’ingénieure mécanique devenue créatrice d’accessoires de mode africaine, livre l’histoire de sa marque « waly access»

    Christelle Biteghe, créatrice de  » Waly Access »/ photo: Opale mag

    Gabonaise d’origine, Christelle Biteghe est née à Paris en France. Elle a passé toute son enfance au Gabon et au Canada. Ingénieure de formation, elle est mariée et mère de 2 filles.Promotrice de Waly Access, une marque d’accessoires et de vêtements modernes faits à la main au Québec, à partir du tissu africain Wax, rien pourtant ne la prédestinait dans le milieu de la mode et de la beauté. « Waly » est le mot Obamba (une langue du Gabon) pour dire « beauté ».

    « Je suis titulaire d’un Bac en Génie Mécanique, ensuite je me suis laissée tenter par l’informatique donc j’y ai terminé un certificat. J’ai travaillé 3 ans dans le domaine informatique, comme technicienne informatique, mais ensuite, le génie m’a rappelée et depuis, je suis restée dans ce domaine. Mais à 30 ans, après avoir mis au monde ma deuxième fille, j’ai fait une introspection de ce que je suis en tant que femme noire et cela s’est soldé par une coupe de mes cheveux, ce que l’on appelle « Big Chop ». Une fois mes cheveux courts, j’ai décidé de créer des bijoux pour m’aider à assumer ce nouveau style capillaire. Avec beaucoup d’encouragement de mes proches et amis, Waly Access est née en 2012. Voilà comment mon idylle avec le monde de la beauté et la mode a commencé », raconte-elle.

    Depuis lors, Christelle Biteghe s’est spécialisée en accessoires ethniques pour femmes, hommes et enfants. Et pour agrémenter le tout, elle y ajoute quelques collections de vêtements également. « Mes créations sont avant tout inspirées de ce que je suis : une Africaine. Je puise beaucoup dans mes racines. Les formes, les textures, les couleurs. Et à cela je rajoute un coté plus moderne, un pont entre la gabonaise et la nouvelle canadienne que je suis », confie Christelle.

    La promotrice de Waly Access nous apprend que, ce que recherchent les personnes qui achètent ses créations, résident dans l’originalité. « Je pense, dans ce monde où tout se veut standard, que les gens ont besoin de sortir des sentiers battus, du classique. Alors mes accessoires offrent cette possibilité. Aussi la diaspora a ce besoin de se rapprocher de ce qui lui rappelle la terre mère, le continent africain. Faisant partie moi-même de cette diaspora, je comprends ce besoin et je travaille pour le combler », poursuit-elle.

    Christelle Biteghe dit se démarquer des autres créateurs en restant elle-même. « C’est vrai que cela est valable dans toutes les sphères de la vie, mais ça l’est encore plus en affaires. Car de nos jours, les gens ont besoin d’authenticité, ils n’achètent pas un produit …mais une histoire», soutient la patronne de Waly Access.

    Christelle Biteghe a en perspective, de jeter le pont entre l’Africaine et la Néo-Canadienne. À Long terme, elle voudrait que ce pont soit plus qu’une simple idée dans un design mais quelque-chose de plus physique, de plus concret. « J’y travaille », dit-elle.

    Thom Biakpa

  • le rafia  – edito par Akou Bolouvi

    le rafia – edito par Akou Bolouvi

    Rien ne se perd tout se transforme ! Ou devrions–nous dire : la nature ne se perd, elle nous transforme.

    Imaginez une plante capable de transformer ses modestes feuilles en une matière aussi versatile !

    Notre héros du jour, le Rafia farinifera, nous vient de Madagascar. Haut de 2 mètres de long, sa chevelure ne laisse nul être indifférent.

    De ses feuilles quelque peu ordinaires, nous est née cette matière partisane des DIY (Do it Yourself).

    Le rafia fait sa route à travers le monde, évoluant de simple corde à superstar des travaux manuels et de la mode.

    Au Moyen Âge, les navigateurs intrépides utilisaient ses cordages pour s’aventurer vers l’inconnu.

    Aujourd’hui, c’est un incontournable de la maroquinerie : des plus luxueux aux plus atypiques.

    Le rafia a su s’adapter aux tendances, passant de la conquête des océans à celle des podiums.

    Le rafia moderne est partout, même là où on ne l’attend pas. Des meubles aux accessoires de mode, en passant par les œuvres d’art contemporaines, il a prouvé qu’il n’était pas simplement “l’éventail des fourneaux de grand-mère”.

    On le retrouve même dans des projets architecturaux audacieux.

    Qui aurait pensé que le rafia participerait à la construction de l’avenir ayant fait ses débuts dans des cuisines en terres battues ? 

    Aujourd’hui, il est reconnu pour donner cet accent, ce petit quelque chose dans le contexte où on le pose.

    On le retrouve dans la fabrication de somptueux luminaires, de décorations murales (style bohème),dans les customisations de taies, dans la confection de chaussures, etc.

    Il continue de faire la joie des chefferies africaines et même les sourires que nos sofas nous offrent après une longue journée.

    Il ne se perdra pas de sitôt car la nature ne se perd mais elle nous transforme.

    Standing ovation pour le Rafiafarinifera!
  • harmonie

    harmonie

    Le terme « harmonie »  en décoration est utilisé pour décrire l’équilibre et la cohérence visuelle dans un espace. Créer une harmonie dans la décoration  implique d’arranger les éléments de manière à ce qu’ils fonctionnent bien ensemble, créant ainsi une ambiance agréable et équilibrée. 

    En décoration d’intérieur, il est important de garder en tête l’usage de la pièce .

     

    Les principaux niveaux d’harmonie  sont:

    • L’espace

    Il est essentiel de tenir compte de l’échelle de la pièce avant tout aménagement.

    Le principe fondamental de l’harmonie spatiale est : pas de trop – pas de moins. Ainsi, pour un ameublement parfait, il faut  tenir compte de la taille des meubles et du nombre de ceux-ci, afin d’éviter la pollution visuelle (encombrement ou vide).

    .

    Plus la pièce est petite plus les objets volumineux sont à éviter car cela aura un effet de rétrécissement à contrario si la pièce est grande il faut accentuer le contraste : peu de meubles volumineux pour plus de meubles de petite taille ou l’inverse .

    • Les formes 

    Les meubles, les luminaires, l’escalier, les décorations murales… doivent s’accorder dans la symphonie. Il est donc recommandé de garder principalement la même forme ou le même style  pour les objets de même type: assises, tables , plantes …  Moins il y’a de formes opposées, mieux c’est.

    Les objets de formes abstraites sont à choisir avec précaution et plus appropriés pour les décorations d’angles et les endroits de grands vides.

    • Les couleurs

    La règle des 60-30-10

    Cette règle des 60-30-10 peut s’expliquer ainsi :

    • 60% de la pièce dans une couleur primaire prédominante neutre 

    Les plus appreciées restent les tons de  blanc, le beige et leur nacrés car elles offrent une grande facilité de combinaisons. 

    • 30 % de la pièce dans une couleur complémentaire (meubles et tissus d’ameublement)

    Pour cela, des taies de coussin ou des tapis à motif  ou en pagne seront délicieux,  également des meubles en bois massif , des  masques africains, des plantes naturelles sont les bienvenus pour vous créer un style scandinave : rien de plus élégant et apaisant.

    • 10% de la pièce dans une 3e couleur pour créer un contraste avec les deux premières, afin de rompre la monotonie (tableaux, lampes, bibelots, bougies, fleurs, palettes de pagnes , cadre de miroir ) 

    Pour cela, nous vous proposons des palettes brodées de pagne ou de tissu plus coloré.

    TIPS: Le pagne “fleurs de mariage” est une excellente co épouse dans une décoration style scandinave à fond blanc.

    Vous trouverez de multiples sources d’inspiration en ligne pour décorer votre intérieur, comme les sites de magazines déco, de magasins ou les blogs. Les marchés artisanaux restent l’endroit idéal pour dénicher des pièces uniques et atypiques pour le plaisir de vos pupilles. Cependant, n’oubliez surtout pas qu’il faut toujours garder l’harmonie parce qu’il faut toujours être mieux chez soi.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • interview Akou Bolouvi

    interview Akou Bolouvi

    Bonjour Akou, et merci pour ce temps d’entretien. On commence par les présentations ?

    Bonjour, je suis Akou BOLOUVI, mécatronicienne automobile de formation, actuellement en master en management à l’ESCP Europe. Je suis également créatrice de mode africaine.

    Félicitations pour ce parcours. Comment en arrive-t-on à faire le choix d’une filière aussi technique ? Et pourquoi poursuivre en école de commerce ?

    Je suis premièrement une passionnée d’ingénierie mécanique. Ce choix pour la mécatronique automobile a été influencé par cette passion et par mon désir de singularité et d’authenticité : être une femme dans un domaine dit pour homme, c’est attirant. Je suis cependant une amoureuse de « technique » et de « toucher ».

    Mon shift en Finance a été motivé par mon envie de polyvalence et par le fait qu’il reste important de marcher au bras de ce monde qui évolue. Ne dit-on pas que l’argent est le seul engin moderne efficace et le seul moyen de vaincre.

    Tu es aussi passionnée de mode, secteur pour lequel tu as des activités. Peux-tu nous en dire plus ?

    J’aime la mode, l’élégance, l’authentique ! Je suis sensible au sophistiqué, au beau et au distingué. En deux mots, je suis « LA FEUILLERE ».

    J’ai commencé depuis toute petite à bricoler mes affaires, celles de mes amis jusqu’à être motivée à en faire une activité lucrative. J’ai ensuite confectionné les vêtements de mes proches avec l’aide de ma sœur, couturière, jusqu’à découvrir la maroquinerie. Je m’y suis lancée depuis 1 an avec mes croquis de sacs assez tendance d’où la marque ELLE&CUTE.

    Je suis actuellement en pause commerciale vu que je retravaille l’activité dans son ensemble grâce notamment à mes études actuelles en école de commerce.

    Je travaille à servir une marque qui se vaut !

    Justement, tu as décidé de t’impliquer en tant qu’éditorialiste sur Almasi (www.almasi.fashion), la verticale de Mian Media (www.mianmedia.com) consacrée à la mode et au luxe. Comment s’est faite la connexion ?

    Tout d’abord, J’ai découvert ALMASI par le biais de quelqu’un que j’admire beaucoup : M. Emmanuel MIAN. J’ai cherché à en savoir plus et je l’ai découvert comme la voix forte du talent couvert. L’Afrique est talentueuse mais encore couverte à cause du niveau de digitalisation. C’est l’un des « Purpose Driven » de MIAN MEDIA et une cause pour laquelle j’ai ma place étant née en Côte d’Ivoire , de père Togolais et de mère Ghanéenne.

    ALMASI est premièrement un moyen pour moi de m’investir davantage dans ma passion pour la mode, de me faire connaître, d’apprendre davantage pour ELLE&CUTE, de partager ce que j’apprends et d’aider à nourrir le monde de cette Afrique fashion.

    Comment entrevois-tu cette collaboration ? A quoi doivent s’attendre nos abonnés ?

    Cocktail de saveurs inédit.

    J’envisage de créer du contenu unique, des reportages fascinants, des interviews exclusives et des analyses approfondies qui plongeront les abonnés au cœur de l’univers de la mode. Attendez-vous à des conseils de style, des tendances en avant-première, et des histoires qui célèbrent la diversité et l’innovation dans le monde de la mode africaine.

    Cette collaboration vise à offrir une expérience immersive, éducative et divertissante. Restez à l’affût pour découvrir comment cette alliance dynamique transformera votre expérience et enrichira votre connexion avec le monde de la mode africaine d’une manière nouvelle et passionnante. Je dirais à la manière des Feuillères donc à vos pipettes !

    Pour en revenir à tes autres projets, est-ce pour toi envisageable de te lancer à temps plein comme entrepreneure dans le secteur de la mode ?

    Possible, tout dépendra des voies du tout-puissant pour ma vie, de l’évolution du monde et de la mienne.

    Même si je doute que ce soit l’arche principale de ma vie, cela reste tout de même une corde à mon arc que je compte et que je vais étirer.

    Que peut-on te souhaiter pour cette nouvelle année ?

    Je ne suis pas pour les souhaits mais plutôt pour les bénédictions : celle de Santé, d’innovation dans cette aventure et de Réussite.

    Ton mot de fin ?

    Merci pour ce nouveau cadre qui m’est offert, c’est un honneur et un défi pour moi de faire apprécier au monde ce que j’aime.

    Portons la vie, Portons nos terres, « Portons AFRIQUE ».

  • marché mondial du luxe, oasis de prosperité dans un contexte de crise

    marché mondial du luxe, oasis de prosperité dans un contexte de crise

    Ces dernières années, le monde a connu de grandes crises qui ont entrainé de profonds bouleversements dans plusieurs secteurs d’activité partout sur la surface du globe terrestre. La crise sanitaire de la covid 19 et la crise d’Ukraine ont fortement impacté plusieurs secteurs tels que l’alimentaire, les carburants etc. Dans un tel contexte d’agonie pour l’économie mondiale, le secteur du luxe fait figure d’exception. De 2020 à 2023, le luxe a même connu une forte croissance. Quelles sont les raisons de cette situation ?

    I-DES RAISONS APPARENTES

    La croissance du marché du luxe s’explique d’abord par la croissance démographique. En effet, plus la population mondiale s’accroit et plus le nombre de clients grimpe. Les clients potentiels estimés à 400 millions atteindront 500 millions en 2030 selon certaines prédictions analytiques. Ensuite, l’expansion et le développement de nouveaux marchés à l’international est un facteur déterminant avec le marché chinois qui a lui seul contient 70 millions de clients. Enfin, le 3ème facteur est le facteur générationnel. Ici, les nouvelles générations ont un attrait précoce pour le luxe.

    III-DES CHIFFRES ASTRONOMIQUES

    1400 milliards d’euros ! c’est le chiffre réalisé par le marché du luxe en 2022 selon une étude de Bain & Company. Cette croissance a été le fait des marchés européens et américains au détriment du marché chinois qui a été handicapé par les mesures anti covid. Plusieurs maisons de luxe voient leur compteur exploser au niveau croissance et bénéfices : LVMH plus de 23%, HERMÈS 38%, L’ORÉAL 27% et KERING 14%. Aussi, il faut noter que le marché du luxe d’occasion a atteint 33 milliards d’euros en 2021. A ce rythme (5 à 7% de croissance par an), le marché aura doublé d’importance et de chiffre d’affaires d’ici 2030

    IV-LES PLUS GRANDS ACTEURS DU SECTEUR DU LUXE

    Nombreuses sont les sociétés qui se sont spécialisées dans le luxe aujourd’hui. Tandis que certaines ne sont pas cotées en bourse (CHANEL), d’autres englobent plusieurs secteurs d’activité et sont cotées en bourse. Ce sont LVMH, KERING, ESTEE LAUDER. RICHEMONT et L’OREAL qui sont les 6 premiers représentants du secteur du luxe sur la base du chiffre d’affaire annuel.

    V-UNE PERSPECTIVE DE CROISSANCE PLUS IMPORTANTE

    Les leviers de croissance à actionner sont divers notamment s’assurer d’une forte présence dans les pays émergents à forte croissance, élargir les gammes et activités sans perdre l’identité de la marque, privilégier l’approche omni canal. Il faut prendre en compte l’expérience client et le digital et avoir une démarche responsable et soucieuse du développement durable.

    Le marché du luxe est aujourd’hui plus puissant que jamais et ne montre pas de signes de fébrilité. Si l’on en croit les estimations et prévisions, cette croissance est partie pour durer jusqu’à la prochaine décennie.

  • le waakye, un plat culte du ghana

    le waakye, un plat culte du ghana

    Si vous êtes déjà allés au Ghana, vous avez surement eu l’occasion de déguster le WAAKYE (en prononciation ″Watché″). A l’instar du jolof rice qui est très prisé au Ghana, le waakye s’avère être l’un des plats qui symbolisent au mieux l’identité culinaire ghanéenne même si des variantes de ce plat existent au Togo et au Benin. Avec sa couleur rougeâtre due aux haricots rouges incorporés au riz et a une explosion de couleurs due au mélange de spaghettis, protéines animales frites et plantain souvent, le waakye est un plat facilement réalisable par quiconque suit scrupuleusement la recette ci-dessous.
    Pour faire une bonne préparation de waakye, voici ce qu’il nous faut :
    INGRÉDIENTS
    •200 g de riz long type Basmati
    •2 boites de conserve de 400 g de haricots rouges ou cornilles
    •Une dizaine de feuilles de millets séchées (waakye)

    PRÉPARATION
    Mettre les feuilles de millets séchées dans 1 litre d’eau bouillante pendant 15 minutes jusqu’à ce que l’eau soit bien colorée. Retirer les waakye et remuer. Ensuite rincer le riz à grande eau. Dans une marmite, verser les 2 boites de haricots (sans eau) ainsi que le riz. Verser l’eau colorée sur le riz et les haricots. Ajouter de l’eau si besoin est en petite quantité. Couvrir et cuire pendant 15 minutes ou jusqu’à ce que le riz soit cuit et ait absorbé toute l’eau. Saler. On y ajoute du spaghetti, de la sauce tomate et du shitoh. Sans oublier le poisson et la viande frits et/ou des œufs bouillis.

    C’est un plat savoureux et nutritif qui est apprécié par les Ghanéens de tout âge. Il se mange de préférence au petit-déjeuner et au déjeuner. Si vous avez la chance de reproduire la recette ou gouter ce plat délicieux, nous vous recommandons vivement de le faire.

  • ces designers de talent

    ces designers de talent

    La terre sur laquelle l’homme a fait ses premiers pas, sur laquelle on retrouve aujourd’hui encore quelques-uns des plus beaux paysages au monde et où la culture déborde d’une richesse infinie, refait surface depuis quelques années, l’Afrique. Ce continent coloré n’a pas eu une existence facile mais la grande jeunesse africaine à aujourd’hui un immense besoin d’air frais. Comme le disait si bien le poète et homme politique Sénégalais Léopold Sédar Senghor à son peuple “Non, vous n’êtes pas morts gratuits. Vous êtes les témoins de l’Afrique immortelle, vous êtes les témoins du monde nouveau qui sera demain.”. Nous vous proposons ainsi de découvrir le design africain au travers de ces quelques artistes et designers !

    AÏSSATA NAMOKO

    Aissata Namoko est une femme de conviction, qui a fondé l’association Djiguiyaso basée à Bamako au Mali et qui a permis à une centaine d’autres femmes de travailler au profit de l’industrie textile malienne. Utilisant une technique traditionnelle d’Afrique de l’Ouest appelé Bogolan, ces femmes donnent de splendides couleurs indigo au coton qu’elles travaillent grâce à des mélanges organiques. Grâce à leurs compétences au crochet, au tissage, au filage et à la couture, elles produisent des robes ou des foulards, ornent des coussins ou créent des rideaux. En 2010, l’Association a d’ailleurs été reconnue pour son travail par l’UNESCO.

    Voici l’une de ses œuvres : Un coussin orné et teint avec la technique bogolan

    Un coussin orné et teint avec la technique Bogolan

    Damola Rufai

    Damola Rufai est un artiste nous venant du Nigéria et plus précisément de Lagos. Son travail est très conceptuel, alliant art et design tout en jouant avec les lignes et les couleurs. L’artiste expérimente les motifs, le graphisme, le support, tourne et retourne une idée dans tous les sens. 

    Faisant son apparition au Salone del Mobile 2018, il s’agit très certainement d’un artiste à suivre de très près. 

    La lampe Esho

     

    Bobbo (Gilbert) Ahiagble

    Bobbo Ahiagble en train de tisser

    Bobbo Ahiagble ou Gilbert Ahiagble vient d’une famille de tisseurs du Ghana. Né en 1944, c’est une légende dans le monde du tissage, régulièrement invité pour donner des classes de maitre partout dans le monde. Bobbo a également créé une école pour transmettre son savoir dans sa ville de résidence, Denu, près de Agbozume, le Craft Institute of Kente Weaving. Après avoir exposé aux Etats-Unis en 1975, Bobbo ira au National Museum of African Art. Il est considéré comme un des plus grands influenceurs dans son domaine et aura imposé son style d’une simplicité et d’une élégance certaine.

  • 4 livres de cuisine africaines à découvrir absolument

    4 livres de cuisine africaines à découvrir absolument

    1-AU CŒUR DE LA CUISINE AFRICAINE

    2-GOUT D’AFRIQUE

     

    Un beau livre haut en couleurs et savoureux sur la cuisine africaine subsaharienne. Les meilleures recettes du Gabon, Sénégal, Côte d’Ivoire, Cameroun, Congo, Éthiopie, ainsi que des recettes inédites par le chef Anto Cocagne. Et en plus des recettes, des textes, des ambiances et des portraits de personnalités d’origine africaine (Soro Solo, la chanteuse Mamani Keita…) qui évoqueront leurs souvenirs de cuisine, leurs plats favoris et les images sensorielles auxquelles ils sont rattachés.

     

     

    3-CUISINE D’AFRIQUE ET D’AILLEURS

     

     

    Avec Niangcook, le tiktokeur aux 750.000 abonnés, partez à la rencontre d’une cuisine joyeuse, vivante et colorée, qu’on a envie de partager avec sa famille et ses ami(e)s. Entre saveurs d’Afrique et influences d’ailleurs, c’est un voyage culinaire gourmand et surprenant qui vous attend.

     

     

    4-ET C’EST PARTI POUR L’AFRIQUE

     

     

    Dans ce livre vous découvrirez 15 pays d’Afrique et 30 recettes de cuisine qui vous permettront de mieux connaître ce continent.
    Nous avons spécialement sélectionné pour vous les 15 pays suivants : l’Algérie, l’Afrique du Sud, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, l’Égypte, l’Angola, le Ghana, l’Éthiopie, le Kenya, le Sénégal, le Mali, le Maroc, la Tanzanie, le Nigeria, la Tunisie. Pour chacun de ces pays, vous découvrirez des recettes simples, mais aussi des recettes un peu plus complexes.

     

     

     

    Au terme de notre petit voyage de livres et recettes culinaires, nous pouvons noter qu’il existe aujourd’hui plusieurs livres à se procurer pour faire de ses rêves une passion. Nous vous souhaitons bonne lecture avec ces livres très enrichissants. 

  • deuxième édition du sommet de l’élevage d’Abidjan

    deuxième édition du sommet de l’élevage d’Abidjan

    Conçue par Next Sustainable Initiatives (NSI), la 2e édition du Sommet de l’Élevage d’Abidjan (SELAB) s’est ouverte du 19 au 21 mai 2023 à Abidjan au Palais de la Culture de Treichville.

    Le Sommet de l’Élevage d’Abidjan vise à accroitre les investissements et à valoriser les métiers du secteur.

     

    Dans la continuité de la première édition, l’édition 2023 s’est proposée de mettre l’accent sur le rôle et l’impact sur la jeunesse du développement des filières élevage et pêche à travers le thème : « Jeunesse, Emplois et Sécurité alimentaire ». 

     

    En effet, le thème du Sommet de l’Élevage d’Abidjan 2023 s’intègre parfaitement dans la démarche du gouvernement ivoirien, à travers le Ministère des Ressources Animales et Halieutiques, de relancer les secteurs de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture qui ont longtemps souffert d’un faible financement et des effets de la décennie de crises qu’a connues la Côte d’Ivoire. Des panels et sessions de formations avec des professionnels, des conférences, des expositions de certaines espèces animales et halieutiques, un espace gastronomique avec un spectacle offert au grand public, et un panel ministériel de haut niveau qui a enregistré la participation de plusieurs ministres prévus pour l’évènement.

     

    Plusieurs personnalités dont la vice-présidente de l’Assemblée nationale représentant le chef du parlement ivoirien Adama Bictogo, le Ministre des Ressources animales et Halieutiques Sidi Tiémoko Touré, l’ambassadeur de Côte d’Ivoire au Japon, le Ministre Conseiller de l’ambassadeur du Brésil en Côte d’Ivoire, l’ambassadeur du Japon en Côte d’Ivoire, ont pris part à la cérémonie d’ouverture. A cet effet, la Commissaire générale du SELAB 2023 Colette Tano a indiqué que c’est une occasion pour discuter de l’avenir du secteur des ressources animales et halieutiques, pour accompagner le Ministère dans la mise en œuvre de la Politique nationale de développement de la pêche, de l’élevage et de l’aquaculture (PONADEPA). 

     

    Le Brésil fut le pays invité d’honneur à ce panel car étant le premier exportateur mondial de viande bovine, dont il fournit près de 20 % des échanges. La compétitivité de la filière brésilienne est assurée par des systèmes de production peu gourmands en intrants et en investissements, mais très consommateurs d’espaces agricoles et forestiers. Son industrie exportatrice concentrée et internationalisée bénéficie d’importantes économies d’échelle et de soutiens publics massifs. 

     

    Le Brésil est également le plus gros producteur de viande bovine au monde avec un troupeau estimé à 220 000 000 de têtes de bovins. 80% de cet effectif est de race de zébu. Le Brésil est également le 4e producteur mondial de lait. Et au niveau de l’aquaculture, le Brésil est parmi les 10 meilleurs producteurs mondiaux de poissons, de crevettes, et de produits de mer. Toute cette expérience inspire la Côte d’Ivoire, qui voudrait aller aussi très vite en améliorant sa productivité, dans un environnement durable. 

     

    Les différents objectifs qui ont été relevés lors de ce panel sont les suivantes :

    • Assurer une meilleure connaissance des filières de l’élevage en Côte d’Ivoire 
    • Mettre en avant les opportunités d’investissements dans chaque filière
    • Mettre en avant les opportunités d’employabilité des différentes filières
    • Présenter les incitations à l’investissement mis en place par le Gouvernement
    • Renforcer les capacités des acteurs des filières
    • Sensibiliser aux enjeux environnementaux et de durabilité en lien avec le secteur
    • Promouvoir les meilleures pratiques en lien avec le développement du secteur
    • Formuler des recommandations en matière de partenariats et de cadres de collaboration pour développer les filières de l’élevage.

     

    Au terme de ce panel du sommet de l’élevage à Abidjan, l’on peut retenir qu’il est important de promouvoir le développement du secteur de l’élevage en Côte d’Ivoire afin de parvenir à la souveraineté alimentaire. Nous sommes face à des enjeux majeurs qui consistent à nourrir une population mondiale croissante tout en préservant notre planète, notre pays et en garantissant une qualité de vie décente pour tous et l’emploi pour les jeunes, des chaînes de valeurs dynamiques qui réussissent à faire de l’inclusion financière une réalité pour toutes et pour tous.