Catégorie : Style

  • fashion – a la découverte du gôbi, un chapeau traditionnel très prisé au bénin et chez les yorubas au nigéria

    fashion – a la découverte du gôbi, un chapeau traditionnel très prisé au bénin et chez les yorubas au nigéria

    Source Photo : Kayamaga

    Du feutre au Panama en passant par le chapeau melon et le Borsalino, les chapeaux ont longtemps fait partie en Occident de la garde-robe de l’homme élégant, jusqu’à ce qu’ils passent de mode.

     

    En Afrique, les chapeaux occupent également une place de choix dans le style vestimentaire de plusieurs peuples. Au Bénin et chez les Yorubas au Nigéria, il en existe un, qui fait la fierté de l’identité culturelle de ce pays en matière d’accoutrement. C’est le Gôbi.

     

    A l’origine, ce chapeau était utilisé par les ministres du roi plus précisément par celui qui s’occupait de ses affaires occultes pour pouvoir y mettre ses amulettes. C’était une grande fierté pour lui. Mais avec le temps, le gôbi est resté dans le cocon culturel et endogène et a finalement été inclus dans les habitudes.

     

    Pour les grandes réjouissances du roi, les ministres et privilégiés de celui-ci devraient porter ce chapeau. Au fil des ans, cela a fait son chemin à Porto-Novo.

     

    A chaque gôbi, sa signification…

     

    Plus ancré que jamais dans les habitudes, le gôbi est devenu un style vestimentaire à part entière surtout à cause de son aspect royal. Il faut quand même noter, qu’il reste dans le domaine de la réjouissance. L’originalité de ce chapeau pour la plupart, est que  le porto-novien ou le yoruba se reconnaît par le Gôbi. Après une longue semaine de travail, il porte sa tenue locale et y ajoute son gôbi pour montrer que le week-end s’annonce et que la semaine est terminée.

     

    Mais, au-dela de cette étiquette d’identification de la culture Goun (Porto-Novo-Bénin) et Yoruba (Nigéria), ce type de chapeau, a encore d’autres significations en rapport avec le tissu et la position qu’il occupe sur la tête.

     

    Ainsi, posé de façon dressée ou couchée, ou encore orienté vers la gauche, la droite, le front ou la nuque, procure à son porteur un certain prestige à Porto-Novo. Dans cette ville du Sud Bénin, les significations du gôbi sont plus basées sur le statut. Balancé du côté droit, il dénote de la richesse, alors que le côté gauche fait allusion à la classe moyenne. Le devant et la position dressée expriment sans vouloir le montrer, le niveau social bas de celui qui le porte. D’une localité à une autre, les significations diffèrent.

     

    Selon les explications du professeur Léon Bio Bigou, un historien bien connu au Bénin, il existe plusieurs types de Gôbi et chez les Batonou, un autre peuple du Nord Bénin, le Gôbi placé d’une manière ou d’une autre, a aussi sa signification. Dans cette région, le Gôbi tournée vers la droite, veut signifier que la personne est orpheline de père. Du côté gauche, pour signifier qu’elle est  orpheline de mère. Et, lorsque l’intéressé atteint un niveau donné, c’est-à-dire, une certaine maturité sociale, et que ses parents sont vivants, en principe, son Gôbi devrait être orienté vers le haut. En évoluant, il l’oriente vers le front, pour exprimer qu’il est prêt à affronter les gens.

     

    Revenu à la mode et en force, ce chapeau est passé d’accessoire traditionnel et culturel destiné à certaines couches de la société à vêtement prisé et adopté. Jeunes, enfants ou adultes l’adoptent et l’incluent dans leur quotidien. Même si la signification de ce chapeau est encore méconnue de la jeune génération, le Gôbi reste et demeure la touche finale à ajouter à tout habillement.

    Thom Biakpa

  • promotion des tenues vestimentaires ivoiriennes  « ligne d’or » pour des productions express

    promotion des tenues vestimentaires ivoiriennes « ligne d’or » pour des productions express

    Laure Kouassi épouse Adjoumani, la promotrice de « Ligne d’or »

    Crédit photo: 13 Art’s

    Laure Kouassi épouse Adjoumani, de nationalité ivoirienne a créé une marque pour la promotion de tenues vestimentaires féminines du pays. Cette marque est nommée « Ligne d’or ». La spécialité de cette marque est de fournir des tenues vestimentaires en un laps de temps très court. La promotrice de la marque, Laure Kouassi épouse Adjoumani s’explique en ces termes : « L’idée de créer Ligne d’or est venue du fait que nous vivions dans un monde en pleine mutation et nous n’avions pas forcément le temps de nous rendre chez un couturier. Alors je me suis dit qu’il serait intéressant de mettre sur pied une marque qui réponde à la démarche actuelle du monde. Ainsi, Ligne d’or est née avec des offres de productions express pour des tenues en 72 heures maximum ». Elle ajoute dans la même optique que : « la mode, loin d’être superflu a toujours été un moyen d’affirmation et de revendications d’appartenance. Ces sentiments précités nous ont conduit, en adéquation avec ma passion à créer cette marque ». A travers cette marque, il s’agit pour elle de promouvoir le prestige tout en proposant des vêtements fondés sur l’élégance, la sobriété et qui répondent à une catégorie de nouveauxconsommateurs. Le bangolo, la soie, le pagne et le kita sont les matières sur lesquelles elle travaille. La promotrice de la marque « Ligne d’or » met la femme africaine en valeur à travers des tenues Skiny ou Apoutchou.

    Jeremy Junior

  • le retour en force des pantalons larges  taille haute dans le dressing de la gente féminine

    le retour en force des pantalons larges  taille haute dans le dressing de la gente féminine

    Photo : Pinterest

    Le dressing de la gente féminine en Afrique, enregistre depuis quelques années, le retour en force des pantalons larges  taille haute. A motifs vintages ou fleuris, en crêpe, en soi, en dentelle, en pagne ou en jeans, les pantalons larges taille haute s’imposent aujourd’hui comme la tendance vestimentaire en vogue chez les femmes dans les capitales africaines.

    D’Abidjan à Dakar, de Kinshasa à Brazzaville en passant par Yaoundé, Cotonou, Bamako, Ouagadougou Accra, Lagos…, les femmes de plus en plus, mettent en valeur leur silhouette dans ce type de pantalon revisité et repensé, qui offre un style plus chic et plus flatteur que dans sa version originelle.

    Que ce soit pour le boulot ou l’école, se rendre à un concert ou à un rendez-vous, chez le médecin, à un diner au restaurant entre amis ou à un rendez-vous d’affaires, en balade ou à la maison, en sandales basses ou à talons, le pantalon large taille haute offre une gamme d’avantages qui semblent convenir à toutes les femmes.

    Effilé au niveau de la taille et légèrement évasé à partir des hanches de façon progressive jusqu’en bas, le pantalon large taille haute s’oppose au jeans skinny et leggings qui moulent la silhouette de la femme. Il est plus fluide et léger.

     » Ce vêtement est formidable. Jambes interminables, taille effilée, allure de star, hyper classe, voilà pourquoi je l’aime. Il stylise en un clin d’œil « , témoigne Denise Kangah, une jeune abidjanaise très branchée en matière de mode.

    Son coût varie en fonction de la matière ou du tissu. Néanmoins, le pantalon large taille haute reste accessible à toutes les bourses.  Pour  Jennifer, jeune vendeuse en boutique,  » peu importe sa qualité, il suffit de lui associer les bons accessoires pour se relooker immédiatement « .

    Matthieu, couturier ivoirien exerçant à Treichville, l’un des quartiers populaires du District Autonome d’Abidjan, nous confie que la demande de confection de cet article de mode augmente de plus en plus. Et sa main d’œuvre varie entre 5 000 et 10 000 F CFA.

    Largement annoncé par la vague de défilés de mode en fin 2015 dans les pays occidentaux, le pantalon large taille haute renoue avec la mode des années 1990 mais avec une touche d’élégance bien maîtrisée. Pour les créateurs, il s’agit de décliner un nouveau style tout en évitant de réinterpréter littéralement l’époque jadis.

    Le retour fulgurant de cette tendance démontre à quel point aujourd’hui, la  mode africaine a évolué. Il démontre surtout le talent indéniable des créateurs africains qui se réinventent perpétuellement.  

    Thom Biakpa

  • Gbagbo : le président qui a marqué par ses chemises

    Gbagbo : le président qui a marqué par ses chemises

    Crédit photo: Financial Afrik

    Laurent Gbagbo dans une de ses chemises

    L’un des signes qui aura marqué le règne de Laurent Gbagbo, qui a dirigé la Côte d’Ivoire d’octobre 2 000 à avril 2 011, est son style vestimentaire. Là où ses prédécesseurs ont choisi la tenue classique composée de costume, gilet et pantalon, celui qu’on surnomme en Côte d’Ivoire le « Woody de Mama », a choisi de se vêtir de chemises de manches longues. L’ex-chef de l’Etat ivoirien portait des chemises flamboyantes et colorées. L’une de ses chemises a été faite aux couleurs de la Côte d’Ivoire à savoir orange-blanc-vert. Laurent Gbagbo arborait aussi fréquemment des chemises de couleur unie. Celles-ci étaient élégantes et témoignaient de son sens du style intemporel. Mais il avait un fort penchant pour les couleurs telles que le bleu, le blanc et le noir. Elles ajoutaient une touche de sobriété à son apparence. La chemise à motif est un autre élément de style distinctif de Gbagbo.

    Le port de ses chemises est le reflet de son attachement à sa culture et aux valeurs traditionnelles de son pays. Ses chemises sont souvent ornées de motifs ethniques et de couleurs vives, montrant ainsi son engagement envers la richesse culturelle de son pays. Ces chemises sont un moyen visuel de communiquer ses convictions. Aussi, sa chemise à motif est un autre élément de style distinctif de Gbagbo. Il est souvent vu portant des chemises à motif, ce qui ajoutait une touche de chic et de fraicheur à son apparence. Ses chemises créent de ce faitun look décontracté et chic.

    Plusieurs des militants du parti de Laurent Gbagbo et des militants d’autres partis politiques ont adopté son style vestimentaire. Laurent Gbagbo, devenu président du Parti des peuples africains Côte d’Ivoire (PPACI) entre temps, bien qu’ayant perdu le pouvoir, a gardé son style vestimentaire. Jusqu’à ce jour, certains de ses partisans et bien d’autres Ivoiriens continuent de se vêtir comme lui, donnant la preuve qu’ils aiment son style vestimentaire.    

     

    Jeremy Junior

  • l’isiagu, une tenue vestimentaire de prestige chez les igbo

    l’isiagu, une tenue vestimentaire de prestige chez les igbo

    Photo : Pinterest

    L’ex-président du Nigeria Muhamadu Buhari dans sa tenue Isiagu

    Le peuple Igbo du Nigéria, connu pour sa fierté et sa propension à promouvoir sa culture partout dans le monde, n’hésite pas à mettre en valeur ses tenues traditionnelles lorsqu’il en a l’occasion. L’une des tenues que les Igbo aiment mettre en valeur lors des grands événements, est l’Isiagu, qui se traduit par «tête de tigre ou de lion».

     

    C’est une tenue populaire qui est portée principalement lors d’occasions importantes comme les mariages et les cérémonies de couronnement. Il se présente sous la forme d’une chemise à enfiler avec des boutons dorés liés par une chaîne (mais pas dans tous les cas) et généralement avec une poche sur la poitrine, généralement la tête d’un tigre ou d’un lion est imprimée avec audace sur le tissu.

     

    L’Isiagu est la tenue officielle de la chefferie Igbo, il est difficile de voir un dirigeant Igbo qui n’a pas l’Isiagu dans son placard. Cependant, ces derniers temps, n’importe qui peut choisir de porter l’Isiagu, même les femmes peuvent le porter. Néanmoins, il reste encore une tenue très prestigieuse.

     

    L’Isiagu se marie bien avec des perles et des cannes et bien sûr le traditionnel bonnet Igbo rouge ou noir selon le cas, un sac à main et des chaussures en cuir sont également des accessoires assortis qui pourraient bien représenter l’image d’un homme Igbo fier et aisé.

     

    Aujourd’hui, l’Isiagu se décline en différentes couleurs. Au départ, il n’existait que dans les couleurs rouge et noir.

     

    Alors que certains diraient que ce n’est qu’un vêtement ordinaire, d’autres vous decriront tout le respect qui devrait lui être accordé en raison du calibre des personnes qui le portent et du genre d’occasions prestigieuses au cours desquelles l’Isiagu est porté.

     

    Au jourd’hui, nous voyons les vêtements Isiagu gagner plus d’acceptation partout dans le monde parce que la tribu Igbo voyage beaucoup et est prête à s’installer n’importe où dans le monde tant qu’elle est accueillie et acceptée, avec tant de sens des affaires et une riche culture. les Igbos sont très fiers de leur héritage culturel et sont toujours prêts à afficher la flamboyance des coutures qui mettent leur patrimoine vestimentaire en valeur.

     

    Nous pouvons affirmer avec certitude que l’Isiagu a encore de longs jours devant lui, en raison du niveau de popularité qu’il gagne et de la rapidité avec laquelle les gens sont prêts à s’identifier au peuple Igbo partout dans le monde.

  • la tunique africaine, cette tenue tendance qui a volé la vedette aux costumes occidentaux

    la tunique africaine, cette tenue tendance qui a volé la vedette aux costumes occidentaux

    Photo : Pinterest

    La mode africaine sait se réinventer. Pour preuve, elle a su par son talent, redonner un nouveau style à la tunique qui demeure l’un des types de vêtements les plus anciens.

     

     

    En Afrique, la tunique a fait ses premières apparitions dans les habitudes vestimentaires des populations sous la forme du boubou à partir du 8e siècle. La tunique, symbole de noblesse et d’honneur, fut ensuite habituellement portée au 13e siècle dans les grands empires du Ghana et du Mali et dans les cités à forte influence islamique.

     

    Les artisans de l’époque y apportaient des retouches en termes de broderies et de motifs auxquels pouvaient s’identifier chaque groupe ethnique. La tunique africaine était ainsi née. Néanmoins, elle était encore loin d’avoir l’exposition, le glamour et l’influence qu’elle a aujourd’hui. Mais, parce qu’elle a su se réinventer, la tunique est devenue l’un des principaux centres d’attention de toute une industrie, celle de la mode. Elle a transité par diverses époques et a bénéficié de plusieurs facteurs favorables qui lui ont permis de conquérir de nouveaux horizons.

     

     

    La tunique africaine depuis lors, n’a cessé de changer de visage. Elle est passée de l’état de boubou bouffant pas toujours très élégant à celui de vêtement tendance qui surfe sur la “hype africaine”. Elle est même portée, entre autres, par les stars afro-américaines à l’instar d’une Beyoncé qui valorise ses racines africaines, ou d’un Chadwick Boseman dans l’univers afrofuturiste du film ‘’Black Panther’’ qui a connu un énorme succès international. Jamais la tuniqueafricaine n’avait eu autant d’impact et de résonance que maintenant.  La tunique africaine, dans sa version modernisée, a su conquérir un nouveau public au-delà de sa cible originelle. Elle est devenue le vêtement de tout citoyen du monde qui aime l’Afrique et s’identifie à ses valeurs culturelles.

     

     

     

    Nous avons fait ressortir quelques modèles de tunique en vogue sur le continent et même au delà, depuis 2022.

     

     

     » La Tunique Ankara”.

     

    D’origine nigériane, le tissu Ankara existait avant la colonisation et a, de ce fait, un grand symbolisme au sein des communautés Yoruba et Haoussa du Nigéria. C’est un tissu en 100% coton aux motifs généralement chamarrés. En plus de rappeler la liberté précoloniale, ce tissu est utilisé lors des demandes en mariage des jeunes filles Haoussa habitants du nord du Nigéria. Aussi, il est couramment porté lors des grandes célébrations ethniques au Nigéria.

     

     

     » La Tunique africaine de type boubou”

     

     

    Le temps des boubous longs, bouffants et encombrants est passé. Depuis 2022, tous les spécialistes de la mode rendent hommage à la créativité des stylistes qui ont modernisé le boubou et l’ont remis au goût du jour sous la forme de tunique sur mesure. Nul besoin de s’encombrer d’un tissu trois pièces. Les tuniques africaines de type boubous cumulent confort, élégance ; modernité ; simplicité et glamour.

     

     

     

     » LaTunique africaine brodée »

     

     

    On pourrait croire que l’attrait pour la simplicité fait que la broderie n’a plus autant la côte que dans les années 2010, mais ce n’est pas totalement vrai. Il se trouve juste qu’en 2022, les mordus de broderie sont devenus plus sélectifs dans les occasions où apparaître dans des habits brodés. Puisque le but principal de la broderie est de mettre en valeur celui ou celle dont l’habit est brodé, les fashion addicts préfèrent désormais nourrir les regards admiratifs à des moments triés sur le volet afin de marquer ponctuellement les esprits avec des tuniques africaines brodées.

     

     

     » La Tunique africaine combinaison »

     

     

    Le mélange des couleurs, des motifs et des tons. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’après que le COVID 19 ait prouvé à tous que demain n’appartient à personne, l’on veut croquer la vie à pleines dents et suivre les tendances les plus décalées en matière de mode.

     

     

     » La Tunique africaine dashiki homme »

     

     

    Il n’y a pas meilleur moyen d’afficher son sentiment d’appartenance ou son affinité avec la culture africaine que de porter du dashiki. Les couleurs de cette tunique sont très vives et ses motifs ont un caractère très artistique, décoratif voire géométrique. Le dashiki est très ample, relaxe et est généralement court. Ses modèles les plus longs n’atteignent pas les genoux.

     

     

     » La Tunique africaine avec dentelle »

     

     

    Cette pièce de couture avait déjà été tellement vulgarisée qu’on la croyait dépassée.  Malgré cela, on note son grand retour à travers la tunique africaine avec dentelle. Royales et belles, les tuniques africaines avec dentelle sont encore dans l’ère du temps.

     

     » La Tunique raphia »

     

    Le raphia a connu d’énormes progrès et transformations au fil du temps. C’est avec fierté que beaucoup de personnalités publiques l’utilisent, aujourd’hui, pour confectionner des tuniques et des robes à base de raphia Celles-ci rivalisent d’ailleurs de beauté avec les tenues qui utilisent le fameux wax hollandais.

     

     » La Tunique version nord africaine »

     

    La Djellaba, l’emblématique vêtement nord-africain qu’on recouvre jusqu’au Soudan, est un marqueur culturel connu bien au-delà du Maghreb. Elle se caractérise par sa forme très ample ;sa longueur (elle balaie le sol) ; son capuchon ou sa cagoule (destinée à protéger contre le soleil et les vents froids).

    Elle est habituellement cousue avec de la laine, mais de récents modèles de djellaba sont faits en coton léger, sont moins bouffants et plus courts.

     

     

    Il est clair que quand on a fini de visiter tout ceci, cela  donne certainement envie d’aller refaire de la place dans sa garde-robe.

  • tenues vestimentaires des yacouba

    tenues vestimentaires des yacouba

    Des boubous Yacouba 

    Voici les trois grands types de boubous

     

    Trois grands types de boubous se distinguent dans les tenues traditionnelles des peuples Yacouba, issus de l’ouest montagneux de la Côte d’Ivoire. Ce sont le Fakhe-hi, le Sota behi et la Gandoura.

    Considéré comme l’habit royal, le Faké-hi est un ensemble. Il est constitué d’un boubou à manches bouffantes, porté sur une grosse culotte traditionnelle, qui laisse entrevoir une partie des mollets du porteur. Avec le Faké-hi, le port d’un bonnet fait exclusivement de cotonnade est obligatoire. Ce bonnet, en Yacouba est appelé le «  Gblo-fan ». Le Fakhe  est ample et très épais.  Dans la société traditionnelle Dan, il est porté par des personnes âgées, des notables, des chefs de villages, de terres, de cantons et des gardiens de cases sacrées. La confection du Fakhe  qui autrefois se faisait à la main pouvait prendre au moins un an.

    Le Sota-béhi est très petit. C’est une sorte de gilet. Il sert généralement de sous corps aux chefs traditionnels Yacouba lorsqu’ils s’habillent pour assister à une importante cérémonie traditionnelle. Le Sota behi qui se porte sous le Fakhe  peut être considéré comme un élément décoratif pour le profane. Mais, en réalité il aurait des vertus mystiques. En ce sens qu’il joue le rôle d’un vêtement protecteur contre les mauvais sorts ou même les balles. Cette tenue joue le rôle d’anti-balle ou d’anti-fétiche.

    La Gandoura, un terme qui serait d’origine Toura, est dérivée de la grande famille du Faké-hi et du Sota-béhi. Les Toura sont en effet l’une des trois composantes ethniques qui peuplent le département de Biankouma. En effet, sa conception présente de longues bandes de cotonnade juxtaposées qui laissent entrevoir les flancs du porteur de chaque côté. La Gandoura est par excellence la tenue de détente en pays Toura et Yacouba de Biankouma et par extension dans la région du Tonkpi. Elle est portée par des animateurs des courses de masques dans les villages, les danseurs pendant les clairs de lune et les conteurs d’un soir dans le coin d’une case. 

     

    Jeremy Junior

  • ces noms donnés aux pagnes qui font leur renommée

    ces noms donnés aux pagnes qui font leur renommée

    Mardi 30 janvier 2024. Il est un peu plus de 14 heures quand nous arrivons au grand marché du forum  d’Adjamé. Le lieu grouille de monde et les marchandes installées derrière leurs étales rivalisent de stratégies pour apâter les éventuels clients. Après renseignement, nous sommes conduits à l’étage où sont installés les vendeurs et vendeuses de pagnes. Marie Légbé, la quarantaine révolue nous accueille devant son étale garnie de pagnes.  Lorsque nous abordons le sujet concernant les petits noms donnés aux pagnes, elle éclate de rire, avant de passer en revue quelques applications de pagnes devenues des références.

     

     » S’agissant des noms donnés aux pagnes, je peux vous citer  « mari capable »,  « un mari ingrat », « L’oeil de ma rivale », « le lit de mon mari »  « Jardin d’Éden », 

    « Jalousie », « Pas de vie à trois », « Si tu sors, je sors », « Si tu divorces, je ne mangerai pas du sable ». Il y a tellement de noms que c’est difficile de tout citer », énumère notre interlocutrice. 

     

    Ces noms sont en fait des sobriquets donnés à des milliers de pagnes colorés aux motifs divers, ces bandes de tissus imprimés d’environ 6 mètres de long avec des motifs africains.

     

    Les plus vendus et les plus connus de ces pagnes, héritent de noms qui se généralisent selon un processus mystérieux propre aux rumeurs ou aux blagues.  » Nous même on ne sait pas d’où ça vient. Souvent ce sont les vendeuses qui donnent ces noms. Quelques fois aussi, ils proviennent des clientes.  Ce sont des noms qu’on donne souvent dans la plaisanterie et qui finissent pas rester parfois », nous explique notre vendeuse à Adjamé depuis 15 ans.

     

    Selon elle, ces appellations proviennent aussi très souvent des filmes telenovelas ou des évènements socio-politiques.  » Quand il y a une novela qui a du succès ou un événement politique, le pagne qui arrive en même temps peut recevoir son nom », explique-t-elle.

     

    Certains pagnes portent ainsi des prénoms d’héroïnes de séries télévisées. C’est le cas par exemple du pagne appelé « la Voiture de Renato », directement inspiré du nom du feuilleton brésilien à succès » la Tour de Babel » ou encore  » Le « Balai de Guei » en référence à feu le général Robert Guéi après le coup d’État de 1999 en Côte d’Ivoire. 

     

    En général, ces pagnes servent à confectionner des vêtements, traditionnels ou non. « Chemises, pantalons, robes…, des habits mais aussi des sacs, des chaussures, des rideaux, des draps, des nappes. « On peut tout faire avec le pagne, car il est beau et bon », s’écrie Marie Légbé.

     

    Jadis produit de luxe importé des Pays-Bas et utilisant le procédé de la « wax », le pagne s’est diversifié en plusieurs qualités de tissus et d’impression, devenant très accessible. Car, à mesure que des progrès ont été réalisés en matière d’impression et de fabrication, la production et le nombre de motifs ont augmenté et le prix moyen a baissé.

     

    Depuis le début des années 2000, le marché du pagne, sur lequel la Côte d’Ivoire est un pays phare, s’est étendu et a vu l’arrivée de concurrents venus d’Asie. Au marché d’Adjamé comme partout sur le continent africain, on trouve des pagnes importés de Chine ou de Thaïlande.

     

    Pour les clients les moins fortunés, ces produits vendus entre 2.000 et 6.000 F CFA (entre 3 et 10 euros) sont bien plus abordables que les pagnes des grandes marques, qui coûtent au bas mot 15.000 F CFA  et jusqu’à 70.000F CFA.

     

    « Ceux qui achètent les pagnes de Chine, ce sont ceux qui n’ont pas suffisamment de moyens. Tout le monde ne peut pas se payer un Hollandais (pagne haut de gamme) », explique Awa Koné, également vendeuse de pagnes.

     

    Selon des acteurs du domaine du pagne, la contrefaçon a mis énormément en danger l’activité ces dernières années. De fait, une stratégie de créativité, de marketing, de distribution et de production a été mise en place, afin de lutter efficacement contre ce phénomène.

     

    Un cabinet de création de motifs a été mis en place dans l’usine du groupe Uniwax à Abidjan et multiplie les productions de séries courtes. Du coup un pagne n’est disponible que quelques semaines, de sorte que les copieurs ne pluissentnpas les reproduire.

     

    Selon nos investigations, en 2015, Uniwax a été très rentable, dégageant un bénéfice net de 4 milliards de F CFA (6 millions d’euros) pour un chiffre d’affaires de 36 milliards de F CFA (55 millions d’euros), ce qui représente une confortable marge (11% net).

     

    L’entreprise, qui emploie 750 personnes, a ainsi pu lever début septembre 15 millions d’euros sur les marchés boursiers pour financer un plan d’investissement visant à augmenter la production de 70% sur 5 ans.

     

    Elle profite d’un marché en pleine expansion: le pagne intéresse désormais les artisans sur les marchés mais aussi des créateurs de mode, des accessoiristes ainsi que le monde du prêt-à-porter. Et les imprimés et couleurs africains commencent à attirer la clientèle européenne et américaine.

     

    Thom Biakpa

  • mode africaine

    mode africaine

    Un tissu bogolan

    Comment nettoyer son tissu bogolan

    Pour nettoyer son tissu bogolan, on peut le laver à l’eau froide sans grande perte de couleur. Toutefois, il est recommandé de le laver à sec du fait que ses teintures sont naturelles et peuvent s’effacer avec le temps. Filés et tissés à la main au Mali, les tissus Bogolan sont peints avec des colorants naturels fabriqués à partir de la boue et de plantes. Le lavage à sec peut se faire à la machine ou à la main. Il convient de savoir que certains produits nettoyants ne sont pas appropriés pour le lavage des tissus faits à la main. En cas de lavage à la machine, il faut placer le tissu dans un sac à lingerie et le laver à l’eau froide. Il faut dans ce cas utiliser le cycle délicat et un détergent doux. L’eau deviendra foncée. Raison pour laquelle le tissu doit être lavé tout seul au moins dans un premier temps. Il faudra penser à rincer la machine avant de laver d’autres vêtements. Lors du premier nettoyage, quelle que soit la méthode utilisée, il peut y avoir une certaine décoloration du tissu. Il faudra alors le sécher à plat ou le suspendre. Celui-ci peut également être repassé à l’aide d’un fer à vapeur avec de bons résultats.

    Le terme « bogolan » signifie « originaire de la terre » ou « issu de la terre ». Il est originaire du Bélédougou, une région du centre du Mali. Bien qu’issue de cette région de l’Afrique de l’ouest, le bogolan existe aussi, depuis des décennies, dans de nombreux autres pays africains tels le Burkina Faso, la Guinée, la Côte d’Ivoire et le Sénégal. Le bogolan est une toile à base de colorant naturel (teinture) et de coton. Il s’agit d’une étoffe décorée avec des plantes et de l’argile ou de la boue. Fabriqué de manière artisanale, le bogolan est caractérisé par sa couleur noire issue d’une réaction chimique entre le tanin présent dans les plantes et la boue. Les couleurs qui permettent de l’identifier sont le marron, le blanc, le noir et l’ocre.

     

     

    Jeremy Junior

  • promotion des tenues vestimentaires du burkina faso

    promotion des tenues vestimentaires du burkina faso

    Le « Faso Dan Fani » labellisé auprès de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle

     

    Le gouvernement du Burkina Faso a labellisé l’une des tenues vestimentaires, qui fait sa fierté. A savoir le « Faso Dan Fani ». Et cela en vue de mieux le protéger. Cette labellisation permettra non seulement aux consommateurs de vérifier l’origine et la qualité des pagnes ; mais aussi d’éradiquer la contrefaçon du marché. Signifiant littéralement « pagne tissé de la patrie » en langue Dioula, le « Faso Dan Fani » est un pagne tissé traditionnel burkinabé fait à base de coton. Ce pagne est produit par des tisserands, soutenus dans leur métier par des femmes. Ainsi, les femmes ont la charge de la récolte, de la filature et de la teinture du coton. Les hommes quant à eux tissent en bandes sur leurs métiers à tisser artisanaux le coton filé et teinté pour obtenir le pagne. Composé de plusieurs bandes de fil de coton lourd plus ou moins larges, non génétiquement modifié, assemblées pour obtenir un pagne ; le Faso Dan Fani est traditionnellement tissé à la main.

    On attribue la paternité de l’étoffe aux Mossis, une ethnie du Burkina Faso qui cultive et transforme le coton suivant les saisons. Seulement ce savoir-faire ne se limite plus qu’à cette ethnie. « Dans tous les villages du Burkina Faso, l’on sait cultiver le coton. Dans tous les villages, des femmes savent filer le coton, des hommes savent tisser ce fil en pagnes et d’autres hommes savent coudre ces pagnes en vêtements…» disait l’ancien président Thomas Sankara dans les années 80, quand il imposait le port du Faso Dan Fani aux cadres du pays. Ce dernier est d’ailleurs le premier dirigeant du pays des hommes intègres à avoir valorisé au mieux ce pagne. Thomas Sankara disait à juste titre que « porter le Faso Dan Fani est un acte économique, culturel et politique de défi à l’impérialisme ». A sa suite, d’autres autorités ont également fait la promotion de ce pagne tissé. Au nombre de ceux-ci, l’on peut citer le président Christian Roch Kabore, le Mogho Naba, l’empereur des Mossis. Le président Christian Roch Kabore aimait arborer des tenues réalisées avec le « pagne tissé de la patrie » lors de rencontres officielles ou d’événements importants autant au Burkina qu’à l’extérieur. L’empereur des Mossis porte toujours du « Faso Dan Fani » lors de ses rares apparitions en public. C’est dire à quel point la volonté politique et sociale du Burkina est en faveur de la promotion du tissé burkinabé. Des stylistes de renom ont contribué à le rendre plus populaire. Il s’agit, entre autres de Élie Kuame, Imane Ayissi, Peulh Vagabond, Pathé’O.

     

     

    Jeremy Junior