Catégorie : Style

  • labellisation officielle du leppi : une avancée majeure pour l’industrie textile en guinée

    labellisation officielle du leppi : une avancée majeure pour l’industrie textile en guinée

    Le tissu Leppi officiellement labellisé / Photo: African Textil

    L’annonce récente par les autorités guinéennes de la mise en place d’un label officiel pour le Leppi, tissu traditionnel guinéen, marque une initiative très importante pour la promotion de l’industrie textile du pays. Ce mouvement s’inscrit dans une démarche globale de valorisation des savoir-faire locaux et pourrait transformer profondément le paysage de la mode africaine.

    Le Leppi, un vecteur d’identité culturelle

    Traditionnellement tissé à la main en Guinée, le Leppi est connu pour ses motifs colorés et son importance culturelle. Chaque motif et couleur raconte une histoire ou symbolise un aspect spécifique de la société guinéenne. Le Leppi n’est pas seulement un élément vestimentaire, mais aussi un vecteur indéniable d’identité culturelle.

    Le processus de labellisation a été initié par divers acteurs de l’industrie, incluant des designers, des artisans et des institutions gouvernementales. L’objectif est de s’assurer que chaque pièce de Leppi vendue sous ce label respecte des exigences strictes de qualité et d’authenticité, préservant ainsi le patrimoine culturel tout en standardisant les produits pour un marché global plus large.

    Les exigences de qualité sont essentielles, car elles garantissent la durabilité et l’authenticité des textiles. La labellisation promeut l’emploi local, valorise le travail des artisans guinéens au niveau international, lutte contre la contrefaçon et sécurise les designs traditionnels contre les imitations.

    Impact attendu sur l’industrie textile guinéenne

    L’introduction de ce label devrait marquer un tournant historique pour l’économie locale guinéenne. Son officialisation devrait augmenter les exportations, valoriser la marque Guinée, renforcer l’image du pays en tant que centre de mode africaine traditionnelle et de qualité, et ouvrir des opportunités commerciales pour les artisans locaux.

    Les défis rencontrés dans l’implémentation du label

    Toute initiative de cette ampleur rencontre des obstacles. Pour le label Leppi, ces défis incluent notamment la résistance au changement des méthodes traditionnelles, l’adaptation aux normes internationales sans diluer l’essence culturelle, et la gestion logistique liée à la certification. Toutefois, grâce à une collaboration étroite entre les parties prenantes locales et des experts internationaux, ces challenges sont progressivement relevés.

    Avec le fondement solide posé par ce premier label, de nombreuses perspectives de développement se dessinent pour le Leppi. Des idées d’utilisation innovante des motifs dans des collections modernes jusqu’à l’intégration de technologies de traçabilité pour prouver l’authenticité, les possibilités sont vastes pour dynamiser davantage l’industrie textile nationale de la Guinée.

    Ce nouvel avancement du Leppi sous forme de label officiel encourage non seulement la préservation culturelle mais aussi le développement économique durable. Ainsi, le futur de l’industrie textile en Guinée semble prometteur grâce à cette fusion harmonieuse entre tradition et innovation.

    Thom Biakpa

  • à la découverte du ndop, le tissu sacré du peuple bamiléké du cameroun

    à la découverte du ndop, le tissu sacré du peuple bamiléké du cameroun

    Une promotrice du tissu Ndop élégamment vêtue / Photo: studioxldouala

    Au Cameroun, l’identité vestimentaire des Bamilékés, peuple de l’ouest du pays, se confond avec le tissu Ndop. Ce tissu est originellement un assemblage de bandes de coton. Cependant, ce sont les motifs géométriques blancs sur fond bleu indigo qui lui confèrent ses caractéristiques et sa symbolique distinctives. La richesse du Ndop ne réside pas dans une variété de couleurs, mais dans le style et la combinaison de motifs et figures géométriques abstraites qui ressortent sur le fond bleu intense.

    Selon Franck Ekeng, styliste camerounais originaire du peuple Bamiléké, le Ndop, porteur d’une valeur symbolique particulière, est utilisé pour la confection des vêtements rituels dans les sociétés secrètes. C’est précisément pourquoi le Ndop traditionnel n’est pas vendu ; il est réservé aux cérémonies traditionnelles. Le traitement graphique et l’iconographie suivent des codes stricts. Les formes géométriques, la lune, le soleil, les étoiles et les animaux sont des symboles codés représentant la paix, la fécondité, la prospérité, etc., que l’on retrouve sur ce tissu.

    Le processus de fabrication du Ndop

    Les étapes de fabrication du tissu traditionnel sont très méticuleuses et impliquent plusieurs spécialistes. Le coton local, filé à la main, est tissé en bandes étroites d’environ 5,1 cm de large, puis assemblées bord à bord pour former le tissu. Guidé par un contour rugueux, le tissu est cousu étroitement avec une fibre de raphia résistante à la teinture. Le tissu ainsi cousu est ensuite teint en indigo.

    Franck Ekeng détaille le processus de fabrication, qui commence par le filage et le tissage du coton. Ensuite, les figures symboliques sont réalisées sur le coton avec du fil en raphia. Après cette étape, vient la teinture à l’indigo pour obtenir la couleur de fond bleue caractéristique du Ndop. Une teinture complémentaire à l’indigo est appliquée pour les motifs bleus, réalisés au nord du Cameroun, région réputée pour son textile.

    Les villes de Bandjoun et Baham sont les principaux centres de fabrication de ce tissu traditionnel. Selon notre interlocuteur, la technique de fabrication du Ndop a évolué avec le temps. La version actuelle est moins élaborée, faite d’étroites bandes épaisses au fil grossier, cousues bord à bord et décorées de dessins brodés. L’étoffe Ndop moderne peut même être fabriquée de façon industrielle avec la technique de production des pagnes wax à base d’indigo, ou même en impression directe avec la rotative.

    Le Ndop dans la mode contemporaine

    Comme mentionné plus haut, le Ndop est initialement un tissu utilisé dans les sociétés secrètes Bamiléké pour habiller des sites et loges des rois lors des cérémonies. Il sert également lors des cérémonies de deuil dans l’ouest du pays. Cette origine particulière explique son utilisation assez timide dans la mode contemporaine, son image de textile sacré étant encore prédominante et réservée aux personnes initiées.

    Thom Biakpa

  • concours africa fashion up 2024 : les 5 lauréats annoncés à un défilé de mode, le 26 juin prochain, à Paris

    concours africa fashion up 2024 : les 5 lauréats annoncés à un défilé de mode, le 26 juin prochain, à Paris

    L’Africa Fashion Up 2024 se déroulera à Paris, le 26 juin prochain / Photo: Share Africa

    Les lauréats de l’édition 2024 du concours Africa Fashion Up sont connus. Ils sont au nombre de cinq et sont originaires de la Côte d’Ivoire, d’Afrique du Sud, du Sénégal et du Mali. Ils ont été sélectionnés parmi plus de 200 candidatures, à l’issue de la délibération, le 29 avril dernier, par un jury, composé de professionnels de la mode.

    Il s’agit de Kader Diaby, créateur ivoirien; Mohamed Youss, créateur marocain; Gugu Peteni, créatrice sud-africaine; Kadiata Diallo, créatrice sénégalo-mauritanienne et de Rich Mnisi, créateur sud-africain.

    Ces jeunes talents bénéficieront d’un accompagnement dispensé par des professionnels, ils participeront à un défilé en juin prochain et pourront présenter leurs pièces dans un pop up store en plein cœur de Paris.

    Ils bénéficieront par ailleurs d’une semaine de formation à Paris fin juin. Durant cette période, ils assisteront à des masterclass, des visites immersives dans des maisons de haute couture ainsi qu’une session de formation en management et commerce international dispensée par HEC Paris. Ils seront également accompagnés par Balenciaga dans le cadre d’un programme de mentorat de quatre mois.

    À l’issue de cette formation, les heureux élus présenteront leurs créations lors d’un défilé de mode, le 26 juin prochain, dans les jardins du musée du quai Branly-Jacques Chirac.

    La soirée du 26 juin refermera ses portes par l’annonce du lauréat du prix Designer AfricaFashion Up 2024, suivi d’un dîner de gala.

    Partenaire de l’événement, les Galeries Lafayette accueilleront pour la troisième année consécutive, un pop-up store proposant les créations de jeunes talents sélectionnés par Share Africa, plateforme dédiée à la promotion de l’entrepreneuriat et de la créativité en Afrique et initiatrice du concours Africa Fashion Up.

    Cette boutique éphémère est à découvrir du 27 juin au 3 juillet 2024, au Salon Opéra, du grand magasin parisien.

    Thom Biakpa

  • vêtements de seconde main importés : une ong ghanéenne déconstruit les stéréotypes sur les fringues bon marché venus de l’europe

    vêtements de seconde main importés : une ong ghanéenne déconstruit les stéréotypes sur les fringues bon marché venus de l’europe

    Un marché de vêtements seconde main en Zambie. Photo: AfricaMediaOnline

    Le Ghana est l’un des plus gros importateurs de vêtements de seconde main au monde. Récemment, une vive polémique a éclaté dans ce pays sur la qualité de ces vêtements bon marché importés de l’Europe. De nombreuses langues ont fait croire que ces vêtements comportaient beaucoup de déchets. Une manière de décourager les pays du nord qui exportent ces vêtements vers les pays africains, notamment le Ghana.

    Pour faire taire les critiques, une association de commerçants du Ghana a fait diligenter une enquête dont le rapport a été rendu public. L’étuderéalisée par la structure « Ghana used clothes dealer association »,révèle que seulement 5% des vêtements importés par millions de tonnesdans ce pays de l’Afrique de l’ouest seraient, en effet, des déchets.

    De quoi soulager les acteurs de ce business qui se sont sentis menacés à un moment donné, craignant l’interdiction de cette activité au Ghana. « Le commerce de vêtements seconde-main est bénéfique pour le Ghana », lit-on dans le nouveau rapport publié par la structure « Ghana used clothes dealer association« .

    « Tellement de foyers dépendent de ce marché, c’est une économie générationnelle. C’est un des commerces qui ne discrimine pas : les personnes à faibles revenus y participent, comme les personnes à moyen, et haut revenu », fait savoir Marvin Awosu, membre de l’association et importateur de vêtements usagés.

    5% de déchets, c’est très peu. Pour arriver à ce chiffre, les auteurs ont travaillé sur la définition même de ce qu’est, un déchet, lorsqu’il s’agit de vêtement.

    « Notre définition du déchet, c’est un vêtement qui ne peut être vendu. Donc si les vendeurs ne sont pas capables de le vendre, ils disent que ce vêtement est un déchet. Mais même ces vêtements qui ne peuvent être vendus, les vendeurs nous disent que parfois, ils les recyclent en d’autres choses, comme des serpillères, dépoussiérants, etc », explique Stephen Odonkor, auteur principal du rapport.

    Ce rapport est motivé par un but principal : décourager les pays du Nord dans leur volonté d’interdire les exportations de vêtements de seconde main vers le continent africain. Une interdiction notamment proposée à l’Union européenne en mars par le gouvernement français.

    Également opposé à l’interdiction des exportations, la fondation Or, autrice d’un autre rapport sur les vêtements de seconde main, se veut moins optimiste. L’ONG, basée depuis 2011 à Accra, a vu la qualité des vêtements importés se dégrader d’année en année, les rendant de plus en plus difficile à vendre et augmentant, de fait, la quantité de textile qui finissent par être jeté, à savoir 40% au marché de Katamanto, le plus important du pays, selon la fondation.

    « Il est très important de pouvoir prendre en compte ces deux réalités en même temps : on peut reconnaître le marché de Katamanto comme étant un exemple d’économie circulaire, tout en reconnaissant que ce n’est pas une utopie du commerce de seconde main. Le problème, c’est la fast fashion. Leur modèle économique, c’est le volume qui prime sur la valeur, et c’est comme ça que l’on peut définir la fast fashion. La conséquence, c’est que les vêtements qui arrivent ici ne sont plus d’assez bonne qualité pour permettre aux vendeurs de les réutiliser, de les réparer et de les recycler, et donc de gagner leur vie avec. C’est pour cela que tant de vêtements finissent en tant que déchets », dit Liz Ricketts, directrice exécutive de la fondation Or.

    « Donc, ce que nous voulons, c’est que les grandes marques, à travers la politique de Responsabilité élargie du producteur, paie des taxes, dont l’argent sera ensuite utilisé et redistribué dans des marchés comme Katamanto, pour soutenir les gens dans leur travail. Ces taxes serviront également à créer de nouvelles infrastructures, et donc de nouvelles possibilités de recyclage, ici au Ghana, mais aussi à améliorer les infrastructures du marché en lui-même, pour que les personnes puissent travailler dans un cadre sûr et digne », explique-t-elle.

    Thom Biakpa

  • les colliers traditionnels, quand l’industrie de la joaillerie prend une connotation africaine  

    les colliers traditionnels, quand l’industrie de la joaillerie prend une connotation africaine  

    N’gone Sagna une promotrice de la joaillerie africaine en Europe / Photo: Ngone

    L’art traditionnel africain se manifeste sous une multitude de déclinaisons. La réalisation de nombreux types d’objets, sculptés, éventuellement enduits, peints ou produits par assemblage de nombreux éléments, ainsi que les arts du corps (coiffures, parures et peintures corporelles, scarifications, tatouages) sont le reflet de l’immensité du talent des créateurs africains.

    Ce talent manifesté dans toute sa dimension est aussi présente dans l’industrie de la joaillerie qui, de plus en plus, épouse des caractéristiques africaines. Partout dans le monde, les colliers fabriqués par les créateurs africains sont mis en avant et leur beauté et leur originalité sont indéniables.    

     

    Ces colliers sont généralement constitués de perles, d’os, de cornes, de coquillages et d’autres matériaux naturels. Les motifs et les couleurs de ces colliers peuvent varier en fonction de la tribu ou de la région d’Afrique. Dans la culture africaine, ils sont souvent portés comme symboles de statut, de richesse et de pouvoir. Ces colliers sont également utilisés comme talismans et amulettes pour protéger les gens de la malchance et des mauvais esprits.

    Ces joailleries sont réalisées dans tous les pays africains. Au Togo par exemple, vous retrouverez avec les perleuses et les commerçantes, des colliers africains traditionnels, comme les colliers touareg. Certains colliers sont en perles de verre importées du Ghana, d’autres sont conçus à partir de mélangesde lamelles de coco ou de plastique. On y trouve également des perles de bronze ou de cauris. A cela s’ajoute des créations de colliers africains en wax multicolores très tendance. Vous trouverez ainsi de superbes colliers aux couleurs, matières, épaisseurs, tailles, poids et formes extrêmement variés.

    Tout ceci pour exprimer l’immensité du talent des créateurs africains qui prennent de plus en plus leur place dans l’industrie de la joaillerie.

    Thom Biakpa

  • créations africaines : Sorobis, premier styliste américain d’origine burkinabé à faire briller la mode africaine au festival de Cannes avec sa somptueuse collection « delwendé » 

    créations africaines : Sorobis, premier styliste américain d’origine burkinabé à faire briller la mode africaine au festival de Cannes avec sa somptueuse collection « delwendé » 

    Collection « Delwendé » du Fashion Designer Sorobis au Festival de Cannes 76è édition / Photo: Soramany

    Le Festival de Cannes est l’événement le plus médiatisé au Monde après les Jeux Olympiques. Sur la planète cinéma, ce festival occupe la première place du podium et attire pas moins de 30 000 professionnels passionnés et 5 000 journalistes. L’édition 2024 (la 77e édition) qui a démarré le 14 mai, refermera ses portes, le samedi 25 mai prochain.

    Si le Festival de Cannes est un événement dédié au cinéma, il n’en demeure pas moins, une plateforme qui met en lumière la mode sous toutes ses formes. Cannes est en effet, devenu le rendez-vous annuel des grandes maisons de couture et des jeunes créateurs pour parer tout ce que le monde du cinéma compte de beautiful people. Véritable enchère médiatique, habiller une star à Cannes vaut bien plus que n’importe quelle publicité dans un magazine.

    Cette enchère à parer les vedettes de cinéma de vêtements, de bijoux, de joaillerie, de sacs et même de chaussures, est devenue un réel marché. Cependant, il faut bien le reconnaître que les créateurs de mode africains sont quasi-inexistants : manque de visibilité, d’intérêt et de médiatisation. Et cela, au grand dam de l’Afrique, tant le continent regorge de pépites et talents exceptionnels. La bonne nouvelle c’est qu’un styliste américain d’origine Burkinabé du nom de Sorobis, un visionnaire et pionnier a décidé de casser les codes et changer la donne.

    Il a rendu l’impossible possible en y participant. Un pari osé qu’il a réussi à relever avec succès en présentant Saramany International 2e édition dont la première a eu lieu à New York. Il a défilé avec sa somptueuse collection « Delwendé » au sein du Pavillon Afriques lors de la 76ème édition du festival. Ce qui fait de lui le premier Africain d’origine, à présenter la mode africaine au Festival de Cannes. Une consécration saluée par toute l’Afrique et sa diaspora, faisant ainsi la fierté de ses ancêtres. Il l’a fait malgré les doutes, et réussi ou personne ne l’attendait. Rien n’a été facile d’autant plus que le festival a quelques jours du défilé, n’avait toujours pas donné son autorisation. Que cela ne tienne, l’objectif a été atteint!. Il a cru en son rêve et est allé jusqu’au bout en gardant la foi. D’ailleurs le nom de sa collection, n’est pas anodin vu qu’il a été choisi pour dire MERCI à Dieu.

    Ainsi, pour réaliser ce show spectaculaire, il a fallu mobiliser une quinzaine de personnes entre les mannequins, styliste de mode et une créatrice d’accessoires très en vogue venue spécialement de la Côte d’ivoire, Kitat Créations. Une collaboration fructueuse qui a émerveillé les festivaliers.

    Évidemment, le chemin est encore long et il y’a encore beaucoup de travail à faire. Certes c’est extraordinaire et une fierté d’être le premier créateur Africain à présenter la mode africaine au Festival de Cannes. Il est important d’avoir plus de représentation et être plus nombreux. Fort heureusement les avancées sont progressives. D’ailleurs la célèbre comédienne-Franco-ivoirienne Claudia Tagboqui présentait son cours métrage lors de cette 76è édition, a fait sensation sur le tapis rouge en pagne au Festival de Cannes. Simplement magnifique !

    Thom Biakpa

  • voici le code des années 2 000

    voici le code des années 2 000

    Une dame en jean

    Photo: 123 RF

    La mode des années 2 000 obéit à des codes. Ce qu’il faut savoir c’est qu’au plan vestimentaire, c’est le temps des tenues près du corps, ou tenues moulantes. On fonce sur les vêtements ultra près du corps ! Les jeans et pantalons sont taille basse et évasés. Les hauts sont pour leur part soit très courts sous la poitrine, soit très longs, portés comme des robes sur les pantalons.

    Pour ce qui concerne les couleurs, on constate la présence du rose sous toutes ses nuances. C’est la couleur phare des années 2 000. Le bleu turquoise ou bleu jean est également très présent, ainsi que le blanc, le beige, le kaki et le marron chocolat.

    Pour ce qui est des matières, le denim est devenu un incontournable de l’époque, de préférence dans un délavage clair, grisé ou jauni. On retrouve beaucoup de jersey très extensible pour les tops, de la fausse fourrure et du similicuir pour les vestes, du métal argenté pour les bijoux, et bien sûr, du strass, du strass, du strass !

    Les motifs correspondants à cette époque sont les imprimés zèbre et léopard, ainsi que les fleurs de style hawaïen, les étoiles, les motifs papillons, et le motif camouflage.

    Tout ce qui précède est agrémenté par des accessoires tels que les bijoux, les lunettes, les ceintures et les sacs.

    Jeremy Junior

  • tenues vestimentaires  keyfa : une marque sénégalaise qui a de beaux jours 

    tenues vestimentaires keyfa : une marque sénégalaise qui a de beaux jours 

    Une tenue de marque Keyfa

    Crédit Photo: Keyfaworld

    L’une des marques de tenues vestimentaires, qui fait la fierté du Sénégal est bel et bien Keyfa. Keyfa est également une maison de couture crée par trois spécialistes qui ont décidé de mettre ensemble leur compétence. Il s’agit d’un styliste,-créateur de mode, unspécialiste des tissus haut de gamme et un ingénieur professionnel industriel.

    La marque Keyfa a un style qui lui est propre. Il n’est pas dans le traditionnel, ni dans le Sénégalo-Sénégalais. Il est dans le différent, le caractère, l’envie d’autre chose. Le style est plutôt moderne et panafricain. En vérité, il se focalise sur une clientèle moderne, dynamique. En sorte que la personne qui s’habille Keyfa doit se sentir bien, différente des autres.

    Il convient de noter que Keyfa conçoit et réalise des collections d’un style nouveau, à partir de deux lignes de production à savoir : une ligne de production ‘’Prêt à Porter’’ de luxe pour nos boutiques, et une ligne de production ‘’Sur-Mesure’’ Haut de Gamme, pour les commandes spéciales. « Nos collections obéissent aux caractéristiques suivantes : – Un design original et moderne, résultat d’une grande créativité du personnel.- Une finition très soignée des produits, répondant à des normes de qualité.- Un large choix de tissus haut de gamme disponibles », affirment les promoteurs.

    Jeremy Junior

  • joaillerie de luxe – Vania Leles, une virtuose de la pierre précieuse en afrique

    joaillerie de luxe – Vania Leles, une virtuose de la pierre précieuse en afrique

    Vania Leles / photo Alamy

    Originaire de la Guinée-Bissau, Vania Leles, est une jeune femme élégante, intelligente et pleine d’ambition. Il y a près de neuf ans, elle lançait une joaillerie de luxe sous la marque Vanleles. Un première pour une femme africaine. Cette initiative vient corriger un paradoxe criant dans le secteur de la joaillerie africaine.

    En effet, l’Afrique produit la majorité des pierres précieuses de la planète, mais les joailliers sont occidentaux. Vania Leles est donc l’exception qui confirme la règle. Née en Guinée-Bissau, cet ancien top model avec sa marque de joaillerie de luxe Vanleles, fait son petit bonhomme de chemin dans ce secteur d’activité prospère.

    « Le siège social, les bureaux et la boutique sont à Londres, mais j’achète mes pierres un peu partout en Afrique », explique Vania Leles. Elle se fournit en pierres « principalement au Mozambique pour les rubis, la Zambie pour les émeraudes, le Botswana et l’Afrique du Sud et la Namibie pour les diamants », ajoute-elle.

    Vania Leles dont l’atelier se trouve en Italie, explique que « la joaillerie de luxe est un métier qui ne s’improvise pas ». Elle dit avoir mis plus de dix ans à concrétiser son rêve. « J’ai étudié à la GIA, la Gemelogical Institute of America. J’ai étudié la gemmologie, mais aussi le commerce des pierres précieuses et la conception des bijoux », dit-elle. « Après mon diplôme, j’ai travaillé pour le bijoutier Graff, j’y ai travaillé trois ans et demi. Ensuite, je suis entrée chez De Beers, et après j’ai travaillé chez Sotheby’s au département des pierres précieuses. J’ai donc de l’expérience, cela m’a pris dix ans ! », poursuit l’ancien top model.

    Elle se souvient de ses débuts, quand elle a souhaité se lancer seule dans l’aventure. « Pour ce qui est du capital, j’ai vendu mon appartement. Au début,je me suis appuyée sur le réseau des gens que j’avais rencontrés au cours de ma carrière. Les fournisseurs de diamants, les gens de l’atelier de fabrication que je connaissais en Italie et qui travaillent pour les grandes maisons de la place Vendôme. J’ai commencé à dessiner mes collections. D’abord une petite, de six pièces… C’est une aventure qui dure depuis plus de quatre ans. Et je suis toujours là ! », dit-elle, l’air enthousiaste.

    La jeune femme ne cache pas sa fierté de représenter l’Afrique dans une industrie du luxe en plein essor. Son rêve serait de voir cette industrie produire directement sur le continent africain. « J’aimerais qu’un jour l’Afrique possède sa propre bourse de négoce de diamants, des ateliers de taille et de polissage, en Angola ou au Botswana. Le Botswana a déjà des ateliers, mais je voudrais qu’ils soient plus gros ! »

    Visionnaire, elle imagine un essor de l’industrie en Afrique. « J’aimerais que les emplois que génère l’industrie du diamant viennent en Afrique. C’est mon rêve ! Nous devrions être capables de dire aux vieilles maisons de négoce « si vous ne créez pas d’emploi en Afrique, vous n’aurez plus accès à nos pierres ». Et les bourses de New York, Anvers et d’Israël fermeraient, car elles n’auraient plus de pierre à vendre », clame-t-elle.

    L’industrie du luxe en Afrique est encore balbutiante, mais elle existe. Avec l’ambition dans les années à venir de prendre toute sa place sur la carte mondiale du luxe. Après tout, le géant du luxe Richmont qui possède notamment les marques Cartier et Van Cleef and Arpels, a été fondé par un Sud-Africain.

    Thom Biakpa

  • sandales africaines – le reflet de la créativité et de l’ingéniosité des artisans africains

    sandales africaines – le reflet de la créativité et de l’ingéniosité des artisans africains

    Source photo: Tratenor

    La sandale est une chaussure légère, à brides ouvertes dont le but est de montrer la nudité du pied. Il en existe de plusieurs types, parmi lesquels la sandale Africaine. Appelée « Samara » au Cameroun « Abodjé » ou « Zandrai » en Côte d’Ivoire, cette chaussure est très  répendue sur le continent.

    Elle est généralement fabriquée en cuir ou en raphia et se porte de préférence en saison sèche, en dehors des zones humides. Les sandales africaines sont une expression unique de la culture et de la mode made in Africa. Chaque sandaleraconte une histoire et reflète la créativité et l’ingéniosité des artisans africains.

    Les sandales africaines ne sont pas seulement confortables et durables, elles sont aussi un moyen d’entrer en contact avec la riche histoire et la culture du continent africain. Au Cameroun, on en trouve avec des semelles caoutchouc faites à base de fil nylon bien solides et résistantes dans l’eau.

    Elles sont parfaites pour la plage et d’autres activités de plein air. Les sandales sont également idéales pour les mariages et occasions informelles; elles sont suffisamment polyvantes pour être portés à presque toutes les occasions.  Légères, confortables, et faciles à enfiler, les sandales sont entièrement fabriquées à la main.

    Thom Biakpa