Catégorie : Style

  • mode made in africa : le top 8 des créateurs-stylistes africains de luxe à l’international

    mode made in africa : le top 8 des créateurs-stylistes africains de luxe à l’international

    Ici, une création Duro Olowu / Photo: Vogue

    L’Afrique est depuis ces dernières années sur le plan de la mode et, sur le continent, l’eldorado potentiel de la mode, de la création, grâce à la présence des marques africaines de haut standing qui inondent l’international.

    Leurs produits, souvent issus de fabrications locales, séduisent, s’imposent et s’exportent. Ils sont désormais courtisés par les stars et personnalités du show-business qui affichent de plus en plus leur création.

    Voici huit marques africaines de luxe qui font rêver le continent.

    1 – Duro Olowu, le designer de Michel Obama

    Duro Olowu est un créateur de mode britannique d’origine nigériane. Il a lancé sa marque basée à Londres en 2004, et a remporté le prix du « Nouveau créateur de l’année » aux British Fashion Awards en 2005.

    Ses combinaisons innovantes de motifs, de textiles, des coupes pointues et des tissus luxueux dans des combinaisons d’imprimés décalés sont la signature d’Olowu, qui s’inspirent de son parcours international.

    Ce créateur attire les femmes qui recherchent des pièces modernes et élaborées pour la vie urbaine et de villégiature.

    2 – Maki Oh, l’élite de la mode à ses pieds

    Amaka Osakwe, née en 1987, a étudié à l’Université des Arts de Bournemouth où elle a obtenu un BA en études de mode. C’est une styliste, créatrice de mode Nigériane qui a créé son label MAKI OH en 2010, à partir de Lagos et qui le dirige depuis.

    Elle a été découverte par la scène de la mode américaine en 2012, lorsqu’elle a présenté ses créations à la Fashion Week de New York.

    Mondialement reconnue aujourd’hui parmi les grandes marques Nigérianes, tenue en plus par une femme, ses vêtements sont portés par une très grande diversité d’artistes, des stars de la diaspora et d’autres passionnés de l’histoire des vêtements.

    C’est sa technique de peinture à l’indigo, appelée adire, et qui trouve ses racines dans des traditions textiles nigérianes séculaires : considérant que chacun des motifs employés symbolisent quelque chose de différent, qui a fait sa renommée.

    3 – Tongoro, la jeune marque qui habille Beyonce

    Sarah Diouf, rédactrice de magazine, styliste et entrepreneure basée à Paris, est la créatrice de la marque TONGORO qui signifie « étoile » dans la langue sango parlée en République centrafricaine.

    Fruit d’un métissage culturel (élevée en Côte d’Ivoire par des parents d’origine sénégalaise, congolaise et centrafricaine), elle a une ouverture d’esprit qui influence aujourd’hui, et vend ses vêtements quasiment exclusivement en ligne. Aujourd’hui ses créations sont réalisées sur Dakar au Sénégal. TONGOROs’associe à des tailleurs et des artisans locaux et les forme pour qu’ils répondent aux normes internationales afin de contribuer à l’avancement de la production au détail en Afrique de l’Ouest.

    4 – Christie Brown

    Christie Brown est une marque de luxe ghanéenne, créé par Aisha Obuobi en mars 2008 à Accra, et qui se veux fiers de rendre la mode du Ghana pertinente au niveau international. 

    Avec sa parfaite maîtrise des imprimés, Aisha propose toujours des associations surprenantes : crêpe de soie, crêpe de chine, wax imprimé, coton, organza sont autant de matières nobles qu’elle utilise dans ses collections. Ce qui lui permet de remporter le prix du designer émergent de l’année en 2009 lors de la semaine de la mode Arise Africa à Johannesburg et d’être la seule marque ghanéenne présentée au Arise L’Afrique-A-Porter à la Fashion Week de Paris en mars 2010.

    La marque est destinée à une femme moderne et active qui recherche une vraie « african touch ». 

    Aujourd’hui, Christie Brown est unique en tant que fabricant et détaillant de vêtements et d’accessoires pour femmes avec des pièces allant de belles robes sur mesure, des pièces pratiques, à des accessoires innovants, tous inspirés par la culture et l’art africains, peignant les pistes avec un fusible de couleur et de culture, digne de la femme africaine contemporaine.

    5 – Sisters Of Afrika

    C’est une aventure familiale orchestrée par Hélène Daba créatrice et fondatrice de cette marque indépendante de mode durable, et de 6 sœurs qui veillent à parfaire les coupes et qui propose des créations uniques faites main.

    L’image de Sisters of Afrika est basée sur cet esprit de différencier les styles (7 sœurs, 7 styles) à travers ses collections hautes en couleur quelque soit la saison.

    Créée en 2013 à Dakar (Sénégal), la marque est aujourd’hui renommée pour son savoir-faire de Tailoring ( qui fabrique, répare ou modifie professionnellement les vêtements ).

    Les créations sont destinées à tout type de morphologie, à la working girl, comme à la femme au foyer, pour refléter la touche que chaque sœur apporte à la marque.

    6 – Lolo Andoche, l’élégance issue de confection locale

    Monsieur Charlemagne Andoche Amoussou est le créateur de la marque Lolo Andoche en 1993 à Cotonou au Bénin. Il travaille non seulement le pagne, les tissus unis mais aussi le Kanvô ( à 100% made in Bénin ).

    Le Kanvô est un pagne traditionnel qui tire son origine de deux ethnies : Baatonou et Fon respectivement du nord et du sud du Bénin, c’est le vêtement par excellence qu’arboraient  rois et hauts dignitaires.

    On peut dire que grâce à la marque, de plus en plus de créateurs et de stylistes béninois s’intéressent à cette matière dont l’originalité amène à même concevoir du prêt à porter traditionnel, de qualité.

    7 – La falaise Dion

     Ivoirienne, née à Bondoukou, ville du nord-est de la Côte d’Ivoire, Elle prend ce nom en souvenir de sa grand-mère. C’est à Divo, ville du centre de la Côte d’Ivoire, où elle a grandi avec ses sœurs, qu’elle commence à créer un univers et des histoires pour échapper à cet endroit vide.

    C’est ainsi qu’à la fin de ses études secondaires, Lafalaise Dion part à Abidjan afin d’étudier la communication et les ressources humaine. Diplômée en 2016, elle est aujourd’hui journaliste et community manager au sein de la rédaction d’Elle Côte d’Ivoire. Une journaliste également créatrice et styliste.

    C’est en 2018 que Lafalaise Dion crée sa toute première pièce en cauris, qu’elle porte pour se rendre au Chale Wote Street Art Festival d’Accra, au Ghana. Et de là Solange, la sœur de Beyonce lui commande la fameuse pièce que l’on voitportée par Beyonce dans son clip Spirit, et qui lance véritablement la carrière de Lafalaise Dion. Aujourd’hui plus de 250 articles de modes ont été créé par l’artiste.

    T.B

  • industrie de la mode africaine : l’unesco plaide pour plusd’investissements dans le secteur

    industrie de la mode africaine : l’unesco plaide pour plusd’investissements dans le secteur

    Un mannequin portant une création africaine lors d’un défilé / photo: AP

    Évalués en ce moment à 15,5 milliards de dollars d’exportations par an, les revenus de l’industrie de la mode africaine pourraient tripler en une décennie avec les investissements et les infrastructures appropriés, selon la Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, qui a lancé le premier rapport de l’organisation sur la mode en Afrique au Nigéria.

    Avec une population jeune de 1,3 milliard d’habitants qui devrait doubler d’ici 2050, l’industrie de la mode du continent s’est également révélée être à la fois « un puissant levier pour la promotion de la diversité culturelle (et) également un moyen d’autonomiser les jeunes et les femmes », a déclaré Azoulay.

    À travers le continent, la mode continue de croître sur divers fronts, sous la forme de textiles, de vêtements ainsi que d’accessoires et d’artisanat d’art, tous dotés d’une longue histoire de prestige et symbolique de la culture africaine.

    La demande pour les marques de mode africaines est également stimulée par la croissance du commerce électronique, note le rapport de l’UNESCO.

    L’Afrique est le leader mondial du trafic Web sur les appareils mobiles, selon l’Administration américaine du commerce international. Cela a ouvert davantage d’opportunités de marché, de sorte qu’à travers le Nigeria, par exemple, les jeunes sur les réseaux sociaux ouvrent régulièrement des marques de mode.

    « Les Africains veulent porter l’Afrique. C’est vraiment beau à voir, parce que ça n’a pas toujours été comme ça », a déclaré Omoyemi Akerele, qui a fondé la Lagos Fashion Week en 2011 pour encourager le mécénat de la mode nigériane et africaine. “Mais une décennie plus tard, c’est tout ce que les gens veulent porter. »

    Les jeunes créateurs réinventent les codes du luxe

    Au Nigeria et dans d’autres régions d’Afrique, les jeunes créateurs de mode ont soif de succès et envahissent la scène mondiale, a déclaré le directeur général de l’UNESCO.

    « Une nouvelle génération de jeunes créateurs fait sensation sur la scène internationale, réinventant les codes du luxe tout en les réconciliant avec les exigences d’une mode et d’un patrimoine durables et locaux », a-t-elle déclaré.

    L’une de ces créatrices à la Fashion Week de Lagos, Ejiro Amos-Tafiri, a déclaré qu’elle utilise sa marque pour raconter des histoires africaines tout en célébrant « la sophistication, la classe et le caractère unique de chaque femme ».

    « Avec plus de visibilité, les gens se rendent compte qu’il y a beaucoup de culture dans la culture nigériane, en particulier dans l’industrie de la mode », a-t-elle déclaré. « L’Afrique est donc vraiment la prochaine frontière (pour l’industrie de la mode). »

    Thom Biakpa (avec Africanews)

  • ces anciennes parures de beauté africaines encore utilisées aujourd’hui

    ces anciennes parures de beauté africaines encore utilisées aujourd’hui

    Les bijoux en cauris toujours d’actualité / Photo: pulse

     

    Les accessoires traditionnels portent une importante symbolique liée à la culture ou aux traditions d’un peuple. Les bijoux africains sont généralement brillants, colorés, texturés et délicatement fabriqués à la main selon des techniques transmises depuis des siècles. Aujourd’hui, leur mode de fabrication change, quitte à fleurer l’industriel et ils sont surtout portés pour des raisons esthétiques. Découvrons dans cet article, les 5 accessoires que nos ancêtres portaient déjà et qui sont toujours tendance aujourd’hui.

    Les accessoires en cauris

    En bijou de tête, décoration pour nos braids ou même en vêtements, les cauris ont le vent en poupe actuellement. Notamment grâce à des artistes comme l’ivoirienne Lafalaise Dion qui leur donne ce côté hip et fashionable pour tous.

    Avant de devenir un accessoire de mode, ces coquillages ont été utilisés comme une monnaie d’échange dans le commerce jusqu’au 20e siècle. On leur trouvait même un caractère spirituel. Ils étaient utilisés pour la divination et les profanes les portaient comme un porte-bonheur.

    Les perles pour la taille, communément appelés « Baya » en Côte d’Ivoire, sont populaires en Afrique et à travers le monde. Les bayas font partie de la culture africaine, notamment de l’Afrique de l’Ouest, depuis très longtemps. Au Nigeria, les perles de taille étaient portées comme un signe de spiritualité, de féminité, de sensualité, de croissance et de fertilité dans les temps anciens. Au Ghana, c’est un symbole de rite de passage et de passage à l’âge adulte pour une jeune fille, et c’est généralement la preuve de sa maturité sexuelle. Il contribue également à accentuer la taille, en lui donnant un cadre plus petit.

    À la naissance d’un bébé, on l’embellit traditionnellement avec des perles de taille, et une fois que le bébé a grandi jusqu’à environ un an, si c’est un garçon, il cesse de les porter, tandis que la jeune fille continue à les porter. La jeune fille continuera à porter les perles à la taille jusqu’à la puberté ; elle les grandit automatiquement et en reçoit de nouvelles lorsqu’elle devient une femme.

    Dans d’autres cultures, les perles à la taille sont portées pour se protéger du « mauvais œil ». Les Ndebele sont un petit clan parlant le zoulou et vivant dans quelques petites localités à l’est de Pretoria, en Afrique du Sud. Ils sont célèbres pour leurs perles et leurs peintures murales. Quant aux Maasai, c’est une tribu kenyane réputée pour ses remarquables pisteurs qui connaissent depuis des générations leurs terres et leur faune. En tant que pasteurs semi-nomades, ils vivent encore de l’élevage de bovins et de chèvres.

    Si les accessoires en perles sont courants dans plusieurs régions de l’Afrique, ces deux peuples sont pourtant ceux qui ont les motifs les plus reconnaissables. La géométrie dans l’assemblage des perles et les couleurs vives font de ces accessoires des bijoux tendance de nos jours.

    Thom Biakpa

  • ces anciennes parures de beauté africaines encore utilisées aujourd’hui

    Les bijoux en cauris toujours d’actualité / Photo: pulse

     

    Les accessoires traditionnels portent une importante symbolique liée à la culture ou aux traditions d’un peuple. Les bijoux africains sont généralement brillants, colorés, texturés et délicatement fabriqués à la main selon des techniques transmises depuis des siècles. Aujourd’hui, leur mode de fabrication change, quitte à fleurer l’industriel et ils sont surtout portés pour des raisons esthétiques. Découvrons dans cet article, les 5 accessoires que nos ancêtres portaient déjà et qui sont toujours tendance aujourd’hui.

    Les accessoires en cauris

    En bijou de tête, décoration pour nos braids ou même en vêtements, les cauris ont le vent en poupe actuellement. Notamment grâce à des artistes comme l’ivoirienne Lafalaise Dion qui leur donne ce côté hip et fashionable pour tous.

    Avant de devenir un accessoire de mode, ces coquillages ont été utilisés comme une monnaie d’échange dans le commerce jusqu’au 20e siècle. On leur trouvait même un caractère spirituel. Ils étaient utilisés pour la divination et les profanes les portaient comme un porte-bonheur.

    Les perles pour la taille, communément appelés « Baya » en Côte d’Ivoire, sont populaires en Afrique et à travers le monde. Les bayas font partie de la culture africaine, notamment de l’Afrique de l’Ouest, depuis très longtemps. Au Nigeria, les perles de taille étaient portées comme un signe de spiritualité, de féminité, de sensualité, de croissance et de fertilité dans les temps anciens. Au Ghana, c’est un symbole de rite de passage et de passage à l’âge adulte pour une jeune fille, et c’est généralement la preuve de sa maturité sexuelle. Il contribue également à accentuer la taille, en lui donnant un cadre plus petit.

    À la naissance d’un bébé, on l’embellit traditionnellement avec des perles de taille, et une fois que le bébé a grandi jusqu’à environ un an, si c’est un garçon, il cesse de les porter, tandis que la jeune fille continue à les porter. La jeune fille continuera à porter les perles à la taille jusqu’à la puberté ; elle les grandit automatiquement et en reçoit de nouvelles lorsqu’elle devient une femme.

    Dans d’autres cultures, les perles à la taille sont portées pour se protéger du « mauvais œil ». Les Ndebele sont un petit clan parlant le zoulou et vivant dans quelques petites localités à l’est de Pretoria, en Afrique du Sud. Ils sont célèbres pour leurs perles et leurs peintures murales. Quant aux Maasai, c’est une tribu kenyane réputée pour ses remarquables pisteurs qui connaissent depuis des générations leurs terres et leur faune. En tant que pasteurs semi-nomades, ils vivent encore de l’élevage de bovins et de chèvres.

    Si les accessoires en perles sont courants dans plusieurs régions de l’Afrique, ces deux peuples sont pourtant ceux qui ont les motifs les plus reconnaissables. La géométrie dans l’assemblage des perles et les couleurs vives font de ces accessoires des bijoux tendance de nos jours.

    Thom Biakpa

  • botswana : un diamant brut de presque 2500 carats découvert dans une mine, vive émotion chez le plus grand bijoutier d’europe  

    botswana : un diamant brut de presque 2500 carats découvert dans une mine, vive émotion chez le plus grand bijoutier d’europe  

    La pierre précieuse, détectée dans le nord-est du Botswana, est l’un des plus gros diamants bruts jamais découverts. Photo: AFP

    Une découverte extraordinaire a été faite en fin de semaine dernière dans une mine au Botswana. Un diamant brut de presque 2500 carats,le second plus lourd au monde selon des experts, a été trouvé jeudi 22 août dans une mine de ce pays, alors que l’extraction de ce type de pierres précieuses représente un revenu économique important.

    Ce diamant tient à peine dans la paume d’une main. Il est hors du commun et est le deuxième plus gros au monde à 2 492 carats. Il a été découvert à Karowe dans une mine dans le nord-est du Botswana.Premier producteur africain de diamants, ce pays est « l’un des plus gros diamants bruts jamais découverts », souligne la société Lucara dans un communiqué. Selon le gouvernement du Botswana ainsi que plusieurs experts, il s’agirait du deuxième plus gros jamais trouvé dans la terre.

    « Nous sommes enchantés d’avoir récupéré cet extraordinaire diamant », a déclaré William Lamb, PDG de Lucara, cité dans le communiqué, qui n’offre aucune précision sur la valeur de la découverte ni sa qualité. « La découverte historique de ce diamant brut, la plus importante depuis 120 ans, est passionnante », ajoute Tobias Kormind, directeur général de 77 Diamonds, plus grand bijoutier en ligne d’Europe.

    Selon lui, ce gros caillou largement translucide est « le plus gros diamant brut mis au jour depuis la découverte du diamant Cullinan », qui avait été taillé en plusieurs morceaux, dont les plus gros avaient été « sertis dans les joyaux de la Couronne britannique ». Son poids talonne en effet celui du « Cullinan » et ses plus de 3 100 carats, mis au jour en Afrique du Sud en 1905.

    Comment une telle trouvaille n’a pu être faite que maintenant ? En raison d’une « technologie récente » de détection par rayons X, mise au point par la société Lucara et utilisée depuis 2017, « qui permet d’extraire de plus grosses pierres précieuses du sol sans qu’ils se brisent en morceaux », détaille le spécialiste.

    Vers la découverte d’autres diamants ?

    Un autre diamant a été trouvé en 2021 au Botswana, de 1 174 carats, en utilisant la même technologie à rayons X utilisée pour identifier cette semaine la pierre précieuse. « Il est donc probable que nous en verrons d’autres » émerger, a-t-il ajouté. Le Botswana est l’un des plus grands producteurs mondiaux de diamants, qui constituent sa principale source de revenus. L’extraction de ces pierres représente 30 % du PIB et 80 % de ses exportations.

    Comme le relève l’entreprise Lucara dans son communiqué, les revenus diamantaires apportent au Botswana « des avantages socio-économiques considérables », en finançant « des domaines essentiels tels que l’éducation et la santé » et d’autres infrastructures de ce pays de 2,6 millions d’habitants.

    Avant la découverte annoncée jeudi, le plus gros diamant découvert au Botswana était une pierre de 1 758 carats également extraite par Lucaraen 2019 et baptisée Sewelo, ce qui signifie « découverte rare » dans la langue tswana. Gros comme une balle de tennis, il avait été acheté par la maison Louis Vuitton, marque phare du géant du luxe LVMH, pour un prix non divulgué à ce jour.

  • côte d’ivoire : “zaady fashion day”, Abidjan va accueillir la grand’messe de la mode africaine en novembre

    côte d’ivoire : “zaady fashion day”, Abidjan va accueillir la grand’messe de la mode africaine en novembre

    Franck Zaady et Moulika Varango, les promoteurs du « Zaady Fashion Day », lors de la conférence de presse de présentation de l’événement / Photo: Thom Biakpa

    Dans l’optique de promouvoir davantage la mode africaine et mettre en lumière le génie des jeunes créateurs du continent, un événement d’envergure se prépare à Abidjan. Il s’agit du “Zaady Fashion Day”. L’initiative portée par Fabrice Zaady ou à l’état civil, Fabrice Mahi, se veut une plateforme sur laquelle la mode rencontre l’innovation, où l’élégance transcende les frontières et où de nouvelles tendances sont définies.

    Face à la presse, ce vendredi 16 août 2024 à la Fondation Bénédicte Janine Kacou Diagou (BJKD) sise à Cocody Riviera 3, Fabrice Zaady le promoteur de l’événement et Moulika Varongo, une autre professionnelle du domaine de la mode associée à l’événement, ont donné de plus amples détails sur cette initiative qui est la première du genre à Abidjan.

    Selon Fabrice Zaady, la première édition du “ Zaady Fashion Day”, se déroulerale 30 novembre au Sofitel hôtel ivoire d’Abidjan et réunira sur le même scène une pléiade d’acteurs de l’industrie créative en provenance des différents pays africains. L’idée à l’en croire, c’est de booster véritablement la mode africaine et l’amener à s’exporter hors des frontières du continent.  

    “Notre vision est de créer un événement emblématique qui incarne la créativité, l’élégance et l’innovation de la mode africaine. Nous aspirons à établir Abidjan comme un carrefour international de la mode, où les traditions rencontrent la modernité, et où la durabilité est au cœur de l’industrie. Notre événement a pour objectif d’inspirer le monde de la mode tout en célébrant la richesse de la culture africaine à travers l’art du vêtement”, a expliqué le jeune acteur de la mode ivoirienne et africaine.

    Poursuivant, il a décliné la mission du “Zaady Fashion Day” qui dit-il “ est de faire de cet événement une vitrine exceptionnelle pour les talents africains et internationaux, ainsi qu’un moteur de l’innovation, de l’éducation et de la durabilité dans l’industrie de la mode”. “ Nous nous engageons à promouvoir les créateurs africains, à encourager les pratiques de mode éthique, à éduquer le public sur les enjeux de l’industrie et à créer des opportunités de collaboration et de réseautage. Notre événement a pour objectif de laisser une empreinte durable sur la scène de la mode en Afrique et de contribuer à son rayonnement mondial”, a-t-il confié.

    Passionné de la mode depuis sa plus tendre enfance, Fabrice Zaady, est conscient qu’il reste un univers impitoyable, et que seul le talent et la ténacité comptent, surtout quand on est un styliste noir. Le nom Zaady, qui est aussi le nom de sa marque, signifie « généreux » en bété, une ethnie de l’Ouest de la Côte d’Ivoire, et lui va d’ailleurs comme un gant, car c’est avant tout la qualité qui le caractérise. Cette générosité on la retrouve dans la plupart de ses collections, qui parlent de lui.

    La première édition de “Zaady Fashion Day”, sera parrainée par l’honorable Nadine Gneba, une férue de l’artisanat et de l’industrie créative, culturelle et artistique. Une autre passionnée du monde de la mode et de la créativité a également été associée à l’événement. Il s’agit de Janine Kacou Diagouprésidente de la fondation BJKD. L’événement bénéficie par ailleurs, du soutien institutionnel du gouvernement à travers le Ministère de la culture et de francophonie. Plusieurs grands noms du domaine en l’occurrence Maria Borges, Lejenke, Oumou Sangaré, Esther Kamatari, Marie-Philomène Nga, Nelly Wandji, Annick Lejeune, et Alexis Rosso, sont également annoncés.

    Le Zaady Fashion Day, c’est aussi un programme télévisé en immersion totale avec un documentaire captivant qui plonge les téléspectateurs dans les coulisses de l’événement et offrant un aperçu exclusif de la préparation et de la créativité qui animent l’événement.


    C’est en outre, un concours des jeunes créateurs au cours duquel une compétition mettant en lumière les talents émergents de la mode, une expérience de shopping unique offrant aux participants la possibilité d’acquérir des pièces exclusives de créateurs et de découvrir des marques émergentes.



    Il y aura aussi des Masterclass sur le mannequinat, le maquillage, une conférence de transfert de connaissances et de compétences qui va rassemblerdes leaders de l’industrie pour discuter des enjeux actuels de la mode, des tendances et des perspectives pour l’avenir.


    Le défilé sera évidemment le point culminant de l’événement. Un moment au cours duquel les créateurs présenteront leurs collections. A ce propos, tous les créateurs désireux de participer au défilé de mode devront s’inscrire auprès des organisateurs sur la période du 27 août au 20 septembre 2024.    

    Thom Biakpa

  • mannequinat en afrique : un si noble métier souvent terni par les stéréotypes

    mannequinat en afrique : un si noble métier souvent terni par les stéréotypes

    De nombreuses jeunes filles en Afrique sont contraintes d’abandonner leur carrière de mannequin en raison des préjugés / Photo: Shutterstock

    En Afrique, le mannequinat est un métier en plein essor. Nous en voulons pour preuve, les nombreux défilés de mode et les manifestations d’envergure internationale touchant au secteur de la création, qui se tiennent partout sur le continent. Nuit de la mode au Gabon, Ciseaux d’or et Afrik Fashion à Abidjan, Alphady et son Fima (Festival International de la Mode Africaine), élections de top-modèles à Yaoundé…, les initiatives dans ce secteur d’activité ne manquent pas. De plus, dans les grandes villes africaines, des maisons de casting voient le jour et attirent une multitude de « jeunes gazelles » en quête de gloire, même si le professionnalisme n’est pas toujours au rendez-vous.

    Ces mordues du mannequinat ont pour la plupart pour idoles, des Top modèles comme Alec Wek, Naomie Campbell, Tyra Banks et autres égéries du grand « T ». Aficionadas de la mode, elles rêvent d’avoir la carrière d’une Esther Katamariou la renommée d’une Iman Bowie (ndlr : mannequin internationale somalienne).

    Victimes de préjugés

    Seulement voilà. Les jeunes filles qui embrassent la carrière de mannequin sur le continent, sont victimes la plupart du temps, des stéréotypes propres à la société africaine. En effet, dans certains milieux de puristes africains, voir une jeune fille exercer le métier de mannequin, est considéré comme une atteinte aux bonnes mœurs. Ils trouvent complètement insensé que la femme qui est le symbole de la pureté et dont le corps est sacré, soit amenée à se présenter sous des modèles vestimentaires qui exhibent certaines parties de son corps.

    Dur, dur dans ces conditions, de brandir son statut de mannequin, sans être la cible des regards inquisiteurs ou subir les idées préconçues de la société africaine. Michaëlla Djourou, mannequin, formée à l’agence de Mannequinat de la Top–modèle ivoirienne, Fatima Sidimé, la vingtaine révolue, nous explique comment elle a failli abandonner sa passion sous la pression des regards extérieurs. « En Afrique, le métier de mannequin pour la jeune fille surtout,passe mal dans certaines communautés. Très souvent, on nous considère comme des filles aux mœurs légères. Le mannequinat pour eux, rime forcement avec la prostitution, parce qu’il arrive que nous portions des tenues osées lors des défilés. Pour eux notre métier n’en est pas un, c’est un canal de prostitution. Vous comprenez que lorsque les gens se font une telle idée de toi, c’est difficile d’assumer ce que tu fais. Mais il a fallu le soutien et les encouragements des acteurs du milieu, pour que je puisse poursuivre ma carrière. Je suis maintenant forgé et leurs regards ne me disent plus rien », raconte-t-elle.

    Amanda Djako qui fait aujourd’hui la fierté d’une importante égérie après son casting à Dakar au Sénégal, dit avoir vécu la même réalité. « Parce que nous portons des vêtements dévoilant le corps, beaucoup pensent que nous sommes des filles faciles. On ne nous prend pas toujours au sérieux. Tous les métiers se valent. Pourquoi dénigrer un métier, parce qu’il dénude parfois le corps ? D’ailleurs, il existe une certaine hypocrisie dans cette histoire. Ceux qui poussent de grands cris en voyant des mannequins en tenue minimaliste évoquent l’éthique, l’atteinte aux bonnes mœurs. Et ces filles qui se promènent ventre et fesses dehors ? Bizarrement, l’on les regarde sans réagir. Le mannequinat en Côte d’Ivoire est encore peu structuré. Les gens ont tellement d’idées préconçues sur ce métier que cela ne facilite pas les choses à celles qui évoluent déjà dans ce milieu ou veulent se lancer.  Être mannequin, est un métier comme tout autre. J’encourage toutes celles qui pensent y avoir un avenir, à être persévérantes, et d’ignorer les mauvaises langues », renchérit-elle, manifestement indignée.

    Si nos deux premières interlocutrices grâce à leur résilience, continuent leur carrière de mannequin, ce n’est pas le cas pour Awa Koné, 18 ans, 1, 86 m qui a fini par abandonner sous la pression de sa famille qui ne supportait pas de la voir sur le « T », les jambes dénudées. « A un moment donné je me suis resignée à dire stop, car avec la famille, les relations n’étaient pas au beau fixe. J’étais en fait fatiguée de me cacher pour aller aux défilés, parce que mes parents m’ont interdit ce métier. Finalement, j’ai laissé tomber », dit-elle avec beaucoup de regret.    

    Pour sa part, Solange Ahoussi, étudiante, encourage les filles qui ont embrassé ce métier à faire fi des critiques de la société pour se concentrer sur leur carrière. Son seul souci, c’est que cette activité sous nos tropiques, n’est pas encore suffisamment structurée. De fait, beaucoup se disent que les jeunes filles notamment y vont, parce qu’elles ont échoué à l’école. « C’est un métier comme tout autre et il est noble. Pourquoi les gens ne s’en prennent pas aux hommes mannequins. En Afrique, il est encore difficile d’enlever dans la tête des gens, l’idée selon laquelle il y a des choses que la femme ne doit pas faire. C’est frustrant ! J’encourage vraiment les acteurs de la mode à structurer ce secteur et que les mannequins reçoivent une formation professionnelle sanctionnée par un diplôme qui leur permettra d’exercer et de vivre décemment de leur art. Si ces questions sont réglées, je suis convaincue que ceux qui voient ce métier d’un mauvais œil se raviseront et le mannequinat en Afrique, réussira à décoller parce qu’il y a des filles superbes sur le continent », soutient-elle.

    Un métier pas toujours rémunérateur

    En Afrique, si la mode a commencé à peser dans les économies, c’est en partie grâce à la contribution des mannequins. Selon le styliste Reda Fawaz, les mannequins sont intégrées dans le système. Il y en a pour les défilés, pour la pub, pour les visuels etc. « Nous, les créateurs, on essaie de les valoriser. Et elles peuvent vivre de leur travail », confie-t-il.

    Les cachets pour les défilés sont variables. Une mannequin reconnue peut toucher entre 100 000 et 200 000 francs CFA par créateur. Mais le métier en Afrique n’est pas toujours rémunérateur. Mandjalia Gbané, Miss Côte d’Ivoire 2017, également mannequin, le reconnait. « Il y a beaucoup de problèmes. On a parfois du mal à se faire payer, certains paient mal et tirent les cachets vers le bas. Des mannequins en Afrique peuvent ainsi défiler pour 10 000 ou 20 000 francs CFA, voire pour rien ou des promesses », explique-t-elle.

    Cependant pour Fatim Sidimé, la Top–modèle ivoirienne et propriétaire d’une agence de formation de mannequin, il ne faut pas désespérer de la situation. « Il y a un avenir dans le mannequinat, mais il fallait structurer la profession et c’est ce qu’on fait en ce moment », commente-elle. Elle dit réunir régulièrement créateurs, mannequins et même les politiciens pour débattre de la question de la professionnalisation de ce métier. « C’est dur, mais c’est comme ça dans tous les secteurs. Il ne faut pas désespérer, car le meilleur est devant nous », encourage-t-elle.

    Thom Biakpa

  • Christelle Biteghe : l’ingénieure mécanique devenue créatrice d’accessoires de mode africaine, livre l’histoire de sa marque « waly access»

    Christelle Biteghe : l’ingénieure mécanique devenue créatrice d’accessoires de mode africaine, livre l’histoire de sa marque « waly access»

    Christelle Biteghe, créatrice de  » Waly Access »/ photo: Opale mag

    Gabonaise d’origine, Christelle Biteghe est née à Paris en France. Elle a passé toute son enfance au Gabon et au Canada. Ingénieure de formation, elle est mariée et mère de 2 filles.Promotrice de Waly Access, une marque d’accessoires et de vêtements modernes faits à la main au Québec, à partir du tissu africain Wax, rien pourtant ne la prédestinait dans le milieu de la mode et de la beauté. « Waly » est le mot Obamba (une langue du Gabon) pour dire « beauté ».

    « Je suis titulaire d’un Bac en Génie Mécanique, ensuite je me suis laissée tenter par l’informatique donc j’y ai terminé un certificat. J’ai travaillé 3 ans dans le domaine informatique, comme technicienne informatique, mais ensuite, le génie m’a rappelée et depuis, je suis restée dans ce domaine. Mais à 30 ans, après avoir mis au monde ma deuxième fille, j’ai fait une introspection de ce que je suis en tant que femme noire et cela s’est soldé par une coupe de mes cheveux, ce que l’on appelle « Big Chop ». Une fois mes cheveux courts, j’ai décidé de créer des bijoux pour m’aider à assumer ce nouveau style capillaire. Avec beaucoup d’encouragement de mes proches et amis, Waly Access est née en 2012. Voilà comment mon idylle avec le monde de la beauté et la mode a commencé », raconte-elle.

    Depuis lors, Christelle Biteghe s’est spécialisée en accessoires ethniques pour femmes, hommes et enfants. Et pour agrémenter le tout, elle y ajoute quelques collections de vêtements également. « Mes créations sont avant tout inspirées de ce que je suis : une Africaine. Je puise beaucoup dans mes racines. Les formes, les textures, les couleurs. Et à cela je rajoute un coté plus moderne, un pont entre la gabonaise et la nouvelle canadienne que je suis », confie Christelle.

    La promotrice de Waly Access nous apprend que, ce que recherchent les personnes qui achètent ses créations, résident dans l’originalité. « Je pense, dans ce monde où tout se veut standard, que les gens ont besoin de sortir des sentiers battus, du classique. Alors mes accessoires offrent cette possibilité. Aussi la diaspora a ce besoin de se rapprocher de ce qui lui rappelle la terre mère, le continent africain. Faisant partie moi-même de cette diaspora, je comprends ce besoin et je travaille pour le combler », poursuit-elle.

    Christelle Biteghe dit se démarquer des autres créateurs en restant elle-même. « C’est vrai que cela est valable dans toutes les sphères de la vie, mais ça l’est encore plus en affaires. Car de nos jours, les gens ont besoin d’authenticité, ils n’achètent pas un produit …mais une histoire», soutient la patronne de Waly Access.

    Christelle Biteghe a en perspective, de jeter le pont entre l’Africaine et la Néo-Canadienne. À Long terme, elle voudrait que ce pont soit plus qu’une simple idée dans un design mais quelque-chose de plus physique, de plus concret. « J’y travaille », dit-elle.

    Thom Biakpa

  • tresses au fil: le retour en force d’un héritage culturel

    tresses au fil: le retour en force d’un héritage culturel

    Les tresses au fil redeviennent tendance / Photo: Alamy

    Les tresses au fil qui font partie de l’identité culturelle africaine ont fait leur grand retour dans les salons de coiffure dames. Anciennement boudées ou cachées, elles sont fièrement portées par des naturalistes et toutes les femmes noires désireuses de renouer avec leur héritage culturel.

    Les tresses au fil reposent sur une technique de coiffage originaire de plusieurs pays africains. Au Nigéria principalement, cette coiffure arborée par les femmes du pays depuis plusieurs siècles, s’appelle Irun Kiko en langue yoruba, qui signifie « cheveux noués avec du fil ». Une image capillaire qui renvoie à l’enfance de toutes les filles d’origine africaine.

    En effet, les tresses au fil se sont répandues sur tout le continent noir et bien au-delà. Et pour cause, elles offrent de nombreux avantages !

    En plus d’être une coiffure esthétique, les tresses au fil appartiennent au groupe des coiffures protectrices. Elles permettent d’étirer les cheveux crépus et bouclés sans utiliser une source de chaleur. De plus, elles luttent contre le phénomène du shrinkage qui réduit considérablement la longueur du cheveu et démêlent parfaitement la chevelure détendue. Il faut toutefois faire attention à ne pas trop serrer à la racine pour éviter tout risque d’alopécie.

    Avec les tresses au fil, les coiffeuses peuvent créer un afro plus volumineux ou des twists.Pour réaliser les tresses au fil, il faut se munir d’un peigne à queue, afin de tracer les sections sur la tête, d’un peigne à dents larges pour démêler les portions de cheveux, d’une crème hydratante et d’un fil de nylon ou une bobine de fil.

    Faire le shampoing puis séchez légèrement vos cheveux à l’aide d’une serviette. Vos cheveux doivent être humides. Prendre ensuite un bon mètre de fil, le doubler, puis faire un nœud au bout et préparez plusieurs fils sur le côté.

    Comme si vous faisiez une tresse lambda, sectionnez votre cheveu puis appliquez une crème avant de le démêler à l’aide de votre peigne à dents larges. Enroulez du fil autour de la mèche de cheveux humides, de la racine jusqu’à la pointe. Faites un nœud à la fin. Il faut Penser à ne pas trop serrer à la racine au risque d’occasionner des dommages comme des chutes, de la sécheresse ou encore une irritation du cuir du chevelu.

    Quand faut-il les faire ?

    Les tresses au fil sont idéales à réaliser lorsque l’on a prévu de se faire des braids, des twistssénégalaises ou toutes coiffures qui demandent un cheveu bien détendu, afin que celui-ci ne sorte pas de la tresse et n’efface le joli rendu.

    Il est conseillé la veille, de faire ses tresses au fil et dormir avec un foulard sur la tête. Puis tirer sur les fils le lendemain, avant de vous coiffer. Le résultat est impeccable.

    Vous pouvez également garder vos tresses au fil pendant une semaine si vous le souhaitez. Là encore, on hydrate ! Si vous voulez simplement un peu de souplesse, redéfinir rapidement vos boucles ou juste sécher vos cheveux, gardez vos tresses au fil une dizaine de minutes. Fil violet, rouge ou vert, petites ou grosses portions de cheveux, attachées ou détachées, les tresses au fil n’ont plus l’allure d’antennes. Elles sont esthétiquement modernes et artistiques !

    Thom Biakpa

  • la cordonnerie, un métier qui attire de plus en plus de jeunes en afrique

    la cordonnerie, un métier qui attire de plus en plus de jeunes en afrique

    La cordonnerie, un métier qui nourrit son homme / Photo: APS

    Le métier de cordonnier consiste à réparer les chaussures abimées, c’est-à-dire,changer les talons, coudre, coller, changer la semelle…, en un mot, redonner vie à une chaussure hors d’usage. Si au départ ce métier était un peu sous-estimé, il attire aujourd’hui de nombreux jeunes à la recherche d’emploi en Afrique. Dans certains pays comme la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Tchad, le Niger, le Burkina Faso, le Cameroun etc., des hommes, et des femmes, se livrent de plus en plus à cette activité noble malgré tout. Même si cette activité relève encore majoritairement du secteur informel, elle permet à un bon nombre d’en faire leur gagne-pain. La cordonnerie est donc un métier indispensable mieux, c’est un métier d’avenir. Mais comment devenir un professionnel de la réparation deschaussures ?

    Exercer le métier de cordonnerie suppose une grande habileté manuelle. Les différentes opérations réalisées par un cordonnier relèvent de la minutie et de la patience. Grâce à ses connaissances techniques, le cordonnier est capable de repérer les modifications à apporter sur une chaussure ou sur toute autre pièce. Il doit connaître les propriétés des matériaux sur lesquels il intervient comme le cuir, et tout autre matière utilisée dans ce métier. Par ailleurs, il doit pouvoir réaliser des coutures sur cuir, le dépoussiérage, décoller ou coller les parties abimées d’une chaussure, dessiner et découper une pièce de remplacement (semelles par exemple), et polir.

    La cordonnerie est un travail simple, mais qui demande beaucoup de précision. A défaut d’apprendre sur le tas en moins de 3 mois, on peut se rapprocher d’une cordonnerie moderne pour suivre un stage d’apprentissage de 9 mois qui se répartit généralement comme suit : 3 mois pour la phase théorique, 3 mois pour la phase pratique et les derniers 3 mois pour le stage à l’atelier.

    Selon les experts de ce secteur d’activité, le budget pour s’installer en tant que cordonnier est très accessible pour les cordonniers ambulants et la cordonnerie rapide. Par contre, pour une cordonnerie professionnelle, il faut prévoir un budget de 1 million FCFA (environ 1500 euros) réparti dans l’atelier de réparation, la banque de finition, la machine à coudre, le conformateur et les matières premières.

    Dans le cadre de son métier, le cordonnier utilise divers outils tels que la coudre, le conformateur (machine pour donner la largeur souhaitée à une chaussure), les tenailles, le marteau, la colle, les aiguilles, le fil, le cuir, un couteau, quelques pièces de caoutchouc, une brosse, une éponge, des petits clous, et du cirage de différentes couleurs (rouge, marron, noir, neutre). Il peut trouver les matières auprès des artisans dans les ateliers de fabrication de cuir, dans les marchés locaux, les quincailleries.

    A en croire des professionnels du milieu, un cordonnier qui ne propose pas un service de fabrication de chaussures parvient à faire au moins un chiffre d’affaires de 3000 FCFA par jour. Le prix de réparation varie entre 100 FCFA et 1000 FCFA. Un petit atelier moderne qui fabrique également des chaussures peut gagner plus de 100 000 FCFA par mois et vendre près de 5 paires de chaussure par jour. Une paire de chaussure fabriquée à partir du cuir peut coûter jusqu’à 25 000 FCFA. Certains cordonniers professionnels peuvent gagner jusqu’au million de FCFA, lorsqu’ils utilisent un matériel industriel et moderne.

    Le métier de cordonnier comme on peut le voir, nourrit son homme. Il suffit d’une formation appropriée des acteurs doublée de la professionnalisation du secteur, pour faire de cette activité, un véritable pourvoyeur d’emplois, à l’instar de la mode.

    Thom Biakpa