Catégorie : Style

  • marché de la coiffure en afrique : un secteur dynamique et en pleine évolution

    marché de la coiffure en afrique : un secteur dynamique et en pleine évolution

    Un salon de coiffure grouillant de clientes / Photo: IStock



    D’après des estimations récentes, les femmes africaines consacreraient chaque année la somme impressionnante de 7 milliards de dollars à l’entretien de leurs cheveux. Ce budget colossal pourrait jouer un rôle significatif dans le développement économique du continent. Cependant, la tendance « nappy« , qui prône le retour aux cheveux naturels, remet en question cette dynamique.



    Pour mettre les choses en perspective, 7,304 milliards de dollars, c’est le Produit Intérieur Brut (PIB) du Niger en 2013. C’est également le montant approximatif que les femmes africaines investissent chaque année dans des produits capillaires tels que shampoings, lotions, défrisants, extensions et autres accessoires.


    Un organisme londonien, Euromonitor International, a d’abord évalué le budget capillaire de trois grands pays africains : l’Afrique du Sud, le Nigeria et le Cameroun. Dans ces trois nations seulement, plus d’un milliard de dollars est dépensé pour la création et l’entretien des coiffures. Après des recherches supplémentaires menées par l’agence Reuters, notamment au Maghreb et en Afrique de l’Ouest, il apparaît que les femmes africaines dépensent des sommes équivalentes au PIB de certaines nations pour leurs soins capillaires.



    Il est fascinant de constater que, malgré les discours sur les ressources limitées des habitants du continent, l’Afrique se positionne en tête de ce classement. Les heures passées dans les salons de coiffure et les dépenses engagées pour obtenir des coiffures élaborées témoignent de l’importance accordée à l’apparence. Dans de nombreux pays, il n’est pas surprenant que les forces de l’ordre peinent à faire respecter le port du casque, tant les femmes préfèrent exhiber fièrement leurs coiffures, parfois dignes des premières dames.



    Que ce soit des nattes, des tresses, des coiffures « rasta » ou « patra« , le marché de la coiffure va bien au-delà de la simple séduction ou de l’expression artistique. C’est un secteur économique colossal qui attire l’attention de grandes marques internationales de cosmétiques comme Unilever et L’Oréal, notamment dans la partie australe du continent. Ces multinationales ont non seulement ouvert des salons de coiffure pour promouvoir leurs produits, mais elles investissent également dans la recherche sur les cheveux afro.



    Cependant, la montée de la tendance « nappy » pourrait-elle freiner cette dynamique économique ? Apparue au début des années 2000 aux États-Unis, cette mode valorise les cheveux naturels, crépus ou frisés, avec des slogans tels que « Stop aux lissages et aux perruques » qui résonnent comme un cri de ralliement pour certaines. Néanmoins, il est incertain que cette tendance parvienne à s’imposer au-delà des frontières occidentales. Les standards de beauté d’une Fatoumata malienne diffèrent souvent de ceux des stars du RnB américain, et il est peu probable que l’abandon des artifices réduise significativement les dépenses. En effet, une coiffure afro, qui symbolise souvent la longueur des cheveux, nécessite un entretien rigoureux face aux défis climatiques et à la pollution, tout comme les dreads.


    Ainsi, le marché de la coiffure en Afrique demeure un secteur dynamique et en pleine évolution, où tradition et modernité s’entrelacent, tout en soulevant des questions sur l’identité et les choix esthétiques des femmes africaines.

    Thom Biakpa

  • fêtes de noël et de nouvel an : des moments de bonnes affaires pour les acteurs de la mode

    fêtes de noël et de nouvel an : des moments de bonnes affaires pour les acteurs de la mode

    Les créateurs de mode se frottent les mains en cette période de fête / Forbes Afrique



    Les périodes de fête, qu’il s’agisse de Noël, du Nouvel An, de la Saint-Valentin ou d’autres célébrations, représentent un moment clé pour l’industrie de la mode. Ces occasions festives ne sont pas seulement synonymes de célébration, mais aussi d’opportunités commerciales pour les acteurs de la mode, allant des créateurs aux détaillants. Voici un aperçu de la manière dont ces périodes de fête se transforment en véritables occasions de bonnes affaires.


    Une demande accrue


    À l’approche des fêtes, la demande pour des vêtements et accessoires festifs augmenteconsidérablement. Les consommateurs cherchent à se vêtir de manière élégante pour les soirées, les repas en famille et les événements sociaux. Les créateurs et les marques de mode en profitent pour lancer des collections spéciales, souvent ornées de paillettes, de velours et de couleurs vives, qui capturent l’esprit des célébrations. Cette demande accrue incite les acteurs de la mode à innover et à proposer des pièces uniques qui séduisent les clients.


    Promotions et soldes


    Les périodes de fête sont également synonymes de promotions et de soldes. Les détaillants, qu’ils soient en ligne ou physiques, mettent en place des campagnes de marketing attractives pour attirer les consommateurs. Des réductions sur les collections précédentes, des offres spéciales sur les articles de fête et des ventes flash sont autant de stratégies utilisées pour stimuler les ventes. Ces promotions permettent aux clients de faire de bonnes affaires tout en renouvelant leur garde-robe pour les célébrations.


    L’importance du E-commerce


    Avec l’essor du commerce en ligne, les périodes de fête offrent une plateforme idéale pour les acteurs de la mode. Les sites de vente en ligne proposent des collections exclusives et des promotions attractives, permettant aux consommateurs de faire leurs achats depuis le confort de leur domicile. Les marques investissent dans des campagnes publicitaires ciblées sur les réseaux sociaux pour atteindre un public plus large, maximisant ainsi leurs ventes pendant cette période cruciale.


    La créativité au service des ventes


    Les périodes de fête incitent également les créateurs à faire preuve de créativité. Les collaborations entre marques, les collections capsules et les éditions limitées sont monnaie courante. Ces initiatives non seulement attirent l’attention des consommateurs, mais créent également un sentiment d’urgence, incitant les clients à acheter avant que les articles ne soient épuisés. Les acteurs de la mode exploitent cette dynamique pour se démarquer dans un marché concurrentiel.

    Les périodes de fête en somme, représentent un moment stratégique pour les acteurs de la mode, offrant des opportunités de croissance et d’innovation. Grâce à une demande accrue, des promotions attractives et l’essor du e-commerce, ces occasions festives se transforment en véritables moments de bonnes affaires. Pour les consommateurs, c’est l’occasion de se faire plaisir et de renouveler leur garde-robe, tandis que pour les marques, c’est une période propice pour maximiser leurs ventes et renforcer leur présence sur le marché. En somme, les fêtes sont un véritable catalyseur pour l’industrie de la mode, alliant célébration et opportunité commerciale.

    Thom Biakpa

  • cameroun : 15è édition du forum des métiers de la mode et du design, plus de vingt créateurs illuminent Yaoundé par leurs talents

    cameroun : 15è édition du forum des métiers de la mode et du design, plus de vingt créateurs illuminent Yaoundé par leurs talents

    Le créateur de mode Imane Ayissi a fait voyager le public à travers ses créations/ photo: La Tribune

    Le samedi 23 novembre 2024, le prestigieux Hilton Hôtel de Yaoundé a accueilli la 15ème édition du Forum des Métiers de la Mode et du Design, un événement phare qui célèbre le dynamisme et la créativité du secteur de la mode au Cameroun. En présence de la Première Dame, Chantal Biya, cet événement a également marqué la première apparition officielle de S.E.M Filbert Yao Kouassi Gleglaud, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Côte d’Ivoire près le Cameroun, en tant que co-parrain de cette rencontre artistique de haut niveau.

    Aux côtés de l’Ambassade de France et du ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie Sociale et de l’Artisanat, S.E.M Kouassi a apporté un soutien significatif à l’initiative en remettant deux prix très attendus : le Prix Coup de Cœur Professionnel et le Prix Coup de Cœur Créatif. Ces distinctions ont non seulement récompensé l’originalité et le talent des jeunes créateurs camerounais, mais ont également mis en lumière l’importance cruciale de l’innovation et de la créativité dans le domaine de la mode.

    L’édition 2024 s’est révélée être une véritable célébration de la mode, rassemblant plus de vingt créateurs talentueux, qui ont présenté leurs œuvres à travers trois défilés mémorables. Le premier défilé a mis en avant les incubés de cette 15ème édition, offrant à ces jeunes créateurs une plateforme précieuse pour démontrer leur savoir-faire. Le deuxième défilé a vu les anciens lauréats du Centre des Créateurs de Mode du Cameroun (CCMC) en compétition pour le Prix Entrepreneuriat, soulignant ainsi l’importance de l’entrepreneuriat dans le secteur de la mode. Le clou de la soirée a été le spectaculaire défilé du styliste de renommée internationale, Imane Ayissi, dont les créations ont captivé le public par leur originalité et leur sophistication.

    Depuis sa création en 2009, le Forum des Métiers de la Mode et du Design, orchestré par le Centre des Créateurs de Mode du Cameroun (CCMC), s’est imposé comme un événement incontournable pour les talents émergents de la mode en Afrique. Il constitue une véritable vitrine pour les créateurs locaux, leur permettant de valoriser leur savoir-faire tout en renforçant leurs compétences pour contribuer activement à l’édification d’une industrie de la mode durable au Cameroun.

    L’édition 2024 a été couronnée de succès, témoignant de l’engagement des acteurs locaux et des institutions internationales à soutenir la mode africaine. Les regards sont désormais tournés vers la 16ème édition, qui s’annonce riche en surprises et en nouvelles perspectives pour les créateurs africains. Cet événement est également une belle occasion de célébrer la créativité africaine et d’encourager l’émergence d’une mode responsable et innovante, capable de rivaliser sur la scène internationale.

    En somme, le Forum des Métiers de la Mode et du Design continue de jouer un rôle essentiel dans la promotion de la mode au Cameroun, tout en inspirant une nouvelle génération decréateurs à explorer et à exprimer leur vision unique à travers leurs œuvres.

    Thom Biakpa

  • 17è édition de afrik fashion week : les créateurs dévoilent leurs nouvelles collections

    17è édition de afrik fashion week : les créateurs dévoilent leurs nouvelles collections

    La 17ème édition de l’Afrik Fashion Week a récemment pris fin, marquant un moment fort pour la mode africaine. Des stylistes et maisons de couture ont présenté leurs nouvelles créations, tant en haute couture qu’en prêt-à-porter, lors d’une soirée mémorable.

    Cet événement, qui s’est tenu le 16 novembre 2024 au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, a rassemblé de grands noms de la mode africaine. Quinze stylistes, allant des jeunes talents aux créateurs aguerris, venus de Côte d’Ivoire, du Togo, du Sénégal, du Mali et du Cameroun, ont rivalisé de créativité pour émerveiller les passionnés de mode.

    Parmi les participants, Michèle Yakice, figure emblématique de la mode depuis 1982, a captivé le public avec une première présentation inspirée de la Coupe d’Afrique des Nations, mettant en avant les vêtements qu’elle a conçus pour la cérémonie d’ouverture. Dans un second tableau, elle a célébré la richesse culturelle de la Côte d’Ivoire à travers des pièces intemporelles confectionnées en pagnes tissés, transportant ainsi le public dans son univers créatif.

    La collection « Black Résilience » de Black Mode 266 a également fait sensation, rendant hommage à la culture burkinabè en transformant des matériaux variés tels que le pagne tissé, les chambres à air de pneus de camion, et la toile de jute en pièces de mode innovantes.

    Le styliste Tiecoura Sangaré, représentant la nouvelle génération de créateurs ivoiriens, a exprimé sa satisfaction : « Participer à cette 17ème édition a été une expérience enrichissante, pleine de surprises. J’ai eu l’occasion de mettre en avant le savoir-faire ivoirien et africain à travers mes créations en pagne, en les réinventant de manière originale. »

    Amina Dubrecq El Oumrany, créatrice belge d’origine malienne et congolaise, a également brillé lors de cet événement en présentant huit pièces de sa nouvelle collection, témoignant de la diversité et de la richesse de la mode africaine.

    Sous le thème « Foot, Mode et Élégance », cette édition a offert un voyage inoubliable à travers la mode, alliant harmonieusement sport et raffinement. Le défilé a été rehaussé par la présence du mannequin Manadja, membre du célèbre groupe ivoirien Magic System.

    Isabelle Anoh, commissaire générale de l’événement et fondatrice d’Avant-Garde Production, a remercié les partenaires institutionnels, privés et sponsors qui ont contribué au succès de cetévénement phare de la mode africaine depuis deux décennies. Elle a également présenté sa propre collection, « Missano Style », qui reflète la joie et l’apaisement, principalement réalisée en denim, un matériau intemporel qui connaît un regain de popularité.

    Le ministre du Tourisme et des Loisirs, Siandou Fofana, présent en tant qu’invité spécial, a salué l’esprit créatif et l’engagement de la jeunesse ivoirienne, soulignant l’importance de telsévénements pour le rayonnement de la mode sur le continent.

    Thom Biakpa

  • l’histoire du pagne wax hollandais : un voyage culturel et textile

    l’histoire du pagne wax hollandais : un voyage culturel et textile

    Le Wax hollandais, un symbole fort de la mode africaine / Photo: Dipida


    Le pagne Wax hollandais, souvent simplement appelé « Wax », est bien plus qu’un simple tissu. Il est le symbole d’une riche histoire culturelle et d’une identité africaine affichée. Ce textile coloré, aux motifs audacieux et variés, a traversé les siècles et les continents, devenant un incontournable dans la mode et la culture des pays africains.


    Origines et fabrication


    L’histoire du pagne Wax commence au 19ème siècle, lorsque les colonisateurs néerlandais, fascinés par les textiles africains, tentent de reproduire les techniques de teinture et de motifs qu’ils avaient découverts en Indonésie. Les premiers Wax sont donc inspirés des batiks indonésiens, une technique de teinture à la cire qui permet de créer des motifs complexes. Cependant, les Néerlandais, en cherchant à produire ces tissus en masse, adaptent le processus de fabrication pour répondre à la demande croissante.


    Les premiers pagnes Wax sont fabriqués à partir de coton, et leur production se développe rapidement dans les usines textiles des Pays-Bas. Les motifs, souvent colorés et géométriques, sont conçus pour séduire le marché africain. Les tissus sont ensuite exportés vers les colonies africaines, où ils rencontrent un succès fulgurant.


    L’adoption en Afrique


    Au début du 20ème siècle, le pagne Wax devient un élément essentiel de la mode en Afrique de l’Ouest. Les femmes, en particulier, adoptent ces tissus pour confectionner des vêtements traditionnels, tels que les boubous, les robes et les jupes. Le Wax est apprécié non seulement pour sa beauté, mais aussi pour sa durabilité et sa facilité d’entretien.


    Les motifs du Wax, souvent chargés de significations culturelles et symboliques, permettent aux femmes de s’exprimer à travers leur habillement. Chaque motif peut raconter une histoire, évoquer des événements ou célébrer des traditions. Ainsi, le pagne Wax devient un moyen d’affirmer son identité culturelle et de revendiquer son héritage.

    Un symbole de résilience et d’identité

    Au fil des décennies, le pagne Wax a évolué pour devenir un symbole de résistance et d’affirmation de soi. Dans les années 1960 et 1970, alors que de nombreux pays africains luttent pour leur indépendance, le Wax est adopté comme un symbole de fierté nationale. Les leaders politiques et les mouvements de libération utilisent le tissu pour renforcer leur message d’unité et de souveraineté.


    Aujourd’hui, le pagne Wax est omniprésent dans la mode contemporaine. Des créateurs africains et internationaux s’inspirent de ce tissu pour créer des collections modernes qui allient tradition et innovation. Le Wax est également utilisé dans des projets de développement durable, où des artisans locaux sont formés pour produire des vêtements et des accessoires à partir de ce tissu emblématique.

    Bien plus qu’un textile


    Le pagne Wax hollandais est bien plus qu’un simple textile ; il incarne une histoire riche et complexe qui traverse les continents et les cultures. De ses origines en Indonésie à son adoption en Afrique, ce tissu a su s’imposer comme un symbole de beauté, de résilience et d’identité. Aujourd’hui, il continue d’évoluer, s’adaptant aux tendances modernes tout en préservant son héritage culturel. Le Wax reste un élément essentiel de la mode africaine, célébré pour sa capacité à raconter des histoires et à unir les générations.

    Thom Biakpa

  • industrie de la cordonnerie en afrique : un avenir prometteur pour les jeunes

    industrie de la cordonnerie en afrique : un avenir prometteur pour les jeunes

    L’industrie de la cordonnerie en Afrique, offre de nombreuses opportunités d’insertion aux jeunes / Photo: Shuterstock

    L’Afrique, avec sa riche diversité culturelle et ses traditions artisanales, possède un secteur de la cordonnerie qui mérite d’être mis en lumière. Bien que souvent sous-estimée, cette industrie offre de nombreuses opportunités pour les jeunes, tant sur le plan économique que social.

    Un secteur en croissance


    L’industrie de la cordonnerie en Afrique connaît une croissance significative, alimentée par une demande croissante pour des produits de qualité, qu’il s’agisse de chaussures, de sacs ou d’autres articles en cuir. Avec l’urbanisation rapide et l’augmentation du pouvoir d’achat, les consommateurs africains recherchent de plus en plus des produits qui allient style et durabilité. Cela crée un marché florissant pour les artisans cordonniers.

    Opportunités pour les jeunes

    Formation et Apprentissage : De nombreuses initiatives sont mises en place pour former les jeunes aux métiers de la cordonnerie. Des programmes d’apprentissage et des écoles de métiers offrent des formations pratiques qui permettent aux jeunes d’acquérir des compétences précieuses. Cela leur donne non seulement une expertise technique, mais aussi une chance de se démarquer sur le marché du travail.

    Entrepreneuriat : La cordonnerie offre également des opportunités d’entrepreneuriat. Les jeunes peuvent créer leurs propres entreprises, que ce soit en ouvrant un atelier de cordonnerie ou en lançant une marque de chaussures. Avec un investissement initial relativement faible, ils peuvent développer des produits uniques qui reflètent leur culture et leur créativité.

    Innovation et Durabilité : Les jeunes sont souvent à l’avant-garde de l’innovation. En intégrant des pratiques durables et des matériaux écologiques dans la production de chaussures et d’articles en cuir, ils peuvent répondre à la demande croissante pour des produits respectueux de l’environnement. Cela peut également leur permettre de se démarquer sur le marché international.

    Accès aux Marchés Locaux et Internationaux : Grâce à l’essor des plateformes de commerce en ligne, les jeunes cordonniers peuvent facilement accéder à des marchés plus larges. Ils peuvent vendre leurs produits non seulement localement, mais aussi à l’international, ce qui augmente leurs chances de succès.

    L’industrie de la cordonnerie en Afrique représente une véritable opportunité pour les jeunes. En s’engageant dans ce secteur, ils peuvent non seulement améliorer leur situation économique, mais aussi contribuer à la préservation des savoir-faire artisanaux et à la promotion de la culture locale. Avec le soutien adéquat, cette industrie peut devenir un pilier de l’économie africaine, tout en offrant aux jeunes un avenir prometteur.

    Thom Biakpa

  • première fashion week d’Abidjan : plus d’une dizaine de stylistes ivoiriens, ghanéens, béninois et nigérians dévoilent leurs collections au grand public

    première fashion week d’Abidjan : plus d’une dizaine de stylistes ivoiriens, ghanéens, béninois et nigérians dévoilent leurs collections au grand public

    De nombreuses créations de stylistes africains ont été dévoilées au public, lors du défilé / photo: Abidjan.net

    Le défilé de la première Fashion Week Abidjan, s’est tenu le samedi 19 octobre en présence de plusieurs personnalités du monde de la mode, de la culture, du sport, mais aussi de la politique.

    Organisée par le créateur ivoirien Elie Kuame, cette première Abidjan Fashion Week a permis de dévoiler les collections de 16 stylistes ivoiriens, ghanéens, béninois ou encore nigérian devant un public trié sur le volet.

    Ce défilé final haut en couleurs, en textures mêlant modernité et tradition, organisé à la galerie d’art de la fondation Donwahi, a également permis à de jeunes stylistes de présenter leur collection.

    Les créateurs ivoiriens ont ébloui la scène par leurs multiples talents aux couleurs diverses. Que ce soit Adama Paris, créatrice de la Dakar Fashion Week, Talansi de la République du Congo, Teed du Bénin, February by Serwaa et Kwaku Bediako du ghana, Emmy Kasbit du Nigeria ou encore la collection dentelle d’Ibrahim Fernandez et celle de jupes longues pour hommes de Rodrigue Tchatcho.

    Au nombre des personnalités de marque qui ont fait le déplacement, on pouvait compter le maire de Cocody Jean-Marc Yacé, accompagné de sa famille et dont la fille est ambassadrice de cette édition, Gabrielle Lemaire, femme d’affaire et compagne de Didier Drogba, deux miss Côte d’Ivoire, l’athlète Murielle Ahouré et son époux, et bien d’autres.

    « Nous avons vu énormément de belles choses. Cela démontre que les couturiers africains ont énormément de talents. Nous espérons que ce succès sera répété plusieurs années et nous les accompagnerons au maximum », a dit Jean Marc Yacé.

    C’est la maison Elie Kuame qui a clôturé le spectacle sous les ovations du public avec une robe de mariée et une robe jaune portée par Olivia Yacé qui ont fait sensation.

    « Profonde gratitude à tous ceux qui ont été présents pour célébrer le talent et la richesse des créateurs, artisans et artistes africains. Nous encourageons à consommer africain, à soutenir le local, et à être les premiers ambassadeurs de nos frères et sœurs du continent » s’est réjoui Olivia Yacé.

    A travers cet événement, Elie Kuame entend rendre à Abidjan, capitale de la mode en Afrique de l’Ouest durant longtemps, ses « lettres de noblesse en créant un écosystème de la haute couture ».

    « Nous avons envie de travailler aujourd’hui à reconstituer tous ces codes de valeur, travailler sur la chaîne de métiers, et surtout avoir un impact sur la jeunesse et la formation. Il faut aider les jeunes maisons de couture à sortir de leur atelier, leur donner des outils de marketing, de communication, d’entrepreneuriat. Un jour, vous verrez, des créations ivoiriennes seront vendues dans les boutiques de luxe de New York » a-t-il fait savoir.

    Après Dakar en 2004, Lagos en 2011 et Bamako depuis 2015, Abidjan a dorénavant sa Fashion Week.

    Thom Biakpa

  • mode féminine : les pantalons jeans large font leur retour en force

    mode féminine : les pantalons jeans large font leur retour en force

    Les pantalons jeans larges féminins sont de retour / Photo: Pinterest

    Après plusieurs saisons dominées par les silhouettes ajustées, les pantalons jeans largesféminins font leur retour en force dans les armoires. Cette tendance, loin d’être nouvelle, se réinvente chaque année en s’adaptant aux nouvelles modes. Pour 2024, le pantalon jeans largeest encore plus ample et se décline dans une multitude de styles, et de couleurs, offrant ainsi une infinité de possibilités pour créer des looks aussi confortables que stylés.

    Dans les grandes villes africaines, les femmes suivent la tendance mais pensent surtout au confort. Large au niveau des jambes, évasée jusqu’à la cheville, ces pantalons jeans apportentdu mouvement à la silhouette. On l’aime pour son côté « cool » et détente. Idéal pour un look décontracté chic, le jean large va pour toutes les morphologies.

    Comment porter un jean large ?

    Le jean large est le denim idéal de tous vos instants quotidiens : sorties en journée, balades entre copines, journée au travail… Flânez en toute décontraction tout en étant stylée. On peut opter pour un jean large ceinturé en coloris cranberry que l’on stylise avec un léger haut. Le contraste des matières en haut avec le jean plus épais en bas créera un look parfaitement harmonieux pour le quotidien.

    Le jean flare

    Le prince de tous les jeans amples c’est bien lui ! Le jean flare prend ses racines dans les années 1970 où la femme se met à porter le pantalon tout autant que les hommes. Taille haute, médium ou basse, c’est bien comme vous voulez. Seul impératif : une jambe qui s’évase jusqu’à la cheville. Pour bien le porter, rentrez votre haut à l’intérieur ou optez pour du court. Côté chaussures, les plus chic restent les plateformes et compensées.

    Le jean droit

    Le jean droit large est un héritage des années 1990. Pour éviter l’effet sac, optez pour un mini pull ou une doudoune qui s’arrête à la taille et structure la silhouette. Pour casser l’effet casual et le rendre chic, on peut aussi le porter avec une veste de blazer ou un joli chemisier. Grâce à sa taille haute, le jean large et droit allonge la jambe et l’élance. Aux pieds, préférez desbottines une paire de bottines à petit talon carré ou même une paire d’escarpins pour le rendre élégant, porté avec la veste de blazer.

    Thom Biakpa

  • kénya : les déchets d’ananas transformés en des chaussures écologiques

    kénya : les déchets d’ananas transformés en des chaussures écologiques

    Une chaussure fabriquée par Pina Kazi à partir des rejets d’ananas / photo: Afrik 21

    Au Kenya, une maison de design transforme les feuilles d’ananas autrefois jetées en une ressource lucrative, offrant ainsi aux agriculteurs une nouvelle source de revenus et contribuant à l’essor d’une industrie textile respectueuse de l’environnement.

    Si dans le passé, les agriculteurs brûlaient, jetaient ou replantaient les rejets d’ananas, désormais, ces rejets constituent une source de revenus pour eux, grâceau geste novateur de l’entreprise dénommée Pine Kazi qui signifie simplement « travail d’ananas ». Ces rejets sont vendus à cette entreprise au prix de 15 shillings kényans chacun (0,092 USD).

    Le potentiel inexploité des feuilles d’ananas attire désormais l’attention mondiale, avec des initiatives telles que Pine Kazi qui transforment ces déchets en ressources précieuses.

    Une solution durable pour un problème mondial : L’essor de Pine Kazi

    Pine Kazi, qui transforme les feuilles d’ananas et le caoutchouc recyclé en chaussures à la mode, a déjà attiré l’attention des investisseurs et remporté des éloges pour ses performances durables.

    La fibre d’ananas, longtemps négligée au profit de matériaux moins respectueux de l’environnement, trouve ainsi une nouvelle vie grâce à des entrepreneurs innovants.

    Les co-fondateurs Olivia Awuor, Mike Langat et Angela Nzomo expliquent que l’idée est née d’un projet universitaire, où ils ont été frappés par l’énorme quantité de déchets d’ananas gaspillés.

    « Pine Kazi est une nouvelle et innovante entreprise sociale qui recycle les feuilles d’ananas en un textile biodégradable respectueux de l’environnement, » explique Awuor, PDG et co-fondatrice de Pine Kazi.

    Le processus de production implique un tri minutieux des rejets, suivis de l’extraction des fibres via un processus de « décortication » et de leur lavage. Ensuite, les fibres sont séchées, filées et tissées pour fabriquer les textiles.

    Au Kenya, environ 80 000 tonnes de déchets d’ananas sont produites chaque année. Traditionnellement, ces déchets sont brûlés ou décomposés chimiquement, contribuant ainsi aux émissions de gaz à effet de serre.

    Au niveau mondial, les chiffres de gaspillage sont encore plus alarmants, avec environ 766 millions de tonnes de feuilles d’ananas produites annuellement et généralement éliminées de manière non durable.

    Betterman Simidi, fondateur de l’organisation de défense de l’assainissement public ‘Clean Up Kenya’, souligne l’importance des initiatives comme Pine Kazi dans un contexte où le pays est confronté à une obsession pour la « mode rapide » et à des problèmes croissants liés à la pollution.

    Le Kenya importe chaque année des milliers de tonnes de vêtements en polyester d’occasion, contribuant ainsi à la dégradation de l’environnement. Des solutions durables comme les textiles fabriqués à partir de déchets d’ananas offrent une alternative bienvenue à cette tendance destructrice.

    En tant qu’entreprise sociale, Pine Kazi s’engage également à créer des emplois locaux significatifs, contribuant ainsi au développement économique des communautés.

    « Nous utilisons ces textiles pour fabriquer des produits de mode écologiques comme des chaussures et des sacs tout en créant des emplois significatifs et durables pour des groupes vulnérables dans la communauté, » déclare Awuor.

    Malgré les défis liés à la production à grande échelle, notamment le manque d’infrastructures de recherche et développement adéquates, Pine Kazi reste optimiste quant à l’avenir de son entreprise et espère étendre son modèle à d’autres pays confrontés aux mêmes défis de gestion des déchets d’ananas.

    Avec des initiatives comme Pine Kazi, l’industrie de la mode prend un tournant vers la durabilité, transformant les déchets en opportunités et ouvrant la voie à un avenir où la mode et la protection de l’environnement vont de pair.

    Thom Biakpa

  • fashion week de Paris : les créations de la maison maxhosa africa font sensation avec la collection maxhonaissance renaissance

    fashion week de Paris : les créations de la maison maxhosa africa font sensation avec la collection maxhonaissance renaissance

    Le défilé de la Maxhosa Africa avec la collection MAXHONAISSANCE RENAISSANCE / Photo: AP

    La Fashion Week de Paris en France a été marquée par un défilé tenu dans une église dans la capitale française, le 27 septembre dernier, par la maison de mode Maxhosa Africa.

    La collection intitulée MAXHONAISSANCE RENAISSANCE est la deuxième collection présentée à Paris par la maison Maxhosa Africa. Elle vise à redéfinir la perception de la mode et du luxe africains.

    Pour créer des pièces uniques aux styles contemporains, le styliste de la marque, Laduma Ngxokolo imagine des vêtements pouvant être portées par de grandes stars.

    « Je pense à des personnalités publiques comme Michelle Obama, Oprah Winfrey, Alicia Keys, Jay-Z, Beyonce et, bien sûr, à d’importants chefs d’État qui veulent sortir en Asie le week-end, mais je me considère avant tout comme une personne à part entière. Mon meilleur client, c’est moi-même, car je connais mes défis et mes besoins, et j’essaie également d’être plus polyvalent dans mes créations de vêtements pour que les gens puissent y voir ma personnalité avant de leur vendre mes productions », explique le designer africain.

    Avec la nouvelle collection MAXHONAISSANCE RENAISSANCE, le styliste a puisé son inspiration dans le mouvement artistique de la Renaissance. Le maquillage s’inspire notamment des couleurs vibrantes et opulentes des bijoux portées par les femmes de cette époque.

    Les différentes coiffures reflètent l’opulence et la vivacité à travers des couronnes de bijoux et de fleurs. Créée en 2010, la maison MaXhosa Africa est toujours restée fidèle à son engagement de créer des collections uniques avec les techniques traditionnelles de la culture Xhosa, une grande ethnie de l’Afrique du Sud.

    Depuis sa création, la marque produit des pièces enracinées dans les traditions du perlage et le symbolisme des couleurs de la garde-robe de la communauté Xhosa.

    Thom Biakpa