Catégorie : Style

  • kenya fashion week : la scène émergente des jeunes créateurs à Nairobi

    kenya fashion week : la scène émergente des jeunes créateurs à Nairobi

    Une image du défilé lors du Kenya Fashion Week 2025/ KenyaVibe

    Du 17 octobre au 1er novembre, Nairobi accueille la Kenya Fashion Week, un événement phare où des dizaines de créateurs, tant kényans qu’africains, dévoilent leurs dernières collections. Le Kenya aspire à affirmer son influence dans l’industrie de la mode, soutenu par une solide base textile qui a généré près de 400 millions de dollars d’exportations vers les États-Unis en 2023, selon le Bureau national de statistiques. Cependant, les défis auxquels font face les créateurs pour s’imposer dans ce secteur sont considérables.

    Sharon Wendo, designer à la tête de la marque Epica Jewellery, illustre parfaitement ce parcours semé d’embûches. Depuis son appartement à Nairobi, elle confectionne des robes ornées de perles, un savoir-faire qu’elle a acquis par le biais d’une formation à la fabrication de bijoux maasai traditionnels. « J’ai démissionné de mon emploi après trois mois, car je savais que ma vocation était ailleurs. Créer en utilisant les perles, qui portent une riche histoire au sein des tribus kényanes, est devenu ma passion », raconte-t-elle.

    Bien que Sharon ait réussi à créer une entreprise florissante et à embaucher une salariée, la réalité est bien différente pour de nombreux stylistes kényans. Les coûts des matériaux ont considérablement augmenté. « Le mètre de coton, qui coûtait environ 500 shillings (un peu plus de 3 euros), dépasse aujourd’hui les 900 shillings (environ 6 euros). Ouvrir un magasin nécessite un investissement de 3 à 5 millions de shillings, soit entre 20 000 et 30 000 euros », explique Ashaf Brian, un agent du secteur.

    Un secteur en pleine mutation

    La majorité des créateurs n’ont pas les moyens d’établir un atelier ou un point de vente physique. Beaucoup choisissent donc de se faire connaître en ligne. Toutefois, selon Sue Muraya, fondatrice de la Kenya Fashion Week, la mise en place de défilés est cruciale pour renforcer la crédibilité des stylistes locaux. « Nous soutenons les créateurs en prenant en charge des frais comme ceux des mannequins, afin qu’ils puissent se faire voir non seulement au Kenya, mais aussi à l’échelle de l’Afrique de l’Est et au-delà. Si les créateurs devaient financer intégralement un défilé, cela deviendrait prohibitif », précise-t-elle. Elle insiste sur le fait que ces événements sont essentiels pour le développement de l’industrie de la mode au Kenya, permettant aux créateurs de présenter leur style et leur inspiration au monde.

    Bobbin, un créateur d’Ouganda, témoigne des difficultés rencontrées dans sa quête de succès à Nairobi. Après avoir perdu son atelier, il a sombré dans la dépression. « La réalité est que pour percer, il faut parfois payer des défilés et des médias, même si c’est illégal. J’ai essayé de créer des collections chez moi, mais cela m’a épuisé. J’ai traversé des moments difficiles, mais je sens que je vais bientôt retrouver le chemin du succès », confie-t-il.

    Selon une étude de la plateforme Statista, le marché de la mode au Kenya est promis à un avenir florissant, avec des prévisions qui l’estiment à plus d’un milliard de dollars d’ici 2030. Ce potentiel appelle à une attention accrue et à un soutien renforcé pour les jeunes créateurs qui représentent l’avenir de la mode au Kenya.

    Thom Biakpa

  • ensembles tailleurs en pagne : la créativité africaine à l’assaut de la mode occidentale

    ensembles tailleurs en pagne : la créativité africaine à l’assaut de la mode occidentale

    Un mannequin élégamment habillé dans un costume fait en pagne/Store

    La mode est un reflet des cultures et des identités, et elle évolue constamment en fonction des influences et des tendances. Dans ce contexte, les ensembles tailleurs en pagne se présentent comme une véritable révolution stylistique, alliant tradition africaine et modernité. Ces créations audacieuses, qui utilisent le pagne tissu emblématique de l’Afrique s’imposent de plus en plus sur le terrain de la mode occidentale, affirmant ainsi la créativité et le savoir-faire des designers africains.

    Une réinvention du pagne

    Le pagne, souvent associé à des vêtements traditionnels, est désormais réinventé par des créateurs qui osent le détourner pour en faire des ensembles tailleurs élégants et contemporains. Ces pièces se caractérisent par des coupes modernes, des motifs vibrants et des couleurs éclatantes qui racontent une histoire tout en répondant aux codes de la mode actuelle. Que ce soit pour des vestes cintrées, des pantalons à pinces ou des jupes styliques, le pagne est utilisé de manière innovante, transformant ainsi un symbole de culture en un incontournable du dressing moderne.

    Un pont entre cultures

    L’essor des ensembles tailleurs en pagne représente bien plus qu’une simple tendance. C’est un véritable pont culturel entre l’Afrique et l’Occident. De plus en plus de marques et de stylistes occidentaux s’inspirent de l’esthétique africaine, intégrant des éléments de design africains dans leurs collections. Les défilés de mode, autrefois dominés par des silhouettes européennes, accueillent désormais des modèles vêtus de pagne, célébrant ainsi la diversité et l’inclusivité.

    Un impact économique et social

    Cette tendance ne se limite pas seulement à l’esthétique ; elle a également des implications économiques et sociales. En mettant en avant le pagne et les artisans qui le fabriquent, les designers africains contribuent à la valorisation de l’artisanat local. Cela permet de soutenir l’économie locale et de créer des emplois dans des secteurs souvent négligés. De plus, ces créations témoignent d’une fierté culturelle, permettant aux Africains de revendiquer leur identité sur la scène mondiale.

    Vers une reconnaissance mondiale

    Des créateurs comme Alphadi, Kiki Koutou ou encore Aisha Baker, pour n’en nommer que quelques-uns, sont devenus des figures emblématiques de cette fusion entre le pagne et la mode contemporaine. Leurs œuvres sont non seulement portées sur le continent, mais aussi reconnues et célébrées à l’international. Les fashion weeks à Paris, New York et Milan commencent à intégrer des designers africains, faisant ainsi du pagne un symbole de la mode mondiale.

    En sommes, les ensembles tailleurs en pagne incarnent une nouvelle ère de créativité où l’Afrique s’affirme avec force dans l’univers de la mode. En réinterprétant le pagne avec audace et originalité, ces créations non seulement redéfinissent les standards de la mode occidentale, mais elles célèbrent également la richesse de la culture africaine. Cette tendance, portée par des designers visionnaires, promet de continuer à évoluer et à influencer le paysage de la mode mondiale, tout en rappelant que la beauté réside dans la diversité et l’authenticité.

    Thom Biakpa

  • port des chaînes aux pieds chez les femmes : les sens cachés d’un style en vogue en afrique

    port des chaînes aux pieds chez les femmes : les sens cachés d’un style en vogue en afrique

    Le port des chaines aux pieds en Afrique revêt des sens souvent méconnus/ Mousso News

    Le port de chaînes aux pieds est devenu une tendance marquante dans le monde de la mode en Afrique, séduisant un nombre croissant de femmes à travers le continent. Au-delà de l’aspect esthétique, cette pratique revêt des significations culturelles et sociales qui méritent d’être explorées. Dans cet article, nous allons examiner les origines de cette tendance, ses implications culturelles, ainsi que son impact sur l’identité et l’expression personnelle des femmes africaines.

    Une tendance esthétique et culturelle

    Les chaînes aux pieds, souvent portées en argent ou en or, sont devenues un accessoire de mode prisé dans de nombreux pays africains. Elles sont souvent associées à des tenues traditionnelles, mais également à des styles plus contemporains, reflétant une fusion des influences culturelles. Leurs origines peuvent être retracées dans diverses traditions africaines, où les bijoux de corps, y compris les chaînes aux pieds, étaient portés comme symboles de beauté et de statut social.

    Dans certaines cultures, le port de chaînes aux pieds est également lié aux rituels de passage, comme le mariage ou la célébration de la féminité. Par exemple, dans certaines communautés, les femmes portent des chaînes lors de cérémonies pour marquer des étapes importantes de leur vie, renforçant ainsi les liens entre tradition et modernité.

    Au fil des années, l’utilisation des chaînes aux pieds a pris une ampleur croissante. À l’origine, dans l’Égypte ancienne, ces chaînes étaient utilisées pour stigmatiser les femmes et transmettre certaines informations à leur sujet. Selon la culture égyptienne, le nombre de chaînes portées pouvait indiquer le nombre d’amants d’une femme. De plus, la forme, la disposition et la matière des parures permettaient de déterminer le statut matrimonial de leur propriétaire.

    Au Sénégal, par exemple, chez les Peuhls et les Wolofs, le nombre de bracelets aux pieds est un symbole de richesse familiale. Plus une femme porte de parures, plus sa famille est considérée comme riche.

    En revanche, chez les Senoufos, un peuple du nord de la Côte d’Ivoire, les bijoux aux pieds ne sont portés que lors de grandes célébrations, telles que les cérémonies d’initiation ou les funérailles.

    Dans certaines cultures du Burkina Faso et du Congo, le fiancé est tenu d’offrir plusieurs chaînes à sa fiancée avant de commencer les étapes du mariage. Ces chaînes font même partie intégrante des exigences de la dot..

    Ainsi, les chaînes aux pieds, bien qu’elles puissent sembler être de simples accessoires de mode, portent en réalité des significations profondes et variées selon les contextes culturels. Elles témoignent de l’histoire, des croyances et des valeurs des sociétés qui les portent.

    Symbolisme et autonomisation

    Au-delà de l’aspect purement esthétique, les chaînes aux pieds peuvent également être interprétées comme un symbole d’autonomisation. Pour de nombreuses femmes, ce style est une manière d’exprimer leur identité et leur indépendance. Dans un monde où les normes de beauté et les attentes sociales peuvent parfois être oppressives, le port de chaînes aux pieds devient une forme d’affirmation de soi. C’est un moyen de revendiquer son espace dans la société et de célébrer sa féminité de manière audacieuse.

    De plus, dans un contexte où la mode est souvent perçue comme un moyen de conformisme, le port de chaînes aux pieds permet aux femmes de se démarquer et d’afficher leur individualité. C’est une façon de défier les conventions tout en s’appropriant des éléments culturels qui parlent d’elles et de leurs histoires.

    Un reflet des dynamiques sociales modernes

    La popularité croissante des chaînes aux pieds chez les femmes africaines peut également être liée aux évolutions socioculturelles contemporaines. Avec la montée des mouvements féministes et des revendications pour l’égalité des genres, de nombreuses femmes se réapproprient des symboles qui ont autrefois pu être perçus comme des signes de soumission ou d’aliénation. Le port de chaînes, dans ce contexte, devient un acte politique et un moyen de réécrire les narrations autour de la féminité.

    Les médias sociaux jouent un rôle crucial dans cette dynamique, en permettant aux femmes de partager leurs styles et de s’inspirer mutuellement. Des influenceuses et des créatrices de mode mettent en avant ce look, contribuant à sa popularisation et à sa réinterprétation dans divers contextes.

    Le port de chaînes aux pieds chez les femmes en Afrique est bien plus qu’une simple tendance de mode. C’est un phénomène qui mêle esthétique, culture, empowerment et réappropriation de symboles. À travers ce style, les femmes africaines s’affirment et s’affichent, tout en célébrant leur héritage culturel. Dans un monde en constante évolution, le port de chaînes aux pieds témoigne d’une quête d’identité et d’une volonté de se réapproprier les récits qui les concernent. Ainsi, cette mode, loin d’être anodine, s’inscrit dans une histoire plus vaste de lutte et d’affirmation.

    Thom Biakpa

  • port des boucles d’oreilles chez les hommes : un style controversé en afrique

    port des boucles d’oreilles chez les hommes : un style controversé en afrique

    En Afrique, les boucles d’oreilles pour hommes ne sont plus cantonnées à des codes stricts ou à des significations culturelles figées/Getty Images

    Le port de boucles d’oreilles chez les hommes suscite des débats passionnés à travers le continent africain. Si cette tendance a gagné en popularité dans de nombreuses cultures urbaines et mondiales, elle continue de diviser les opinions en Afrique, où les perceptions de la mode et de l’identité masculine sont souvent ancrées dans des traditions séculaires.

    Une tradition ancienne

    À travers l’histoire, le port de bijoux, y compris des boucles d’oreilles, a été une pratique courante dans certaines cultures africaines. Des sociétés telles que les Berbères ou les Maasai ont traditionnellement vu les hommes porter des ornements comme symboles de statut, de bravoure ou même de rites de passage. Dans ces contextes, les boucles d’oreilles ne sont pas seulement des accessoires de mode, mais des marqueurs d’identité culturelle et sociale.

    La modernité et la globalisation

    Avec l’influence croissante de la culture pop mondiale, notamment grâce à la musique, le cinéma et les réseaux sociaux, le port de boucles d’oreilles par les hommes est devenu plus courant dans les centres urbains africains. Des artistes de renom comme Burna Boy, Wizkid ou même des figures du hip-hop local affichent fièrement leurs bijoux, encourageant ainsi une nouvelle génération à embrasser cette tendance. Les jeunes voient dans le port de boucles d’oreilles une forme d’expression personnelle, un moyen de se démarquer et d’affirmer leur identité.

    Un sujet de controverse

    Malgré cette évolution, le port de boucles d’oreilles chez les hommes demeure un sujet controversé en Afrique. Dans de nombreux milieux conservateurs, cette pratique est perçue comme un affront aux normes traditionnelles de la masculinité. Les critiques soutiennent que cette tendance pourrait perturber les rôles de genre établis et nuire à l’image de l’homme africain, qui est souvent associé à la force et à la virilité.

    Les débats autour de cette pratique soulèvent également des questions de classe et de statut. Dans certaines sociétés, le port de boucles d’oreilles est considéré comme un luxe, réservé à ceux qui peuvent se permettre de suivre les tendances de la mode. Cela crée une dichotomie entre ceux qui adoptent ce style et ceux qui s’y opposent, renforçant ainsi les divisions sociales.

    Vers une acceptation progressive

    Cependant, malgré les critiques, le port de boucles d’oreilles chez les hommes continue de gagner en popularité, notamment parmi les jeunes générations qui cherchent à redéfinir les normes de genre et à célébrer la diversité des expressions personnelles. Les créateurs de mode en Afrique commencent également à intégrer des bijoux masculins dans leurs collections, contribuant à une acceptation plus large de cette tendance.

    Des mouvements sociaux émergent également pour soutenir l’expression de la mode sans contraintes de genre. Les campagnes sur les réseaux sociaux, les blogs de mode et les événements culturels favorisent un dialogue autour de l’identité et de l’auto-expression, encourageant les hommes à porter des boucles d’oreilles sans crainte de jugement.

    Le port de boucles d’oreilles chez les hommes en Afrique est un sujet riche et complexe qui met en lumière les tensions entre tradition et modernité, entre normes de genre et expression individuelle. Alors que les jeunes générations continuent de revendiquer leur droit à l’auto-expression à travers la mode, il est probable que cette tendance se normalise, redéfinissant ainsi ce que signifie être un homme sur le continent africain. Dans cette dynamique, le dialogue et l’ouverture d’esprit seront essentiels pour façonner une société qui valorise la diversité et l’authenticité.

    Thom Biakpa

  • les t-shirts assortis de tissus pagne : une création en vogue

    les t-shirts assortis de tissus pagne : une création en vogue

    Un homme élégamment habillé dans un tee-shirt assorti de pagne/ Africabaie.com

    Dans le monde de la mode, l’innovation et la fusion des cultures jouent un rôle essentiel dans la création de pièces uniques et tendance. Parmi les tendances les plus en vogue actuellement, on trouve les T-shirts assortis de tissus pagne, qui allient confort, style et héritage culturel. Cette création est devenue un incontournable pour ceux qui souhaitent afficher leur identité tout en restant à la pointe des tendances.

    Un mariage de cultures

    Le pagne, ce tissu coloré et richement imprimé, est une véritable représentation de l’artisanat africain. Traditionnellement utilisé pour confectionner des vêtements, des accessoires et des objets décoratifs, il est devenu un symbole de fierté culturelle. La tendance des T-shirts assortis de tissus pagne se situe à la croisée de la mode contemporaine et des traditions africaines. En intégrant des éléments de pagne dans des T-shirts modernes, les créateurs offrent une nouvelle interprétation de ce tissu emblématique.

    Une créativité sans limites

    Les T-shirts en pagne se déclinent sous de nombreuses formes et styles. Que ce soit par des manches en pagne, des motifs intégrés sur le devant du T-shirt, ou encore des applications en pagne sur les côtés, les possibilités sont infinies. Les créateurs jouent avec les couleurs vives et les motifs variés pour créer des pièces qui attirent l’œil et qui racontent une histoire. Ce mélange de tissus permet également de personnaliser les T-shirts, rendant chaque pièce unique.

    Un choix éthique et durable

    En plus de leur attrait esthétique, les T-shirts assortis de tissus pagne représentent également un choix de mode éthique. En favorisant les tissus locaux et en soutenant les artisans, cette tendance contribue à la promotion de l’économie locale et à la préservation des savoir-faire traditionnels. De plus, en optant pour des matériaux durables, ces créations s’inscrivent dans une démarche éco-responsable qui attire de plus en plus de consommateurs soucieux de l’impact de leurs choix vestimentaires.

    Un succès croissant

    Cette tendance a rapidement gagné en popularité, tant sur le continent africain qu’à l’international. De nombreuses marques et créateurs indépendants se sont spécialisés dans la création de T-shirts en pagne, attirant ainsi une clientèle variée, allant des jeunes à la recherche de vêtements uniques aux amateurs de mode désireux d’affirmer leur style. Les T-shirts en pagne sont également devenus des pièces prisées lors des événements culturels, des festivals et des célébrations, permettant à chacun d’afficher son héritage avec fierté.

    Les T-shirts assortis de tissus pagne s’affirment comme une création en vogue qui ne se limite pas seulement à l’esthétique. Ils incarnent un mélange harmonieux de tradition et de modernité, tout en participant à un mouvement plus large en faveur de la mode éthique et durable. Que ce soit pour un look décontracté ou une occasion spéciale, ces T-shirts sont devenus des must-have pour toute garde-robe moderne, célébrant la richesse de la culture africaine avec style et originalité.

    Thom Biakpa

  • les dreadlocks : un style controversé mais en vogue en afrique

    les dreadlocks : un style controversé mais en vogue en afrique

    Un homme portant fièrement des dreadlocks / Pinterest

    Les dreadlocks, aussi connues sous le nom de “locks”, sont bien plus qu’une simple coiffure ; elles sont le symbole d’identité culturelle, de résistance et d’expression personnelle. En Afrique, ce style capillaire connaît un regain de popularité, mais il suscite également des débats et des controverses.

    Originaire des traditions africaines et caribéennes, les dreadlocks sont souvent associées à des mouvements spirituels et politiques, notamment le rastafarisme. Elles représentent une connexion à l’histoire et à la culture afro-descendante, célébrant l’héritage africain et la fierté raciale. Cependant, la perception des dreadlocks varie considérablement d’un pays à l’autre et même au sein des communautés.

    Dans certains milieux, les dreadlocks sont considérées comme un style audacieux et moderne, prisé par les jeunes qui cherchent à affirmer leur individualité et leur originalité. De nombreuses célébrités africaines et internationales arborent fièrement des locks, contribuant à leur popularité croissante. Les salons de coiffure spécialisés dans ce style se multiplient, offrant des services variés pour répondre à la demande.

    Cependant, cette popularité est contrebalancée par des réticences et des préjugés. Dans certaines cultures et institutions, les dreadlocks peuvent être perçues comme un signe de rébellion ou de négligence, ce qui conduit à leur stigmatisation. Des cas de discrimination au travail ou à l’école en raison de l’apparence capillaire sont malheureusement fréquents. Cela soulève des questions sur l’acceptation des diversités culturelles et l’importance de la liberté d’expression à travers le style personnel.

    De plus, les débats autour des dreadlocks touchent également à des enjeux plus larges, tels que l’appropriation culturelle. Certains estiment que lorsque des personnes d’origines non africaines adoptent ce style sans en comprendre la signification et l’histoire, cela peut être perçu comme une forme d’appropriation. Ce phénomène suscite des discussions sur le respect et la reconnaissance des racines culturelles.

    En définitive, les dreadlocks continuent d’être un style controversé mais en vogue en Afrique. Elles incarnent la dualité entre l’affirmation de soi et les défis liés à l’acceptation sociale. Alors que de plus en plus de personnes choisissent de porter des locks comme un symbole de leur identité, il est essentiel d’encourager le dialogue sur la diversité culturelle et d’œuvrer pour une société où chacun peut exprimer sa personnalité sans crainte de jugement ou de discrimination.

    Thom Biakpa

  • élégance et héritage :  l’ensemble pantalon africain pour femme, un look sexy et tendance

    élégance et héritage :  l’ensemble pantalon africain pour femme, un look sexy et tendance

    Un ensemble pantalon femme en pagne très tendance/ Afro-elegance.com

    Nous vous plongeons dans l’univers de la mode africaine avec l’ensemble pantalon pour femme, composé d’un crop top chic et d’un pantalon taille haute évasé. Avec son imprimé audacieux et sa coupe raffinée, cet ensemble est idéal pour les femmes qui souhaitent faire une déclaration de style tout en célébrant leur héritage africain.

    Confort et style

    Fabriqué à partir de tissu pagne ou 100% coton de qualité supérieure, cet ensemble est à la fois confortable et respirant, le rendant parfait pour les saisons estivales et automnales. Que ce soit pour une soirée spéciale, un événement formel ou simplement pour vous sentir belle et confiante au quotidien, cet ensemble s’adapte à toutes les occasions.

    Avantages de l’ensemble pantalon africain pour femme

    Cet ensemble ne se contente pas d’offrir un style unique et élégant ; il permet également aux femmes de se reconnecter avec leurs racines africaines de manière moderne et tendance. La coupe flatteuse du crop top met en valeur les courbes, tandis que le pantalon taille haute évasé allonge visuellement les jambes, ajoutant ainsi du mouvement et de la fluidité à votre tenue.

    L’imprimé audacieux crée un impact visuel saisissant, parfait pour celles qui souhaitent se démarquer dans la foule. Que vous assistiez à un événement ou que vous souhaitiez simplement apporter une touche de fraîcheur à votre garde-robe, cet ensemble est un incontournable pour toute femme désireuse d’exprimer son individualité avec style.

    Un look sexy et tendance

    L’ensemble pantalon africain pour femme est un choix qui ajoute une touche de sensualité à votre look. Si vous êtes séduite par cette pièce, n’hésitez pas à explorer cette collection incluant également des ensembles short africains pour femme. Vous y découvrirez une sélection variée de vêtements africains, vous permettant de vous connecter toujours plus à vos racines tout en restant à la pointe de la mode.

    L’ensemble pantalon africain pour femme est plus qu’un simple vêtement ; c’est une célébration de la culture, du style et de la beauté féminine. Adoptez-le pour une allure élégante et confiante, tout en rendant hommage à l’héritage africain.

    Thom Biakpa

  • mode : Ornella Djoukui, une créatrice de mode camerounaise à la conquête du haut de gamme

    mode : Ornella Djoukui, une créatrice de mode camerounaise à la conquête du haut de gamme

    Ornella Djoukui rêve grand/ Kroskel

    Née à Bafoussam, dans l’ouest du Cameroun, Ornella Djoukui est la fondatrice de la maison de mode Kroskel, une marque qui se distingue par son approche artisanale et haut de gamme. Passionnée de mode depuis son plus jeune âge, Ornella considère le vêtement comme un puissant moyen d’expression de l’identité, capable de raconter des histoires sans mots. Sa mission est claire : permettre à chaque femme de se sentir unique à travers les pièces qu’elle crée.

    La marque Kroskel s’adresse à une femme libre, curieuse et autodéterminée, qui vit selon ses propres règles. Ornella Djoukui conçoit ses créations pour celles qui sont en quête d’elles-mêmes et des autres, reflétant ainsi des désirs de liberté et d’autodétermination qui sont absolus et non négociables.


    Un aspect fondamental de la philosophie de Kroskel est l’engagement envers une production éthique et écoresponsable. Les vêtements sont conçus en France, mais leur fabrication se fait au Cameroun, un choix qui tient à cœur à Ornella. Ayant vécu plus de vingt ans sur son continent natal, elle a été témoin des défis auxquels font face les créateurs en raison de la précarité. Son objectif est de créer des espaces créatifs stables et rentables, permettant ainsi à la créativité de s’épanouir sans les contraintes financières.


    Depuis 2017, Ornella Djoukui travaille dans ses deux ateliers à Yaoundé, ODZA. L’un est dédié à l’exploration des techniques de teinture, tandis que l’autre se concentre sur les savoir-faire de la couture. Ces ateliers sont des lieux d’expérimentation où l’identité de la marque Kroskel se construit jour après jour, alliant patrimoine culturel africain et mode durable.


    Après plus de trois ans de recherche et de développement, Kroskel propose aujourd’hui deux collections annuelles, fruit d’un mélange harmonieux de cultures, de matières et de textures. Chaque pièce est le résultat d’un savoir-faire minutieux, garantissant qualité et confort, des atouts indispensables pour Ornella Djoukui.


    En somme, Ornella Djoukui et sa maison de mode Kroskel incarnent une vision audacieuse de la mode, où l’artisanat, la durabilité et l’identité culturelle se rencontrent pour créer des collections uniques et significatives.

    Thom Biakpa

  • tendance des cheveux teints chez les femmes africaines : une véritable expression de liberté, de créativité et d’identité

    tendance des cheveux teints chez les femmes africaines : une véritable expression de liberté, de créativité et d’identité

    La teinte des cheveux, une nouvelle façon pour la femme noire de se rendre plus belle et plus attrayante/ photo: AfrikElles

    Au cours des dernières années, la tendance des cheveux teints a pris de l’ampleur parmi les femmes africaines, devenant un véritable phénomène culturel et esthétique. Cette évolution s’inscrit dans un contexte où l’expression de soi et l’affirmation de son identité prennent une place prépondérante dans la société contemporaine.


    Une affirmation de soi


    Teindre ses cheveux est devenu un moyen pour de nombreuses femmes de s’affirmer et de revendiquer leur individualité. Que ce soit par des couleurs vives comme le rouge, le bleu ou le violet, ou par des nuances plus naturelles comme le blond ou le châtain, chaque choix de couleur raconte une histoire personnelle. Les femmes utilisent la coloration comme un outil d’expression, reflétant leur humeur, leur style de vie ou même leurs convictions.


    Influence des Médias et des Célébrités

    Les médias sociaux jouent un rôle crucial dans la popularisation de cette tendance. Des plateformes comme Instagram et TikTok permettent aux femmes de partager leurs looks et d’inspirer d’autres à expérimenter avec leurs cheveux. De plus, les célébrités africaines et internationales, qui arborent des coiffures audacieuses et colorées, influencent fortement les choix de style. Des artistes comme Yemi Alade, Tiwa Savage ou encore les actrices de Nollywood sont souvent vues avec des cheveux teints, ce qui incite leurs fans à adopter ces styles.

    Un marché en plein essor


    Le marché de la beauté en Afrique connaît une croissance rapide, avec une demande accrue pour les produits de coloration capillaire. Les marques locales et internationales s’adaptent à cette tendance en proposant des gammes de produits spécifiquement conçus pour les cheveux afro, souvent plus secs et fragiles. Cela inclut des teintures sans ammoniaque, des soins hydratants et des traitements protecteurs, permettant aux femmes de colorer leurs cheveux tout en préservant leur santé.


    Les défis de la coloration


    Malgré l’engouement pour les cheveux teints, certaines femmes rencontrent des défis. La santé des cheveux est une préoccupation majeure, car la décoloration et la coloration peuvent entraîner des dommages. Il est donc essentiel d’adopter une routine de soins appropriée, incluant des masques hydratants et des huiles nourrissantes. De plus, le coût des produits de qualité peut être un obstacle pour certaines, bien que le marché continue d’évoluer pour offrir des options plus accessibles.


    Une tendance évolutive


    La tendance des cheveux teints chez les femmes en Afrique est en constante évolution. Elle reflète non seulement un changement esthétique, mais aussi une transformation socioculturelle. Les femmes s’approprient leur beauté et défient les normes traditionnelles, célébrant la diversité et la créativité. En fin de compte, que ce soit pour une occasion spéciale ou pour le quotidien, teindre ses cheveux est devenu un symbole de liberté et d’expression personnelle.


    Comme on le voit, la coloration des cheveux est bien plus qu’une simple tendance ; c’est un mouvement qui permet aux femmes africaines de s’exprimer, de se réinventer et de célébrer leur identité unique dans un monde en constante évolution.

    Thom Biakpa

  • cheveux et barbes grisonnants : un choix esthétique en afrique

    cheveux et barbes grisonnants : un choix esthétique en afrique

    Un Africain fier de garder sa barbe et ses cheveux gris/ Wikimédia


    Au fil des années, les perceptions de la beauté et du style évoluent, et en Afrique, les cheveux et barbes grisonnants prennent une nouvelle dimension. Autrefois considérés comme un signe de vieillesse ou de déclin, les cheveux et barbes argentés sont désormais célébrés comme un choix esthétique audacieux et une affirmation de soi. Cet article explore cette tendance croissante, ses implications culturelles et son impact sur l’identité personnelle.

    Une évolution des normes de beauté

    Traditionnellement, les cheveux noirs et brillants ont été le symbole de la jeunesse et de la vitalité dans de nombreuses cultures africaines. Cependant, avec l’évolution des normes de beauté, une nouvelle appréciation pour les cheveux et barbes grisonnants émerge. De plus en plus de personnes choisissent de laisser leurs cheveux naturels grisonner, non seulement comme un acte de rébellion contre les standards de beauté conventionnels, mais aussi comme une manière d’embrasser leur authenticité.

    Un signe de sagesse et d’expérience

    Dans de nombreuses cultures africaines, les cheveux gris sont souvent associés à la sagesse et à l’expérience. Les aînés, porteurs de récits et de traditions, sont respectés pour leur savoir. Ainsi, les cheveux et barbes grisonnants peuvent être perçus comme un symbole de maturité et de dignité. En choisissant de ne pas cacher leurs cheveux gris, les individus affirment leur fierté d’appartenir à une génération qui a vécu des expériences riches et variées.

    Une affirmation de l’identité culturelle

    La tendance à porter des cheveux et barbes grisonnants est également liée à un mouvement plus large de réaffirmation de l’identité culturelle. Dans un monde où les influences occidentales dominent souvent les standards de beauté, de nombreuses personnes en Afrique cherchent à se reconnecter avec leurs racines. Les cheveux gris deviennent alors un moyen d’affirmer son identité, de revendiquer sa culture et de célébrer la beauté naturelle, quelle que soit sa forme.

    Un choix esthétique et pratique

    Au-delà des considérations culturelles, le choix de porter des cheveux et barbes grisonnants peut également être motivé par des raisons pratiques. Pour certains, l’entretien des cheveux colorés peut être coûteux et chronophage. En laissant leurs cheveux grisonner, les individus optent pour une approche plus simple et naturelle, qui nécessite moins de produits chimiques et de traitements. Cela s’inscrit dans une tendance plus large vers le minimalisme et la durabilité dans les soins personnels.

    La mode et l’influence des médias

    Les célébrités et les influenceurs jouent un rôle crucial dans la popularisation des cheveux et barbes grisonnants en Afrique. De nombreux artistes, acteurs et personnalités publiques affichent fièrement leurs cheveux argentés, inspirant ainsi leurs fans à embrasser cette tendance. Les médias sociaux, en particulier, offrent une plateforme pour partager des histoires et des images de personnes qui choisissent de célébrer leur beauté naturelle, contribuant à normaliser cette esthétique.


    Les cheveux et barbes grisonnants en Afrique ne sont plus simplement le reflet du passage du temps, mais un choix esthétique puissant et significatif. En embrassant cette tendance, les individus affirment leur identité, célèbrent leur culture et redéfinissent les normes de beauté. Cette évolution témoigne d’une société en pleine transformation, où l’authenticité et la diversité sont de plus en plus valorisées. Les cheveux gris, loin d’être un signe de déclin, deviennent ainsi un symbole de force, de sagesse et de beauté intemporelle.

    Thom Biakpa