Catégorie : Saveurs

  • maroc: des agriculteurs détruisent leurs récoltes de tomates en raison de la très forte baisse de la demande

    maroc: des agriculteurs détruisent leurs récoltes de tomates en raison de la très forte baisse de la demande

    Les agriculteurs marocains ont d’énormes difficultés à écouler leurs productions sur les marchés / Photo : bladi.net

    Des agriculteurs marocains dans la région de Doukkala au sud de Casablanca ont procédé, récemment à la destruction d’une partie de leurs récoltes de légumes, notamment de tomates, en raison de la baisse de la demande.

    Ce sont des quantités importantes de tomates en pourrissement qui ont donc été détruites par ces agriculteurs. Ils se plaignent du fait que  non seulement le prix de la tomate a chuté, mais également très peu d’acheteurs se présentent pour s’offrir leurs produits. Exarcebés ils n’ont trouvé d’autres solutions  que de les détruire en quantité.

    Les agriculteurs ont été également contraints de se débarrasser d’autres légumes comme les poivrons, les aubergines, les concombres qui, stockées dans des conditions non conformes, ont commencé à pourrir en raison de la faible demande.

    Cette situation s’enregistre uniquement dans les fermes. En outre, dans les marchés de gros, les prix des légumes sont toujours en hausse. Achetée entre 50 centimes et 80 centimes à la ferme, la tomate par exemple est cédée à 2,5 voire 4 dirhams sur le marché de gros. La coïncidence entre la période de récolte et l’Aïd Al Adha, période où la demande baisse généralement dans les marchés de gros, pourrait aussi expliquer cette situation selon plusieurs experts du marché marocain.

    Les agriculteurs de Doukkala ont confié à un média local n’avoir vendu aucun fruit ou légume depuis un mois. Les exportateurs de ces produits vivent la même situation. Ils éprouvent des difficultés à les écouler sur les marchés étrangers. Depuis quelques mois en effet, les fruits et légumes marocains sont indésirables dans certains pays européens. Des camions de tomates marocaines ont été ainsi attaqués en France et en Espagne. À tout cela, s’ajoute une inorganisation du secteur, notamment en ce qui concerne la distribution des produits. Les producteurs de légumes au Maroc traversent une sale période en ce moment.

    Thom Biakpa

  • côte d’ivoire : l’attiéké, semoule de manioc fermentée, désormais labellisé l’attiéké ivoirien vient d’obtenir sa labellisation. désormais, cette semoule de manioc fermentée ne peut être vendue sous le nom d’« attiéké » que si elle a été produite en côte d’ivoire.

    côte d’ivoire : l’attiéké, semoule de manioc fermentée, désormais labellisé l’attiéké ivoirien vient d’obtenir sa labellisation. désormais, cette semoule de manioc fermentée ne peut être vendue sous le nom d’« attiéké » que si elle a été produite en côte d’ivoire.

    Suite à la demande du gouvernement ivoirien, l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI) a récemment publié le certificat d’enregistrement de l’attiéké comme « marque collective ».

    Cette semoule de manioc, consommée humide et au goût légèrement aigre, est souvent servie en accompagnement de poissons frits ou de plats en sauce et occupe une place centrale dans le patrimoine culturel national. La protection de son appellation était donc essentielle pour l’État de Côte d’Ivoire.

    L’attiéké est indissociable de l’identité de la Côte d’Ivoire. Il était donc crucial de trouver un moyen d’empêcher que d’autres pays puissent utiliser cette appellation pour commercialiser leur semoule de manioc. Aujourd’hui, grâce à son enregistrement en tant que marque collective, la Côte d’Ivoire dispose des moyens légaux pour empêcher l’utilisation de cette appellation par d’autres pays.

    « Cette mesure devrait à la fois renforcer l’image et la valeur commerciale du produit », espère Aramatou Coulibaly, directrice générale de l’entreprise Ramacereal.

    « Je pense que la labellisation de l’attiéké va offrir une reconnaissance officielle de la qualité et de l’origine du produit, protégeant ainsi les producteurs ivoiriens contre la contrefaçon et l’imitation, ce qui renforcera la réputation de l’attiéké sur les marchés internationaux et offrira aux consommateurs la garantie d’acheter le véritable attiéké », ajoute-t-elle.

    Pour l’instant, la mesure n’est valable qu’en Afrique de l’Ouest, mais l’Office Ivoirien de la Propriété Intellectuelle (OIPI) a déjà entamé les démarches pour étendre la marque collective en Europe et aux États-Unis, dans l’espoir de protéger l’attiéké à l’échelle mondiale.

    Thom Biakpa

  • Omar, le plus jeune chef cuisinier marocain mort trop tôt

    Cuisiner, c’est tout un art, et l’art ne se limite pas à certaines considérations ni aux clichés. Mais l’histoire de ce jeune chef cuisinier a bouleversé tous les codes dans le milieu de la cuisine tant par la précocité de son âge, que par son courage à s’élever au-dessus de son handicap pour poursuivre ses rêves. Faisons une pleine incursion dans la vie de celui qui a commencé son boulot de chef cuisinier dès l’âge de 8 ans : Omar Archane alias « chef Omar « .

    LES DÉBUTS D’UNE HISTOIRE PASSIONNANTE
    Atteint d’une maladie rare qui affaiblit son corps et l’obligeant à se déplacer en fauteuil roulant, Omar a commencé la cuisine pour stimuler sa motricité. C’est vers l’âge de 8 ans que sa mère commence à le filmer pendant qu’il cuisine. Après l’avoir posté sur les réseaux sociaux il devient une véritable célébrité.
    UN VÉRITABLE AUTODIDACTE
    Omar est un autodidacte, pour lui, cuisiner est un don. Cependant, il tire son inspiration des quatre coins du monde du Japon au Maroc en passant par la France, l’Italie etc… Il revisite tous les plats classiques en rajoutant sa touche personnelle, une petite identité marocaine qui se brasse de façon subtile aux autres cuisines. Inutile de préciser que ses recettes constituent un voyage culinaire passionnant pour tous ses followers, une grande communauté bien qui le suit sur ses réseaux sociaux.

    UNE SOURCE D’INSPIRATION ET DE MOTIVATION
    De par ses vidéos réalisées en arabe, français et anglais, il invite son public à dépasser toutes sortes de limitations, à garder l’esprit positif et le sourire car malgré son handicap il a su réaliser son rêve de devenir chef cuisinier. Et même s’il n’a pas pu réaliser son rêve de devenir footballeur, Omar s’est épanoui complètement dans sa passion et a réussi à devenir une véritable source d’inspiration pour les autres.

    LA FIN D’UNE RICHE HISTOIRE
    Après avoir réuni une communauté de plus de 75000 abonnés rien que sur sa page Facebook, et reçu des prix le distinguant en tant que plus jeune chef cuisinier podcaster, le Chef Omar a tiré sa révérence le 14 juillet 2022 à Casablanca. Il avait 16 ans.

  • la consommation du poisson salé et fermenté en afrique

    la consommation du poisson salé et fermenté en afrique


    Si le poisson est consommé de plusieurs façons dans le monde entier, l’une des manières de le consommer en Afrique suscite quelques étonnements : c’est le cas du poisson salé et fermenté. Ingrédient de référence pour la cuisine de certains pays africains, il serait dit-on pétri de bienfaits. Dès lors, il semble intéressant de se poser des questions sur les raisons derrière cette transformation du poisson, les procédés de fabrication et la consommation de ce produit en Afrique.

    UNE OPÉRATION ZÉRO GASPILLAGE
    Conserver le poisson dans les pays chauds est un sérieux défi auquel doivent faire face les acteurs du secteur chaque année en Afrique quand on sait qu’après chaque pêche une partie des prises finit par se retrouver putréfiée. Ainsi, le manque d’infrastructures et de matériels de conservation du poisson qui est une denrée très périssable a conduit les pays côtiers Africains à trouver une manière très ingénieuse de conserver le poisson afin d’éviter les pertes dues à l’avarie : le salage et la fermentation du poisson. Si cette technique permet de consommer le poisson sur une toute autre forme, les raisons premières de cette transformation sont plutôt l’objectif d’éviter le gaspillage du poisson, de limiter les pertes en les transformant en une source entière de revenus. Alors, comment donc se fabrique concrètement ce produit ? ne présente-t-il pas certains dangers ?

    LE PROCÉDÉ DE FABRICATION DU POISSON SALÉ ET FERMENTÉ

    Le poisson salé et fermenté nécessite un traitement strict et assez particulier, il faut suivre des étapes précises afin d’arriver à un produit de qualité car la limite est fine entre un poisson valablement fermenté et un poisson pourri tout simplement qui est source de maladies pour le consommateur.
    Tout d’abord, le poisson passera par le lavage, ensuite il sera écaillé, éviscéré, ouvert en portefeuille (pour les gros poissons) et rincé. Ensuite, on passe à la maturation du poisson qui est une étape qui consiste à laisser le poisson sans traitement jusqu’à son ramollissement. Il existe ici deux méthodes de maturation : la maturation par immersion et la maturation sans immersion. Et il faut noter que seul le poisson fermenté et salé du bénin passe par la maturation, les autres suivent d’autres techniques.
    Enfin, après la maturation vient le salage qui permet de réduire le nombre de certaines bactéries et de bien conserver les propriétés du poisson. La fermentation du poisson exige des règles strictes à respecter scrupuleusement sous peine de causer de sérieux problèmes de santé au consommateur.


    Après toutes ces étapes vient le séchage qui permet de terminer le processus.

    LES DIFFÉRENTS MODES DE CONSOMMATION ET LES APPELLATIONS DANS DIVERS PAYS AFRICAINS

    Le poisson salé et fermenté se consomme de plusieurs façons en fonction des pays. Au Sénégal, on le nomme Guedj, et il est généralement utilisé pour le tiébou diène(tchep) auquel il donne un arôme puissant et aussi pour les sauces feuilles et autres. En côte d’Ivoire, on l’appelle Adjuevan, et il est utilisé en général pour les sauces gluantes telles que les sauces gombos et kplala auxquelles il donne un goût suave et une senteur particulière. On l’utilise aussi pour parfumer le riz gras. Au bénin, on l’appelle Lanhouin et il est utilisé pour assaisonner principalement les sauces au légumes, les sauces tomate, le monyo et les fritures. Il est même utilisé en Égypte où il est connu sous le nom de Fessik. Représentant une importante source de revenus pour les acteurs de ce domaine, le poisson salé et fermenté en Afrique est un produit qui est réellement apprécié et qui permet d’éviter le gaspillage et les pertes financières dues à l’insuffisance des moyens de conservation du poisson. Si la fermentation permet de conserver le poisson, il faut signifier qu’elle n’est pas sans danger car étant une activité purement traditionnelle, il n’est pas évident d’avoir réellement une assurance sur la qualité des produits et leur nocivité. Il serait alors louable d’accompagner les acteurs de cette filière scientifiquement afin de les aider à produire un poisson salé et fermenté de meilleure qualité et plus sain.

  • le soya : une recette irresistible

    le soya : une recette irresistible

    Le Soya est une recette de viande grillée. La viande est marinée avec des épices qui sont mélangées avec de l’arachide, puis elle est cuite au barbeque. Cette recette est très bonne et très connue au Cameroun, au Nigeria (Suya) ou encore au Ghana (chichinga).
    Le Soya est une nourriture qui se fait avec du bœuf, du poulet ou encore de la viande de chèvre.
    Voici la recette, que nous vous proposons :
    Portions : 2 -3 personnes
    Temps de cuisson : 40-45 minutes

    INGRÉDIENTS :
    500g de viande, coupée en petits morceaux
    3 cuillères à soupe d’arachides grillées
    1 cuillère à café de Cayenne en poudre
    1 cuillère à café de paprika en poudre
    1 cuillère à café de poudre d’ail
    1 cuillère à café de gingembre râpé ou gingembre en poudre
    1 cube de bouillon (Maggi)
    Un peu de sel et du poivre
    1 cuillère à café d’huile
    Préparation :

    Commencer par écraser les arachides grillées jusqu’à l’obtention d’une poudre fine.
    Vous pouvez utiliser un robot culinaire ou un mortier pour bien piler les arachides.
    Sur la poudre d’arachide, ajouter toutes les épices, le cube de bouillon et le sel.
    Broyer de nouveau pour bien mélanger les épices avec de la poudre d’arachide.
    Ensuite, faire mariner la viande avec ce mélange d’épices et assurez-vous que la viande est vraiment bien imprégnée par le mélange.
    Puis laisser mariner au réfrigérateur pendant au moins une heure ou plus.
    Après, mettre la viande sur des brochettes de vos choix.
    Pendant ce temps préchauffer le barbecue (ou grill) et mettre un peu d’huile sur la plaque du gril (ou barbecue).
    Faire griller les brochettes à feu moyen jusqu’à ce qu’elles soient bien cuites (40 minutes environ). Servez avec un peu d’oignons et du piment.
    Bon Appétit !

  • Emmanuel Kablan, une valeur sûre de l’élevage des aulacodes en côte d’ivoire

    Emmanuel Kablan, une valeur sûre de l’élevage des aulacodes en côte d’ivoire

    L’aulacodiculture est l’élevage des aulacodes, ces gros rongeurs appelés communément agoutis en Côte d’Ivoire. Très consommé en Côte d’Ivoire, ce rongeur fait partie des espèces dont la chasse est réglementée en vue de leur survie. Comment faire pour satisfaire les consommateurs si la chasse de ce gibier est interdite depuis un certain temps et si l’espèce est menacée vu le braconnage abusif perpétré contre elle ? Un jeune ivoirien décide donc de se lancer dans un projet ambitieux : élever les aulacodes et développer un réseau d’éleveurs capable de satisfaire à long terme la demande nationale.

    UNE VIANDE TRÈS APPRÉCIÉE

    La viande de l’aulacode est très appréciée en côte d’ivoire. Que ce soit en soupe, sauce ou braisée, les ivoiriens de tout âge se bousculent pour savourer cette viande et celà malgré son prix élevé.

    L’ÉLEVAGE DE L’AULACODE, UNE SOLUTION À LA CHASSE ABUSIVE

    Depuis l’épidémie d’Ebola et l’arrivée de la covid 19, l’Etat de Côte d’Ivoire a interdit la chasse, la consommation et la commercialisation de la viande de brousse soupçonnée comme étant vecteur de virus. C’est dans cette optique que Emmanuel Kablan décida de se lancer dans l’élevage de l’aulacode. Se formant sur le tas et débutant avec un capital composé de 170.000 CFA, 4

    têtes d’aulacodes femelles et 1 mâle, Emmanuel Kablan est aujourd’hui à la tête d’un cheptel de plus de 3000 têtes d’aulacodes. Ne vendant pas pour l’instant à la consommation, il se contente d’agrandir son élevage et d’accompagner de par son expérience et ses connaissances techniques les autres éleveurs. Il arrive même à faire l’impensable : convertir les braconniers en éleveurs d’aulacodes en les accompagnant par des formations et un suivi. Chapeau l’artiste !

    DES ENJEUX ENVIRONNEMENTAUX

    L’aulacode étant un animal très important pour l’équilibre de la brousse, sa chasse abusive a créé sa raréfaction. Aussi, faut-il relever les feux de brousse causés par le braconnage qui sont des problèmes réels pour l’environnement. Face à ces différentes situations, l’élevage de l’aulacode apparaît donc comme une solution environnementale.

    DE BONNES PRATIQUES D’HYGIÈNE ET D’ASSAINISSEMENT

    Selon Diafuka Saila- Ngita, professeur agrégé de recherche en santé mondiale,75% des maladies qui menacent l’espèce humaine viennent de la faune sauvage. Cependant, l’élevage de cette dernière peut réduire le risque de contamination s’il est accompagné d’un appui sanitaire et d’une recherche vétérinaire. Emmanuel Kablan ne plaisante pas avec cette exigence qu’il qualifie de primordiale. Soins vétérinaires, hygiène, alimentation saine sont les valeurs sur lesquelles il fonde son projet.

  • techniques naturelles de conservation des aliments

    techniques naturelles de conservation des aliments

    Avant l’invention du réfrigérateur, il existait déjà des techniques de conservation des aliments. Ainsi, l’homme a toujours su utiliser son imagination afin de trouver des méthodes pour garder en bon état ses aliments et leur éviter le pourrissement. Avec l’évolution, ces techniques sont aujourd’hui nombreuses et diverses. Nous nous intéresserons aux techniques de conservation par la chaleur et à d’autres techniques tout aussi efficaces.
    I-MÉTHODES DE CONSERVATION PAR LA CHALEUR

    •PASTEURISATION
    Ayant pour objectif de détruire les micro-organismes pathogènes, elle consiste à chauffer les aliments à une température comprise entre 85 degrés et 100 degrés Celsius et à les refroidir brusquement.
    •STÉRILISATION
    C’est un traitement thermique à des températures excédant les 100 degrés Celsius dont le but est la destruction des microbes. Les aliments peuvent avoir une température ambiante stable.
    •L’APERTISATION
    Ce procédé associe les méthodes de conditionnement dans un récipient étanche à la méthode du traitement thermique. Les produits obtenus peuvent alors durer jusqu’à 5 ans.

    II-LES AUTRES MÉTHODES
    • LE CONDITIONNEMENT SOUS VIDE
    Réduit la quantité d’air autour de la denrée alimentaire et donc l’action de l’oxygène sur celle-ci. Cette action permet d’empêcher d’une part le développement des micro-organismes, dont la prolifération est une des causes de l’altération du produit, et d’autre part les réactions d’oxydation également à l’origine de dégradations du produit.

    •LA DÉSHYDRATATION ET LE SECHAGE
    Cette méthode consiste à éliminer partiellement ou totalement l’eau contenue dans l’aliment. Du fait d’une faible activité de l’eau, les micro-organismes ne peuvent proliférer, et la plupart des réactions chimiques ou enzymatiques de détérioration sont ralenties.
    •LE SALAGE
    Cette technique vise à soumettre la denrée alimentaire à l’action du sel soit en le répandant directement à la surface de l’aliment (salage à sec), soit en immergeant le produit dans une solution d’eau salée (saumurage). Cette pratique est essentiellement utilisée en fromagerie, en charcuterie et pour la conservation de certaines espèces de poissons ou denrées alimentaires végétales (condiments).
    • LE FUMAGE
    Cette méthode consiste à soumettre une denrée alimentaire à l’action des composés gazeux qui se dégagent lors de la combustion de végétaux. Le fumage joue le rôle d’aromatisation et/ou de coloration. Il s’applique principalement aux produits carnés pour lesquels le séchage suivi du fumage permet de conserver les viandes et poissons grâce à l’action combinée de la déshydratation et des antiseptiques contenus dans la fumée.
    Conserver les aliments sans le réfrigérateur, c’est possible ! si votre frigo vous lâche n’hésitez pas à vous servir d’une de ces techniques, elles fonctionnent !

  • le waakye, un plat culte du ghana

    le waakye, un plat culte du ghana

    Si vous êtes déjà allés au Ghana, vous avez surement eu l’occasion de déguster le WAAKYE (en prononciation ″Watché″). A l’instar du jolof rice qui est très prisé au Ghana, le waakye s’avère être l’un des plats qui symbolisent au mieux l’identité culinaire ghanéenne même si des variantes de ce plat existent au Togo et au Benin. Avec sa couleur rougeâtre due aux haricots rouges incorporés au riz et a une explosion de couleurs due au mélange de spaghettis, protéines animales frites et plantain souvent, le waakye est un plat facilement réalisable par quiconque suit scrupuleusement la recette ci-dessous.
    Pour faire une bonne préparation de waakye, voici ce qu’il nous faut :
    INGRÉDIENTS
    •200 g de riz long type Basmati
    •2 boites de conserve de 400 g de haricots rouges ou cornilles
    •Une dizaine de feuilles de millets séchées (waakye)

    PRÉPARATION
    Mettre les feuilles de millets séchées dans 1 litre d’eau bouillante pendant 15 minutes jusqu’à ce que l’eau soit bien colorée. Retirer les waakye et remuer. Ensuite rincer le riz à grande eau. Dans une marmite, verser les 2 boites de haricots (sans eau) ainsi que le riz. Verser l’eau colorée sur le riz et les haricots. Ajouter de l’eau si besoin est en petite quantité. Couvrir et cuire pendant 15 minutes ou jusqu’à ce que le riz soit cuit et ait absorbé toute l’eau. Saler. On y ajoute du spaghetti, de la sauce tomate et du shitoh. Sans oublier le poisson et la viande frits et/ou des œufs bouillis.

    C’est un plat savoureux et nutritif qui est apprécié par les Ghanéens de tout âge. Il se mange de préférence au petit-déjeuner et au déjeuner. Si vous avez la chance de reproduire la recette ou gouter ce plat délicieux, nous vous recommandons vivement de le faire.

  • portrait d’une cheffe gabonaise : Anto Cogagne

    portrait d’une cheffe gabonaise : Anto Cogagne

    Jeune cheffe d’une trentaine d’années, Anto Cogagne est née de parents gabonais et a donc été influencée depuis sa tendre enfance par les secrets de grand-mère qui donnent à la cuisine africaine toute sa saveur et sa profondeur. Qui est Anto Cogagne ? Découvrons l’histoire de cette jeune femme a la carrière inspirante.
    En France, le Chef Anto est parvenu depuis un bon nombre d’années à faire valoir la cuisine africaine avec une touche de modernité et de gastronomie française dont elle seule a le secret. Pleine de talents, elle est également une enseignante en cuisine dans une école de jeunes filles, consultante en cuisine d’Afrique, directrice artistique du magazine Afro cooking, auteure et promotrice du festival « We Eat Africa ». Avec toutes ces casquettes, le chef Anto s’impose aujourd’hui comme une figure incontournable de la cuisine africaine en France et bien au-delà.

    I- SON ENFANCE

    Fille d’un père ingénieur et d’une mère nutritionniste, sa voie semble déjà toute tracée, toute décidée. Ce seront des études d’ingénierie ou de médecine qu’elle devra embrasser car, la cuisine, son père ne veut pas en entendre parler. Le bac en poche, elle intègre une faculté de lettres au Gabon mais la mayonnaise ne prend pas. Un oncle finit par convaincre ses parents de la laisser suivre ses rêves de fourneaux en France, persuadé qu’elle « pourrait devenir le cuisinier personnel du chef de l’État ». Elle commence d’abord par le lycée hôtelier Lesdiguières de Grenoble puis le « Harvard » de la cuisine française : l’École Supérieure de Cuisine française Grégoire Ferrandi, à Paris. Deux établissements où elle fait ses armes en termes de savoir-faire et de style, sans toutefois oublier la terre de ses origines.

    II- SON AMBITION

    Après ses diplômes, elle prend le risque de se mettre à son compte. Un défi qu’elle relève haut la main. Aujourd’hui, quand elle n’officie pas comme chef à domicile, elle est consultante en cuisines d’Afrique auprès d’entreprises. Elle met aussi son savoir-faire au service de restaurateurs et d’entreprises du secteur agro-alimentaire, qui souhaitent moderniser leur carte ou élaborer sur mesure des produits africains pour leurs clients.
    Plusieurs années après avoir lancé son blog et lancé la publication de tutoriels sur YouTube, Anto Cocagne compte parmi ses clients l’ambassade de France au Gabon et siège au comité de pilotage de la Semaine du goût aux côtés de Guillaume Gomez, chef à l’Élysée, ou de Michel Roth, meilleur ouvrier de France.
    A la question de savoir qui est Anto Cogagne, on peut répondre qu’elle est l’une des fiertés du continent africain. Fervente défenseuse des arts culinaires africains, femme entreprenante, innovante et altruiste, Anto Cogagne est l’une de ses chefs africains ayant percé en Europe tout en ayant gardé à l’esprit leurs provenances et racines africaines. Le désir de vouloir valoriser à tout prix la cuisine africaine dans son ensemble, la faire découvrir sous ses meilleurs jours, tels pourraient être décrits les desseins qui animent la jeune cheffe prodige

  • le poulet bicyclette, roi des marmites au burkina faso

    le poulet bicyclette, roi des marmites au burkina faso

    Au Burkina Faso, un digne représentant des volailles s’érige en maitre absolu. Fier de son nom :  » poulet bicyclette » qui provient de sa prétendue démarche de coureur cycliste cavalant sans cesse a la recherche de nourriture : le poulet élevé de façon « bio » est une volaille très appréciée au Burkina Faso. Qu’il soit flambé, braisé ou en sauce, ce poulet à la chair ferme sublime les palais des fins gourmets et est une excellente protéine.

    Grâce au label, le poulet bicyclette est maintenant une qualité spécifique qui est reconnue au produit. Ce qui lui donne assez d’importance et une reconnaissance officielle, car protégé par l’organisation ouest-africaine de la propriété intellectuelle.
    I-L’OMNIPRÉSENCE DU POULET BICYCLETTE
    38 millions ! c’est le nombre de têtes élevées au Burkina Faso rien qu’en 2018. Et une étude récente montre qu’en 2023 la production du poulet bicyclette au Burkina Faso a encore augmenté de façon exponentielle.

    II-UN MET APPRECIÉ ET CUISINÉ AVEC SOIN

    Gouteux de nature, le poulet bicyclette n’a pas besoin de beaucoup d’épices pour éblouir les palais des profanes. Un peu d’huile, un peu de sel et le tour est joué ! C’est la façon traditionnelle de le préparer. C’est aussi la spécialité de Omar Guigma tenancier d’un restaurant en plein air à Ouaga qui vend une soixantaine de poulets par jour pour un prix unitaire de 4000 CFA à 5000 CFA. Un bon business ! Tout le monde est unanime sur 1 point : le poulet de Oumar est très bon ! Plus de 60.000 poulets seraient consommés quotidiennement à Ouaga.
    III-L’IMPORTANCE DU POULET BICYCLETTE AU BURKINA FASO
    Au pays des hommes intègres, le poulet, ça se partage ! C’est un symbole de solidarité expliquait un client du restaurant de monsieur Omar. Beaucoup de burkinabés répugnent à consommer du poulet surgelé et préfèrent consommer les poulets locaux, bio. Le poulet bicyclette est aujourd’hui une fierté nationale et des moyens sont constamment mis en œuvre afin de booster leur production sur l’échiquier national. Au village, le poulet a une valeur économique, symbolique, spirituelle et parfois romantique car dit-on si la fille qu’on a invitée mange le cul du poulet, c’est qu’on a gagné son cœur !

    Utilisé a plusieurs escients, le poulet bicyclette peut être soit offert comme cadeau aux étrangers, soit être utilisé en sacrifice ou de bien d’autres façons quand il n’est pas directement mis dans l’assiette. Il serait donc difficile de dissocier l’image de ces gallinacés du Burkina Faso. Comme certains le disent « au Burkina Faso. Le poulet règne ! ».