Catégorie : Accessoires

  • Lagos leather fair, un événement qui valorise le cuir

    Lagos leather fair, un événement qui valorise le cuir

    Plateforme sectorielle désormais incontournable, fondée en 2017 par la créatrice de sacs à main, Femi Olayebi, la Lagos Leather Fair est dédiée à la valorisation et à la transformation de l’industrie du cuir sur le continent. Cet événement d’envergure rassemble chaque année au Nigeria des créateurs, des tanneurs, des artisans et des investisseurs animés par la volonté commune de positionner le savoir-faire local au sommet. La foire se donne pour mission essentielle d’offrir aux talents émergents et confirmés une vitrine unique pour promouvoir l’excellence de leurs articles de maroquinerie.

    Durant plusieurs jours, les espaces d’exposition accueillent des visiteurs et des acheteurs venus de divers horizons géographiques. Le Nigeria, fort de sa tradition historique dans le commerce du cuir de Kano, y est magistralement représenté.

    L’événement attire également des délégations d’Afrique de l’Ouest, et de l’occident, matérialisant une volonté manifeste d’internationalisation et d’ouverture vers de nouveaux marchés. Cette convergence de perspectives renforce l’attractivité du salon, favorisant des partenariats stratégiques entre les manufactures locales et les réseaux de distribution mondiaux.

    Le dynamisme de la Lagos Leather Fair se traduit par une diversité d’activités rigoureusement orchestrée notamment des ateliers et masterclasses sur le branding, le marketing digital et l’utilisation de l’IA dans le design; des expositions ventes ainsi qu’une cérémonie de récompense célébrant les acteurs phares du secteur.

    Au-delà de sa dimension commerciale, la Lagos Leather Fair constitue un levier économique majeur pour la région. L’événement contribue activement à la création d’emplois, à la valorisation des métiers de l’artisanat et à l’autonomisation des jeunes créateurs.

  • gros plan sur trois entrepreneurs de la maroquinerie au nigeria

    gros plan sur trois entrepreneurs de la maroquinerie au nigeria

    Le secteur de la maroquinerie au Nigeria connaît aujourd’hui une avancée remarquable. Le marché nigérian est porté par une nouvelle vague de créateurs talentueux qui réussissent le pari de concilier les techniques ancestrales aux designs contemporains, redéfinissant ainsi les standards de la mode africaine.

    Des sacs à main aux chaussures et accessoires, ce secteur a opéré une véritable transformation. Longtemps dépendante des importations occidentales, l’élite nigériane se tourne désormais vers le « Made in Nigeria ». Les maisons de création locales démontrent que la qualité et le luxe peuvent s’enraciner dans le savoir-faire africain.

    Parmi les entrepreneurs qui redessinent les contours de la maroquinerie au Nigeria, trois parcours se distinguent particulièrement.

    Akudo Iheakanwa
    Initialement lancée à Sydney avant de relocaliser sa production à Lagos, Akudo Iheakanwa est la tête pensante derrière une marque de chaussures, sacs et bijoux faits main. Son aventure entrepreneuriale est ancrée dans une mission sociale : valoriser l’artisanat local tout en insérant les femmes nigérianes dans l’économie circulaire. Sa marque se distingue par l’intégration de tissus traditionnels comme l’ Aso Oke mélangés à un cuir local. À travers ses différentes collections, Akudo prouve que le patrimoine culturel peut s’accorder avec les exigences de la mode internationale.

    Zainab Ashadu
    Pionnière du luxe éco-responsable au Nigeria, Zainab Ashadu a fondé une maison de haute maroquinerie basée à Lagos. Formée à Londres, elle a choisi de revenir au Nigéria pour travailler exclusivement avec des artisans locaux utilisant des techniques de tannerie traditionnelles du nord du pays. Ses créations célèbres pour l’utilisation de cuirs de chèvres séduisent une clientèle internationale.

    Femi Olayebi
    Véritable figure de proue de l’industrie, Femi Olayebi est la fondatrice d’une des plus anciennes maisons de maroquinerie du pays. Elle produit des sacs à main reconnaissables à leurs couleurs vives et textures en pièces uniques. Aujourd’hui, avec des finitions impeccables et un luxe intemporel ses créations rivalisent avec les plus grandes maisons européennes. Soucieuse de structurer le secteur, elle a également créé le Lagos Leather Fair, un événement d’envergure internationale qui offre une visibilité unique aux artisans maroquiniers de tout le continent.

    À travers ces différents profils et parcours, la maroquinerie nigériane affirme son ambition de conquérir le marché international. Ces créateurs participent activement à imposer le « Made in Africa » sur la scène mondiale.

  • focus sur trois entrepreneurs de la maroquinerie en côte d’ivoire

    focus sur trois entrepreneurs de la maroquinerie en côte d’ivoire

    Le secteur de la maroquinerie en Côte d’Ivoire, à l’instar de celui du textile, connaît aujourd’hui un essor remarquable. Portées par une nouvelle génération de créateurs, les productions locales, quoique profondément enracinées dans les techniques héritées des artisans traditionnels, font le pari d’un subtil équilibre entre tradition et modernité, dans un contexte où les tendances restent fortement influencées par les standards occidentaux.
    Des sacs à main aux chaussures , en passant par les ceintures et autres accessoires, l’industrie entière a connu une véritable mutation ces dernières années. Longtemps orientée vers une clientèle féminine, la maroquinerie ivoirienne s’ouvre désormais à un public plus large, avec des collections masculines et unisexes.
    En Côte d’Ivoire particulièrement, les maisons de création se multiplient, portées par un engouement croissant des jeunes pour l’artisanat local. Au-delà de la simple production, ces initiatives visent à démontrer que la qualité ne vient pas uniquement de l’extérieur : le luxe peut aussi bien être conçu et produit localement par des Africains.
    Parmi ces entrepreneurs qui participent à redéfinir les contours de la maroquinerie ivoirienne, certains parcours se distinguent particulièrement.
    * Alice Gnapa
    Diplômée en communication et développement des marques, Alice Gnapa lance sa marque en 2017. Son aventure entrepreneuriale débute avec la transformation du wax en accessoires, avant d’évoluer vers une offre plus large. Aujourd’hui, elle propose des créations diversifiées et dispose de boutiques physiques à Abidjan ainsi qu’aux Champs-Élysées à Paris. Son travail met en avant la noblesse des matières, notamment le cuir, qu’elle sublime à travers des pièces élégantes et contemporaines.
    * Ghislain Tossinou
    C’est d’une contrainte personnelle que naît son projet entrepreneurial. Ne pouvant s’offrir des chaussures de marque, il décide de concevoir les siennes. Rapidement, ses créations séduisent son entourage, l’encourageant à structurer une activité. Aujourd’hui, il développe une marque de chaussures et accessoires destinés aussi bien aux hommes qu’aux femmes, en s’inscrivant pleinement dans une logique de valorisation du savoir-faire local et d’accessibilité du style.
    * Axelle Sanogo
    Titulaire d’un Master en audit et gestion d’entreprise, Axelle Sanogo fonde en 2023 une marque de maroquinerie portant son nom. Sa démarche repose sur une approche rigoureuse : identifier un besoin précis et y répondre par un produit pertinent. Pour ce faire, elle privilégie l’utilisation de matières locales, notamment le cuir, tout en veillant à proposer des créations à la fois fonctionnelles et esthétiques.
    À travers ces trajectoires, la maroquinerie ivoirienne affirme progressivement son identité et son ambition. Ainsi, à mesure que les marques locales gagnent en visibilité, elles participent à redessiner les contours d’une industrie où le “made in Africa” ne se contente plus d’exister, mais aspire désormais à s’imposer comme une référence.

    Vanessa Kaphet

  • marché du cuir en afrique

    marché du cuir en afrique

     

    Un marché de sacs en cuir/ photo: Alamy

    Une opportunité significative pour le développement économique et la création d’emplois.

    Le marché du cuir en Afrique est un secteur dynamique qui joue un rôle crucial dans l’économie de nombreux pays. Avec une riche tradition de tannage et de fabrication de cuir, le continent est non seulement un producteur de matières premières, mais aussi un acteur clé dans la transformation et la commercialisation de produits en cuir.

    Potentiel de production

    L’Afrique possède une abondance de ressources animales, ce qui en fait un fournisseur important de peaux et de cuirs. Des pays comme le Nigeria, l’Égypte, le Maroc et l’Afrique du Sud sont parmi les principaux producteurs. Le cuir africain est souvent reconnu pour sa qualité, ce qui attire l’attention des marchés internationaux.

    Artisanat et innovation

    Le savoir-faire artisanal est profondément ancré dans de nombreuses cultures africaines. Les artisans locaux créent des produits uniques, allant des vêtements aux accessoires, en passant par les articles de maroquinerie. De plus, avec l’essor des technologies et des méthodes de production modernes, de nombreuses entreprises africaines commencent à innover, en intégrant des designs contemporains tout en préservant les techniques traditionnelles.

    Défis à surmonter

    Malgré son potentiel, le marché du cuir en Afrique fait face à plusieurs défis. La concurrence internationale, les problèmes d’infrastructure, et les questions de durabilité environnementale sont des obstacles que le secteur doit surmonter. De plus, la nécessité d’améliorer les normes de qualité et de certification est cruciale pour accéder aux marchés mondiaux.

    Perspectives d’avenir

    Avec une demande croissante pour des produits en cuir de qualité, le marché africain est en pleine expansion. Les initiatives visant à promouvoir le commerce équitable et à soutenir les artisans locaux sont également en augmentation. En investissant dans la formation et l’éducation, ainsi qu’en améliorant les chaînes d’approvisionnement, l’Afrique peut renforcer sa position sur le marché mondial du cuir.

    Le marché du cuir en Afrique en définitive, représente une opportunité significative pour le développement économique et la création d’emplois. En surmontant les défis actuels et en capitalisant sur ses atouts, le continent peut devenir un leader dans l’industrie du cuir, tout en préservant son riche patrimoine culturel.

    Thom Biakpa

  • la cordonnerie, un métier qui attire de plus en plus de jeunes en afrique

    la cordonnerie, un métier qui attire de plus en plus de jeunes en afrique

    La cordonnerie, un métier qui nourrit son homme / Photo: APS

    Le métier de cordonnier consiste à réparer les chaussures abimées, c’est-à-dire,changer les talons, coudre, coller, changer la semelle…, en un mot, redonner vie à une chaussure hors d’usage. Si au départ ce métier était un peu sous-estimé, il attire aujourd’hui de nombreux jeunes à la recherche d’emploi en Afrique. Dans certains pays comme la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Tchad, le Niger, le Burkina Faso, le Cameroun etc., des hommes, et des femmes, se livrent de plus en plus à cette activité noble malgré tout. Même si cette activité relève encore majoritairement du secteur informel, elle permet à un bon nombre d’en faire leur gagne-pain. La cordonnerie est donc un métier indispensable mieux, c’est un métier d’avenir. Mais comment devenir un professionnel de la réparation deschaussures ?

    Exercer le métier de cordonnerie suppose une grande habileté manuelle. Les différentes opérations réalisées par un cordonnier relèvent de la minutie et de la patience. Grâce à ses connaissances techniques, le cordonnier est capable de repérer les modifications à apporter sur une chaussure ou sur toute autre pièce. Il doit connaître les propriétés des matériaux sur lesquels il intervient comme le cuir, et tout autre matière utilisée dans ce métier. Par ailleurs, il doit pouvoir réaliser des coutures sur cuir, le dépoussiérage, décoller ou coller les parties abimées d’une chaussure, dessiner et découper une pièce de remplacement (semelles par exemple), et polir.

    La cordonnerie est un travail simple, mais qui demande beaucoup de précision. A défaut d’apprendre sur le tas en moins de 3 mois, on peut se rapprocher d’une cordonnerie moderne pour suivre un stage d’apprentissage de 9 mois qui se répartit généralement comme suit : 3 mois pour la phase théorique, 3 mois pour la phase pratique et les derniers 3 mois pour le stage à l’atelier.

    Selon les experts de ce secteur d’activité, le budget pour s’installer en tant que cordonnier est très accessible pour les cordonniers ambulants et la cordonnerie rapide. Par contre, pour une cordonnerie professionnelle, il faut prévoir un budget de 1 million FCFA (environ 1500 euros) réparti dans l’atelier de réparation, la banque de finition, la machine à coudre, le conformateur et les matières premières.

    Dans le cadre de son métier, le cordonnier utilise divers outils tels que la coudre, le conformateur (machine pour donner la largeur souhaitée à une chaussure), les tenailles, le marteau, la colle, les aiguilles, le fil, le cuir, un couteau, quelques pièces de caoutchouc, une brosse, une éponge, des petits clous, et du cirage de différentes couleurs (rouge, marron, noir, neutre). Il peut trouver les matières auprès des artisans dans les ateliers de fabrication de cuir, dans les marchés locaux, les quincailleries.

    A en croire des professionnels du milieu, un cordonnier qui ne propose pas un service de fabrication de chaussures parvient à faire au moins un chiffre d’affaires de 3000 FCFA par jour. Le prix de réparation varie entre 100 FCFA et 1000 FCFA. Un petit atelier moderne qui fabrique également des chaussures peut gagner plus de 100 000 FCFA par mois et vendre près de 5 paires de chaussure par jour. Une paire de chaussure fabriquée à partir du cuir peut coûter jusqu’à 25 000 FCFA. Certains cordonniers professionnels peuvent gagner jusqu’au million de FCFA, lorsqu’ils utilisent un matériel industriel et moderne.

    Le métier de cordonnier comme on peut le voir, nourrit son homme. Il suffit d’une formation appropriée des acteurs doublée de la professionnalisation du secteur, pour faire de cette activité, un véritable pourvoyeur d’emplois, à l’instar de la mode.

    Thom Biakpa

  • sac à main – quand l’artisanat africain se met au service de la maroquinerie de luxe

    sac à main – quand l’artisanat africain se met au service de la maroquinerie de luxe

    Crédit photo : Totebag

    L’industrie du luxe en Afrique est en plein boom. Il s’agit d’un savoir-faire unique, que les artisans africains maîtrisent depuis la nuit des temps. Par leur dextérité et leur talent inouï, ils ont réussi à révolutionner ce secteur en y introduisant leur talent comme une nouvelle référence mondiale.

    Le domaine de la maroquinerie n’est pas en reste. De plus en plus dans les garde-robes des femmes africaines, l’on retrouve des sacs à main fabriquées de manière artisanale, à la main, par des professionnels de la maroquinerie.

    Ce sont des sacs à main dont les créations vous plongent instantanément au cœur du savoir faire de l’artisanat africain.  Ils allient l’esthétique au côté pratique. Les matières utilisées sont soit le cuir de veau, le cuir d’agneau, la paille, les tissus en pagne etc. Ce sont des sacs conçus pour durer dans le temps et devenir des pièces intemporelles de la garde-robe féminine.

    Ces sacs s’allient à tout type de tenue. Que ce soit des tenues simples de tous les jours ou les tenues les plus classes, ils constituent des accessoires parfaits pour tous les évènements prestigieux.

    Les maroquiniers africains par leur sens d’innovation, font rayonner le savoir-faire africain au-delà du continent pour que toutes les femmes du monde puissent en profiter.

    Thom Biakpa

  • quand le togo se démarque : luxury edem shoes

    quand le togo se démarque : luxury edem shoes

     

    Qui a dit que les africains ne pouvaient pas aussi fabriquer des chaussures de luxe et devraient être condamnés à en importer indéfiniment ? De plus en plus, de jeunes entrepreneurs africains sortent du lot afin de donner à l’Afrique une chance d’être présente sur le marché mondial et de s’autosuffire dans des domaines précis. C’est dans ce contexte qu’une jeune togolaise du nom de Essowè Odile Tchaou a créé la marque de soulier de luxe dénommée EDEM SHOES. Quelle est donc l’histoire derrière cette entreprise ? 

    LE COMMENCEMENT 

    Depuis toute petite, la jeune Essowè était celle qui s’employait à donner de l’éclat aux souliers de son père. Prenant sa petite besogne à cœur celle-ci a fini par développer un intérêt et un amour pour les paires de souliers. Ainsi, lorsqu’elle voyait des hommes dans les rues, elle admirait, critiquait, observait les couleurs, les formes de leurs souliers. Plus qu’une simple habitude, cela devient une passion et elle se retrouve au Maroc où elle fait une formation en maroquinerie et rencontre un cordonnier marocain avec qui elle fabrique son premier soulier qu’elle baptise tout de suite « destin ». 

    L’ABOUTISSEMENT 

    Le projet (EDEM SHOES) de Essowè voit le jour le 28 novembre 2018. EDEM SHOES qui signifie la chaussure qui épouse les pieds de son homme se veut une entreprise ambitieuse. La première boutique est installée à Agbalpédo au Togo en 2019, et en 2020 elle se lance dans les souliers de luxe pour concurrencer le marché international. Elle réunit des artisans de différents horizons et nationalités dans son équipe et le résultat est sans appel : la maison LUXURY EDEM SHOES est inaugurée le 18 mars 2023.

    UNE ENTREPRISE À LA RECHERCHE DE L’EXCELLENCE 

    Fidèle à son objectif de valoriser l’Afrique, la matière première en l’occurrence le cuir vient d’Afrique et est tanné en Europe. La maison LUXURY EDEM SHOES se veut être une société capable de rivaliser avec les grands groupes européens en matière de production de souliers de qualité et de luxe. 

    Elle propose des pièces d’exception, des couleurs uniques pour ses souliers. Pour Essowè, faire des souliers c’est faire de l’art, et comme elle le dit, chaque modèle est conçu avec une histoire et un nom. Notons toutefois que LUXURY EDEM SHOES est une marque qui fait des chaussures homme et femme, et même si elle se spécialise dans les souliers de luxe, elle a aussi des chaussures de toutes sortes de prix : bas de gamme et haut de gamme. 

    De quoi ravir les amateurs de souliers en Afrique !

  • l’origine de la maroquinerie

    l’origine de la maroquinerie

    Nombreux sont ceux qui ont entendu le mot « maroquinerie  » sans savoir concrètement ce que ce terme signifiait. Si l’on se référait au nom, cela peut-il signifier quelque chose qui a un rapport direct avec le Maroc ? Oui et Non ! Cet article a pour but de lever tout équivoque sur la compréhension de ce mot afin qu’on puisse être à mesure de savoir clairement ce qu’on entend par maroquinerie. 

     

    ORIGINE DU TERME MAROQUINERIE 

    Ce terme provient du Maroc, et de façon plus concrète du terme « maroquin’’. Il faut savoir que ce mot désignait à l’époque le fait de tanner la peau de chèvre à l’aide du sumac qui provient de l’arbre du Rhus. Ce sumac servait à adoucir le cuir et le rougir. Aujourd’hui la maroquinerie a un sens plus vaste et désigne soit un ensemble de techniques de fabrication des objets en cuir ou des entreprises elle-même qui en fabriquent ou les objets en cuir eux même. Aussi, même des objets en tissus ou autres matières rentrent dans la composition désormais de la maroquinerie. 

     

    HISTOIRE DE LA MAROQUINERIE 

     

     

     

     

    L’histoire de la maroquinerie part d’un simple constat : que ce soit en Égypte, en Grèce Antique, les cavaliers étaient vêtus en habits en cuir. C’est donc au XIIe siècle que le travail du cuir va se développer au Maroc principalement et en Europe ensuite. Aujourd’hui, la maroquinerie est associée à l’industrie du luxe. 

    La maroquinerie engendre des spécialistes des peaux. A partir de grandes bandes de cuir, ils fabriquent des sacs, des porte-monnaie, des chaussures, des selles d’équitation…. 

    A l’instar de nombreux artisans, le maroquinier est à la fois un technicien et un artiste qui présente des compétences mixtes, confronté à une matière première robuste, qu’il transforme à l’aide d’une certaine force physique et de la plus grande concentration dont il fait preuve lorsqu’il travaille.

     

     

     

  • marché mondial du luxe, oasis de prosperité dans un contexte de crise

    marché mondial du luxe, oasis de prosperité dans un contexte de crise

    Ces dernières années, le monde a connu de grandes crises qui ont entrainé de profonds bouleversements dans plusieurs secteurs d’activité partout sur la surface du globe terrestre. La crise sanitaire de la covid 19 et la crise d’Ukraine ont fortement impacté plusieurs secteurs tels que l’alimentaire, les carburants etc. Dans un tel contexte d’agonie pour l’économie mondiale, le secteur du luxe fait figure d’exception. De 2020 à 2023, le luxe a même connu une forte croissance. Quelles sont les raisons de cette situation ?

    I-DES RAISONS APPARENTES

    La croissance du marché du luxe s’explique d’abord par la croissance démographique. En effet, plus la population mondiale s’accroit et plus le nombre de clients grimpe. Les clients potentiels estimés à 400 millions atteindront 500 millions en 2030 selon certaines prédictions analytiques. Ensuite, l’expansion et le développement de nouveaux marchés à l’international est un facteur déterminant avec le marché chinois qui a lui seul contient 70 millions de clients. Enfin, le 3ème facteur est le facteur générationnel. Ici, les nouvelles générations ont un attrait précoce pour le luxe.

    III-DES CHIFFRES ASTRONOMIQUES

    1400 milliards d’euros ! c’est le chiffre réalisé par le marché du luxe en 2022 selon une étude de Bain & Company. Cette croissance a été le fait des marchés européens et américains au détriment du marché chinois qui a été handicapé par les mesures anti covid. Plusieurs maisons de luxe voient leur compteur exploser au niveau croissance et bénéfices : LVMH plus de 23%, HERMÈS 38%, L’ORÉAL 27% et KERING 14%. Aussi, il faut noter que le marché du luxe d’occasion a atteint 33 milliards d’euros en 2021. A ce rythme (5 à 7% de croissance par an), le marché aura doublé d’importance et de chiffre d’affaires d’ici 2030

    IV-LES PLUS GRANDS ACTEURS DU SECTEUR DU LUXE

    Nombreuses sont les sociétés qui se sont spécialisées dans le luxe aujourd’hui. Tandis que certaines ne sont pas cotées en bourse (CHANEL), d’autres englobent plusieurs secteurs d’activité et sont cotées en bourse. Ce sont LVMH, KERING, ESTEE LAUDER. RICHEMONT et L’OREAL qui sont les 6 premiers représentants du secteur du luxe sur la base du chiffre d’affaire annuel.

    V-UNE PERSPECTIVE DE CROISSANCE PLUS IMPORTANTE

    Les leviers de croissance à actionner sont divers notamment s’assurer d’une forte présence dans les pays émergents à forte croissance, élargir les gammes et activités sans perdre l’identité de la marque, privilégier l’approche omni canal. Il faut prendre en compte l’expérience client et le digital et avoir une démarche responsable et soucieuse du développement durable.

    Le marché du luxe est aujourd’hui plus puissant que jamais et ne montre pas de signes de fébrilité. Si l’on en croit les estimations et prévisions, cette croissance est partie pour durer jusqu’à la prochaine décennie.

  • la peau d’ananas, une alternative au cuir animal

    la peau d’ananas, une alternative au cuir animal

    De plus en plus, la production du cuir animal s’accroit et la demande est toujours plus forte. Cependant, cela a un impact fâcheux sur l’environnement et le bien être humain. Pour pallier à ces problèmes écologiques provoqués par la production du cuir animal, le Pinatex a été élaboré. Conçu à partir des feuilles d’ananas, ce cuir d’origine végétale pourrait valablement aider à réduire la production du cuir animal. Cependant, n’étant pas encore assez répandu, le cuir issu de l’ananas pourrait -il valablement remplacer le cuir animal ?

    La production du cuir noble (à base de peaux animales) présente de nombreuses conséquences sur l’environnement et sur le bien-être de l’homme. C’est donc dans l’optique de limiter les impacts écologiques de la fabrication du cuir à base de peaux d’animaux et en raison de ses caractéristiques  qu’est utilisés la peau d’ananas fabriqué à base des feuilles d’ananas, pour confectionner le cuir à base de peau d’ananas qui est une excellente alternative au cuir animal.

    ORIGINE DU CUIR D’ANANAS

    Le cuir d’ananas est un matériau obtenu par la transformation des feuilles ou parties non comestibles du fruit d’ananas. Encore appelé le Piñatex, ou matière végétale à base d’ananas, c’est un matériau écoresponsable fabriqué à partir de feuilles d’ananas, et qui a pour ambition d’apporter une alternative végétale au cuir animal. Il a été développé par la doctoresse Carmen Hijosa qui a remporté le Arts Foundation UK Award for Material Innovation et a été finaliste du Cartier Women’s Initiative Awards pour sa découverte. 

    AVANTAGES DU CUIR D’ANANAS

    Le Pinatex présente de nombreux avantages. En effet, ce matériau se rapproche du cuir animal en matière de caractéristiques. Le pinatex est souple, solide, propre, et est multi-usage.

    Le tissu peut être travaillé en usine pour obtenir différentes épaisseurs, couleurs et textures. Tout dépend du produit final recherché. Le pinatex également offre une multitude de déclinaisons. Il est possible de le teinter, le rider, l’imprimer ou le graver. Il permet de fabriquer toutes sortes d’objets, tels que : les sacs, les ceintures, les chaussures, les accessoires de mode, les revêtements de voiture etc…

    En somme on peut retenir que même si le cuir d’ananas est une excellente trouvaille, avec un avantage écologique, il a aussi des inconvénients car il suscite l’utilisation de produits chimiques. Tout compte fait, son invention est bienvenue car sa production permet de maintenir un certain équilibre.