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  • 34e édition de la can en côte d’ivoire

    34e édition de la can en côte d’ivoire

    Le groupe Magic System remercie Gilles Touré pour sa tenue vestimentaire

     

    Le célébrissime groupe musical ivoirien de Zouglou, Magic System, a presté à Abidjan en Côte d’Ivoire à l’ouverture de la 34e édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) au stade d’Ebimpé à Anyama, le samedi 13 janvier 2024. La tenue que les quatre « gaous » (chanteurs) de ce mythique groupe ont portée à cette occasion, portait la griffe du talentueux styliste-modéliste ivoirien, Gilles Touré. « Merci infiniment à Gilles Touré qui, comme à chaque grand évènement, a su apporter sa touche au stylisme du groupe, notamment à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la CAN », ont mentionné les membres du groupe sur leur page Facebook. En réaction, Gilles Touré a écrit : « Merci à Magic System de promouvoir le made in Côte d’Ivoire… Yes, vous êtes des Eléphants ». Comment a commencé l’histoire de Gilles Touré, l’un des styliste-modélistes ivoiriens, qui a réussi à se hisser au rang de la crème de cette corporation en Côte d’Ivoire ? Depuis sa tendre enfance, il a manifesté une passion pour la couture. Devant le refus catégorique de ses parents de le voir se lancer dans la couture, il fait ses études et obtient la licence en Sciences économiques. Il part faire des études en stylisme et modélisme à Paris en France, suite à l’obtention de ce diplôme. Sorti major de sa promotion, Gilles Touré est accepté comme stagiaire chez Paco Rabanne. C’est ce dernier, qui va lui impulser la passion qui était latente en lui. De retour en Côte d’Ivoire, il est révélé au public ivoirien lors de sa première initiative mode réalisée pour Uniwax à la chambre des métiers de Yamoussoukro,  intitulée “Turbulence”. Étant ainsi lancé, Gilles Touré crée ses collections. Au nombre de celles-ci, il faut mentionner ‘’ féerie’’, 5‘’Diva’’, ‘’Mariée’’, ‘’Royal’’,… couronnées d’élégance, de chic et de glamour. Bien que spécialisé en couture dame, le styliste-modéliste ne peut s’empêcher de faire quelques incursions chez les hommes. Bien qu’ayant une renommée internationale, l’homme choisit de s’installer en Côte d’Ivoire pour exercer son activité.

     

    Jeremy Junior

  • faso dan fani – le pagne tissé qui fait la fierté de l’identité culturelle burkinabé

    faso dan fani – le pagne tissé qui fait la fierté de l’identité culturelle burkinabé

    S’il y a un domaine dans lequel le Burkina Faso est un modèle, c’est bien celui de la valorisation de son identité culturelle. Cette idéologie s’est transportée dans le milieu vestimentaire où les populations du « Pays des Hommes Intègres » ont réussi à mettre en priorité la consommation de la création locale. 

     

    Au niveau de la mode, la promotion du Faso Dan Fani en est la parfaite illustration. Ce pagne tissé  qui a traversé les époques, est lourd de sens et de symboles. Littéralement, Faso Dan Fani signifie « pagne tissé de la patrie », un nom qui laisse deviner les enjeux liés à sa production et sa consommation. Il porte un intérêt important autant sur le plan économique que traditionnel. 

     

    A la découverte du “Pagne de la patrie”

     

    Le Faso Dan Fani est un pagne traditionnal burkinabé. Il est confectionné à base d’une matière première qui est le coton. Selon nos informations, ancestralement, ce sont les Mossis, une ethnie présente au Burkina Faso, qui cultivent et transforment le coton, au gré des saisons (humide pour la culture, sèche pour le tissage). Les rôles ensuite  sont divisés sexuellement : le coton, une fois récolté, est filé et teint par les femmes tandis que les hommes le tissent ensuite sur leurs métiers à tisser horizontaux. Ils confectionnent ainsi des bandes plus ou moins larges, ensuite assemblées pour faire un pagne.

     

     Aujourd’hui, le Faso Dan Fani est fièrement arboré par les burkinabé. Attaché autour de la taille pour les femmes ou cousu en habits traditionnels pour les hommes, il est porté au quotidien mais aussi pour de grandes occasions, même au plus haut sommet de l’Etat. Ce pagne traditionnel est devenu le nouveau centre d’intérêt des créateurs africains qui ont relégué au second plan, le pagne wax.

     

    Grâce à cette ouverture dans le monde de la mode, le Faso Dan Fani a encore un bel avenir devant lui. Avec le développement de la mode responsable et éthique, l’étoffe traditionnelle se chargera d’un nouveau symbole et incarnera des valeurs de solidarité et d’équité.

     

    L’implication des autorités dans la promotion du Faso Dan Fani

     

    Si les Burkinabé ont fait du Faso Dan Fani leur symbole identitaire, c’est bien grâce à leurs dirigeants. Le premier à avoir communiqué au peuple l’amour de ce pagne tissé, est feu Thomas Sankara, le père de la révolution burkinabé.  C’est lui qui, dès son accession au pouvoir 1983, a fait du Faso Dan Fani, l’ un  des symboles de sa révolution et de l’identité nationale. Porté par les idées communistes et anticolonialistes, il aimait à répéter que « porter le Faso Dan Fani est un acte économique, culturel et politique de défi à l’impérialisme ». Soucieux de mettre en avant ces tissus locaux et de développer les productions nationales, il rend obligatoire le port du Faso Dan Fani par les fonctionnaires.

     

    Cet engouement national pour le Faso Dan Fani s’est quelque peu éteint après la disparition de Thomas Sankara. Blaise Compaoré qui lui a succédé n’a pas su impulser la même dynamique au pagne. Cependant Roch Marc Christian Kaboré, dès son accession à la magistrature suprême, en fin 2015, a remis au goût du jour le port du Faso Dan Fani. Il  portait lui-même  à chacune de ses apparitions le fameux tissu. Le pagne a même trouvé son jour de célébration, le « 8 mars ». Chaque année, un nouveau modèle est créé en l’honneur de la Journée mondiale de la femme. Aujourd’hui, le Faso Dan Fani peut se targuer d’avoir les meilleurs ambassadeurs dans le monde. 

     

    Désormais labellisé, le Faso Dan Fani est à l’abri de la contrefaçon. Pour ne plus se tromper, les consommateurs pourront se référer à l’étiquette, qui affiche maintenant plusieurs informations, notamment sur la qualité du tissu. Ils pourront même effectuer ces vérifications depuis leurs smartphones, à l’aide d’un QR code ou un code-barres qu’il faut flasher.  Le potentiel de revenus annuels du Faso Dan Fani est évalué à plus de 50 milliards de F CFA.

  • mode ivoirienne – les secrets pour conserver l’éclat du pagne baoulé (kita)

    mode ivoirienne – les secrets pour conserver l’éclat du pagne baoulé (kita)

    Des pagnes kita 

    Ceux qui ont des pagnes Baoulé, singulièrement le kita, éprouvent quelques fois milles et difficultés pour conserver leurs couleurs. En raison du fait que ce pagne, d’origine Ashanti, est fait à partir du coton et qu’il est entièrement cousu à main. Il existe pourtant une astuce qui permet de faire face à cette préoccupation. Pour conserver l’éclat du kita, il faut commencer par remplir une bassine d’eau tiède. On y verse par la suite un verre de vinaigre blanc. Après quoi, on fait tremper le vêtement en question dans cette eau pendant une ou deux heures. Il faut prendre soin de remuer de temps en temps. Par la suite, on rince à l’eau froide. On trempe à nouveau le vêtement dans de l’eau froide. Si l’eau se colore à nouveau, il faut rajouter un verre de vinaigre blanc, puis laisser à nouveau tremper une heure. Et rincer à l’eau froide.

      

    Jeremy Junior

  • interview Akou Bolouvi

    interview Akou Bolouvi

    Bonjour Akou, et merci pour ce temps d’entretien. On commence par les présentations ?

    Bonjour, je suis Akou BOLOUVI, mécatronicienne automobile de formation, actuellement en master en management à l’ESCP Europe. Je suis également créatrice de mode africaine.

    Félicitations pour ce parcours. Comment en arrive-t-on à faire le choix d’une filière aussi technique ? Et pourquoi poursuivre en école de commerce ?

    Je suis premièrement une passionnée d’ingénierie mécanique. Ce choix pour la mécatronique automobile a été influencé par cette passion et par mon désir de singularité et d’authenticité : être une femme dans un domaine dit pour homme, c’est attirant. Je suis cependant une amoureuse de « technique » et de « toucher ».

    Mon shift en Finance a été motivé par mon envie de polyvalence et par le fait qu’il reste important de marcher au bras de ce monde qui évolue. Ne dit-on pas que l’argent est le seul engin moderne efficace et le seul moyen de vaincre.

    Tu es aussi passionnée de mode, secteur pour lequel tu as des activités. Peux-tu nous en dire plus ?

    J’aime la mode, l’élégance, l’authentique ! Je suis sensible au sophistiqué, au beau et au distingué. En deux mots, je suis « LA FEUILLERE ».

    J’ai commencé depuis toute petite à bricoler mes affaires, celles de mes amis jusqu’à être motivée à en faire une activité lucrative. J’ai ensuite confectionné les vêtements de mes proches avec l’aide de ma sœur, couturière, jusqu’à découvrir la maroquinerie. Je m’y suis lancée depuis 1 an avec mes croquis de sacs assez tendance d’où la marque ELLE&CUTE.

    Je suis actuellement en pause commerciale vu que je retravaille l’activité dans son ensemble grâce notamment à mes études actuelles en école de commerce.

    Je travaille à servir une marque qui se vaut !

    Justement, tu as décidé de t’impliquer en tant qu’éditorialiste sur Almasi (www.almasi.fashion), la verticale de Mian Media (www.mianmedia.com) consacrée à la mode et au luxe. Comment s’est faite la connexion ?

    Tout d’abord, J’ai découvert ALMASI par le biais de quelqu’un que j’admire beaucoup : M. Emmanuel MIAN. J’ai cherché à en savoir plus et je l’ai découvert comme la voix forte du talent couvert. L’Afrique est talentueuse mais encore couverte à cause du niveau de digitalisation. C’est l’un des « Purpose Driven » de MIAN MEDIA et une cause pour laquelle j’ai ma place étant née en Côte d’Ivoire , de père Togolais et de mère Ghanéenne.

    ALMASI est premièrement un moyen pour moi de m’investir davantage dans ma passion pour la mode, de me faire connaître, d’apprendre davantage pour ELLE&CUTE, de partager ce que j’apprends et d’aider à nourrir le monde de cette Afrique fashion.

    Comment entrevois-tu cette collaboration ? A quoi doivent s’attendre nos abonnés ?

    Cocktail de saveurs inédit.

    J’envisage de créer du contenu unique, des reportages fascinants, des interviews exclusives et des analyses approfondies qui plongeront les abonnés au cœur de l’univers de la mode. Attendez-vous à des conseils de style, des tendances en avant-première, et des histoires qui célèbrent la diversité et l’innovation dans le monde de la mode africaine.

    Cette collaboration vise à offrir une expérience immersive, éducative et divertissante. Restez à l’affût pour découvrir comment cette alliance dynamique transformera votre expérience et enrichira votre connexion avec le monde de la mode africaine d’une manière nouvelle et passionnante. Je dirais à la manière des Feuillères donc à vos pipettes !

    Pour en revenir à tes autres projets, est-ce pour toi envisageable de te lancer à temps plein comme entrepreneure dans le secteur de la mode ?

    Possible, tout dépendra des voies du tout-puissant pour ma vie, de l’évolution du monde et de la mienne.

    Même si je doute que ce soit l’arche principale de ma vie, cela reste tout de même une corde à mon arc que je compte et que je vais étirer.

    Que peut-on te souhaiter pour cette nouvelle année ?

    Je ne suis pas pour les souhaits mais plutôt pour les bénédictions : celle de Santé, d’innovation dans cette aventure et de Réussite.

    Ton mot de fin ?

    Merci pour ce nouveau cadre qui m’est offert, c’est un honneur et un défi pour moi de faire apprécier au monde ce que j’aime.

    Portons la vie, Portons nos terres, « Portons AFRIQUE ».

  • Pathé’O fier d’immortaliser sa rencontre avec feu Nelson Mandela

    Pathé’O fier d’immortaliser sa rencontre avec feu Nelson Mandela

    Pathé Ouédraogo alias Pathé‘O

    Zoom sur un as du ciseau au service des présidents africains

     

    Ainé Pathé Ouédraogo, alias Pathé‘O, a vu le jour au Burkina Faso, précisément dans la localité de Guibaré en 1950 d’une famille modeste. En 1969, il décide de migrer en Côte d’Ivoire où il exerce plusieurs petits métiers, avant de se lancer dans la mode.

     

    L’habilleur des chefs d’État africains

     

    A Treichville, quartier populaire au sud d’Abidjan où il prend ses quartiers, dès 1970, Pathé‘O fait parler son talent à travers ses créations qui sortent de l’ordinaire. Tous les férus de la mode ne jurent que par lui. De fil en aiguille, il réussi à se forger une renommée qui dépasse désormais les frontières ivoiriennes, surtout lorsqu’il devient le couturier attitré de l’ex président sud-africain, feu Nelson Mandela.

     

    Il s’ouvre dès lors, le marché luxueux des présidents africains et des personnalités les plus influentes du continent. L’habilleur des chefs d’État fait la fierté de la mode africaine. Sa particularité, réside dans sa capacité à transformer les matières premières locales, notamment le pagne imprimé, les tissés (le Kita baoulé, le pagne korhogolais, le Faso Dan Fani), le voile mauritanien, le bazin ou encore l’indigo, avec des finitions faites à la main qui épousent la perfection.

     

    La reconnaissance de son talent au plan national, se matérialise par son sacre au concours organisé par la firme Uniwax en 1985, où  il remporte le Ciseaux d’Or. La compétition lui permet d’entrer dans l’univers des grands créateurs d’Abidjan, et vers la fin de l’année 1987, il installe définitivement sa maison de couture Pathé’O à Treichville. Dix ans plus tard, l’ancien président sud-africain Nelson Mandela portait l’une de ses chemises lors d’une visite officielle en France.

     

    « Il y a cinquante ans, je n’imaginais pas en arriver là. C’est extraordinaire ! » a-t-il affirmé lors de la conférence rapportée par l’AFP.

     

    La publicité apportée par l’icône anti-apartheid lui ouvre la voie vers d’autres dirigeants comme le roi du Maroc Mohammed VI, le président du Rwanda Paul Kagame, l’homme le plus riche d’Afrique Aliko Dangote, etc. Beaucoup d’autres personnalités et stars figurent aujourd’hui parmi ses clients.

     

    Le savoir-faire de Pathé’O s’inspire, dit-il, de la rue, des femmes qui vont au marché parées de vêtements et de foulards multicolores. Teintures et imprimés mouchetés, la « salade », ou encore la teinture « nuage », celui qui a su garder son humilité malgré son grand succès veille tous les jours à ce que le travail soit bien fait.

     

    Pour diffuser sa marque, Pathé’O a ouvert des boutiques dans plusieurs grandes villes africaines, dont Yamoussoukro, Bamako, Ouagadougou, Libreville, Yaoundé, Douala, Brazzaville, Luanda. En Occident, le styliste modéliste dit avoir des représentations à Pointe-À-Pitre et au Québec. Il possède aujourd’hui plus d’une cinquantaine de machines à coudre et emploie une soixantaine de personnes.

     

     Pathé’O inauguré en octobre 2021, son nouveau siège social dans le quartier huppé de Cocody, qui abritera aussi une fondation dont l’objectif est de faire émerger une nouvelle génération de créateurs africains. L’homme aux allures humbles qui n’a plus rien à prouver dans le domaine de la haute couture entend mettre sa réussite au service de la mode en Afrique, comme un instrument pour le développement.

     

    Thom Biakpa

  • cuisine/ saveur africaine

    cuisine/ saveur africaine

    A la découverte du Soumara Lafri, un met aux vertus thérapeutiques insoupçonnées

    Le soumara lafri est un plat traditionnel ivoirien consommé dans le Nord du pays et très populaire au Burkina Faso, au Mali et en Guinée. C’est un plat savoureux à base de riz, de gombos, d’aubergines cuits à la vapeur, d’oignons et de viandes grillées.

    Très pratique et facile à utiliser, le Soumara Lafri se cuisine avec la poudre de soumara produite de façon artisanale. Avec son odeur si caractéristique et sa belle couleur brune, le Soumara Lafri est un savant mélange de poissons, de soumara, de crevettes et de sel, le tout mixé.

    Recette des jours de fêtes et des grandes occasions, le lafri vient des grains de soumbara. “Le soumbara“ en guinéen, ou “Nététou“ en sénégalais ou encore “dadawa“ au Nigéria est une épice traditionnelle Malinké, issue de la transformation des graines de gousses de Néré. Le Néré, est un arbre originaire des zones sahéliennes et soudaniennes, ressemblant au mimosa et pouvant mesurer jusqu’à 25 m de haut. Son fruit, le Néré, est une longue gousse suspendue en grappes, contenant de nombreuses graines noires enrobées d’une belle pulpe jaune au goût sucré.

    Idéal pour un soumara lafri des plus authentiques et savoureux, il peut être utilisé pour saupoudrer les préparations salées notamment de riz, de pâtes.
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    Substitut parfait au poivre, sa fumée envoutante donne un goût et une saveur unique aux plats. Au-delà de son intérêt gustatif, le sombara contient des protéines et de la vitamine C. Cette épice est réputée hypotenseur par excellence en raison de ses actions positives sur l’hypertension artérielle. C’est la raison pour laquelle, sa consommation régulière est conseillée aux personnes ayant une tension artérielle élevée. Le jus de cuisson riche en vitamines A et C accompagné de légumes pas trop cuits, aideraient l’organisme à lutter contre la fatigue. Aussi, le soumbara participe au renforcement du système immunitaire particulièrement dans la prévention du cancer.

    Enfin, la légende raconte que les vertus protéinées du Soumbara ont permis au Grand Soundjata Keita, de triompher de Soumangourou Kanté, lors de la bataille de Kirina car il en consommait à toutes les sauces.

    A ce sujet, une anecdote très répandue au nord de la Côte d’Ivoire, raconte que, la provocation, c’est quand tu essaies de faire ton zikr ( ndlr: récitation de chapelet musulman) tranquillement et qu’une odeur de Soumara Lafri vient te chatouiller le nez. Impossible de te concentrer dans ta méditation ! C’est ce qu’on dit au Nord de la Côte d’Ivoire, le vendredi, jour où on cuisine beaucoup le lafri.

  • astuces naturelles pour avoir une belle peau

    astuces naturelles pour avoir une belle peau

    ASTUCES NATURELLES POUR AVOIR UNE BELLE PEAU 

    Pour beaucoup de personnes, avoir une belle peau est héréditaire. Cependant, plusieurs facteurs rentrent en ligne de compte dans l’entretien de la peau. Nous allons vous livrer dans cet article quelques astuces afin d’avoir une peau à faire pâlir tout votre entourage ! 

    BOIRE DE L’EAU EN QUANTITÉ SUFFISANTE 

    Il faut boire au moins 1,5 litre d’eau chaque jour afin de drainer suffisamment les toxines hors du corps. 

    PROSCRIRE LES ALIMENTS RICHES EN ACIDE GRAS

    Les glandes sébacées se retrouvent déréglées par des aliments tels que les viennoiseries et charcuteries et agissent donc sur la peau en la rendant assez grasse.

    REDUIRE SA CONSOMMATION D’ALCOOL 

    L’alcool nous déshydrate et accélère le vieillissement de la peau, réduire donc sa consommation nous donne un avantage visible sur notre peau.

    PRIVILEGIER LES LÉGUMES ET REDUIRE LE SUCRE (BONBONS, BISCUITS) 

    Les légumes légèrement cuits ou crus favorisent un excellent entretien de la peau. Les sucres rapides eux favorisent la production du sébum et l’inflammation des boutons, il faut donc réduire leur consommation. 

    PREFERER LES VITAMINES AUX PROPRIÉTÉS ANTI-OXYDANTES ET LES SUPERS-ALIMENTS

    Les vitamines anti-oxydantes favorisent le renouvellement des cellules quand les supers-aliments eux, évacuent les toxines, hydratent la peau et purifient la peau. Ce sont l’avocat, le thé vert, les fruits de mer etc… 

    FAIRE DU SPORT ET DORMIR CONVENABLEMENT

    Faire du sport régulièrement nettoie les pores, évacue les graisses, les toxines et permet d’avoir une peau éclatante et des pores dégagés. Dormir suffisamment permet à la peau de se régénérer. 

    Voici présentées ici quelques astuces pour avoir une belle peau au quotidien, nous espérons qu’elles vous serviront dans votre vie de tous les jours !

     

  • le pagne indigo du mali

    le pagne indigo du mali

    I-L’HISTORIQUE

    L’indigo a su séduire différents groupes culturels d’Afrique de l’Ouest, notamment les Soninkés, l’un des premiers peuples à l’avoir diffusé sur le continent. 

    C’est surtout le bleu qui revêt une symbolique particulière. Dans les cosmogonies africaines, cette teinte est un symbole de protection. Les nouveau-nés sont souvent enroulés dans un textile indigo, couleur céleste qui fait le lien entre l’humain et le divin. 

    Mais ce tissu a aussi une dimension politique, l’indigo étant l’une des denrées qui a rapporté le plus de richesses aux négriers, avec le coton et le tabac. L’histoire de l’indigo a une part sombre, puisqu’il a contribué à la déportation d’Africains pendant la traite négrière.

    II- LA PARTICULARITE DES PAGNES INDIGO

    Le Mali est riche de sa culture et de son savoir-faire. Les tissus teints en véritable indigo (feuilles de l’indigotier) sont rares. La plupart des tissus de couleurs indigo sur le marché sont faits avec des pigments chimiques. 

    La spécificité des tissus indigo repose sur les dessins qui l’habillent, majoritairement obtenus à l’aide de la technique du nouage. Ces motifs auraient aujourd’hui une fonction strictement décorative. On pourra deviner des cauris sur certains tissus . La technique de réserve par ligature permet d’obtenir des formes rappelant des cosses de racines ou des tresses  

    Parmi les tissus africains traditionnels très connus figure l’Indigo. Ce tissu fait la renommée de l’artisanat malien qui est de plus en plus concurrencé dans la sous-région et par la production industrielle venue de l’étranger. Les autorités maliennes travaillent actuellement sur une procédure afin de labelliser la fabrication du bogolan et faire reconnaître ce savoir-faire issu du Mali en diversifiant les confections du tissu Indigo en y ajoutant des décorations intérieures, des accessoires etc…

  • toss by toss, le roi des chaussures

    toss by toss, le roi des chaussures

    Piqués par la fièvre de l’Entreprenariat et le désir de s’affirmer en créant des choses qui sortent de l’ordinaire et qui répondent à certains besoins, les jeunes africains n’hésitent plus à se lancer dans des projets ambitieux et innovants. Ainsi, les jeunes africains entreprennent, prennent des risques et se frayent des chemins dans l’évolution économique du continent. 

    C’est dans ce cadre que peut s’inscrire Ghislain Tossinou, CEO et fondateur de la marque de chaussures TOSS BY TOSS. Résidant en Côte d’Ivoire, ce jeune entrepreneur a su faire de la fabrication de chaussures, un business juteux et enviable. 

    LA PETITE HISTOIRE DERRIÈRE…. 

    L’histoire derrière la création de la marque de chaussure est contée par Ghislain Tossinou lui-même.  » Tout est parti de l’école que j’ai faite. On voulait tous porter des chaussures de marque, mais ce n’était pas permis à tout le monde d’en avoir. Mon père ne comprenait pas le fait d’acheter des chaussures allant de 100 à 200.000 francs CFA. Il m’a donc conseillé de faire mes propres chaussures ou de faire des  » business » afin de m’en acheter. C’est comme ça que je me suis dit que je pouvais faire mes propres chaussures. Je me suis mis à les dessiner et à en faire pour moi et mes frères. Par la suite, les amis d’école s’y sont intéressés. Et lorsqu’ils demandaient c’était quoi comme chaussure, mon petit frère disait que c’était des « toss « (diminutif de notre nom de famille Tossinou). Le nom est resté ! Au début, je le faisais pour le fun, aujourd’hui c’est mon gagne-pain. Voilà comment est né ‘’TOSS BY TOSS’’.

    LES TOSS BY TOSS, DES CHAUSSURES PARTICULIÈRES 

    Les chaussures TOSS BY TOSS sont adressés à tous les genres, tous les âges et tous les sexes. Tout le monde y trouve pour son compte. Des chaussures les plus originales aux chaussures les plus sobres, il est facile d’y trouver pour son style. Elles sont polyvalentes et s’adaptent à tout endroit. Si la marque s’est fait surtout connaître à cause des mocassins, elle confectionne désormais plusieurs types de chaussures de ville. 

    Il faut aussi noter qu’il est possible de faire personnaliser sa propre chaussure, en fonction des couleurs, de la matière, des coupes et des broderies. Les prix des chaussures vont de 25.000 francs CFA à 100.000 francs CFA et peuvent varier en fonction des caractéristiques demandées. 

  • Omar, le plus jeune chef cuisinier marocain mort trop tôt

    Cuisiner, c’est tout un art, et l’art ne se limite pas à certaines considérations ni aux clichés. Mais l’histoire de ce jeune chef cuisinier a bouleversé tous les codes dans le milieu de la cuisine tant par la précocité de son âge, que par son courage à s’élever au-dessus de son handicap pour poursuivre ses rêves. Faisons une pleine incursion dans la vie de celui qui a commencé son boulot de chef cuisinier dès l’âge de 8 ans : Omar Archane alias « chef Omar « .

    LES DÉBUTS D’UNE HISTOIRE PASSIONNANTE
    Atteint d’une maladie rare qui affaiblit son corps et l’obligeant à se déplacer en fauteuil roulant, Omar a commencé la cuisine pour stimuler sa motricité. C’est vers l’âge de 8 ans que sa mère commence à le filmer pendant qu’il cuisine. Après l’avoir posté sur les réseaux sociaux il devient une véritable célébrité.
    UN VÉRITABLE AUTODIDACTE
    Omar est un autodidacte, pour lui, cuisiner est un don. Cependant, il tire son inspiration des quatre coins du monde du Japon au Maroc en passant par la France, l’Italie etc… Il revisite tous les plats classiques en rajoutant sa touche personnelle, une petite identité marocaine qui se brasse de façon subtile aux autres cuisines. Inutile de préciser que ses recettes constituent un voyage culinaire passionnant pour tous ses followers, une grande communauté bien qui le suit sur ses réseaux sociaux.

    UNE SOURCE D’INSPIRATION ET DE MOTIVATION
    De par ses vidéos réalisées en arabe, français et anglais, il invite son public à dépasser toutes sortes de limitations, à garder l’esprit positif et le sourire car malgré son handicap il a su réaliser son rêve de devenir chef cuisinier. Et même s’il n’a pas pu réaliser son rêve de devenir footballeur, Omar s’est épanoui complètement dans sa passion et a réussi à devenir une véritable source d’inspiration pour les autres.

    LA FIN D’UNE RICHE HISTOIRE
    Après avoir réuni une communauté de plus de 75000 abonnés rien que sur sa page Facebook, et reçu des prix le distinguant en tant que plus jeune chef cuisinier podcaster, le Chef Omar a tiré sa révérence le 14 juillet 2022 à Casablanca. Il avait 16 ans.