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  • côte d’ivoire : 3è édition du festival de la cuisine ivoirienne, une exploration riche et variée des délices culinaires du pays se profile

    côte d’ivoire : 3è édition du festival de la cuisine ivoirienne, une exploration riche et variée des délices culinaires du pays se profile

    La cérémonie de lancement du Festival de la Cuisine Ivoirienne/ Abidjan.net

    Le lancement de la troisième édition du Festival de la cuisine ivoirienne a eu lieu récemmentau Sofitel Ivoire de Cocody. Cet événement gastronomique, qui se déroulera les 12 et 13 juin 2025 à Bouaké, est orchestré par la Direction générale des industries touristiques et hôtelières (DG-ITH) sous l’égide du ministère du Tourisme et des Loisirs. Le thème de cette année, « À la découverte des saveurs d’ici et d’ailleurs », promet une exploration riche et variée des délices culinaires du pays.


    Cette édition s’annonce comme une véritable vitrine de la gastronomie ivoirienne, rassemblant les 13 régions touristiques du pays ainsi que divers acteurs du secteur. Au programme, plusieurs activités phares, dont un concours gastronomique qui mettra en compétition 26 chefs dans 13 catégories distinctes, englobant à la fois la cuisine professionnelle et la cuisine traditionnelle.


    En parallèle, un espace dédié au tourisme accueillera 50 exposants, mettant en avant la richesse et la diversité des produits locaux. Les présélections régionales, qui se dérouleront du 1er au 30 avril, auront lieu dans plusieurs villes, notamment San Pedro, Bouaké, Bondoukou, Séguéla, Grand-Bassam, Daloa, Odienné, Abengourou, Abidjan (Sud et Nord), Yamoussoukro, Korhogo et Man. La grande finale se tiendra à Bouaké, où six lauréats seront récompensés, avec trois gagnants par catégorie.


    Lors de la cérémonie de lancement, Dr Klo Fagama, Directeur Général des Industries Touristiques et Hôtelières, a souligné l’importance de cet événement dans la valorisation de la gastronomie ivoirienne comme levier de développement économique et culturel. Il a insisté sur l’ambition de faire de la Côte d’Ivoire une destination gastronomique de premier plan en Afrique.

    Andi Leal Daniel, représentant du ministre du Tourisme et des Loisirs, a également mis en lumière le rôle essentiel de la gastronomie en tant que vecteur de diversité culturelle et de convivialité. « Nous ne réveillons pas un festival, nous célébrons cette sublime Côte d’Ivoire. Si la musique est un langage universel, la nourriture en est un autre. Nos mets reflètent nos terres et nos traditions, et derrière chaque plat, se cachent des chefs talentueux et des agriculteurs dévoués », a-t-il déclaré, réaffirmant l’engagement du ministère à positionner ce festival parmi les événements culinaires majeurs du continent. Il a également rappelé que 2025 est une année charnière pour le tourisme ivoirien, soulignant que le pays ne se limite pas à offrir de la nourriture, mais propose une expérience unique où le partage et le vivre-ensemble sont au cœur des interactions.


    Les chefs cuisiniers présents ont unanimement insisté sur l’importance d’établir des critères stricts de sélection pour garantir l’excellence du concours gastronomique. Parmi ces critères figurent l’hygiène alimentaire, la maîtrise des techniques culinaires et la valorisation des produits locaux.



    De plus, des réformes dans l’enseignement technique et professionnel ont été annoncées, visant à intégrer 40 % de plats ivoiriens dans les programmes de formation culinaire des écoles. Les experts ont également souligné la nécessité de structurer et de codifier la cuisine ivoirienne en respectant trois grandes techniques culinaires universelles.


    Cette troisième édition du Festival de la cuisine ivoirienne s’annonce donc comme un événement incontournable, célébrant non seulement la richesse des saveurs locales, mais aussi le patrimoine culturel et gastronomique du pays.

    Thom Biakpa

  • les kiosques à café en côte d’ivoire : un business rentable en plein essor

    les kiosques à café en côte d’ivoire : un business rentable en plein essor

    Des promoteurs de kiosques à café à Abidjan/ Photo: mediacitoyen.com



    En Côte d’Ivoire, le café est bien plus qu’une simple boisson ; c’est une véritable institution culturelle et sociale. Dans ce contexte, les kiosques à café se sont imposés comme un modèle d’affaires florissant, attirant à la fois les entrepreneurs et les amateurs de café. Ce phénomène témoigne d’une évolution des habitudes de consommation et d’une demande croissante pour des espaces conviviaux où se retrouver.


    Un Marché en Croissance


    La Côte d’Ivoire est l’un des plus grands producteurs de café en Afrique, et la consommation locale est en constante augmentation. Les Ivoiriens, de toutes les classes sociales, apprécient de se retrouver autour d’un bon café, que ce soit pour discuter, travailler ou simplement se détendre. Les kiosques à café, souvent situés dans des zones stratégiques comme les marchés, les centres commerciaux ou près des bureaux, répondent à cette demande croissante. Le “ café noir ” ou le “serré” est préparé à partir de la poudre de café mise dans un appareil pour en extraire le jus noir qui est consommé avec du sucre ou sans sucre. Les jeunes et même les hommes du troisième âge s’adonnent à cœur joie à la consommation de ce produit. Selon plusieurs de ces opérateurs que nous avons interrogés sur la rentabilité de leur business, le café moulu est le format dans lequel le café est le plus consommé.

    « Je vends en moyenne 100 petits pots par jour, à raison de 100 francs CFA le verre. Cela me fait 10 000 francs CFA par jour. Donc une recette de 300 000 francs par mois », nous raconte Ahmadou Diallo. Il dit dépenser en tout une somme de 10. 000 francs CFA pour l’achat d’un paquet de sucre, deux ou trois sachets de café.


    Un modèle économique accessible


    L’un des principaux atouts des kiosques à café est leur faible coût d’entrée. Comparés à des établissements de restauration plus traditionnels, les kiosques nécessitent un investissement initial moins élevé. Les entrepreneurs peuvent commencer avec un petit espace, quelques tables et chaises, et un équipement de base pour la préparation du café. Cela permet à de nombreux jeunes entrepreneurs de se lancer dans le secteur sans avoir à faire face à des charges financières écrasantes.

    Diversification de l’Offre


    Pour se démarquer dans un marché de plus en plus concurrentiel, de nombreux kiosques à café diversifient leur offre. En plus des différentes variétés de café, ils proposent des boissons chaudes et froides, des pâtisseries, des snacks et même des plats légers. Cette diversification attire une clientèle variée, allant des étudiants aux professionnels en quête d’un lieu de travail informel.


    Un lieu de vie et de socialisation


    Les kiosques à café ne sont pas seulement des points de vente ; ils sont devenus des lieux de vie où les gens se rencontrent et échangent. Dans un pays où la convivialité est une valeur essentielle, ces espaces favorisent les interactions sociales. Les propriétaires de kiosques organisent parfois des événements, comme des concerts ou des expositions d’art, pour attirer davantage de clients et créer une atmosphère dynamique.



    Défis à surmonter



    Malgré leur succès, les kiosques à café en Côte d’Ivoire font face à plusieurs défis. La concurrence est de plus en plus forte, avec l’émergence de chaînes de café et d’autres établissements. De plus, la qualité des produits et le service à la clientèle doivent être constamment améliorés pour fidéliser la clientèle. Les entrepreneurs doivent également naviguer dans un environnement réglementaire parfois complexe, notamment en ce qui concerne les licences et les normes sanitaires.



    En définitive, les kiosques à café en Côte d’Ivoire représentent une opportunité d’affaires prometteuse, alliant rentabilité et convivialité. Avec un marché en pleine expansion et une demande croissante pour des espaces de socialisation, ce modèle économique continue d’attirer de nombreux entrepreneurs. En surmontant les défis et en innovant constamment, les kiosques à café peuvent non seulement prospérer, mais aussi jouer un rôle clé dans la culture et l’économie ivoiriennes.

    Thom Biakpa

  • le dèguè : un délice ouest-africain à base de mil

    le dèguè : un délice ouest-africain à base de mil

    Le dèguè, un dessert très apprécié en Afrique de l’ouest/ Recettes d’Afrique

    Le dèguè est un dessert traditionnel ouest-africain qui ravit les papilles par sa douceur et sa texture crémeuse. Réalisé à partir de semoule de mil et de produits laitiers, ce plat est non seulement savoureux, mais également nutritif. Que ce soit pour une occasion spéciale ou simplement pour se faire plaisir, le dèguè est un choix parfait. Voici comment le préparer.

    Ingrédients pour 6 personnes

    Pour réaliser un délicieux dèguè, vous aurez besoin des ingrédients suivants :

    – 200 g de semoule de mil en graine
    – 1 kg de fromage blanc
    – 400 g de lait concentré
    – 1 sachet de sucre vanillé
    – 1 demi-citron vert
    – 1/2 cuillère à café de muscade
    – 250 ml d’eau
    – À défaut de lait concentré, vous pouvez utiliser du sucre en poudre

    Préparation

    1. Préparation des graines de mil :
    – Commencez par mettre les graines de mil dans un saladier.
    – Faites bouillir la moitié de l’eau (125 ml) et versez-la sur les graines. Couvrez le saladier et laissez reposer pendant 5 minutes.
    – Après ce temps, mélangez bien les graines, puis faites bouillir le reste de l’eau et versez-la sur les graines. Couvrez à nouveau et laissez reposer pendant 5 minutes avant de mélanger à nouveau.

    2. Cuisson au micro-ondes :
    – Placez les graines de mil dans le micro-ondes et faites-les cuire pendant 3 minutes. Cela permettra de bien les cuire et de les rendre tendres.
    – Une fois cuites, laissez-les refroidir avant d’ajouter le jus d’un demi-citron vert pour apporter une touche d’acidité.

    3. Préparation du mélange crémeux :
    – Pendant que les graines refroidissent, prenez un autre saladier et mélangez le lait concentré, le fromage blanc, le sucre vanillé et la muscade. Ce mélange crémeux est la base qui va enrober les graines de mil.

    4. Assemblage :
    – Incorporez délicatement les graines de mil refroidies dans le mélange crémeux. Mélangez avec soin pour ne pas écraser les graines, afin de conserver une belle texture.

    5. Réfrigération :
    – Une fois le mélange bien homogène, placez le dèguè au réfrigérateur. Il est préférable de le servir bien frais, ce qui le rend encore plus agréable à déguster.

    Dégustation

    Le dèguè peut être servi en dessert ou en collation. Sa douceur et sa texture crémeuse en font un plat réconfortant, idéal pour les chaudes journées d’été ou lors de repas en famille. N’hésitez pas à le personnaliser en ajoutant des fruits frais ou des noix pour une touche encore plus gourmande.

    En somme, le dèguè est un dessert simple à réaliser qui met en avant les saveurs et les ingrédients typiques de l’Afrique de l’Ouest. Sa préparation ne demande que quelques étapes et il est parfait pour partager un moment convivial autour d’une table. Bon appétit !

    Thom Biakpa

  • côte d’ivoire : la cheffe Zeinab Bancé se lance à nouveau à la conquête du record guinness du plus long marathon de cuisine

    côte d’ivoire : la cheffe Zeinab Bancé se lance à nouveau à la conquête du record guinness du plus long marathon de cuisine

    La cheffe Zeinab Bancé dans sa nouvelle tentative de décrocher le Record Guiness / AFP


    En Côte d’Ivoire, la talentueuse cheffe Zeinab Bancé s’est lancée à nouveau à la conquête de son rêve : tenter d’entrer dans le livre des records Guinness en réalisant le plus long marathon de cuisine. Ce jeudi 27 mars, elle a débuté son marathon culinaire, qui se prolongera jusqu’au 2 avril.

    Lors de sa précédente tentative, en décembre dernier, Zeinab avait déjà impressionné en cuisinant pendant 131 heures d’affilée. Malheureusement, sa performance n’avait pas été validée par le Guinness des Records en raison d’un problème de captation vidéo. Déterminée à ne pas laisser cet obstacle entraver son rêve, elle s’est lancée à nouveau dans l’aventure, avec l’ambition de surpasser son propre record.



    Pour battre le record actuel, la cheffe doit cuisiner pendant au moins 120 heures consécutives, avec seulement deux heures de pause par jour. « J’avais atteint 131 heures en décembre, mais cette fois-ci, je suis prête à aller encore plus loin », déclare-t-elle avec une détermination palpable.

    Zeinab Bancé a choisi le Palais des Sports de Treichville comme lieu de son défi, où le public est invité à venir l’encourager tout au long de son marathon. Sa précédente tentative avait suscité un véritable engouement populaire, avec des milliers de personnes la soutenant jour et nuit, tant sur place que sur les réseaux sociaux.



    Pour se préparer à cet exploit, la cheffe a suivi un programme rigoureux, incluant des séances de kinésithérapie et de relaxation, ainsi qu’une préparation financière avec des partenaires commerciaux. Côté culinaire, elle a élaboré une vaste liste de recettes mettant à l’honneur la richesse de la cuisine ivoirienne et africaine.



    Cette fois-ci, l’équipe du Guinness des Records sera présente pour suivre en direct la captation vidéo de sa performance, garantissant ainsi la validation de son record. L’impact de ce défi dépasse les frontières de la Côte d’Ivoire, attirant également l’attention dans toute la sous-région ouest-africaine. La cheffe togolaise Laurence Assignon a d’ailleurs exprimé son souhait de se lancer dans une aventure similaire dans les semaines à venir.


    Zeinab Bancé incarne non seulement la passion pour la cuisine, mais aussi l’esprit de défi et de persévérance. Son marathon culinaire promet d’être un événement mémorable, à suivre de près.

    Thom Biakpa

  • évolution des habitudes alimentaires : les fast-foods en plein essor en côte d’ivoire  

    évolution des habitudes alimentaires : les fast-foods en plein essor en côte d’ivoire  

    Vue d’un restaurant fast-food très en vogue à Abidjan/ Abidjan.net


    L’Afrique, continent aux mille facettes, est célèbre pour sa diversité culturelle et géographique. Des médinas animées du Maghreb aux plages ensoleillées de l’Égypte, en passant par les villages pittoresques d’Afrique Noire et les paysages sauvages d’Afrique du Sud, chaque région offre une richesse unique. Cette diversité se reflète également dans la gastronomie, où des saveurs et des recettes authentiques attendent d’être découvertes, souvent mieux appréciées sur le sol africain que dans les restaurants européens.


    La Montée en Puissance des Fast-Foods

    Depuis les temps anciens, l’idée de se restaurer en dehors de chez soi existe sous diverses formes. Des tavernes grecques et romaines aux auberges médiévales, la notion de restauration collective a toujours été présente. Bien que McDonald’s, fondé en 1940, soit souvent cité comme le pionnier du fast-food à l’échelle mondiale, le premier établissement de ce type, White Castle, a vu le jour en 1921 dans le Kansas, proposant des hamburgers à emporter pour un déjeuner rapide. Aujourd’hui, les fast-foods ne se limitent plus aux hamburgers ; ils ont évolué pour inclure une multitude de cuisines du monde entier, comme Taco Bell pour la cuisine mexicaine ou Subway pour les sandwichs.


    Un Phénomène en Côte d’Ivoire


    Récemment, un reportage du quotidien Le Monde a mis en lumière l’essor des fast-foods en Côte d’Ivoire. L’article souligne la présence croissante d’une population urbaine pressée, avide de solutions rapides et pratiques pour se restaurer. Le premier Burger King a ouvert ses portes à Abidjan en 2015, et depuis deux ans, sept autres établissements ont suivi. Les chaînes françaises, telles que Paul et La Brioche Dorée, ont également fait leur entrée sur le marché ivoirien, témoignant de l’attrait croissant pour la restauration rapide.


    Les raisons de cette explosion de fast-foods à Abidjan sont multiples. Un taux de croissance économique proche de 10 %, l’émergence d’une classe moyenne dynamique et l’implantation d’entreprises internationales attirant des expatriés sont autant de facteurs qui contribuent à ce phénomène.

    Le Slow Food : Une réaction au Fast-Food


    Face à cette tendance, le mouvement Slow Food, symbolisé par un escargot, a vu le jour en Italie en 1986 en réaction à la culture du fast-food. Fondée par Carlo Petrini, cette organisation est reconnue par la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture) et vise à promouvoir les produits du terroir, le plaisir de manger et la gastronomie en tant que culture. Malgré ces efforts, la popularité des fast-foods semble loin de s’essouffler.



    Dans un monde où le rythme de vie s’accélère, où les travailleurs doivent souvent se contenter d’un repas rapide entre deux réunions, et où la fatigue rend la cuisine à domicile peu attrayante, les fast-foods répondent à un besoin croissant. De plus, dans un contexte économique difficile, de nombreux étudiants et travailleurs précaires n’ont pas les moyens de fréquenter des restaurants traditionnels. Ainsi, la restauration rapide continue de prospérer, et Abidjan se positionne comme une capitale à surveiller de près dans cette dynamique effrénée.


    En somme, l’essor des fast-foods en Côte d’Ivoire illustre non seulement une évolution des habitudes alimentaires, mais aussi un reflet des changements socio-économiques en cours dans le pays. Alors que la gastronomie locale continue de coexister avec cette tendance, il sera intéressant de voir comment ces deux mondes interagiront à l’avenir.

    Thom Biakpa

  • côte d’ivoire : la cheffe Zeinab Bancé se lance à nouveau dans la quête du guinness world records le 27 mars au palais des sports de Treichville

    côte d’ivoire : la cheffe Zeinab Bancé se lance à nouveau dans la quête du guinness world records le 27 mars au palais des sports de Treichville

    La cheffe Zeinab Bancé est déterminée à décrocher le Guinness World Records/ Sipa


    La cheffe cuisinière Zeinab Bancé a organisé une conférence de presse ce mardi 11 mars 2025 pour annoncer son retour sur la scène internationale du Guinness World Records. Après une première tentative infructueuse le 17 décembre 2024, où son record n’a pas été validé en raison d’un problème technique, Zeinab a confirmé qu’elle s’apprête à relever le défi une nouvelle fois, cette fois au Palais des Sports d’Abidjan le 27 mars 2025.


    Lors de sa première tentative à l’Agora de Koumassi, Zeinab avait réussi à cuisiner pendant 131 heures et 30 minutes, dépassant largement les 120 heures requises. Cependant, un souci de captation vidéo, où des images de la foule et d’autres éléments extérieurs ont été filmées au lieu de se concentrer exclusivement sur elle, a empêché la validation de son record. « Malheureusement, les choses ne se sont pas déroulées comme prévu. Les personnes chargées de filmer ont voulu capturer l’ambiance, mais selon les règles du Guinness, il fallait me filmer uniquement », a-t-elle expliqué.


    Malgré cet échec, Zeinab reste résolue et pleine d’optimisme. Lors de sa rencontre avec les journalistes, elle a exprimé sa profonde gratitude envers ses compatriotes ivoiriens pour le soutien inestimable qu’ils lui ont témoigné.


    « J’ai vécu ce moment avec toute la Côte d’Ivoire. Ce n’était pas seulement mon record, c’était celui de tous les Ivoiriens. Leur solidarité et leur amour m’ont donné la force de continuer », a-t-elle déclaré, visiblement émue.



    Pour cette nouvelle tentative, un événement d’envergure est prévu. Zeinab invite tous les Ivoiriens à se joindre à elle le 27 mars au Palais des Sports.



    « Nous avons une belle surprise cette fois-ci. Le Guinness World Records suivra le record en direct, en streaming, pour une validation immédiate dès la fin du compte à rebours », a-t-elle annoncé.



    Cette diffusion en temps réel par l’équipe du Guinness représente une première en Afrique francophone et constitue une avancée significative pour la Côte d’Ivoire.


    Zeinab Bancé a également souligné l’importance de cet événement pour la nation.



    « C’est un devoir pour moi de représenter ma patrie. Ce n’est pas seulement mon nom, c’est la Côte d’Ivoire que je porte haut », a-t-elle conclu, en insistant sur le fait que ce record dépasse le cadre d’un exploit personnel.


    « Quand je m’inscris, on me demande mon pays. Et c’est la Côte d’Ivoire que je représente », a-t-elle rappelé, invitant les Ivoiriens à continuer de la soutenir.



    Le défi du 27 mars 2025 sera donc une occasion de redorer l’image de la Côte d’Ivoire et de démontrer à l’Afrique et au monde entier la résilience et la solidarité d’un peuple. Zeinabcompte une fois de plus sur l’unité nationale pour cette grande aventure.


    Les Ivoiriens et le monde entier seront en émulation pour cet exploit historique, espérant voir la cheffe cuisinière inscrire son nom dans l’histoire du Guinness World Records et porter haut les couleurs de son pays.

    Thom Biakpa

  • sécurité alimentaire : la côte d’ivoire vise l’autosuffisance rizicole d’ici 2026

    sécurité alimentaire : la côte d’ivoire vise l’autosuffisance rizicole d’ici 2026

    La Côte d’Ivoire vise l’autosuffisance en riz dès 2026 / Photo: Aderiz

    Lors du Salon de l’Agriculture à Paris, le ministre d’Etat ivoirien, ministre de l’Agriculture et de la production vivrière, Kobenan Kouassi Adjoumani, a souligné l’engagement de la Côte d’Ivoire à développer sa production rizicole pour atteindre l’autosuffisance d’ici la fin de 2026. Traditionnellement reconnue comme un leader dans la production de cacao et de manioc, la Côte d’Ivoire revient à l’une de ses cultures fondamentales : le riz.

    Dans les années 1970, la Côte d’Ivoire était autosuffisante en riz. Cependant, un changement de priorités économiques a conduit à une baisse de la production. Aujourd’hui, face à des défis globaux tels que la guerre en Ukraine et la pandémie de Covid-19, le pays a décidé de se concentrer sur la production vivrière, avec le riz comme priorité.

    En 2023, la production de riz a atteint 1,55 million de tonnes, en augmentation par rapport aux 1,3 million de tonnes de l’année précédente. Avec des besoins estimés à 2,1 millions de tonnes pour atteindre l’autosuffisance, le ministre Adjoumani est optimiste quant à la possibilité de combler cet écart en deux ans plutôt qu’en 2030, grâce à l’introduction de semences améliorées et à des techniques d’irrigation innovantes.

    Pour soutenir cette croissance, le gouvernement a mis en place des infrastructures d’irrigation qui permettent de récupérer et de redistribuer l’eau de pluie, maximisant ainsi les ressources disponibles pour les cultures. Cette approche vise à rendre l’agriculture ivoirienne plus résiliente face aux aléas climatiques.

    En outre, le ministre a abordé la question du cacao, un secteur qui a également souffert des impacts climatiques. La Côte d’Ivoire, malgré les défis, continue de rechercher des méthodes de culture durables et de lutter contre les maladies qui affectent ses plantations.

    Concernant la problématique du cacao exporté illégalement, Adjoumani a précisé que le gouvernement a mis en place des mesures strictes pour lutter contre ce phénomène. Des décisions ont été prises pour renforcer la sécurité autour des zones frontalières, et des actions concrètes ont été entreprises pour traquer les trafiquants.

    Enfin, le ministre a annoncé un Salon de l’agriculture en Côte d’Ivoire prévu du 23 mai au 1er juin, invitant les investisseurs internationaux à explorer les opportunités d’investissement dans le secteur agricole ivoirien.

    Avec des objectifs ambitieux et des mesures concrètes en place, la Côte d’Ivoire se positionne comme un acteur clé dans la production de riz et le développement de son agriculture, visant une autosuffisance qui pourrait transformer le paysage alimentaire du pays d’ici 2026.

    Thom Biakpa

  • dans l’univers des chefs pâtissiers africains : un voyage sucré au cœur de la créativité

    dans l’univers des chefs pâtissiers africains : un voyage sucré au cœur de la créativité

    Les pâtissiers africains font de plus en plus recours aux produits locaux dans leurs créations/ photo: Pâtisserie africaine

    L’Afrique, avec sa richesse culturelle et sa diversité, est un véritable terreau d’innovation culinaire. Parmi les nombreux talents qui émergent sur le continent, les chefs pâtissiers africains se distinguent par leur créativité, leur passion et leur capacité à fusionner traditions et modernité. Cet article vous invite à découvrir cet univers fascinant où la pâtisserie devient un art à part entière.



    Une tradition riche et variée



    La pâtisserie en Afrique ne se limite pas aux desserts que l’on connaît en Europe ou en Amérique. Chaque région du continent possède ses propres spécialités, souvent influencées par des ingrédients locaux et des techniques ancestrales. Par exemple, en Afrique de l’Ouest, on trouve des délices comme le « brioche » ou le « kankankan« , tandis qu’en Afrique de l’Est, le « mandazi » et le « kue » sont des incontournables. Ces douceurs, souvent préparées pour des occasions spéciales, témoignent d’un savoir-faire transmis de génération en génération.

    L’émergence de nouveaux talents



    Ces dernières années, une nouvelle génération de chefs pâtissiers africains a vu le jour, apportant avec elle une vision moderne de la pâtisserie. Formés dans des écoles prestigieuses ou autodidactes, ces artistes culinaires s’inspirent de leurs racines tout en intégrant des techniques contemporaines. Ils n’hésitent pas à expérimenter avec des saveurs inattendues, comme le chocolat noir associé à des épices locales ou des fruits tropicaux.



    La fusion des cultures



    L’un des aspects les plus fascinants de la pâtisserie africaine contemporaine est la manière dont elle fusionne différentes cultures. Les chefs pâtissiers s’approprient des influences internationales tout en les adaptant à leur identité. Par exemple, un gâteau au chocolat peut être rehaussé de saveurs de baobab ou de gingembre, créant ainsi une expérience gustative unique qui raconte une histoire.



    Un impact économique et social



    L’essor de la pâtisserie en Afrique ne se limite pas à l’art culinaire. Il a également un impact économique significatif. De nombreux chefs pâtissiers ouvrent leurs propres boulangeries et pâtisseries, créant des emplois et stimulant l’économie locale. De plus, ils participent à des initiatives de formation pour transmettre leur savoir-faire aux jeunes, contribuant ainsi à l’autonomisation des communautés.



    L’univers des chefs pâtissiers africains est en pleine effervescence, alliant tradition et innovation. Ces artistes du sucré ne se contentent pas de créer des desserts ; ils racontent des histoires, célèbrent leur culture et participent à l’évolution de la gastronomie sur le continent. En savourant leurs créations, on découvre non seulement des saveurs exquises, mais aussi un véritable patrimoine culinaire en pleine renaissance. L’avenir de la pâtisserie africaine s’annonce prometteur, et il ne tient qu’à nous de le savourer.

    Thom Biakpa

  • côte d’ivoire : le boom des commandes de repas en ligne à Abidjan

    côte d’ivoire : le boom des commandes de repas en ligne à Abidjan

    Un livreur de repas en activité/ Reuters


    Au cœur de la dynamique urbaine d’Abidjan, la tendance des commandes de repas en ligne connaît un essor fulgurant. Ce phénomène, qui s’est intensifié ces dernières années, a été particulièrement accentué par la pandémie de COVID-19, qui a modifié les habitudes de consommation des Ivoiriens. Aujourd’hui, de plus en plus de personnes optent pour la commodité des services de livraison à domicile, transformant ainsi le paysage gastronomique de la capitale économique.


    Une réponse à la demande croissante


    Avec l’urbanisation rapide et l’augmentation du nombre de travailleurs urbains, la demande pour des solutions de restauration rapide et pratiques a explosé. Les plateformes de livraison de repas, telles que Jumia Food, Glovo et d’autres acteurs locaux, ont su s’adapter à cette nouvelle réalité en proposant une large gamme de choix allant des plats traditionnels ivoiriens aux cuisines internationales. Les utilisateurs peuvent désormais commander leurs repas préférés en quelques clics, que ce soit depuis leur bureau ou leur domicile.


    La technologie au service de la gastronomie


    L’essor des commandes en ligne s’explique également par l’augmentation de l’accès à Internet et l’utilisation croissante des smartphones. Les applications de livraison sont devenues intuitives et faciles à utiliser, permettant aux clients de naviguer aisément à travers les menus, de passer des commandes et de suivre la livraison en temps réel. Cette digitalisation a non seulement simplifié le processus de commande, mais a également ouvert de nouvelles opportunités pour les restaurateurs, qui peuvent désormais toucher une clientèle plus large sans avoir à investir massivement dans des infrastructures physiques.


    Un impact sur les restaurateurs


    Pour les restaurateurs, cette tendance représente à la fois une opportunité et un défi. D’un côté, les plateformes de livraison leur permettent d’augmenter leur chiffre d’affaires en atteignant des clients qui n’auraient peut-être pas visité leur établissement. De l’autre, la concurrence est devenue féroce, et les restaurateurs doivent s’adapter rapidement aux attentes des consommateurs en matière de qualité, de rapidité et de service. Beaucoup d’entre eux investissent dans des cuisines fantômes, des espaces dédiés uniquement à la préparation de commandes en ligne, afin de réduire les coûts et d’optimiser leur efficacité.



    Les défis à relever



    Malgré ce succès, le secteur des commandes de repas en ligne à Abidjan fait face à plusieurs défis. La logistique de livraison, en particulier, peut être complexe dans une ville où le trafic est souvent dense. Les entreprises doivent également gérer les attentes des clients en matière de délais de livraison et de qualité des plats. De plus, la question de la sécurité alimentaire et de l’hygiène reste primordiale, surtout dans un contexte où les consommateurs sont de plus en plus soucieux de la provenance de leur nourriture.


    En définitive, le boum des commandes de repas en ligne à Abidjan illustre une évolution significative des habitudes alimentaires des Ivoiriens. Alors que la technologie continue de transformer le secteur de la restauration, il est probable que cette tendance se renforce dans les années à venir. Les acteurs du marché, qu’ils soient restaurateurs ou plateformes de livraison, devront s’adapter aux nouvelles attentes des consommateurs tout en surmontant les défis logistiques et opérationnels. Dans ce contexte, la capacité à innover et à offrir un service de qualité sera déterminante pour réussir dans ce secteur en pleine expansion.

    Thom Biakpa

  • la cuniculture en afrique : un potentiel à exploiter pour le développement rural

    la cuniculture en afrique : un potentiel à exploiter pour le développement rural

    L’élevage du lapin, une activité porteuse / photo: WikiAgri

    La cuniculture, ou l’élevage de lapins, est une pratique qui gagne en popularité en Afrique, tant pour ses avantages économiques que pour ses contributions à la sécurité alimentaire. Bien que cette activité soit encore peu développée dans de nombreuses régions, elle présente un potentiel considérable pour améliorer les moyens de subsistance des agriculteurs et diversifier les sources de revenus.

    Un élevage à faible coût

    L’un des principaux atouts de la cuniculture est son faible coût d’entrée. Les lapins nécessitent moins d’espace que d’autres animaux d’élevage, ce qui les rend idéaux pour les petits exploitants agricoles, souvent limités par la taille de leurs terres. De plus, les lapins se reproduisent rapidement, avec une portée pouvant atteindre jusqu’à 12 lapereaux tous les trois mois. Cette rapidité de reproduction permet aux éleveurs de générer des revenus en peu de temps.

    Une source de protéines

    La consommation de viande de lapin est en hausse en Afrique, car elle constitue une source de protéines maigres, riche en nutriments et faible en graisses. Dans de nombreuses cultures, la viande de lapin est appréciée pour sa tendreté et son goût délicat. En intégrant la cuniculture dans leur régime alimentaire, les populations peuvent améliorer leur nutrition, en particulier dans les zones où l’accès à d’autres sources de protéines est limité.

    Impact sur l’environnement

    L’élevage de lapins est également considéré comme une pratique durable. Les lapins ont un impact environnemental relativement faible par rapport à d’autres animaux d’élevage. Ils produisent moins de gaz à effet de serre et nécessitent moins de ressources en eau et en aliments. De plus, leurs excréments peuvent être utilisés comme engrais naturel, contribuant ainsi à l’amélioration des sols et à la fertilité des cultures.

    Défis à surmonter

    Malgré ses nombreux avantages, la cuniculture en Afrique fait face à plusieurs défis. L’un des principaux obstacles est le manque de formation et d’éducation des éleveurs. Beaucoup d’entre eux ne disposent pas des connaissances nécessaires pour gérer efficacement un élevage de lapins, ce qui peut entraîner des pertes économiques. De plus, l’accès aux marchés pour vendre la viande de lapin reste limité dans certaines régions, ce qui freine le développement de cette activité.

    Initiatives et perspectives d’avenir

    Pour surmonter ces défis, plusieurs initiatives ont été mises en place à travers le continent. Des organisations non gouvernementales et des agences gouvernementales travaillent à la formation des éleveurs, en leur fournissant des connaissances sur les meilleures pratiques d’élevage, la gestion de la santé animale et les techniques de reproduction. De plus, des programmes de sensibilisation visent à promouvoir la consommation de viande de lapin, augmentant ainsi la demande sur le marché.


    La cuniculture en définitive en Afrique, représente une opportunité prometteuse pour le développement rural, la sécurité alimentaire et la durabilité environnementale. En investissant dans la formation et en facilitant l’accès aux marchés, il est possible de transformer cette activité en une source de revenus significative pour de nombreuses communautés rurales. Avec un soutien adéquat, la cuniculture pourrait devenir un pilier essentiel de l’agriculture africaine, contribuant à un avenir plus prospère et durable pour le continent.

    Thom Biakpa