Auteur/autrice : origines-api

  • production porcine en afrique : un gage de sécurité alimentaire et de développement économique du continent

    production porcine en afrique : un gage de sécurité alimentaire et de développement économique du continent

    Élevage porcin, une opportunité d’insertion pour les jeunes sur le continent / Photo : Afrik.com

    L’élevage du porc en Afrique représente une opportunité économique considérable, tant pour les agriculteurs que pour les entrepreneurs. Avec une demande croissante de viande porcine et une population en expansion, le secteur porcin est en pleine croissance et offre de nombreuses perspectives.

    Demande croissante de viande porcine

    La consommation de la viande porcine est en augmentation sur le continent, en particulier dans les pays où la culture du porc est déjà bien établie. Les consommateurs recherchent des sources de protéines abordables et nutritives, et le porc répond à cette demande. En outre, la viande de porc est souvent perçue comme un produit de luxe dans certaines cultures, ce qui peut stimuler encore plus la demande.

    Conditions climatiques favorables

    De nombreuses régions d’Afrique bénéficient de conditions climatiques favorables à l’élevage porcin. Les températures modérées et la disponibilité de terres agricoles permettent aux éleveurs de développer des exploitations durables. De plus, l’élevage en plein air est souvent possible, ce qui peut améliorer le bien-être animal et la qualité de la viande.

    Accès aux marchés locaux et internationaux

    Avec l’urbanisation croissante, les marchés locaux pour la viande de porc se développent rapidement. Les éleveurs peuvent tirer parti de cette tendance en établissant des relations avec des bouchers, des supermarchés et des restaurants. De plus, certains pays africains commencent à explorer les opportunités d’exportation, ce qui pourrait ouvrir de nouveaux marchés pour la viande porcine.

    Création d’emplois et développement rural

    L’élevage du porc peut également jouer un rôle crucial dans la création d’emplois, tant directs qu’indirects. Les exploitations porcines nécessitent des travailleurs pour s’occuper des animaux, gérer les opérations et commercialiser les produits. Cela peut contribuer à réduire le chômage dans les zones rurales et à améliorer les conditions de vie des communautés. En Côte d’Ivoire par exemple, selon le ministère en charge des ressources animales, le pays compte au moins 700.000 têtes de porcs et génère un chiffre d’affaires de plus de 100 milliards de fcfa. De plus, la filière porcine en matière d’emplois directs et indirects, occupe en moyenne 50.000 personnes.

    Innovation et technologies modernes

    L’introduction de technologies modernes dans l’élevage porcin, telles que l’alimentation améliorée, la génétique avancée et les systèmes de gestion numérique, peut augmenter la productivité et la rentabilité des exploitations. Les agriculteurs qui adoptent ces innovations peuvent bénéficier d’une meilleure santé animale et d’une production plus efficace.

    Soutien gouvernemental et initiatives

    De nombreux gouvernements africains reconnaissent l’importance de l’élevage porcin pour le développement économique et mettent en place des politiques de soutien. Cela inclut des subventions, des formations pour les éleveurs et des programmes de sensibilisation pour promouvoir les pratiques d’élevage durables.


    L’élevage du porc en Afrique offre des opportunités prometteuses pour les agriculteurs et les entrepreneurs. Avec une demande croissante, des conditions favorables et un soutien accru, ce secteur peut contribuer de manière significative à la sécurité alimentaire et au développement économique du continent. En investissant dans des pratiques durables et en adoptant des innovations, l’élevage porcin peut devenir un pilier essentiel de l’agriculture africaine.

    Thom Biakpa

  • la culture culinaire du burundi : un voyage au cœur des saveurs traditionnelles

    la culture culinaire du burundi : un voyage au cœur des saveurs traditionnelles

    Le Bihaza, l’un des plats les plus prisés du Burundi

    Photo: Getty images

    Le Burundi, petit pays d’Afrique de l’Est, est souvent méconnu pour sa richesse culturelle et gastronomique. La cuisine burundaise, influencée par les traditions locales et les pratiques agricoles, offre une palette de saveurs authentiques qui reflètent l’héritage et le mode de vie de ses habitants. Cet article vous invite à découvrir les éléments clés de la culture culinaire du Burundi.

    Les Ingrédients de Base

    La cuisine burundaise repose principalement sur des ingrédients locaux, dont les plus courants sont le maïs, le sorgho, le manioc, les haricots et les bananes. Ces produits sont souvent cultivés dans les champs familiaux et constituent la base de nombreux plats traditionnels. Les légumes, tels que les épinards, les choux et les tomates, sont également largement utilisés, apportant fraîcheur et couleur aux repas.

    Plats Traditionnels

    1. Bihaza : Ce plat emblématique est préparé à base de haricots et de maïs. Les haricots sont cuits lentement avec des épices et parfois mélangés à des légumes, créant un plat nourrissant et savoureux.

    2. Ibirayi : Les pommes de terre, appelées « ibirayi », sont souvent cuites à la vapeur ou frites et servies en accompagnement de viandes ou de sauces. Elles sont un aliment de base dans de nombreux foyers burundais.

    3. Brochettes de Viande : Les brochettes, souvent à base de viande de chèvre ou de boeuf, sont grillées et assaisonnées avec des épices locales. Elles sont très appréciées lors des fêtes et des rassemblements.

    4. Ubugari : Ce plat est une sorte de pâte à base de farine de manioc ou de maïs, qui est cuite à la vapeur. L’ubugari est souvent servi avec des sauces ou des légumes, et constitue un accompagnement populaire.

    5. Saka-Saka : Préparé à partir de feuilles de manioc, ce plat est cuit avec des arachides et des épices, offrant une saveur unique et délicieuse.

    Les Boissons Traditionnelles

    La culture culinaire du Burundi ne serait pas complète sans ses boissons traditionnelles. Le « Ikivuguto », un lait fermenté, est très populaire et souvent consommé au petit-déjeuner. Le « Urwagwa », une bière artisanale à base de banane ou de sorgho, est également une boisson emblématique, souvent servie lors des célébrations et des événements sociaux.

    Les Fêtes et Rituels

    La cuisine burundaise est profondément ancrée dans les traditions et les rituels. Les repas sont souvent partagés en famille ou entre amis, renforçant les liens sociaux. Lors des fêtes, des plats spéciaux sont préparés pour célébrer des événements comme les mariages, les naissances ou les récoltes. Ces occasions sont marquées par des festins où la nourriture joue un rôle central.

    Influence et Évolution

    Bien que la cuisine burundaise soit principalement traditionnelle, elle a également été influencée par d’autres cultures, notamment celles des pays voisins comme le Rwanda et la Tanzanie. Aujourd’hui, avec l’urbanisation et la mondialisation, de nouveaux ingrédients et techniques culinaires font leur apparition, enrichissant encore davantage la gastronomie burundaise.

    La culture culinaire du Burundi est un véritable reflet de son histoire, de ses traditions et de son mode de vie. En explorant les saveurs et les plats typiques du pays, on découvre non seulement une cuisine riche et variée, mais aussi un peuple qui valorise le partage et la convivialité. Que ce soit à travers un repas familial ou lors d’une fête, la gastronomie burundaise continue de jouer un rôle essentiel dans la vie quotidienne de ses habitants, préservant ainsi un patrimoine culinaire unique.

    Thom Biakpa

  • le biltong : zoom sur l’un des symboles culinaires de la namibie

    le biltong : zoom sur l’un des symboles culinaires de la namibie

    Le Biltong, un symbole de la gastronomie namibienne/ photo: mybraai.co.za

    La Namibie, pays d’Afrique australe connu pour ses paysages époustouflants et sa faune sauvage, est également célèbre pour sa gastronomie unique. Parmi les mets les plus prisés du pays, le biltong se distingue comme un véritable symbole culinaire. Ce snack à base de viande séchée est non seulement un délice pour les papilles, mais il incarne également une tradition profondément ancrée dans la culture namibienne.

    Qu’est-ce que le Biltong ?

    Le biltong est une viande séchée, généralement à base de bœuf, mais il peut également être préparé avec d’autres viandes comme le gibier, le poulet ou même l’agneau. La préparation du biltong commence par le choix de morceaux de viande de qualité, qui sont ensuite marinés dans un mélange de vinaigre, de sel et d’épices, notamment du poivre noir, de la coriandre et parfois du piment. Après cette étape, la viande est suspendue dans un endroit frais et aéré pour sécher pendant plusieurs jours, ce qui lui confère sa texture caractéristique et sa saveur intense.

    Une Tradition Ancrée



    Le biltong a des racines historiques qui remontent aux premiers colons européens en Afrique du Sud et en Namibie. À l’époque, la conservation de la viande était essentielle pour survivre dans des régions où l’accès à des ressources fraîches était limité. Le processus de séchage permettait de prolonger la durée de conservation de la viande, tout en lui donnant une saveur unique. Aujourd’hui, le biltong est devenu un en-cas populaire, apprécié tant par les locaux que par les touristes.

    Un Snack Polyvalent



    Le biltong est souvent consommé comme un en-cas, mais il peut également être intégré dans divers plats. Les Namibiens l’utilisent dans des salades, des soupes ou même comme garniture pour des sandwichs. Sa richesse en protéines en fait un choix idéal pour les randonneurs et les amateurs d’activités de plein air, qui apprécient sa légèreté et sa capacité à fournir de l’énergie rapidement.

    Une Expérience Culinaire

    Pour les visiteurs de la Namibie, déguster du biltong est une expérience incontournable. De nombreux marchés locaux et boutiques spécialisées proposent une variété de biltong, allant des saveurs classiques aux versions plus audacieuses, comme le biltong épicé ou mariné dans des sauces spéciales. Les producteurs artisanaux mettent souvent en avant des méthodes traditionnelles de préparation, offrant ainsi un aperçu de la culture namibienne à travers ce mets savoureux.


    En définitif, le biltong est bien plus qu’un simple en-cas en Namibie ; il représente une tradition culinaire riche et un lien avec l’histoire du pays. Que vous soyez un amateur de viande ou un curieux gastronomique, le biltong est un incontournable à découvrir lors de votre voyage en Namibie. En savourant ce délice, vous aurez un avant-goût de la culture namibienne et de son patrimoine gastronomique unique.

    Thom Biakpa

  • consommation du gombo : les bienfaits d’un légume typique de l’alimentation africaine

    consommation du gombo : les bienfaits d’un légume typique de l’alimentation africaine

    Une soupe faite à base de gombo

    Le gombo est un légume typique de l’alimentation africaine. On le retrouve également dans le sud de l’Europe, en Inde, au Moyen-Orient, aux Antilles et en Amérique du Sud. Le gombo, aussi appelé okra, est consommé cru, cuit et parfois sous forme déshydratée. Sa saveur et sa texture particulière, ainsi que les composés nutritifs qu’il contient en font un légume qui gagne à être connu.

    Les bienfaits du gombo

    Selon plusieurs études prospectives et épidémiologiques, une consommation élevée de fruits et de légumes diminuerait le risque de maladies cardiovasculaires, de certains cancers et d’autres maladies chroniques. La présence d’antioxydants dans les fruits et les légumes pourrait, en partie, expliquer cet effet protecteur.

    Un pouvoir antioxydant

    Les antioxydants sont des composés qui protègent les cellules du corps des dommages causés par les radicaux libres. Ces derniers seraient impliqués dans le développement des maladies cardiovasculaires, de certains cancers et d’autres maladies liées au vieillissement. Dans une étude in vitro, des extraits de gombo ont démontré un certain potentiel antioxydant. 

    Le gombo contient de faibles quantités de composés antioxydants, comme le bêta-carotène, la lutéine et la zéaxanthine, et une plus grande quantité d’un autre de ces composés, la quercétine. Une portion de 100 g (environ 250 ml) de gombo frais fournit 11 mg de quercétine. À titre de comparaison, l’oignon, qui constitue l’une des principales sources de quercétine de l’alimentation, en contient de 13 mg à 20 mg par 100 g.

    Des fibres alimentaires 

    Les fibres alimentaires ne se retrouvent que dans les produits végétaux. Elles regroupent un ensemble de substances qui ne sont pas digérées par l’organisme. Elles sont classifiées en deux groupes principaux : les fibres solubles et les insolubles. Le gombo contient une proportion élevée de fibres solubles, soit 40% de son contenu en fibres alimentaires totales. De façon générale, les fibres solubles sont associées à des taux de sucre et de cholestérol sanguins plus favorables pour la santé, ainsi qu’à un ralentissement du transit intestinal. Dissoutes dans l’eau, les fibres solubles forment des substances visqueuses ou gélifiées. 

    Une étude réalisée à la fin des années 1980 a démontré que ces substances, extraites du gombo, permettaient de réduire le taux de sucre sanguin des souris. Grâce à ses propriétés, le gombo fait partie de la diète Portfolio, une diète reconnue pour son effet bénéfique sur les concentrations de cholestérol sanguin.

    L’huile de gombo, un profil lipidique intéressant

    Depuis les années 1950, divers chercheurs se sont penchés sur la composition de l’huile tirée des graines de gombo. Selon une étude faite par des chercheurs africains et publiée en 2006 dans le African Journal of Biotechnology, cette huile présenterait un bon profil lipidique, meilleur que celui de l’huile de maïs, de tournesol ou de pépins de raisin. Toutefois, selon les chercheurs, il faudra d’abord s’assurer de son innocuité avant de l’offrir dans le commerce comme huile culinaire.

    Le mot du nutritionniste

    Si son goût peut surprendre au premier abord, le gombo gagne malgré tout à être connu car lorsque l’on sait le cuisiner, il se révèle être un ingrédient à la fois original, délicieux et hautement nutritif. Peu calorique mais riche en fibres, il permet d’augmenter l’effet de satiété du repas et est donc un précieux allié dans le cadre d’une alimentation minceur. 

    T.B

  • fabrication du pain : l’egypte envisage d’ajouter du maïs et du sorgho à la farine de blé

    fabrication du pain : l’egypte envisage d’ajouter du maïs et du sorgho à la farine de blé

    La fabrication du pain en Egypte pourrait connaitre une modification avec l’ajout de la farine de maïs et de sorgho

    ​

    L’Égypte, l’un des plus grands importateurs de blé au monde, envisage une réduction importante de ses importations de blé en introduisant des alternatives moins coûteuses dans la fabrication du pain subventionné.

    Selon l’agence Reuters, cinq sources proches du dossier ont révélé que le gouvernement égyptien prévoit d’ajouter du maïs ou du sorgho à la farine de blé.

    Ce projet vise à réduire les dépenses liées à l’achat de blé et à alléger la pression sur l’économie du pays, tout en assurant la stabilité du programme de subventions alimentaires.

    La récente proposition du gouvernement égyptien prévoit de mélanger la farine de blé avec de la farine de maïs dans un ratio de, un pour quatre à partir d’avril 2025. Selon deux sources du secteur de la boulangerie, cette mesure pourrait permettre à l’État d’économiser près d’un million de tonnes de blé. Les autorités estiment que cela pourrait faire économiser des millions de dollars, en particulier dans un contexte où le pays fait face à une augmentation de sa dette, une inflation élevée et une pénurie de devises étrangères.

    Toutefois, cette idée suscite des réticences parmi les boulangers et les meuniers. Trois sources ont confirmé que le gouvernement avait annulé un projet antérieur visant à augmenter le taux d’extraction de la farine, suite à l’opposition des lobbys de l’industrie.

    Les boulangers craignent que l’introduction du maïs dans la farine puisse affecter la qualité du pain en modifiant sa texture et son arôme, tout en impliquant des temps de cuisson plus longs, ce qui augmenterait les coûts de main-d’œuvre.

    Si l’initiative se concrétise, elle pourrait également permettre de réduire les dépenses en devises étrangères. Deux sources ont souligné que l’utilisation du maïs cultivé localement, au lieu du blé importé, permettrait des économies substantielles.

    Pour l’heure, l’Égypte dépend fortement du blé russe, dont le coût est d’environ 220 dollars la tonne, tandis que le maïs se situe à 200 dollars la tonne. Selon Hisham Suleiman, un opérateur basé au Caire, l’économie globale réalisée serait d’environ 35 à 41 dollars par tonne.

    L’Égypte dépense environ 2,1 milliards de dollars chaque année pour ses importations de blé, une grande partie provenant de Russie. Selon le budget 2024-2025, le gouvernement doit disposer de 8,25 millions de tonnes de blé pour assurer la production de pain subventionné destiné à plus de 70 millions d’Égyptiens. Actuellement, l’État acquiert environ 3,5 millions de tonnes auprès des agriculteurs locaux et importe le reste.

    Pour répondre à cette demande, le gouvernement a exploré différentes options, notamment des achats de blé à travers des prêts bancaires et des accords directs avec les fournisseurs. Il y a quelques jours, des sources ont rapporté que l’Égypte avait conclu un accord pour acheter du blé de la mer Noire, avec une estimation de 3,12 millions de tonnes à livrer entre novembre et avril.

    Thom Biakpa

  • tournoi officiel des chefs d’afrique (toc afrique 2024) : le patrimoine culinaire du continent célébré à Marrakech

    tournoi officiel des chefs d’afrique (toc afrique 2024) : le patrimoine culinaire du continent célébré à Marrakech

    L’équipe marocaine a été distinguée dans plusieurs catégories lors du TOC Afrique 2024 / Photo: MAP

    La ville de Marrakech au Maroc a abrité du 12 au 13 septembre dernier, le Tournoi Officiel des Chefs Afrique (TOC Afrique) 2024. Cet évènement placé sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et organisé par le Groupe Rahal, acteur majeur de la Gastronomie au Maroc et sur le continent, s’est tenu dans un esprit de collaboration et de partage avec les pays du continent africain.

    Selon le Directeur Général du Groupe Rahal, M. Kamal Rahal ESSOULAMI, l’objectif est de renforcer la coopération avec tous les Africains et d’offrir aux Chefs du continent, des plateformes de visibilité et de formation. « Le succès du TOC Afrique en est une parfaite illustration », a déclaré M. ESSOULAMI, lors de la remise des Prix.

    Au niveau des distinctions, l’on note que le Maroc a remporté le Bocuse d’Or Afrique et la Coupe d’Afrique de la Pâtisserie.

    Par ailleurs, dans la compétition de Pâtisserie, le podium était complété par l’Île Maurice (2e) et l’Égypte (3e). Des prix spéciaux ont également été décernés, notamment l’Esprit d’équipe à la Côte d’Ivoire, la Meilleure pièce en chocolat au Sénégal, et la Meilleure pièce en sucre à la Tunisie.

    Dans la compétition du Bocuse d’Or, le Maroc a également été récompensé, avec un podium similaire à celui de la Pâtisserie. L’Esprit d’équipe a été attribué au Ghana, et le Prix du Meilleur commis a été décerné au Maroc. Le Sénégal s’est distingué avec le Prix du Meilleur menu, et l’Égypte a remporté le Prix du Meilleur Plateau.

    Au niveau de la Côte d’Ivoire, la délégation était dirigée par le Secrétaire Général de la Fédération des Pâtissiers de Côte d’Ivoire, Sidoine Servais ZINSOU, Conseiller Technique de Puratos CI et Membre du Jury, ainsi que des compétiteurs venus des villes de la Côte d’Ivoire, notamment Adama KONATE, Chef Pâtissier à l’Hôtel Jardin d’Ivoire de San-Pedro ; Donatien N’Dri N’Dri, Pâtissier Sculpteur ; Emmanuel TOURE, Propriétaire de la Pâtisserie « Les Délices d’Emmanuel » à Abengourou.

    Notons que les équipes qualifiées se rendront à Lyon en janvier 2025 pour représenter fièrement l’Afrique lors des finales mondiales du Bocuse d’Or et de la Coupe du Monde de la Pâtisserie, qui se tiendront dans le cadre du prestigieux salon SIRHA. Ces événements rassembleront les meilleurs Chefs du monde entier, et la présence africaine promet d’y être un atout de taille. Le Groupe Rahal, conscient de l’importance de la formation pour les Jeunes talents, a annoncé son intention de continuer à offrir des sessions de formation aux équipes africaines ayant participé au TOC Afrique, en vue de les préparer au mieux aux compétitions mondiales. Cet engagement s’inscrit dans une dynamique de coopération durable entre les nations africaines, visant à faire de la gastronomie un levier de croissance et de rayonnement pour le continent tout entier.

    Rappelons que dans le cadre de la vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI visant à promouvoir le patrimoine culinaire africain et à encourager le développement des échanges Sud-Sud, le Maroc, en tant qu’organisateur de l’événement, a joué un rôle clé en soutenant les Jeunes talents africains.

    T.B

  • côte d’ivoire : le secteur de la restauration connait un boom !

    côte d’ivoire : le secteur de la restauration connait un boom !

    La restauration en Côte d’Ivoire connait un essor depuis quelques années / Photo: Afrofoodie

    Une étude publiée sur le marché de la restauration en Côte d’Ivoire, récemment par Afriveille, une plateforme ivoirienne très investie dans le monde du business, met en lumière, les opportunités d’investissements dans ce secteur porteur.


    Le marché de la restauration en Côte d’Ivoire a en effet, connu une forte croissance, avec une moyenne annuelle d’environ 22% entre 2014 et 2022, selon les chiffres du Bureau ivoirien des statistiques.

    Le marché se caractérise actuellement par un large éventail d’établissements, notamment des restaurants, des maquis, des bars et des boîtes de nuit. Le nombre de maquis est estimé à 43 000 à Abidjan au début de 2020.

    En Côte d’Ivoire, la restauration rapide est présente depuis longtemps sous forme de street food. Les plats typiques de la restauration rapide ivoirienne sont les suivants : la banane, l’igname, le manioc et le maïs braisés ; les brochettes de pain ou sandwich à la viande, le fameux garba (un plat d’attiéké accompagné de poissons frits).

    La restauration rapide était dominée par la streetfood ou les restaurants comme les Shawarma. Cependant, le marché connait une nouvelle croissance avec l’arrivée des chaines américaines de restauration rapide comme Burger King et KFC qui ont également connu une progression importante au cours de la dernière décennie. Ces restaurants sont devenus les leaders de la restauration en Côte d’Ivoire.

    La fréquentation des restaurants est importante. Plus d’1/3 des personnes interrogées mangent au restaurant 1 à 2 fois par semaine. Les principales raisons du choix d’un restaurant sont l’hygiène, la propreté et le coût.

    On assiste à l’émergence de nouvelles enseignes de restaurations qui modernisent les concepts locaux comme Aller-Retour, i-Garba, c’douxdeh ou encore Dabali Express. Cependant, les enseignes de restaurations les plus populaires sont KFC, Burger King ou Chez Hassan.

    Thom Biakpa

  • Frank Anet et Christelle Vougo-Anet : la cuisine en couple

    Frank Anet et Christelle Vougo-Anet : la cuisine en couple

    Le Couple Anet, primé lors d’une soirée gala à Abidjan / Photo: JDA

    En 2005, Frank Anet et Cristelle Vougo-Anet enchantaient les visiteurs et habitants de la capitale de la Géorgie avec la cuisine éclectique et les cocktails novateurs de leur restaurant « The Avenue », dans le centre des affaires d’Atlanta. En 2011, le couple flaire le bon coup et décide de s’installer sur les bords de la Lagune Ebrié.

    Famille de restaurateurs

    Né d’un père restaurateur, Frank, gérant de Mondial Sarl, qui regroupe trois restaurants (Norima aux deux plateaux, Saakan et Mondial au Plateau) et un service traiteur (Zanta), fait ses premiers pas dans la restauration en famille à 14 ans, avant de s’envoler en 2004 pour les États-Unis d’Amérique. Il y rencontre Christelle Vougo, une passionnée de gastronomie, diplômée d’un Bachelor en comptabilité obtenu à Georgia State University en 2002, qui travaille dans la restauration.

    Orchestrant vie de couple et business à merveille, ils développent, en six ans, leur chaine de restaurants et remportent, lors des Restaurants Awards de Jumia, en juin 2017, le prix du meilleur burger d’Abidjan avec Norima, et les prix du meilleur restaurant africain en Côte d’Ivoire, du meilleur service et du meilleur restaurant de l’année avec Saakan.  Avec une centaine d’employés, Anet présente son modèle comme « de l’intelligence culinaire. » 

    Proposant des spécialités américaines et africaines et une cuisine fusion thaï – mexicaine, le couple accueille dans ses locaux des stars ivoiriennes du football et des personnalités, comme l’ex Premier ministre français Manuel Valls, la Première Dame Dominique Ouattara, des ambassadeurs, des ministres, « mais aussi des étudiants » lance Frank Anet, 39 ans.

    Selon lui, son entreprise peut encore grandir, « car nous sommes dans un secteur très peu développé ».  Tout n’a pourtant pas été rose pour les lauréats du Prix d’excellence du meilleur chef d’entreprise, catégorie jeune, 2017. En août 2016, ils sont obligés de fermer l’un de leurs restaurants en zone 4 Marcory, ouvert en juin 2015, « qui n’a pas bien marché ».

    Un échec qui n’ébranle nullement les deux époux qui comptent aller à la conquête de nouveaux marchés mondiaux et se déployer dans d’autres communes d’Abidjan. « Les anciens restaurateurs sont fatigués. Ils n’ont ni système de gestion, ni centrale d’achat, ni centrale de portions, ni département des ressources humaines. Nous sommes des guerriers qui rêvons d’aller loin », nous lance Frank Anet dans ses locaux du Norima en pleine réfection.

    T.B

  • ghana : le gouvernement interdit l’exportation du riz, du maïs et du soja

    ghana : le gouvernement interdit l’exportation du riz, du maïs et du soja

    Le mais, le soja et le riz sont interdits d’exportation au Ghana jusqu’à nouvel ordre / photo: 123rf

    Dans un communiqué publié lundi dernier, le gouvernement ghanéen a suspendu les exportations de produits agricoles stratégiques tels que le riz, le maïs et le soja, afin de garantir la disponibilité de ces cultures sur le marché intérieur dans un contexte où la sécheresse affecte la récolte dans les principales zones de production situées dans le nord du pays.

    L’annonce a été faite par le ministre de l’Alimentation et de l’Agriculture, Bryan Acheampong, qui a affirmé que les exportations de ces produits sont suspendues jusqu’à nouvel ordre.

    Comme dans la majorité des pays d’Afrique subsaharienne, les céréales constituent l’aliment de base pour la population. Le pays, confronté à des conditions climatiques extrêmes, anticipe une diminution des récoltes et de son approvisionnement local.

    D’après les données du ministère ghanéen de l’Agriculture, huit régions qui assurent annuellement 62 % de l’approvisionnement national en céréales sont touchées par ce phénomène climatique. Parmi les autres cultures affectées figurent l’arachide, le sorgho, le millet et l’igname.

    « 435.872 agriculteurs cultivant une superficie estimée à 871.745 hectares ont été directement touchés par la sécheresse. Les pertes d’investissement qui y sont liées sont évaluées à 3,5 milliards de cedis (224 millions dollars), ce qui représente une perte de revenus potentielle de 10,4 milliards de cedis (666 millions dollars) », indique la même source.

    Face à cette situation, le ministre de l’Agriculture a également annoncé la mise en œuvre d’un programme d’aide d’urgence pour soutenir les agriculteurs et remédier à la pénurie de céréales qui se profile.

    Pour financer ce programme, le gouvernement prévoit notamment de lever 500 millions dollars auprès de ses partenaires financiers, dont la Banque mondiale.

    Au Ghana, la production de céréales s’est élevée à 5,8 millions de tonnes en 2023, d’après les données de la FAO, le maïs représente généralement la moitié de cette production.

    Après donc le Bénin, le Ghana en décidant de suspendre l’exportation de riz, de maïs et de soja veut également régler un problème précis.

    Thom Biakpa

  • sakafo : le mafé, cette recette sénégalaise qui a conquis toute l’afrique de l’ouest

    sakafo : le mafé, cette recette sénégalaise qui a conquis toute l’afrique de l’ouest

    Le mafé, un mets très prisé en Afrique de l’ouest / Photo: Nuage d’épices

    Le mafé (ou Tiga Dégué) est l’un des plats traditionnels les plus connus du continent Africain. D’origine sénégalaise, le mafé est une sauce à base de pâte d’arachide mijotée longuement.  

    Mafé ou yassa : quelle différence ?

    On a tendance à confondre ces deux appellations qui n’ont pourtant aucun rapport. Le mafé est une sauce réalisée à base de pâte d’arachide, d’huile d’arachide, d’oignons, de tomates, d’ail et de poivre, dans laquelle vous allez ajouter par la suite du piment.

    Le yassa est quant à lui un plat à base de riz et d’oignons, qui vient accompagner du poulet mariné dans du citron, qui sera ensuite braisé ou frit. Les deux recettes sont donc loin d’être les mêmes, malgré leur origine commune. Ces deux préparations sont un mode de préparation sénégalais où la cuisson des ingrédients en sauce se fait séparément de la cuisson du riz.

    Comment le mafé est il cuisiné ?

    Par exemple, en Afrique subsaharienne, le mafé est généralement consommé au déjeuner, c’est un plat très nourrissant. Il est cuisiné avec de la viande de mouton, et accompagné de riz blanc cassé deux fois. Le mafé est également quelques fois servi avec quelques légumes (carottes, choux, patate douce, gombo).

    En outre, Il est toujours cuit longtemps et délicatement afin de révéler le bon goût de cacahuète mijotée. C’est un régal.

    Le mafé est accompagné de préférence avec le riz cassé qui est un type de rizcomposé de grains qui ont été brisés lors de la récolte et le nettoyage du riz. Il a une saveur et texture uniques. Il est plus doux, parfumé et est devenu nettement populaire dans de nombreux pays et accompagne beaucoup de plats traditionnels. Cependant, tous les types de riz, peuvent accompagner cette sauce.

     

    Le mafé peut également se cuisiner avec de la viande de bœuf, du poulet, voire du poisson. Il faudra cependant adapter le temps de cuisson au type de viande, pour en préserver la tenue.

    Astuces de chef

    Pour un mafé réussi, utilisez des morceaux de poulet avec os et peau comme les cuisses ou les pilons. La peau et les os ajoutent de la saveur et contribuent à la richesse de la sauce.

    Avant de commencer la cuisson, faites mariner le poulet dans un mélange d’épices, d’huile et de jus de citron ou de vinaigre pendant au moins une heure, de préférence toute une nuit. Cela permettra aux saveurs de pénétrer dans la viande.

    Avant d’ajouter le poulet à la sauce, faites-le dorer dans une sauteuse chaude avec un peu d’huile. Cela va sceller les jus et ajouter de la pro fondeur de saveur au plat. La clé du mafé réside dans la sauce d’arachide.

    Faites revenir des oignons, de l’ail et du gingembre dans de l’huile jusqu’à ce qu’ils soient tendres, puis ajoutez du concentré de tomate, du bouillon de poulet, de la pâte d’arachide et des épices comme le piment, le curcuma et le poivre de Cayenne.

    Laissez mijoter la sauce jusqu’à ce qu’elle épaississe et prenne une consistance crémeuse. Assurez-vous que la sauce a une consistance lisse et crémeuse. Si elle est trop épaisse, ajoutez un peu de bouillon de poulet ou d’eau pour l’allonger. Si elle est trop liquide, laissez-la mijoter un peu plus longtemps pour réduire.

    Après avoir ajouté le poulet à la sauce, laissez mijoter à feu doux pendant au moins 30 à 40 minutes, voire plus longtemps si possible. Cela permettra au poulet de devenir tendre et de s’imprégner des saveurs de la sauce. Avant de servir, goûtez et ajustez l’assaisonnement selon vos préférences. Vous pouvez ajouter un peu de sel, de poivre ou même une pincée de sucre pour équilibrer les saveurs.

    Le mafé est souvent servi avec du riz blanc, du couscous, du mil ou du manioc cuit à la vapeur. Vous pouvez également l’accompagner de pain.

    Thom Biakpa