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  • le jollof rice : un délice de l’afrique de l’ouest et une spécialité nigériane à dégusterabsolument !

    le jollof rice : un délice de l’afrique de l’ouest et une spécialité nigériane à dégusterabsolument !

    Le Jollof Rice est l’un des plats les plus populaires au Nigéria / photo: Alamy

    Le Jollof Rice est l’un des plats les plus populaires et les plus courants de la gastronomie nigériane et de quelques autres pays d’Afrique de l’Ouest. La concurrence est donc rude entre les versions de chaque pays : elle va jusqu’à donner lieu à des concours de Jollof Rice récompensant la meilleure recette ! Le Jollof Rice fait donc la fierté des Nigérians. C’est un mets à ne manquer sous aucun prétexte quand on visite le Nigeria.

    Il s’agit d’un riz, généralement servi avec du poulet frit, mais parfois avec d’autres sources de protéines. On en trouve plusieurs recettes qui utilisent habituellement du riz à grain long, de l’huile végétale, du poivre et l’éternelle tomate, qui lui donne son appétissante teinte rouge à donner l’eau à la bouche !

    Le Jollof Rice est un plat très apprécié au Nigeria et à Lagos, toujours au menu des jours de fête. Dans ce grand pays de l’Afrique de l’ouest, ce mets à base de riz pimenté à la sauce tomate est quasiment devenu une obsession nationale, au point où un festival est même organisé pour le célébrer.

    Imoteda Aladekomo, 31 ans, connait bien le Jollof Rice. La jeune femme travaille le riz depuis quatre ans, et sa petite entreprise gastronomique Eko Street Eats est pionnière dans la recherche de recettes déclinant ce plat populaire en Afrique de l’Ouest. « Il ne peut pas y avoir de fête sans riz jollof, et c’est le repas de famille traditionnel du dimanche que l’on attend toute la semaine avec impatience. Le riz jollof, personne n’arrivera jamais à le détrôner, pas même McDonald’s ou je ne sais quoi », clame-t-elle lors d’un festival en l’honneur de ce plat national à Lagos.


    Pourtant, n’en déplaise aux Nigérians, les origines de ce plat sont férocement contestées. Le mot «jollof» est tiré de «wollof», la langue parlée au Sénégal où le plat est également très populaire. On le retrouve d’ailleurs à travers toute l’Afrique de l’Ouest. « C’est la guerre à chaque fois que l’on parle de ses origines », explique Mo Alatise, un chef autodidacte de 30 ans.

    Même si les sushis et pizzas commencent à faire leur entrée de manière discrète dans les grandes villes nigérianes, notamment grâce aux services de livraison à domicile, le riz jollofoccupe toujours une place toute particulière dans le cœur de la population jeune.

    Thom Biakpa

  • gastronomie marocaine : voici les 5 desserts les plus prisés au royaume chérifien  

    gastronomie marocaine : voici les 5 desserts les plus prisés au royaume chérifien  

    Le stouf aux amandes, l’un des desserts les plus prisés au Maroc / Photo: Lespiedsdansleplat

    La gastronomie marocaine selon plusieurs experts du domaine de la cuisine, est l’une des meilleures au monde pour la variété de ses plats. On la considère comme joyeuse, exotique, pleine de couleurs et de saveurs. Ces desserts sont pourtant moins connus. Or, l’art culinaire marocain se distingue aussi au travers des pâtisseries orientales très raffinées. Mais celles-ci se consomment davantage dans le cadre du rituel du thé à la menthe et non à la fin d’un repas. Afin de mieux faire connaitre les desserts marocains, nous vous donnons l’opportunité dans cet article, de découvrir quelques recettes à la fois simples et incontournables.

    Le Sfouf : le croquant aux amandes version chérifienne

    Le sfouf marocain (ou sellou) est une recette fortifiante qui se consomme autant au petitdéjeuner qu’au dessert. Il s’agit d’un croquant aux amandes qui comportent les ingrédients suivants : de la farine torréfiée ; des fruits à coques et des oléagineux et toute une série d’épices savoureuses.

    Il existe une variété considérable de recettes pour fabriquer son sfouf. Chaque famille a ses secrets qui se transmettent de génération en génération. Le sfouf est certainement le dessert marocain le plus ancien dans la gastronomie. Car, à la différence des autres desserts, il n’a pas subi l’influence extérieure des cuisines arabes, andalouses, juives ou ottomanes.

    L’orange à la grenade : un dessert apprécié en période de forte chaleur

    Ces deux fruits se retrouvent en abondance au cœur des souks locaux. Les Marocains en ont tiré profit pour créer un dessert raffiné, savoureux et populaire. Pour présenter la recette de l’orange à la grenade, il vous faudra : couper de belles rondelles d’oranges et les arroser d’un peu de fleur d’oranger pour mieux les parfumer ; décorer le dessus à l’aide de grains de grenade pour jouer sur les couleurs ; saupoudrer de légers éclats d’amandes ou de pistaches pour leur côté décoratif et croquant.

    Le Sfenj : le donut à la marocaine

    On pourrait penser que le sfenj est un petit en-cas pour le goûter. C’est tout à fait vrai, lorsque sonne l’heure du thé à la menthe. Cependant, on observe que les pratiques populaires marocaines diffèrent un peu de ce cadre-là. Effectivement, les ouvriers et les travailleurs qui font leur pause de midi le consomment souvent en guise de dessert. Par coutume, beaucoup de petits restaurants populaires proposent des formules express incluant : une soupe harira ou des lentilles ; un œuf au cumin ; un sfenj pour couronner la fin du repas. Ce beignet fait donc office de dessert dans beaucoup de grandes villes au Maroc.

    Le Mouhalabia : la crème brûlée à la marocaine

    Comme nous venons de le voir, la cuisine marocaine est une cuisine métissée. À ce titre, le mouhalabia est une crème brûlée d’origine libanaise, qui ressemble aussi beaucoup à sa voisine espagnole. À une exception près, car ce flan est fabriqué à partir de farine de riz. Cette légère différence la rend beaucoup plus copieuse et gourmande. Enfin, comme dans la majorité des desserts ou pâtisseries marocaines, l’eau de fleur d’oranger (ou bigaradier) viendra majestueusement parfumer ce dessert.

    La Seffa : les cheveux d’ange parfumés à la cannelle

    Ce dessert marocain qui était un peu le plat du pauvre il y a de cela quelques années, est un dessert succulent. Il est fabriqué à partir de cheveux d’ange (vermicelles) auxquels sont rajoutés toute une série d’ingrédients participant à sa version sucrée. Généralement, il est préparé avec : du sucre glace ; des raisins secs ; de la cannelle ; des amandes concassées. Il existe aussi une version salée qui n’est plus un dessert. Il s’agit de la Seffa au poulet, préparé avec les mêmes ingrédients, mais enrichi avec du poulet et des oignons.

    Thom Biakpa

  • le manioc : une culture aux multiples produits dérivés

    le manioc : une culture aux multiples produits dérivés

    La culture du manioc est un business rentable / Photo: Kodji agency

    En Afrique subsaharienne, le manioc est l’un des aliments les plus consommés en raison de sa variété de transformation et de sa culture aisée sur les sols aussi bien fertiles que peu fertiles. Il se consomme des feuilles à la racine, ce qui donne au manioc un fort potentiel pouvantcontribuer à combler les déficits alimentaires dans la région. Sur le plan économique, les producteurs de manioc ont une large possibilité de se faire des revenus supplémentaires en raison des multiples produits dérivés issus de ce tubercule.

    Arbuste largement cultivé comme plante dans plusieurs régions tropicales et subtropicales, la production du manioc implique le travail du sol, le choix et la préparation des semences et leur mise en terre. Les techniques de culture comportent, plusieurs étapes à savoir,l’isolement, les écartements, l’utilisation de micro boutures, l’épuration, la fertilisation, etc. Ces pratiques permettent la multiplication des plantes saines, indemnes des maladies.

    Le travail du sol consiste à le labourer et à faire des billons de 30 à 40 cm de hauteur et de 40 cm de largeur, distants d’un mètre. Pour la préparation du sol en culture traditionnelle, il fautdéfricher, brûler, labourer, butter ou billonner.

    La production du manioc ne demande aucun diplôme. Par contre, il est nécessaire de se renseigner auprès d’autres agriculteurs pour apprendre les différentes méthodes de cultures du manioc et l’entretien de la plantation. Certains sites agricoles en ligne renseignent à suffisance sur cette culture.

    Quant à la transformation du manioc en produits dérivés, elle nécessite un apprentissage supplémentaire et spécifique au produit que l’on souhaite commercialiser. En effet, multiples produits peuvent s’obtenir à partir la transformation du manioc, la farine, le semoule, l’amidon, l’alcool etc.

    Quel budget pour se lancer dans le business de la culture du manioc ?

    Le budget pour se lancer dans la culture du manioc varie entre 300 000 et 450 000 FCFA, répartis dans l’achat du matériel végétal et de l’équipement. L’achat du site n’est pas inclus, mais on peut commencer avec un hectare de manioc.

    Si on souhaite se lancer dans la transformation du manioc, l’investissement pour le tapioca (gari) par exemple, est de 130 000 FCFA, répartis dans le transport du manioc, l’épluchage, le matériel de lavage, de râpage et de pressage, le matériel d’extraction de l’amidon et de la cuisson.

    Les semences (boutures) sont les tiges de manioc. On peut se les procurer auprès des instituts de recherche agricole, ou à défaut, produire soi-même les boutures. La production des semences doit être sur un terrain plat ou avec une faible pente. Il faut procéder à un défrichement complet de la parcelle dès les premières pluies. Ensuite, ameublir la surface du sol, l’enrichir en matières organiques et réduire le développement des mauvaises herbes.

    La clientèle du manioc est variée. Les racines de manioc récoltées sont vendues dans les marchés locaux pour une clientèle généralement constituée des ménages. Les racines peuvent être transformées en semoule, en amidon, ou en farine. L’amidon des racines est utilisé dans les produits alimentaires, la fabrication de contreplaqué, du papier et des textiles. Il sert également de matière première pour la fabrication d’édulcorants, de fructose, d’alcool et de carburant à l’éthanol. Les feuilles quant à elles sont des légumes nutritifs pour les ménages, et les peaux peuvent être transformés en aliments pour le bétail, les buffles, les cochons, et les poulets.

    Une culture rentable 

    Un bon pied de manioc peut produire 10 à 15 boutures. Si on achète la bouture, il faut choisir les nouvelles variétés améliorées. Les tubercules peuvent être récoltés au bout de 9 à 18 mois après plantation. Un hectare de manioc peut donner entre 30 et 50 tonnes de récolte, pour un revenu qui varie de 500 000 FCFA à 1 500 000 FCFA.

    On peut gagner des revenus supplémentaires grâce à la transformation en différents produits alimentaires ou industriels. Les principaux produits issus des tubercules sont au niveau domestique, l’attiéké, le foutou, le gari, le toh, le ragoût, le tapioca (semoule), le placali, les bâtons de manioc, liqueur, etc.

    Au niveau industriel, la transformation peut donner l’amidon, la farine, le pain, le granulé, l’apprêt de textile, la colle, etc.

    Thom Biakpa

  • maroc: des agriculteurs détruisent leurs récoltes de tomates en raison de la très forte baisse de la demande

    maroc: des agriculteurs détruisent leurs récoltes de tomates en raison de la très forte baisse de la demande

    Les agriculteurs marocains ont d’énormes difficultés à écouler leurs productions sur les marchés / Photo : bladi.net

    Des agriculteurs marocains dans la région de Doukkala au sud de Casablanca ont procédé, récemment à la destruction d’une partie de leurs récoltes de légumes, notamment de tomates, en raison de la baisse de la demande.

    Ce sont des quantités importantes de tomates en pourrissement qui ont donc été détruites par ces agriculteurs. Ils se plaignent du fait que  non seulement le prix de la tomate a chuté, mais également très peu d’acheteurs se présentent pour s’offrir leurs produits. Exarcebés ils n’ont trouvé d’autres solutions  que de les détruire en quantité.

    Les agriculteurs ont été également contraints de se débarrasser d’autres légumes comme les poivrons, les aubergines, les concombres qui, stockées dans des conditions non conformes, ont commencé à pourrir en raison de la faible demande.

    Cette situation s’enregistre uniquement dans les fermes. En outre, dans les marchés de gros, les prix des légumes sont toujours en hausse. Achetée entre 50 centimes et 80 centimes à la ferme, la tomate par exemple est cédée à 2,5 voire 4 dirhams sur le marché de gros. La coïncidence entre la période de récolte et l’Aïd Al Adha, période où la demande baisse généralement dans les marchés de gros, pourrait aussi expliquer cette situation selon plusieurs experts du marché marocain.

    Les agriculteurs de Doukkala ont confié à un média local n’avoir vendu aucun fruit ou légume depuis un mois. Les exportateurs de ces produits vivent la même situation. Ils éprouvent des difficultés à les écouler sur les marchés étrangers. Depuis quelques mois en effet, les fruits et légumes marocains sont indésirables dans certains pays européens. Des camions de tomates marocaines ont été ainsi attaqués en France et en Espagne. À tout cela, s’ajoute une inorganisation du secteur, notamment en ce qui concerne la distribution des produits. Les producteurs de légumes au Maroc traversent une sale période en ce moment.

    Thom Biakpa

  • côte d’ivoire : l’attiéké, semoule de manioc fermentée, désormais labellisé l’attiéké ivoirien vient d’obtenir sa labellisation. désormais, cette semoule de manioc fermentée ne peut être vendue sous le nom d’« attiéké » que si elle a été produite en côte d’ivoire.

    côte d’ivoire : l’attiéké, semoule de manioc fermentée, désormais labellisé l’attiéké ivoirien vient d’obtenir sa labellisation. désormais, cette semoule de manioc fermentée ne peut être vendue sous le nom d’« attiéké » que si elle a été produite en côte d’ivoire.

    Suite à la demande du gouvernement ivoirien, l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI) a récemment publié le certificat d’enregistrement de l’attiéké comme « marque collective ».

    Cette semoule de manioc, consommée humide et au goût légèrement aigre, est souvent servie en accompagnement de poissons frits ou de plats en sauce et occupe une place centrale dans le patrimoine culturel national. La protection de son appellation était donc essentielle pour l’État de Côte d’Ivoire.

    L’attiéké est indissociable de l’identité de la Côte d’Ivoire. Il était donc crucial de trouver un moyen d’empêcher que d’autres pays puissent utiliser cette appellation pour commercialiser leur semoule de manioc. Aujourd’hui, grâce à son enregistrement en tant que marque collective, la Côte d’Ivoire dispose des moyens légaux pour empêcher l’utilisation de cette appellation par d’autres pays.

    « Cette mesure devrait à la fois renforcer l’image et la valeur commerciale du produit », espère Aramatou Coulibaly, directrice générale de l’entreprise Ramacereal.

    « Je pense que la labellisation de l’attiéké va offrir une reconnaissance officielle de la qualité et de l’origine du produit, protégeant ainsi les producteurs ivoiriens contre la contrefaçon et l’imitation, ce qui renforcera la réputation de l’attiéké sur les marchés internationaux et offrira aux consommateurs la garantie d’acheter le véritable attiéké », ajoute-t-elle.

    Pour l’instant, la mesure n’est valable qu’en Afrique de l’Ouest, mais l’Office Ivoirien de la Propriété Intellectuelle (OIPI) a déjà entamé les démarches pour étendre la marque collective en Europe et aux États-Unis, dans l’espoir de protéger l’attiéké à l’échelle mondiale.

    Thom Biakpa

  • cuisine/ saveur africaine

    cuisine/ saveur africaine

    A la découverte du Soumara Lafri, un met aux vertus thérapeutiques insoupçonnées

    Le soumara lafri est un plat traditionnel ivoirien consommé dans le Nord du pays et très populaire au Burkina Faso, au Mali et en Guinée. C’est un plat savoureux à base de riz, de gombos, d’aubergines cuits à la vapeur, d’oignons et de viandes grillées.

    Très pratique et facile à utiliser, le Soumara Lafri se cuisine avec la poudre de soumara produite de façon artisanale. Avec son odeur si caractéristique et sa belle couleur brune, le Soumara Lafri est un savant mélange de poissons, de soumara, de crevettes et de sel, le tout mixé.

    Recette des jours de fêtes et des grandes occasions, le lafri vient des grains de soumbara. “Le soumbara“ en guinéen, ou “Nététou“ en sénégalais ou encore “dadawa“ au Nigéria est une épice traditionnelle Malinké, issue de la transformation des graines de gousses de Néré. Le Néré, est un arbre originaire des zones sahéliennes et soudaniennes, ressemblant au mimosa et pouvant mesurer jusqu’à 25 m de haut. Son fruit, le Néré, est une longue gousse suspendue en grappes, contenant de nombreuses graines noires enrobées d’une belle pulpe jaune au goût sucré.

    Idéal pour un soumara lafri des plus authentiques et savoureux, il peut être utilisé pour saupoudrer les préparations salées notamment de riz, de pâtes.
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    Substitut parfait au poivre, sa fumée envoutante donne un goût et une saveur unique aux plats. Au-delà de son intérêt gustatif, le sombara contient des protéines et de la vitamine C. Cette épice est réputée hypotenseur par excellence en raison de ses actions positives sur l’hypertension artérielle. C’est la raison pour laquelle, sa consommation régulière est conseillée aux personnes ayant une tension artérielle élevée. Le jus de cuisson riche en vitamines A et C accompagné de légumes pas trop cuits, aideraient l’organisme à lutter contre la fatigue. Aussi, le soumbara participe au renforcement du système immunitaire particulièrement dans la prévention du cancer.

    Enfin, la légende raconte que les vertus protéinées du Soumbara ont permis au Grand Soundjata Keita, de triompher de Soumangourou Kanté, lors de la bataille de Kirina car il en consommait à toutes les sauces.

    A ce sujet, une anecdote très répandue au nord de la Côte d’Ivoire, raconte que, la provocation, c’est quand tu essaies de faire ton zikr ( ndlr: récitation de chapelet musulman) tranquillement et qu’une odeur de Soumara Lafri vient te chatouiller le nez. Impossible de te concentrer dans ta méditation ! C’est ce qu’on dit au Nord de la Côte d’Ivoire, le vendredi, jour où on cuisine beaucoup le lafri.

  • Omar, le plus jeune chef cuisinier marocain mort trop tôt

    Cuisiner, c’est tout un art, et l’art ne se limite pas à certaines considérations ni aux clichés. Mais l’histoire de ce jeune chef cuisinier a bouleversé tous les codes dans le milieu de la cuisine tant par la précocité de son âge, que par son courage à s’élever au-dessus de son handicap pour poursuivre ses rêves. Faisons une pleine incursion dans la vie de celui qui a commencé son boulot de chef cuisinier dès l’âge de 8 ans : Omar Archane alias « chef Omar « .

    LES DÉBUTS D’UNE HISTOIRE PASSIONNANTE
    Atteint d’une maladie rare qui affaiblit son corps et l’obligeant à se déplacer en fauteuil roulant, Omar a commencé la cuisine pour stimuler sa motricité. C’est vers l’âge de 8 ans que sa mère commence à le filmer pendant qu’il cuisine. Après l’avoir posté sur les réseaux sociaux il devient une véritable célébrité.
    UN VÉRITABLE AUTODIDACTE
    Omar est un autodidacte, pour lui, cuisiner est un don. Cependant, il tire son inspiration des quatre coins du monde du Japon au Maroc en passant par la France, l’Italie etc… Il revisite tous les plats classiques en rajoutant sa touche personnelle, une petite identité marocaine qui se brasse de façon subtile aux autres cuisines. Inutile de préciser que ses recettes constituent un voyage culinaire passionnant pour tous ses followers, une grande communauté bien qui le suit sur ses réseaux sociaux.

    UNE SOURCE D’INSPIRATION ET DE MOTIVATION
    De par ses vidéos réalisées en arabe, français et anglais, il invite son public à dépasser toutes sortes de limitations, à garder l’esprit positif et le sourire car malgré son handicap il a su réaliser son rêve de devenir chef cuisinier. Et même s’il n’a pas pu réaliser son rêve de devenir footballeur, Omar s’est épanoui complètement dans sa passion et a réussi à devenir une véritable source d’inspiration pour les autres.

    LA FIN D’UNE RICHE HISTOIRE
    Après avoir réuni une communauté de plus de 75000 abonnés rien que sur sa page Facebook, et reçu des prix le distinguant en tant que plus jeune chef cuisinier podcaster, le Chef Omar a tiré sa révérence le 14 juillet 2022 à Casablanca. Il avait 16 ans.

  • la consommation du poisson salé et fermenté en afrique

    la consommation du poisson salé et fermenté en afrique


    Si le poisson est consommé de plusieurs façons dans le monde entier, l’une des manières de le consommer en Afrique suscite quelques étonnements : c’est le cas du poisson salé et fermenté. Ingrédient de référence pour la cuisine de certains pays africains, il serait dit-on pétri de bienfaits. Dès lors, il semble intéressant de se poser des questions sur les raisons derrière cette transformation du poisson, les procédés de fabrication et la consommation de ce produit en Afrique.

    UNE OPÉRATION ZÉRO GASPILLAGE
    Conserver le poisson dans les pays chauds est un sérieux défi auquel doivent faire face les acteurs du secteur chaque année en Afrique quand on sait qu’après chaque pêche une partie des prises finit par se retrouver putréfiée. Ainsi, le manque d’infrastructures et de matériels de conservation du poisson qui est une denrée très périssable a conduit les pays côtiers Africains à trouver une manière très ingénieuse de conserver le poisson afin d’éviter les pertes dues à l’avarie : le salage et la fermentation du poisson. Si cette technique permet de consommer le poisson sur une toute autre forme, les raisons premières de cette transformation sont plutôt l’objectif d’éviter le gaspillage du poisson, de limiter les pertes en les transformant en une source entière de revenus. Alors, comment donc se fabrique concrètement ce produit ? ne présente-t-il pas certains dangers ?

    LE PROCÉDÉ DE FABRICATION DU POISSON SALÉ ET FERMENTÉ

    Le poisson salé et fermenté nécessite un traitement strict et assez particulier, il faut suivre des étapes précises afin d’arriver à un produit de qualité car la limite est fine entre un poisson valablement fermenté et un poisson pourri tout simplement qui est source de maladies pour le consommateur.
    Tout d’abord, le poisson passera par le lavage, ensuite il sera écaillé, éviscéré, ouvert en portefeuille (pour les gros poissons) et rincé. Ensuite, on passe à la maturation du poisson qui est une étape qui consiste à laisser le poisson sans traitement jusqu’à son ramollissement. Il existe ici deux méthodes de maturation : la maturation par immersion et la maturation sans immersion. Et il faut noter que seul le poisson fermenté et salé du bénin passe par la maturation, les autres suivent d’autres techniques.
    Enfin, après la maturation vient le salage qui permet de réduire le nombre de certaines bactéries et de bien conserver les propriétés du poisson. La fermentation du poisson exige des règles strictes à respecter scrupuleusement sous peine de causer de sérieux problèmes de santé au consommateur.


    Après toutes ces étapes vient le séchage qui permet de terminer le processus.

    LES DIFFÉRENTS MODES DE CONSOMMATION ET LES APPELLATIONS DANS DIVERS PAYS AFRICAINS

    Le poisson salé et fermenté se consomme de plusieurs façons en fonction des pays. Au Sénégal, on le nomme Guedj, et il est généralement utilisé pour le tiébou diène(tchep) auquel il donne un arôme puissant et aussi pour les sauces feuilles et autres. En côte d’Ivoire, on l’appelle Adjuevan, et il est utilisé en général pour les sauces gluantes telles que les sauces gombos et kplala auxquelles il donne un goût suave et une senteur particulière. On l’utilise aussi pour parfumer le riz gras. Au bénin, on l’appelle Lanhouin et il est utilisé pour assaisonner principalement les sauces au légumes, les sauces tomate, le monyo et les fritures. Il est même utilisé en Égypte où il est connu sous le nom de Fessik. Représentant une importante source de revenus pour les acteurs de ce domaine, le poisson salé et fermenté en Afrique est un produit qui est réellement apprécié et qui permet d’éviter le gaspillage et les pertes financières dues à l’insuffisance des moyens de conservation du poisson. Si la fermentation permet de conserver le poisson, il faut signifier qu’elle n’est pas sans danger car étant une activité purement traditionnelle, il n’est pas évident d’avoir réellement une assurance sur la qualité des produits et leur nocivité. Il serait alors louable d’accompagner les acteurs de cette filière scientifiquement afin de les aider à produire un poisson salé et fermenté de meilleure qualité et plus sain.

  • le soya : une recette irresistible

    le soya : une recette irresistible

    Le Soya est une recette de viande grillée. La viande est marinée avec des épices qui sont mélangées avec de l’arachide, puis elle est cuite au barbeque. Cette recette est très bonne et très connue au Cameroun, au Nigeria (Suya) ou encore au Ghana (chichinga).
    Le Soya est une nourriture qui se fait avec du bœuf, du poulet ou encore de la viande de chèvre.
    Voici la recette, que nous vous proposons :
    Portions : 2 -3 personnes
    Temps de cuisson : 40-45 minutes

    INGRÉDIENTS :
    500g de viande, coupée en petits morceaux
    3 cuillères à soupe d’arachides grillées
    1 cuillère à café de Cayenne en poudre
    1 cuillère à café de paprika en poudre
    1 cuillère à café de poudre d’ail
    1 cuillère à café de gingembre râpé ou gingembre en poudre
    1 cube de bouillon (Maggi)
    Un peu de sel et du poivre
    1 cuillère à café d’huile
    Préparation :

    Commencer par écraser les arachides grillées jusqu’à l’obtention d’une poudre fine.
    Vous pouvez utiliser un robot culinaire ou un mortier pour bien piler les arachides.
    Sur la poudre d’arachide, ajouter toutes les épices, le cube de bouillon et le sel.
    Broyer de nouveau pour bien mélanger les épices avec de la poudre d’arachide.
    Ensuite, faire mariner la viande avec ce mélange d’épices et assurez-vous que la viande est vraiment bien imprégnée par le mélange.
    Puis laisser mariner au réfrigérateur pendant au moins une heure ou plus.
    Après, mettre la viande sur des brochettes de vos choix.
    Pendant ce temps préchauffer le barbecue (ou grill) et mettre un peu d’huile sur la plaque du gril (ou barbecue).
    Faire griller les brochettes à feu moyen jusqu’à ce qu’elles soient bien cuites (40 minutes environ). Servez avec un peu d’oignons et du piment.
    Bon Appétit !

  • le wagashi gassirè : un fromage made in benin

    le wagashi gassirè : un fromage made in benin

    Le wagashi Gassirè est un fromage à pâte molle élaboré de façon traditionnelle par les femmes peuhles du bénin. Jouissant d’une reconnaissance sous régionale, le wagashi fait partie d’une catégorie de produits béninois identifiés comme pouvant faire l’objet d’une indication géographique. Produit frais et très apprécié, comment fabrique-t-on le Wagashi Gassirè et comment le consomme-t-on ?

    UNE FABRICATION SIMPLE ET ORIGINALE

    Le procédé de fabrication est très simple. Comme pour tous les fromages, on chauffe le lait de vache, mais ce qui fait l’originalité de la fabrication ici c’est que le lait est brassé avec une feuille de « fromager » appelée Bombax Ceiba. Ce brassage permet donc au lait de cailler. Ensuite, on retire les caillots et on les presse en forme circulaire. Enfin, on les trempe dans un liquide rouge élaboré par des feuilles particulières. Ce procédé sert à conserver le wagashi.

    UNE DÉLICATESSE EN BOUCHE

    Ayant une texture et une saveur très douces, il est utilisé de plusieurs manières en cuisine. Que ce soit en friture ou dans les sauces, le wagashi donne une saveur unique au plat et peut valablement remplacer les protéines animales. Si vous faites un tour au bénin, n’hésitez pas à tester cette délicatesse !