Catégorie : Saveurs

  • portrait Mory Sacko

    portrait Mory Sacko

    Mory Sacko fait partie des chefs qui ont redonné un souffle nouveau à la cuisine française. Né
    en 1992 à Champigny-sur-Marne, il grandit dans une famille d’origine malienne et sénégalaise
    et s’oriente très tôt vers une formation hôtelière. Après un BEP puis un bac professionnel, il
    se forme dans plusieurs grandes maisons parisiennes, notamment au Royal Monceau auprès
    de Nobu Matsuhisa, puis au Mandarin Oriental avec Thierry Marx, où il devient sous-chef.

    Révélé au grand public lors de sa participation à Top Chef en 2019, il ouvre en 2020 son
    premier restaurant, MoSuke, à Paris. L’établissement est rapidement distingué d’une étoile
    Michelin, confirmant la singularité de son approche. Le nom du restaurant résume d’ailleurs
    son positionnement : un croisement assumé entre influences françaises, africaines et
    japonaises.

    Sa cuisine ne se veut pas “fusion”, mais structurée autour d’un dialogue entre différentes
    cultures culinaires. On y retrouve des techniques françaises, des produits inspirés de l’Afrique
    de l’Ouest, ainsi que des assaisonnements et modes de préparation venus du Japon. Cette
    identité précise et cohérente lui vaut une reconnaissance rapide, autant du public que des
    critiques.

    En parallèle de MoSuke, Mory Sacko crée le concept Mosugo, spécialisé dans une cuisine
    plus accessible centrée autour du poulet frit. Il devient également animateur de l’émission
    Cuisine Ouverte sur France 3, où il valorise les régions françaises à travers des rencontres
    avec des producteurs et artisans.

    Aujourd’hui, Mory Sacko s’impose comme l’un des chefs emblématiques d’une nouvelle
    génération qui repense la gastronomie française à travers l’ouverture culturelle, la créativité
    et une vision plus moderne des savoir-faire. Sa trajectoire témoigne d’une volonté claire :
    proposer une cuisine exigeante mais décomplexée, ancrée dans son époque et ouverte sur
    le monde.

     

  • le tchep, patrimoine culinaire sénégalais

    le tchep, patrimoine culinaire sénégalais

    Le tchep, également appelé thiéboudiène ou thiebou dieune, “riz au poisson” (thiéb = riz, dieune = poisson, en wolof), est bien plus qu’un simple plat africain : c’est un symbole culturel et un repas de partage profondément enraciné dans l’histoire de l’Afrique de l’Ouest. 

    Origine du Tchep 

    Le tchep est originaire du Sénégal, plus précisément de la région de Saint-Louis, l’une des plus anciennes villes du pays. Il a été popularisé par les femmes saint-louisiennes, réputées pour leur maîtrise de l’art culinaire.
    Aujourd’hui, le tchep est considéré comme le plat national du Sénégal et a inspiré de nombreuses déclinaisons dans toute l’Afrique de l’Ouest, notamment en Gambie, en Mauritanie et au Mali. Sa renommée a même dépassé les frontières africaines, au point d’être évoquée dans la diaspora comme un symbole fort de gastronomie africaine. 

    Composition du Tchep 

    Le tchep traditionnel se compose de : 

    • Poisson : Souvent du mérou, du thiof, du capitaine ou de la lotte. Le poisson est farci avec une marinade appelée nokoss, puis mijoté pour s’imprégner des saveurs. 
    • Riz :  généralement du riz parfumé, brisé 1 ou 2 fois, qui absorbe la sauce tomate pour devenir coloré et savoureux. 
    • Légumes : Le tchep est riche en légumes : carottes, chou, manioc, aubergines africaines, manioc, navets, gombos, etc. 

     

    Recette Traditionnelle du Tchep 

    Voici la version la plus courante du tchep rouge (à la tomate concentrée) pour 4 à 5  personnes. 

    Temps de préparation : 1 heure 

    Temps de cuisson : 45 minutes à 1 heure
     

    Ingrédients 

    • 6 bons morceaux de poisson frais nettoyés (thiof ou capitaine) 
    • 600 g de riz cassé (3 tasses) 
    • 2 carottes 
    • 1 morceau de manioc 
    • 1 chou 
    • 1 aubergine africaine 
    • 1 patate douce 
    • 1 oignon 
    • 2 à 3 cuillères à soupe de concentré de tomate 
    • 1 poivron vert 
    • 2 gousses d’ail 
    • 1 piment frais 
    • Feuilles de laurier 
    • Un morceau d’escargot de mer séché (le yet) 
    • Sel, poivre 
    • Huile  végétale 
    • Pour la marinade nokoss (voir le carrousel sur notre page facebook et instagram, en ciquant sur  le lien suivant : https://www.instagram.com/p/DQ7HPAalyRz/?igsh=bmFqajZ5ZXc3emVn ) 

     

    Préparation en 05 étapes 

    1. Préparation le poisson 
    • Faire des incisions dans le poisson. 
    • Y insérer la marinade nokoss. 
    • Saler et laisser mariner pendant 1 heure. 
    • Dans une marmite, faire chauffer un peu d’huile. 
    • Faire dorer le poisson des deux côtés, puis retirer et réserver.
       
    1. Préparation de la sauce 
    • Dans la même marmite, ajouter l’oignon émincé, le yet, la tomate concentrée et faire revenir. 
    • Ajouter la marinade restante, le poivron, le laurier et suffisamment d’eau. 
    • Placer les légumes dans la sauce et laisser cuire jusqu’à ce qu’ils soient tendres.
       
    1. Cuisson du riz 
    • Retirer les légumes cuits et le poisson. 
    • Ajouter le riz dans la sauce. 
    • Mélanger légèrement, couvrir et laisser cuire à feu doux jusqu’à absorption complète.
       
    1. Service
       
    • Disposer le riz dans un grand plat. 
    • Ajouter les légumes sur le dessus. 
    • Placer le poisson au centre. 
    • Servir bien chaud, idéalement en famille ou entre amis. 

     

    Plus qu’une recette, le tchep représente l’âme de la cuisine sénégalaise : un mélange de couleurs, de parfums, de partage et de tradition.
    Chaque famille a sa propre version, mais l’essence reste la même : un plat généreux et savoureux. 

  • portrait : Anto Cocagne

    portrait : Anto Cocagne

    Anto Cocagne, de son vrai nom Antompindi Cocagne, est une cheffe franco-gabonaise et propriétaire du restaurant « Le Chef Anto » à Paris, un établissement qui met en valeur la cuisine africaine. Sa signature culinaire : une cuisine africaine minimaliste, relevée d’une touche française. 

    Diplômée de la Culinary Arts School de l’université Johnson & Wales à Providence, aux États-Unis, elle y découvre de nouveaux mariages, de nouvelles saveurs et un service différent de celui enseigné dans les écoles de cuisine françaises. La formation américaine l’encourage à expérimenter, à mélanger les influences et à oser des associations inédites. Cette immersion lui offre aussi une grande diversité de produits et de saveurs qui enrichit sa palette culinaire. 

    Depuis 2018, Anto Cocagne enchaîne les émissions télévisées dans lesquelles elle partage ses recettes. Vous l’avez sans doute aperçue sur Canal+ Afrique dans « Rendez-vous avec le Chef Anto », sur la chaîne Cuisines dans « Mes goûters préférés », ou encore sur France Télévisions dans « Échappées belles ». En 2023, elle produit avec son associé Kossi Modeste  « L’Afrique a du goût », sa première émission télévisée mêlant tourisme et découvertes culinaires sur le continent africain. 

    Très engagée dans la valorisation de la cuisine africaine, elle occupe la présidence du festival We Eat Africa, un événement créé pour mettre en avant les chefs, les produits et les auteurs qui font vivre les traditions culinaires du continent. Elle est aussi une figure emblématique du magazine Afro Cooking, où elle occupe le poste de directrice artistique. À cela s’ajoutent les distinctions qu’elle a obtenues : nommée “Révélation africaine” lors du Gala Africa COP22 en 2016, elle reçoit en 2018 le prix spécial Eugénie Brazier au concours La Cuillère d’Or, une reconnaissance qui salue son engagement à faire briller la cuisine africaine à l’international et sa créativité culinaire. 

    Elle est également l’auteur des ouvrages Goûts d’Afrique (2019), l’un des best-sellers des livres de cuisine africaine, traduit en trois langues, ainsi que Mon Afrique (2024), publié chez Mango Éditions, où elle partage recettes, produits emblématiques d’Afrique et savoir-faire. 

     

    Sephora W 

  • salade d’avocat aux œufs durs, fraîche et vitaminée

    salade d’avocat aux œufs durs, fraîche et vitaminée

    Envie d’un plat simple, sain et gourmand ? Cette salade d’avocat aux œufs durs est la recette parfaite pour un repas léger ou une entrée équilibrée. L’association du fondant de l’avocat, du croquant des légumes et de la douceur des œufs durs en fait une salade complète, riche en protéines et en bons gras. 

    • Préparation : 15 minutes
       
    • Cuisson : 10 minutes
       
    • Pour : 4 personnes
       

    Ingrédients 

    • 2 avocats mûrs mais fermes
       
    • 2 tomates
       
    • ½ concombre
       
    • ½ oignon rouge
       
    • 4 œufs
       
    • 1 citron vert (jus)
       
    • 2 cuillères à soupe d’huile végétale
       
    • Feuilles de coriandre ou de persil frais
       
    • (Optionnel) quelques crevettes cuites a l’eau ou du thon en conserve pour plus de gourmandise
       
    • Sel et poivre  

     

    Préparation 

    1. Préparer les légumes :
      Laver les tomates et le concombre. Couper les tomates en dés, le concombre en demi-rondelles et émincer finement l’oignon rouge.
       
    1. Préparer l’avocat :
      Couper les avocats en deux, retirer le noyau et la peau, puis couper la chair en cubes. Arroser immédiatement de jus de citron pour éviter qu’ils noircissent.
       
    1. Assembler la salade :
      Dans un grand saladier, mélanger tous les ingrédients. Ajouter l’huile, le sel, le poivre et les herbes ciselées.
       
    1. Servir frais :
      Réserver au réfrigérateur 10 minutes avant de servir pour plus de fraîcheur.
       

     

    Astuce du chef 

    Pour une touche exotique, ajoutez quelques dés de mangue ou un peu de piment frais finement haché, un équilibre parfait entre douceur et piquant ! 

  • alimentation saine en côte d’ivoire : prenons soin de nous au quotidien

    alimentation saine en côte d’ivoire : prenons soin de nous au quotidien

    Alimentation saine en Côte d’Ivoire : prenons soin de nous au quotidien 

    Manger sainement, ce n’est pas seulement un choix, c’est un geste d’amour pour notre corps et notre santé. En Côte d’Ivoire, beaucoup adoptent des habitudes alimentaires rapides ou riches en graisses et sucres, parfois au détriment de leur bien-être.  

    Selon le Dr Narcisse TANO, nutritionniste ivoirien, une alimentation équilibrée est la meilleure prévention contre les maladies comme le diabète, l’hypertension ou l’obésité. 

    Quelques gestes simples à adopter 

    • Varier ses repas : associer glucides (riz, manioc, igname), protéines (poisson, œufs, légumineuses) et légumes frais à chaque repas.
       
    • Privilégier les produits locaux et frais : fruits, légumes feuilles, céréales complètes.
       
    • Limiter les aliments transformés : boissons sucrées, plats frits ou sauces trop riches.
       
    • Boire de l’eau régulièrement et pratiquer un peu d’activité physique chaque jour.
       

    Ces gestes, même simples, ont un impact direct sur notre énergie, notre concentration et notre santé à long terme. 

    Pourquoi c’est important 

    Au-delà de la prévention des maladies, adopter une alimentation saine permet de redécouvrir nos saveurs locales, de cuisiner avec plaisir et de partager des moments sains en famille.  

    Le Programme national de nutrition (PNN) en Côte d’Ivoire rappelle que l’éducation alimentaire et la sensibilisation sont essentielles pour que chacun puisse prendre soin de lui et de ses proches.  

    Manger sainement, c’est choisir le bien-être au quotidien, redonner de la valeur à nos aliments locaux et transmettre de bonnes habitudes à nos enfants.  

    Commencez par de petites actions chaque jour, elles feront une grande différence pour votre santé. 

  • journée mondiale du sandwich : quand l’afrique revisite le classique à sa façon

    journée mondiale du sandwich : quand l’afrique revisite le classique à sa façon

    Chaque 3 novembre, le monde célèbre la Journée mondiale du sandwich, ce repas rapide devenu une icône universelle de la gourmandise. Mais en Afrique, le sandwich ne se limite pas à deux tranches de pain et une garniture. Ici, il se réinvente, se parfume, et surtout , il prend des airs de rue, de feu et de partage. 

    Le sandwich à l’africaine : un goût de braisé et d’alloco 

    Oubliez le jambon beurre ou le club-sandwich classique : 

    Le sandwich africain se prépare souvent sur un coin de grill, avec des brochettes fumantes, des tranches d’alloco dorées et parfois une touche de piment maison qui réveille les papilles. 

    Ce mélange de saveurs chaudes et sucrées, de croustillant et de douceur, raconte l’âme de la street food africaine : généreuse, spontanée, pleine de caractère. 

    À Abidjan, Dakar, Lomé ou Cotonou, les vendeurs ambulants rivalisent d’imagination. Pain chaud, brochettes juteuses, oignons caramélisés, mayonnaise ou sauce pimentée… tout y passe. Et ce sandwich, souvent dégusté sur le pouce, devient une expérience sensorielle et culturelle à part entière. 

    Un symbole d’adaptation et de créativité 

    Le sandwich, dans sa version africaine, est aussi une histoire d’adaptation. Importé d’Occident, il s’est fondu dans les habitudes locales, adoptant les codes de la cuisine de rue, symbole d’ingéniosité et de débrouillardise. 

    Là où certains y voient un simple en-cas, d’autres y lisent une affirmation identitaire : transformer le global en local, le banal en exceptionnel. 

    La voix de la rue 

    « Le vrai sandwich, c’est quand ça te brûle le doigts et le cœur en même temps », sourit Adama, vendeur de sandwich à Treichville. 

    Pour lui, l’alloco n’est pas une option mais une signature : sans alloco ce n’est pas africain. Ces artisans du goût perpétuent une culture populaire où chaque bouchée raconte une histoire, un quartier, une époque. 

    Un plaisir simple, mais pas anodin 

    En cette Journée mondiale du sandwich, célébrons ces saveurs d’Afrique qui transforment un repas simple en un moment de partage et de fierté. 

    Parce qu’ici, manger un sandwich n’est pas juste se nourrir  c’est goûter à notre créativité, notre chaleur, et notre identité. 

    Sandwich à l’africain : pain, alloco, oignon et sauce rouge , le tour sur un papier kraft. 

     

  • où manger à Abidjan ? : 03 adresses incontournables

    où manger à Abidjan ? : 03 adresses incontournables

    Photo officiel du Restaurant Saakan

    Abidjan, la perle des lagunes, est une ville vibrante où se mêlent cultures, saveurs et créativité culinaire. Des maquis animés de Yopougon aux restaurants chics de Cocody, la capitale économique ivoirienne regorge d’adresses qui séduisent aussi bien les fins gourmets que les amateurs de bonne ambiance. Voici trois adresses incontournables où manger à Abidjan. A ne pas manquer lors de votre prochaine escapade gourmande.

    1) Restaurant Saakan

    Restaurant 4.4 étoiles

    Lég : Photo officiel du Restaurant Saakan

    ● Adresse : Avenue Chardy, Plateau, Abidjan.
    ● Spécialité : cuisine ivoirienne contemporaine, beaux plats revisités.
    ● Pourquoi y aller : ambiance soignée, idéale pour un dîner “chic” tout en restant ancré dans la culture locale.

    2) Le Pêcheur

    Restaurant 4.5 étoiles

    Lég : Photo officiel du Restaurant Saakan

    ● Adresse : Avenue Chardy, Plateau, Abidjan.
    ● Spécialité : cuisine ivoirienne contemporaine, beaux plats revisités.
    ● Pourquoi y aller : ambiance soignée, idéale pour un dîner “chic” tout en restant ancré dans la culture locale.

    2) Le Pêcheur

    Restaurant 4.5 étoiles

  • les bienfaits du jus de bissap

    les bienfaits du jus de bissap

    Feuille de Bissap (Hibiscus) / Dika market

    Boisson emblématique d’Afrique de l’Ouest, le jus de bissap est bien plus qu’une simple boisson rafraîchissante. Préparé à partir des calices de la fleur d’hibiscus, ce breuvage au rouge profond est apprécié pour son goût acidulé, mais aussi pour ses nombreux bienfaits.

    Le terme « bissap » provient du wolof, une langue parlée au Sénégal. Il existe des milliers de variétés de fleurs d’hibiscus, mais la plus connue parmi celles qui sont comestibles est l’oseille de Guinée, dont le véritable nom scientifique est Hibiscus sabdariffa. C’est elle qui est utilisée dans la préparation du jus de bissap.

    Quelques bienfaits du jus de bissap

    1. Riche en antioxydants naturels comme les flavonoïdes et les anthocyanines, il aide à lutter contre les radicaux libres responsables du vieillissement des cellules.
    2. Il contribue à renforcer le système immunitaire et à préserver la jeunesse de la peau.
    3. Le bissap favorise la bonne santé du cœur en aidant à réguler la tension artérielle et à réduire le mauvais cholestérol.
    4. Ses propriétés diurétiques et purifiantes en font un excellent allié détox : il aide à éliminer les toxines et facilite la digestion.
    5. Naturellement riche en vitamine C, il apporte de l’énergie et aide à lutter contre la fatigue.
    6. Rafraîchissant et hydratant, il est parfait pendant les périodes de forte chaleur.

    Comment le consommer ?

    Les fleurs séchées d’hibiscus sont infusées dans de l’eau chaude, puis filtrées. La boissonobtenue peut être sucrée selon les goûts. On peut aussi y ajouter du gingembre, de la menthe ou de l’ananas pour varier les saveurs. Le jus de bissap se déguste frais, seul ou pour accompagner les repas.

    Pour finir, le jus de bissap est une boisson naturelle, saine et symbolique de la culture africaine. Entre santé, fraîcheur et tradition, il représente une alternative idéale aux boissons industrielles tout en valorisant les richesses du continent.

    Sephora W

  • le claclo : un des en-cas préférés des ivoiriens

    le claclo : un des en-cas préférés des ivoiriens

    Un plat succulent de claclo / Aistou cuisine

    Origine du Claclo

    Originaire de Côte d’Ivoire, le Claclo (ou klaklo) est une spécialité traditionnelle du peuple Adjoukrou, installé principalement dans la région du Grand-Lahou.

    Le « claclo » est un beignet de banane plantain fait à partir de bananes très mûres écrasées auxquelles on ajoute de la farine ou de la levure pour modifier la texture, et assaisonnées d’oignons, de piment et de sel. Il est souvent accompagné de sauce tomate, d’œufs durs, ou de poulet braisé mais peut aussi être servi tel quel.

    À l’origine, ce mets était servi lors des fêtes communautaires et des rencontres familiales, comme un symbole de convivialité. Avec le temps, il s’est imposé dans tout le pays, devenant un incontournable des coins de rue, des marchés et des soirées ivoiriennes.

     

    Popularité et présence dans la culture ivoirienne

    Aujourd’hui, le claclo est bien plus qu’un simple beignet : c’est une madeleine de Proust pour beaucoup d’Ivoiriens. On le retrouve sur plusieurs étals de rues, souvent avec de d’attiéké, de l’alloco ou des ignames frites. Il est apprécié pour sa texture moelleuse à l’intérieur, croustillante à l’extérieur, et son goût sucré-salé unique.

    Le claclo s’est aussi exporté dans la diaspora ivoirienne. Il fait partie des petits plaisirs du week-end, préparés en famille ou entre amis pour rappeler le goût du pays.

    Sur les réseaux sociaux, de nombreux créateurs culinaires remettent le claclo au goût du jour, en revisitant la recette avec des présentations modernes.

     

    Recette traditionnelle du Claclo

    Ingrédients (pour 4 personnes)

    • 4 bananes plantains bien mûres (noires de préférence)
    • 1 petit oignon
    • 1 pincée de sel
    • 1/2 piment (facultatif)
    • Un peu de poivre
    • 2 cuillères à soupe de farine de blé
    • ½ litre d’huile végétale pour la friture

    Préparation

    1. Épluchez les bananes et coupez-les en morceaux.
    2. Dans un mixeur ou un mortier, écrasez les bananes avec l’oignon, le sel, le piment et le poivre jusqu’à obtenir une pâte lisse et épaisse.
    3. Ajoutez la farine et mélangez.
    4. Chauffez l’huile dans une poêle profonde.
    5. À l’aide d’une cuillère, déposez de petites boules de pâte dans l’huile chaude.
    6. Faites frire jusqu’à ce que les claclos soient bien dorés et croustillants.
    7. Égouttez-les sur du papier absorbant et dégustez-les chauds !

     

    Astuce du chef  :

    Pour augmenter la saveur, certains ajoutent une pointe de sucre ou une touche de gingembre. Le claclo se marie aussi très bien avec une sauce pimentée ou une purée de haricots (kplé).

     

    Pour conclure, le claclo n’est pas seulement une friture, c’est un symbole de partage et de simplicité.
    Né dans les villages côtiers, il a conquis toutes les générations et reste aujourd’hui un pilier de la street food ivoirienne, aussi authentique que délicieux.

     

     

    Sephora W

  • journée gastronomique et solidaire africaine : les traditions culinaires africaines célébrées à Paris

    journée gastronomique et solidaire africaine : les traditions culinaires africaines célébrées à Paris

    Les participants à l’édition 2025 de la Journée Gastronomique et Solidaire Africaine à Paris, vont encore se régaler les papilles/ Capture Facebook de l’événement

     

    Ce samedi 25 octobre 2025, l’association «A nous la culture » ouvrira les portes de la Journée Gastronomique et Solidaire Africaine, un événement qui met à l’honneur la diversité culinaire des pays africains. Régine Mayock, directrice de l’association, a partagé un aperçu du programme riche et varié qu’attendent les visiteurs.

    Cette journée, qui se déroule à la MAS de Paris, propose une multitude de petits-déjeuners, jus, snacks et plats typiques provenant de différents pays d’Afrique. « Au départ, c’était une initiative pour promouvoir la gastronomie africaine et soutenir diverses associations. Aujourd’hui, l’événement a évolué pour inclure des entrepreneurs africains », explique Régine Mayock.

    Des plats traditionnels à découvrir

    Chaque année, plusieurs associations sont invitées à participer et à préparer des plats emblématiques de leur pays d’origine. Par exemple, l’année précédente, une association touareg avait présenté un plat à base de chameau. Cette année, le laboratoire culturel franco-sénégalais K’ARTS RAAPIDE sera à l’honneur. Dès 10 heures, les visiteurs pourront déguster divers mets, allant de plats savoureux à des petits-déjeuners typiques comme le BHB (beignets, haricots, bouillie), un délice camerounais.

    Créer des liens culturels

    L’association A nous la culture, active depuis plusieurs années, ne se limite pas à cet événement. Elle organise également un marché de Noël africain, qui a vu le jour en 2011, et a établi des relations durables avec de nombreux exposants. Régine Mayock souligne l’importance de ces rencontres : « À travers nos événements, nous avons construit un réseau solide avec nos exposants au fil des ans. »

    L’objectif de l’association est clair : reconnecter les jeunes de la diaspora avec leurs racines culturelles. En plus de la Journée Gastronomique, l’association propose un club de lecture afro, un salon de beauté et bien-être annuel, ainsi qu’une permanence où une assistante sociale informe les participants de leurs droits et devoirs en France. Des sorties culturelles, comme des projections de films et des pièces de théâtre, ont également été organisées pour renforcer ce lien avec la culture d’origine.

    Une célébration de la cuisine traditionnelle

    La Journée Gastronomique et Solidaire Africaine vise à mettre en lumière des plats qui ne sont pas forcément considérés comme “à la mode”, mais qui représentent la richesse des traditions culinaires africaines. L’entrée est libre, et l’association encourage tous les passionnés de cuisine et de culture à venir découvrir ces saveurs uniques.

    Pour suivre l’actualité de l’événement, l’association est active sur les réseaux sociaux tels qu’Instagram, TikTok et Facebook. Cette journée promet d’être une véritable célébration de la gastronomie africaine et un moment de rencontre convivial pour tous.

    Thom Biakpa