Catégorie : Saveurs

  • agriculture : l’algérie émerge comme l’un des principaux producteurs de pommes en afrique

    agriculture : l’algérie émerge comme l’un des principaux producteurs de pommes en afrique

    La culture de la pomme connait une forte croissance en Algérie/ Algerie360

    L’agriculture algérienne continue de surprendre par son dynamisme et sa capacité d’adaptation, notamment dans des filières inattendues. La pomme, traditionnellement associée aux zones tempérées, s’impose désormais comme un pilier de la production agricole du pays. En 2023, l’Algérie s’est hissée au troisième rang des plus grands producteurs de pommes sur le continent africain.

    Selon les données rapportées par le site spécialisé Tridge et relayées par Algerie360, la production de pommes en Algérie a atteint 575 000 tonnes cette année. Ce chiffre place le pays juste derrière l’Afrique du Sud et l’Égypte, et lui confère la 23ème position au niveau mondial parmi les nations productrices de ce fruit.

    Cette ascension dans le classement n’est pas le fruit du hasard, mais plutôt le résultat d’un développement progressif et réfléchi. Les régions montagneuses et au climat frais du pays sont devenues des terres fertiles pour la culture de la pomme, attirant de plus en plus d’agriculteurs qui élargissent leurs superficies de culture tout en adoptant des techniques modernes pour optimiser leur rendement.

    Cependant, l’enjeu dépasse le simple volume de production. L’Algérie est confrontée à une demande intérieure croissante, et le pays aspire à ouvrir la voie à des opportunités d’exportation. À l’heure actuelle, la majorité des pommes produites reste destinée à la consommation locale, mais les améliorations en matière de qualité et de conservation pourraient permettre à l’Algérie de conquérir des marchés internationaux dans un avenir proche.

    Le soutien des autorités agricoles est également un facteur clé de cette réussite. Des initiatives telles que des campagnes de vulgarisation technique, la mise à disposition de plants certifiés et la promotion de l’irrigation localisée contribuent à améliorer les rendements et à garantir la régularité des récoltes.

    Dans un contexte régional où la pression climatique et les défis de la sécurité alimentaire sont de plus en plus prégnants, la montée en puissance de la filière pomme en Algérie est un signe encourageant. Elle illustre le potentiel du pays à renforcer son autosuffisance agricole, à diversifier sa production et à générer de la valeur ajoutée dans les zones rurales. Avec des superficies cultivées en expansion et un savoir-faire en constante amélioration, l’Algérie est bien positionnée pour devenir un acteur incontournable dans le secteur de la production de pommes en Afrique.

    Thom Biakpa

  • gastronomie africaine : à la découverte du konkoé, plat typique de guinée

    gastronomie africaine : à la découverte du konkoé, plat typique de guinée

    Un plat de konkoé prêt à être dégusté/ capture facebook

    La gastronomie africaine est riche en saveurs et en traditions, et parmi les nombreux délices que le continent a à offrir, le konkoé se distingue comme un plat emblématique de la Guinée. Ce mets savoureux, à base de mâchoiron, un poisson pêché au large des côtes guinéennes, est particulièrement apprécié pour sa préparation simple mais délicate, ainsi que pour ses valeurs nutritionnelles.

    Une spécialité de la Basse-Guinée

    Originaire de la région de la Basse-Guinée, le konkoé est un plat qui a su conquérir le cœur des Guinéens. Préparé traditionnellement avec du riz, ce plat se compose de poisson séché, qui est ensuite assaisonné avec une sauce rouge riche en condiments. Les ingrédients typiques incluent des oignons, des tomates et du piment, qui apportent une chaleur et une profondeur de goût au plat.

    La préparation du Konkoé

    La préparation du konkoé est un art qui se transmet de génération en génération. Pour préparer le konkoé, il faut d’abord laver le poisson, puis chauffer de l’huile rouge dans une marmite. Le konkoé est ensuite ajouté, suivi des condiments, explique-t-elle. L’importance d’une bonne préparation ne peut être sous-estimée. En effet, quand le konkoé est bien préparé, c’est un régal !

    Un plat prisé par tous

    Le konkoé est plus qu’un simple plat ; c’est une véritable institution en Guinée. Sa popularité transcende les classes sociales, et il est courant de voir des clients prendre des plats à emporter, tout en profitant de leur repas dans des espaces dédiés. Les Guinéens adorent partager leur passion pour le konkoé, en vantant ses bienfaits nutritifs et son goût irrésistible. C’est un plat qui donne envie de manger des produits de la mer.

    Un Goût d’authenticité

    Ce qui rend le konkoé si spécial, c’est son authenticité. Préparé avec des ingrédients locaux et des méthodes traditionnelles, il incarne la culture culinaire guinéenne. Pour beaucoup, le konkoé évoque des souvenirs d’enfance et des moments passés en famille ou entre amis.  Unamateur de konkoé, partage avec enthousiasme : « Quand je rêve de konkoé, je me lève le matin et je sais que je vais en acheter. C’est un plat qui me rend heureux. »

    Le konkoé est bien plus qu’un simple plat ; il est un symbole de la richesse de la gastronomie guinéenne et de l’hospitalité du peuple guinéen. Que ce soit dans un restaurant local ou chez un vendeur de rue, déguster un bon konkoé est une expérience incontournable pour quiconque souhaite découvrir les saveurs authentiques de la Guinée. En explorant ce plat, on plonge non seulement dans la cuisine guinéenne, mais on s’immerge également dans la culture et les traditions d’un pays fier de son héritage gastronomique.

    Thom Biakpa

  • gastronomie congolaise : a la découverte du poulet mayo, plat emblématique de Kinshasa

    gastronomie congolaise : a la découverte du poulet mayo, plat emblématique de Kinshasa

    Le poulet Mayo est le nouveau plat en vogue à Kinshasa/Recettes d’Afrique

    Le poulet mayo est sans conteste l’un des plats les plus appréciés et emblématiques de Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo. Ce plat savoureux incarne non seulement la richesse de la cuisine congolaise mais également la culture et l’hospitalité de ses habitants.

    Origines et histoire

    Le poulet mayo tire son nom de sa principale sauce, à base de mayonnaise, qui est souvent associée à une cuisine moderne et occidentale. Son introduction dans la gastronomie congolaise remonte à la période de l’influence coloniale, où les ingrédients et les techniques culinaires européens ont commencé à se mêler à ceux des traditions locales. Aujourd’hui, le poulet mayo est devenu un symbole de la cuisine urbaine à Kinshasa, prisé tant par les habitants que par les visiteurs.

    Ingrédients et préparation

    La préparation du poulet mayo est relativement simple mais nécessite des ingrédients frais et de qualité. Les éléments principaux incluent du poulet : généralement découpé en morceaux, le poulet est souvent mariné avec des épices et des herbes pour en rehausser le goût.

    Ensuite de la mayonnaise : la mayonnaise, qu’elle soit faite maison ou achetée, est la star du plat. Elle est parfois rehaussée avec des ingrédients comme de l’ail, du citron ou des épices pour ajouter une touche de personnalité.

    Enfin des accompagnements : le poulet mayo est souvent servi avec des frites, du riz ou une salade, permettant ainsi de créer un plat complet et équilibré.

    La méthode de cuisson du poulet varie, mais il est courant de le griller ou de le frémir dans une marinade savoureuse, avant de le napper généreusement de mayonnaise.

    Un plat de partage

    Le poulet mayo est plus qu’un simple plat ; c’est un symbole de convivialité. Dans les familles et lors des célébrations, il est courant de le servir lors des repas en groupe, rassemblant ainsi amis et proches autour d’une table. Ce plat est souvent présent lors des fêtes, des anniversaires et des événements spéciaux, ce qui en fait un élément central de la cuisine festive congolaise.

    Popularité et influence culturelle

    À Kinshasa, le poulet mayo est omniprésent. On le retrouve dans les restaurants, les gargotes et même dans les maisons, où chaque cuisinier y apporte sa touche personnelle. Ce plat est également un témoin de la modernisation de la cuisine congolaise, qui s’inspire des tendances culinaires mondiales tout en gardant ses racines traditionnelles.

    En outre, le poulet mayo a su s’infiltrer dans les cultures environnantes et a même séduit des palais internationaux, faisant de lui un ambassadeur de la cuisine congolaise au-delà des frontières.

    Le poulet mayo est bien plus qu’un plat savoureux ; c’est un véritable emblème de la culture kinshasaise. Il symbolise le mélange des influences, l’hospitalité et la joie de vivre des Congolais. Que ce soit dans un restaurant chic ou dans une simple maison de quartier, le poulet mayo continue de rassembler les gens autour d’un bon repas, tout en célébrant la richesse de la cuisine de Kinshasa. Si vous avez l’occasion de visiter la capitale congolaise, ne manquez pas de déguster ce plat incontournable, véritable reflet de l’âme de ses habitants.

    Thom Biakpa

  • côte d’ivoire : les activités de pêche suspendues du 1er juillet au 31 août pour préserver les ressources halieutiques

    côte d’ivoire : les activités de pêche suspendues du 1er juillet au 31 août pour préserver les ressources halieutiques

    Le gouvernement a reconduit cette année, le repos biologique pour permettre aux poissons de mieux se reproduire/ Wikimédia

    Le lundi 30 juin, le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, a officiellement lancé le repos biologique 2025, marquant ainsi la reconduction de la fermeture saisonnière des pêches en Côte d’Ivoire. Cette initiative vise à renforcer la régénération des stocks halieutiques, à préserver les écosystèmes aquatiques et à garantir la durabilité du secteur de la pêche, essentiel à l’économie ivoirienne.

    Depuis son introduction en 2023, le repos biologique consiste à suspendre temporairement toutes les activités de pêche dans les eaux sous juridiction ivoirienne. Cette mesure permet aux espèces maritimes de se reproduire sans subir la pression de la pêche. Initialement appliquée en milieu marin, l’initiative a été élargie en 2024 pour inclure les lagunes Aby et Grand-Lahou, ainsi que les lacs de Buyo et de Kossou.

    Pour l’année 2025, la fermeture des pêches sera effective du 1er au 31 juillet pour la pêche artisanale maritime, et du 1er juillet au 31 août pour les pêches semi-industrielle et industrielle. Dans les eaux continentales, un « repos citoyen » sera mis en place de manière volontaire, soutenu par un dispositif d’accompagnement scientifique et institutionnel.

    Le ministre a souligné les retombées positives de cette mesure, notant son adoption croissante par les communautés locales. « Les pêcheurs, tant dans les eaux lagunaires que maritimes, soutiennent majoritairement la reconduction de cette initiative. Leur demande de généralisation du repos biologique à d’autres plans d’eau témoigne de la perception de cette mesure comme un levier d’amélioration de leurs revenus », a-t-il déclaré.

    Sidi Tiémoko Touré a également indiqué qu’aucune hausse significative des prix du poisson n’a été constatée durant les précédentes périodes de fermeture, grâce à l’accompagnement du ministère du Commerce. En outre, il a relevé une amélioration notable des rendements : en août 2024, la production de la pêche artisanale maritime a augmenté de 45 % par rapport à 2022 et de 20 % par rapport à 2023. Les durées de marées ont également été réduites, ce qui indique une meilleure disponibilité des ressources halieutiques.

    À long terme, les autorités visent une production de 150 000 tonnes d’ici 2028, contre 78 671 tonnes en 2022, représentant une augmentation attendue de 91 %. Le ministre a exhorté les communautés locales à continuer de soutenir cette politique de préservation, affirmant : « Pour gagner plus demain, nous devons modifier la façon dont nous gérons les pêches aujourd’hui. »

    Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de gestion durable des pêches et répond aux engagements internationaux de la Côte d’Ivoire, notamment dans le cadre de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer. En favorisant la durabilité des ressources halieutiques, le gouvernement ivoirien s’engage à protéger l’environnement tout en soutenant les moyens de subsistance des communautés de pêcheurs.

    Thom Biakpa

  • expo universelle d’Osaka : la gastronomie ivoirienne à l’honneur au japon

    expo universelle d’Osaka : la gastronomie ivoirienne à l’honneur au japon

    Vue de quelques mets ivoiriens / Photo: Ivoirix

    La semaine dédiée à la Côte d’Ivoire à l’Exposition Universelle d’Osaka, qui a débuté le lundi 9 juin 2025, a été marquée par une célébration vibrante des saveurs, mettant en avant la richesse et la diversité de la gastronomie ivoirienne.

    Cette première journée, axée sur la découverte culinaire, a été conçue comme un vecteur de diplomatie culturelle dans un Japon avide de nouvelles expériences, tant sur le plan culturel qu’économique. La participation de la Côte d’Ivoire s’inscrit parfaitement dans le thème général de l’Expo 2025, « Concevoir la société du futur, imaginer notre vie de demain », et se veut une vitrine de la diversité économique, culturelle et humaine du pays.

    Au cœur de cette rencontre gastronomique, le gombo, ingrédient emblématique des cuisines ivoirienne et japonaise, a été particulièrement mis en avant. Grâce aux démonstrations du chef ivoirien Kofi Roger, les visiteurs japonais ont eu l’opportunité de déguster des plats traditionnels tels que le Kabato et le célèbre attiéké, ce dernier étant inscrit au patrimoine immatériel de l’UNESCO depuis 2024.

    « J’ai été enchanté par les plats que j’ai goûtés aujourd’hui. J’ai voyagé dans plusieurs pays africains, mais je n’avais jamais eu l’occasion de savourer cela. Le gombo préparé de cette manière est très différent de notre cuisine japonaise. C’est vraiment délicieux », a déclaré Hiroshi Okamoto, enseignant japonais, visiblement séduit par cette immersion culinaire.

    Un autre moment fort de cette journée a été la dégustation de chocolat ivoirien, élaboré à partir du cacao de la Côte d’Ivoire, premier producteur mondial. Cette expérience, orchestrée par la chocolatière Viviane Kouamé en collaboration avec des maîtres chocolatiers japonais, a permis de faire découvrir la richesse aromatique du cacao ivoirien au public nippon.

    Kaladji, directeur général de l’Agence Côte d’Ivoire Export et commissaire général du pavillon ivoirien, a souligné que le Japon représente un vaste marché encore largement inexploité par les exportateurs ivoiriens. Cela offre une opportunité stratégique pour promouvoir des produits emblématiques du pays, tels que le chocolat, l’anacarde, les fruits transformés, le miel, le bissap et le fonio.

    « Nous avons choisi d’ouvrir cette semaine par la gastronomie, car elle constitue l’un des grands atouts de la Côte d’Ivoire. Certains de nos plats résonnent directement avec les habitudes culinaires japonaises », a-t-il expliqué.

    Dans une perspective de développement économique, la Côte d’Ivoire ambitionne de mobiliser plus de 100 milliards de FCFA grâce à sa participation à l’exposition. À cet égard, des rencontres B2B ont été organisées avec des dirigeants de grandes entreprises japonaises opérant dans les secteurs du cacao, de l’anacarde et du caoutchouc, dont plusieurs n’avaient encore jamais investi sur le sol ivoirien.

    Cette semaine à Osaka représente donc une occasion unique pour la Côte d’Ivoire de renforcer ses liens avec le Japon et de promouvoir ses richesses culturelles et économiques sur la scène internationale.

    Thom Biakpa

  • recette : les délices de la cuisine zimbabwéenne

    recette : les délices de la cuisine zimbabwéenne

    Un plat de Sadza, un mets très prisé au Zimbabwé/ Chef’s Pencil

    Au Zimbabwe, le plat emblématique est sans conteste la sadza, également connue sous le nom d’isitshwala. Cette préparation, riche en glucides et très nourrissante, est réalisée à partir de farine de maïs cuite dans de l’eau chaude jusqu’à obtenir une consistance épaisse. Une fois prête, la pâte est façonnée en boule et se marie parfaitement avec une variété de plats en sauce. Il est également possible de la préparer avec d’autres céréales comme le sorgho ou le millet.

    L’igname, ou madhumbe, est un autre aliment prisé, souvent bouilli pour le petit déjeuner ou frit pour le déjeuner et le dîner. Il peut également être réduit en poudre pour confectionner du pain. Un plat complet, le mupunga unedovi, combine du riz à grains longs avec du beurre de cacahuète, généralement accompagné de viande. Le dovi, quant à lui, est un ragoût de cacahuètes agrémenté de gombo et de légumes variés, parfois avec de la viande comme du poulet ou de l’agneau.


    Les plats à base de légumes feuilles sont également très populaires, comme le muboora, qui se compose de feuilles de citrouille mijotées avec des tomates et des oignons. Le mufushwawenyevhe, ou ulude, utilise des feuilles séchées de chou shona, appréciées pour leur goût légèrement amer. Le mutakura, un mélange nutritif de cacahuètes, maïs et haricots, peut être dégusté à tout moment de la journée. Les grains de maïs grillés, appelés mhandire, sont des en-cas très appréciés.


    Parmi les influences sud-africaines, on trouve la boerewors, une saucisse de bœuf épicée, et le biltong, une viande séchée marinée et séchée au soleil. Les plats d’abats, comme le zvikanganwahama (ragoût de gésier) et le mazondo (pied de bœuf), sont également très appréciés, souvent servis avec de la sadza et une bière bien fraîche.


    Bien que le Zimbabwe ne possède pas de côtes, ses lacs et rivières offrent des délices comme les matemba ou kapenta, de petits poissons séchés et salés, souvent frits. Les insectes, tels que les criquets et les termites, font aussi partie de l’alimentation traditionnelle, tout comme les vers mopane, des chenilles savoureuses qui peuvent être préparées de diverses manières.

    Desserts et Boissons



    La notion de dessert au Zimbabwe diffère de celle que l’on connaît en Europe. Les préparations sucrées sont souvent servies au petit déjeuner ou comme en-cas pour le thé. Le bota, par exemple, est un plat crémeux à base de maïs, souvent agrémenté de beurre de cacahuète, tandis que le chimodho est un pain de maïs servi avec du beurre et de la confiture.


    Le lait caillé, ou hodzeko, peut accompagner des plats salés ou être dégusté avec du miel et du sorgho. D’autres douceurs incluent l’umxhanxa, une soupe sucrée de pastèque sauvage et de maïs, ainsi que le pudding à la citrouille, nhopi.

    Le Zimbabwe produit du café et du thé, mais les meilleures récoltes sont généralement destinées à l’exportation. Sur place, la qualité des boissons est souvent moyenne. Cependant, le thé reste très populaire, héritage de la colonisation britannique. Bien que l’eau du robinet soit techniquement potable, il est conseillé de privilégier l’eau en bouteille.


    Le mazoe orange juice, un cordial à base d’orange, est une boisson nationale, tout comme le shandy, une bière légère au gingembre. Les alcools forts, tels que le whisky et le gin, sont largement consommés, tout comme la bière, avec des marques locales comme Bohlinger’s et Zambezi Lager. La chibuku, une bière artisanale, est souvent servie dans des seaux dans les bars des townships, offrant une expérience unique avec son goût fermenté et acidulé.


    Ainsi, la cuisine zimbabwéenne, riche et variée, reflète la culture et les traditions du pays, offrant une expérience culinaire à la fois nourrissante et savoureuse.

  • sénégal : les producteurs de pommes de terre de Kayar face à une crise de commercialisation de leurs produits

    sénégal : les producteurs de pommes de terre de Kayar face à une crise de commercialisation de leurs produits

    À Kayar, les producteurs de pomme de terre s’inquiètent de la mévente de leurs productions/ RFI

    Au Sénégal, la situation des producteurs de pommes de terre de Kayar, une localité située dans le nord-ouest du pays, est préoccupante. Malgré une récolte impressionnante de plus de 21 000 tonnes de pommes de terre lors de la dernière campagne, ces agriculteurs se heurtent à des difficultés majeures pour écouler leur production.


    Moussa Thioune, un producteur local, exprime son désespoir en constatant que ses efforts n’ont pas porté leurs fruits. Après avoir investi plus de six tonnes de semences pour obtenir plus de 50 tonnes de pommes de terre, il se retrouve avec des stocks invendus, deux mois après la récolte. « J’ai utilisé plus de six tonnes de semences et produit plus de 50 tonnes de pommes de terre. J’ai récolté il y a deux mois, mais jusqu’à présent, je n’ai pas réussi à vendre un seul tubercule », se lamente-t-il. Les pommes de terre, laissées à l’abandon dans son champ, sont recouvertes d’herbes sèches, une protection temporaire contre le soleil et les voleurs.

    Les raisons de cette impasse sont multiples. D’une part, la concurrence des multinationales, qui pratiquent une production intensive, a saturé le marché. D’autre part, les producteurs dénoncent une politique gouvernementale qu’ils jugent peu anticipatrice. Bien que l’État ait mis en place des mesures incitatives pour la campagne agricole 2024-2025, telles que des semences subventionnées et des engrais à prix réduits, ces initiatives semblent mal coordonnées. Mohamed Bachir Niang, membre de l’Association des producteurs maraîchers de Kayar, souligne que, malgré un certain engouement, la surproduction n’a pas été anticipée par les autorités. « Les années passées, on vendait au bout de 10 à 15 jours, un mois tout au plus. Mais cette année, cela fait plus de deux mois que ça dure », déclare-t-il.


    La situation pourrait devenir encore plus critique dans les mois à venir. Les producteurs, qui manquent de structures de conservation adéquates, ne peuvent pas stocker leurs récoltes indéfiniment. Ils placent désormais leurs derniers espoirs dans la fête de la Tabaski, une période de forte consommation qui pourrait leur permettre d’écouler leurs stocks avant qu’ils ne se détériorent complètement.


    En attendant, Moussa Thioune et ses collègues continuent de prier pour qu’un acheteur se manifeste. Le prix du kilo de pommes de terre est actuellement de 140 FCFA sur le marché, alors que le coût de production s’élève à 200 FCFA. Face à cette situation, les producteurs se retrouvent dans une impasse, espérant des solutions durables pour améliorer la commercialisation de leur production et subvenir aux besoins de leurs familles.

    Thom Biakpa

  • l’ablo : un délice de la cuisine ouest-africaine

    l’ablo : un délice de la cuisine ouest-africaine

    L’Ablo, une recette très prisée dans plusieurs pays d’Afrique de l’ouest/ Wikimédia

     

    L’Ablo est un gâteau traditionnel très prisé au Bénin, ainsi que dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest tels que le Togo et la Côte d’Ivoire. Ce plat, à base de farine de riz et de maïs, est légèrement sucré et se distingue par sa texture moelleuse et sa saveur délicate. L’Ablo est souvent consommé en accompagnement de plats savoureux, tels que le poulet ou le poisson frit, ainsi que de sauces épicées, comme la sauce feuille ou le moyo.

    Une préparation simple



    La préparation de l’Ablo est un mélange astucieux entre la technique du couscous africain et celle des gâteaux. L’essentiel de cette recette réside dans la création d’une bouillie qui sera ensuite cuite à la vapeur. Ce mode de cuisson permet de conserver la légèreté et la douceur du gâteau, tout en lui conférant une texture agréable.

    Ingrédients de base



    Pour réaliser l’Ablo, voici les ingrédients de base nécessaires :

    – Farine de riz : Elle apporte la légèreté et la texture moelleuse au gâteau.
    – Farine de maïs : Elle ajoute une saveur légèrement sucrée et contribue à la consistance.
    – Sucre : Pour une touche de douceur.
    – Eau : Pour mélanger les farines et former la bouillie.
    – Levure : Pour aider à la montée du gâteau.
    – Sel : Pour rehausser les saveurs.



    Recette simplifiée de l’Ablo

    Voici une recette simplifiée pour préparer l’Ablo, même si vous n’êtes pas un expert en cuisine africaine :

    1. Mélange des Ingrédients : Dans un grand bol, mélangez 2 tasses de farine de riz, 1 tasse de farine de maïs, 1/2 tasse de sucre, 1/2 cuillère à café de sel et 1 sachet de levure.

    2. Ajout d’Eau : Ajoutez progressivement de l’eau tout en remuant jusqu’à obtenir une pâte lisse et homogène. La consistance doit être similaire à celle d’une pâte à gâteau.

    3. Repos de la Pâte : Laissez reposer la pâte pendant environ 30 minutes pour permettre à la levure d’agir.

    4. Cuisson à la Vapeur : Versez la pâte dans des moules en silicone ou des petits ramequins. Placez-les dans un cuiseur vapeur et laissez cuire à la vapeur pendant environ 30 à 40 minutes, ou jusqu’à ce que l’Ablo soit bien cuit.

    5. Service : Une fois cuit, laissez refroidir légèrement avant de démouler. L’Ablo est souvent servi avec du piment et accompagné de petits poissons frits, créant ainsi un mélange de saveurs épicées et savoureuses qui raviront vos papilles.

    Un plat réconfortant

    L’Ablo est plus qu’un simple gâteau ; c’est un plat qui évoque des souvenirs et des traditions. Que ce soit lors d’un repas en famille ou d’une célébration, l’Ablo occupe une place spéciale dans le cœur des Béninois. Sa polyvalence en fait un accompagnement idéal pour de nombreux plats, et sa préparation simple permet à chacun de le savourer à la maison.

    En conclusion, l’Ablo est un incontournable de la cuisine ouest-africaine, alliant simplicité et richesse de saveurs. Que vous soyez un novice en cuisine ou un chef expérimenté, n’hésitez pas à essayer cette délicieuse recette et à partager un moment convivial autour de ce plat traditionnel.

    Thom Biakpa

  • côte d’ivoire : 3è édition du festival de la cuisine ivoirienne, une exploration riche et variée des délices culinaires du pays se profile

    côte d’ivoire : 3è édition du festival de la cuisine ivoirienne, une exploration riche et variée des délices culinaires du pays se profile

    La cérémonie de lancement du Festival de la Cuisine Ivoirienne/ Abidjan.net

    Le lancement de la troisième édition du Festival de la cuisine ivoirienne a eu lieu récemmentau Sofitel Ivoire de Cocody. Cet événement gastronomique, qui se déroulera les 12 et 13 juin 2025 à Bouaké, est orchestré par la Direction générale des industries touristiques et hôtelières (DG-ITH) sous l’égide du ministère du Tourisme et des Loisirs. Le thème de cette année, « À la découverte des saveurs d’ici et d’ailleurs », promet une exploration riche et variée des délices culinaires du pays.


    Cette édition s’annonce comme une véritable vitrine de la gastronomie ivoirienne, rassemblant les 13 régions touristiques du pays ainsi que divers acteurs du secteur. Au programme, plusieurs activités phares, dont un concours gastronomique qui mettra en compétition 26 chefs dans 13 catégories distinctes, englobant à la fois la cuisine professionnelle et la cuisine traditionnelle.


    En parallèle, un espace dédié au tourisme accueillera 50 exposants, mettant en avant la richesse et la diversité des produits locaux. Les présélections régionales, qui se dérouleront du 1er au 30 avril, auront lieu dans plusieurs villes, notamment San Pedro, Bouaké, Bondoukou, Séguéla, Grand-Bassam, Daloa, Odienné, Abengourou, Abidjan (Sud et Nord), Yamoussoukro, Korhogo et Man. La grande finale se tiendra à Bouaké, où six lauréats seront récompensés, avec trois gagnants par catégorie.


    Lors de la cérémonie de lancement, Dr Klo Fagama, Directeur Général des Industries Touristiques et Hôtelières, a souligné l’importance de cet événement dans la valorisation de la gastronomie ivoirienne comme levier de développement économique et culturel. Il a insisté sur l’ambition de faire de la Côte d’Ivoire une destination gastronomique de premier plan en Afrique.

    Andi Leal Daniel, représentant du ministre du Tourisme et des Loisirs, a également mis en lumière le rôle essentiel de la gastronomie en tant que vecteur de diversité culturelle et de convivialité. « Nous ne réveillons pas un festival, nous célébrons cette sublime Côte d’Ivoire. Si la musique est un langage universel, la nourriture en est un autre. Nos mets reflètent nos terres et nos traditions, et derrière chaque plat, se cachent des chefs talentueux et des agriculteurs dévoués », a-t-il déclaré, réaffirmant l’engagement du ministère à positionner ce festival parmi les événements culinaires majeurs du continent. Il a également rappelé que 2025 est une année charnière pour le tourisme ivoirien, soulignant que le pays ne se limite pas à offrir de la nourriture, mais propose une expérience unique où le partage et le vivre-ensemble sont au cœur des interactions.


    Les chefs cuisiniers présents ont unanimement insisté sur l’importance d’établir des critères stricts de sélection pour garantir l’excellence du concours gastronomique. Parmi ces critères figurent l’hygiène alimentaire, la maîtrise des techniques culinaires et la valorisation des produits locaux.



    De plus, des réformes dans l’enseignement technique et professionnel ont été annoncées, visant à intégrer 40 % de plats ivoiriens dans les programmes de formation culinaire des écoles. Les experts ont également souligné la nécessité de structurer et de codifier la cuisine ivoirienne en respectant trois grandes techniques culinaires universelles.


    Cette troisième édition du Festival de la cuisine ivoirienne s’annonce donc comme un événement incontournable, célébrant non seulement la richesse des saveurs locales, mais aussi le patrimoine culturel et gastronomique du pays.

    Thom Biakpa

  • les kiosques à café en côte d’ivoire : un business rentable en plein essor

    les kiosques à café en côte d’ivoire : un business rentable en plein essor

    Des promoteurs de kiosques à café à Abidjan/ Photo: mediacitoyen.com



    En Côte d’Ivoire, le café est bien plus qu’une simple boisson ; c’est une véritable institution culturelle et sociale. Dans ce contexte, les kiosques à café se sont imposés comme un modèle d’affaires florissant, attirant à la fois les entrepreneurs et les amateurs de café. Ce phénomène témoigne d’une évolution des habitudes de consommation et d’une demande croissante pour des espaces conviviaux où se retrouver.


    Un Marché en Croissance


    La Côte d’Ivoire est l’un des plus grands producteurs de café en Afrique, et la consommation locale est en constante augmentation. Les Ivoiriens, de toutes les classes sociales, apprécient de se retrouver autour d’un bon café, que ce soit pour discuter, travailler ou simplement se détendre. Les kiosques à café, souvent situés dans des zones stratégiques comme les marchés, les centres commerciaux ou près des bureaux, répondent à cette demande croissante. Le “ café noir ” ou le “serré” est préparé à partir de la poudre de café mise dans un appareil pour en extraire le jus noir qui est consommé avec du sucre ou sans sucre. Les jeunes et même les hommes du troisième âge s’adonnent à cœur joie à la consommation de ce produit. Selon plusieurs de ces opérateurs que nous avons interrogés sur la rentabilité de leur business, le café moulu est le format dans lequel le café est le plus consommé.

    « Je vends en moyenne 100 petits pots par jour, à raison de 100 francs CFA le verre. Cela me fait 10 000 francs CFA par jour. Donc une recette de 300 000 francs par mois », nous raconte Ahmadou Diallo. Il dit dépenser en tout une somme de 10. 000 francs CFA pour l’achat d’un paquet de sucre, deux ou trois sachets de café.


    Un modèle économique accessible


    L’un des principaux atouts des kiosques à café est leur faible coût d’entrée. Comparés à des établissements de restauration plus traditionnels, les kiosques nécessitent un investissement initial moins élevé. Les entrepreneurs peuvent commencer avec un petit espace, quelques tables et chaises, et un équipement de base pour la préparation du café. Cela permet à de nombreux jeunes entrepreneurs de se lancer dans le secteur sans avoir à faire face à des charges financières écrasantes.

    Diversification de l’Offre


    Pour se démarquer dans un marché de plus en plus concurrentiel, de nombreux kiosques à café diversifient leur offre. En plus des différentes variétés de café, ils proposent des boissons chaudes et froides, des pâtisseries, des snacks et même des plats légers. Cette diversification attire une clientèle variée, allant des étudiants aux professionnels en quête d’un lieu de travail informel.


    Un lieu de vie et de socialisation


    Les kiosques à café ne sont pas seulement des points de vente ; ils sont devenus des lieux de vie où les gens se rencontrent et échangent. Dans un pays où la convivialité est une valeur essentielle, ces espaces favorisent les interactions sociales. Les propriétaires de kiosques organisent parfois des événements, comme des concerts ou des expositions d’art, pour attirer davantage de clients et créer une atmosphère dynamique.



    Défis à surmonter



    Malgré leur succès, les kiosques à café en Côte d’Ivoire font face à plusieurs défis. La concurrence est de plus en plus forte, avec l’émergence de chaînes de café et d’autres établissements. De plus, la qualité des produits et le service à la clientèle doivent être constamment améliorés pour fidéliser la clientèle. Les entrepreneurs doivent également naviguer dans un environnement réglementaire parfois complexe, notamment en ce qui concerne les licences et les normes sanitaires.



    En définitive, les kiosques à café en Côte d’Ivoire représentent une opportunité d’affaires prometteuse, alliant rentabilité et convivialité. Avec un marché en pleine expansion et une demande croissante pour des espaces de socialisation, ce modèle économique continue d’attirer de nombreux entrepreneurs. En surmontant les défis et en innovant constamment, les kiosques à café peuvent non seulement prospérer, mais aussi jouer un rôle clé dans la culture et l’économie ivoiriennes.

    Thom Biakpa