Catégorie : Saveurs

  • le dèguè : un délice ouest-africain à base de mil

    le dèguè : un délice ouest-africain à base de mil

    Le dèguè, un dessert très apprécié en Afrique de l’ouest/ Recettes d’Afrique

    Le dèguè est un dessert traditionnel ouest-africain qui ravit les papilles par sa douceur et sa texture crémeuse. Réalisé à partir de semoule de mil et de produits laitiers, ce plat est non seulement savoureux, mais également nutritif. Que ce soit pour une occasion spéciale ou simplement pour se faire plaisir, le dèguè est un choix parfait. Voici comment le préparer.

    Ingrédients pour 6 personnes

    Pour réaliser un délicieux dèguè, vous aurez besoin des ingrédients suivants :

    – 200 g de semoule de mil en graine
    – 1 kg de fromage blanc
    – 400 g de lait concentré
    – 1 sachet de sucre vanillé
    – 1 demi-citron vert
    – 1/2 cuillère à café de muscade
    – 250 ml d’eau
    – À défaut de lait concentré, vous pouvez utiliser du sucre en poudre

    Préparation

    1. Préparation des graines de mil :
    – Commencez par mettre les graines de mil dans un saladier.
    – Faites bouillir la moitié de l’eau (125 ml) et versez-la sur les graines. Couvrez le saladier et laissez reposer pendant 5 minutes.
    – Après ce temps, mélangez bien les graines, puis faites bouillir le reste de l’eau et versez-la sur les graines. Couvrez à nouveau et laissez reposer pendant 5 minutes avant de mélanger à nouveau.

    2. Cuisson au micro-ondes :
    – Placez les graines de mil dans le micro-ondes et faites-les cuire pendant 3 minutes. Cela permettra de bien les cuire et de les rendre tendres.
    – Une fois cuites, laissez-les refroidir avant d’ajouter le jus d’un demi-citron vert pour apporter une touche d’acidité.

    3. Préparation du mélange crémeux :
    – Pendant que les graines refroidissent, prenez un autre saladier et mélangez le lait concentré, le fromage blanc, le sucre vanillé et la muscade. Ce mélange crémeux est la base qui va enrober les graines de mil.

    4. Assemblage :
    – Incorporez délicatement les graines de mil refroidies dans le mélange crémeux. Mélangez avec soin pour ne pas écraser les graines, afin de conserver une belle texture.

    5. Réfrigération :
    – Une fois le mélange bien homogène, placez le dèguè au réfrigérateur. Il est préférable de le servir bien frais, ce qui le rend encore plus agréable à déguster.

    Dégustation

    Le dèguè peut être servi en dessert ou en collation. Sa douceur et sa texture crémeuse en font un plat réconfortant, idéal pour les chaudes journées d’été ou lors de repas en famille. N’hésitez pas à le personnaliser en ajoutant des fruits frais ou des noix pour une touche encore plus gourmande.

    En somme, le dèguè est un dessert simple à réaliser qui met en avant les saveurs et les ingrédients typiques de l’Afrique de l’Ouest. Sa préparation ne demande que quelques étapes et il est parfait pour partager un moment convivial autour d’une table. Bon appétit !

    Thom Biakpa

  • côte d’ivoire : la cheffe Zeinab Bancé se lance à nouveau à la conquête du record guinness du plus long marathon de cuisine

    côte d’ivoire : la cheffe Zeinab Bancé se lance à nouveau à la conquête du record guinness du plus long marathon de cuisine

    La cheffe Zeinab Bancé dans sa nouvelle tentative de décrocher le Record Guiness / AFP


    En Côte d’Ivoire, la talentueuse cheffe Zeinab Bancé s’est lancée à nouveau à la conquête de son rêve : tenter d’entrer dans le livre des records Guinness en réalisant le plus long marathon de cuisine. Ce jeudi 27 mars, elle a débuté son marathon culinaire, qui se prolongera jusqu’au 2 avril.

    Lors de sa précédente tentative, en décembre dernier, Zeinab avait déjà impressionné en cuisinant pendant 131 heures d’affilée. Malheureusement, sa performance n’avait pas été validée par le Guinness des Records en raison d’un problème de captation vidéo. Déterminée à ne pas laisser cet obstacle entraver son rêve, elle s’est lancée à nouveau dans l’aventure, avec l’ambition de surpasser son propre record.



    Pour battre le record actuel, la cheffe doit cuisiner pendant au moins 120 heures consécutives, avec seulement deux heures de pause par jour. « J’avais atteint 131 heures en décembre, mais cette fois-ci, je suis prête à aller encore plus loin », déclare-t-elle avec une détermination palpable.

    Zeinab Bancé a choisi le Palais des Sports de Treichville comme lieu de son défi, où le public est invité à venir l’encourager tout au long de son marathon. Sa précédente tentative avait suscité un véritable engouement populaire, avec des milliers de personnes la soutenant jour et nuit, tant sur place que sur les réseaux sociaux.



    Pour se préparer à cet exploit, la cheffe a suivi un programme rigoureux, incluant des séances de kinésithérapie et de relaxation, ainsi qu’une préparation financière avec des partenaires commerciaux. Côté culinaire, elle a élaboré une vaste liste de recettes mettant à l’honneur la richesse de la cuisine ivoirienne et africaine.



    Cette fois-ci, l’équipe du Guinness des Records sera présente pour suivre en direct la captation vidéo de sa performance, garantissant ainsi la validation de son record. L’impact de ce défi dépasse les frontières de la Côte d’Ivoire, attirant également l’attention dans toute la sous-région ouest-africaine. La cheffe togolaise Laurence Assignon a d’ailleurs exprimé son souhait de se lancer dans une aventure similaire dans les semaines à venir.


    Zeinab Bancé incarne non seulement la passion pour la cuisine, mais aussi l’esprit de défi et de persévérance. Son marathon culinaire promet d’être un événement mémorable, à suivre de près.

    Thom Biakpa

  • évolution des habitudes alimentaires : les fast-foods en plein essor en côte d’ivoire  

    évolution des habitudes alimentaires : les fast-foods en plein essor en côte d’ivoire  

    Vue d’un restaurant fast-food très en vogue à Abidjan/ Abidjan.net


    L’Afrique, continent aux mille facettes, est célèbre pour sa diversité culturelle et géographique. Des médinas animées du Maghreb aux plages ensoleillées de l’Égypte, en passant par les villages pittoresques d’Afrique Noire et les paysages sauvages d’Afrique du Sud, chaque région offre une richesse unique. Cette diversité se reflète également dans la gastronomie, où des saveurs et des recettes authentiques attendent d’être découvertes, souvent mieux appréciées sur le sol africain que dans les restaurants européens.


    La Montée en Puissance des Fast-Foods

    Depuis les temps anciens, l’idée de se restaurer en dehors de chez soi existe sous diverses formes. Des tavernes grecques et romaines aux auberges médiévales, la notion de restauration collective a toujours été présente. Bien que McDonald’s, fondé en 1940, soit souvent cité comme le pionnier du fast-food à l’échelle mondiale, le premier établissement de ce type, White Castle, a vu le jour en 1921 dans le Kansas, proposant des hamburgers à emporter pour un déjeuner rapide. Aujourd’hui, les fast-foods ne se limitent plus aux hamburgers ; ils ont évolué pour inclure une multitude de cuisines du monde entier, comme Taco Bell pour la cuisine mexicaine ou Subway pour les sandwichs.


    Un Phénomène en Côte d’Ivoire


    Récemment, un reportage du quotidien Le Monde a mis en lumière l’essor des fast-foods en Côte d’Ivoire. L’article souligne la présence croissante d’une population urbaine pressée, avide de solutions rapides et pratiques pour se restaurer. Le premier Burger King a ouvert ses portes à Abidjan en 2015, et depuis deux ans, sept autres établissements ont suivi. Les chaînes françaises, telles que Paul et La Brioche Dorée, ont également fait leur entrée sur le marché ivoirien, témoignant de l’attrait croissant pour la restauration rapide.


    Les raisons de cette explosion de fast-foods à Abidjan sont multiples. Un taux de croissance économique proche de 10 %, l’émergence d’une classe moyenne dynamique et l’implantation d’entreprises internationales attirant des expatriés sont autant de facteurs qui contribuent à ce phénomène.

    Le Slow Food : Une réaction au Fast-Food


    Face à cette tendance, le mouvement Slow Food, symbolisé par un escargot, a vu le jour en Italie en 1986 en réaction à la culture du fast-food. Fondée par Carlo Petrini, cette organisation est reconnue par la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture) et vise à promouvoir les produits du terroir, le plaisir de manger et la gastronomie en tant que culture. Malgré ces efforts, la popularité des fast-foods semble loin de s’essouffler.



    Dans un monde où le rythme de vie s’accélère, où les travailleurs doivent souvent se contenter d’un repas rapide entre deux réunions, et où la fatigue rend la cuisine à domicile peu attrayante, les fast-foods répondent à un besoin croissant. De plus, dans un contexte économique difficile, de nombreux étudiants et travailleurs précaires n’ont pas les moyens de fréquenter des restaurants traditionnels. Ainsi, la restauration rapide continue de prospérer, et Abidjan se positionne comme une capitale à surveiller de près dans cette dynamique effrénée.


    En somme, l’essor des fast-foods en Côte d’Ivoire illustre non seulement une évolution des habitudes alimentaires, mais aussi un reflet des changements socio-économiques en cours dans le pays. Alors que la gastronomie locale continue de coexister avec cette tendance, il sera intéressant de voir comment ces deux mondes interagiront à l’avenir.

    Thom Biakpa

  • côte d’ivoire : la cheffe Zeinab Bancé se lance à nouveau dans la quête du guinness world records le 27 mars au palais des sports de Treichville

    côte d’ivoire : la cheffe Zeinab Bancé se lance à nouveau dans la quête du guinness world records le 27 mars au palais des sports de Treichville

    La cheffe Zeinab Bancé est déterminée à décrocher le Guinness World Records/ Sipa


    La cheffe cuisinière Zeinab Bancé a organisé une conférence de presse ce mardi 11 mars 2025 pour annoncer son retour sur la scène internationale du Guinness World Records. Après une première tentative infructueuse le 17 décembre 2024, où son record n’a pas été validé en raison d’un problème technique, Zeinab a confirmé qu’elle s’apprête à relever le défi une nouvelle fois, cette fois au Palais des Sports d’Abidjan le 27 mars 2025.


    Lors de sa première tentative à l’Agora de Koumassi, Zeinab avait réussi à cuisiner pendant 131 heures et 30 minutes, dépassant largement les 120 heures requises. Cependant, un souci de captation vidéo, où des images de la foule et d’autres éléments extérieurs ont été filmées au lieu de se concentrer exclusivement sur elle, a empêché la validation de son record. « Malheureusement, les choses ne se sont pas déroulées comme prévu. Les personnes chargées de filmer ont voulu capturer l’ambiance, mais selon les règles du Guinness, il fallait me filmer uniquement », a-t-elle expliqué.


    Malgré cet échec, Zeinab reste résolue et pleine d’optimisme. Lors de sa rencontre avec les journalistes, elle a exprimé sa profonde gratitude envers ses compatriotes ivoiriens pour le soutien inestimable qu’ils lui ont témoigné.


    « J’ai vécu ce moment avec toute la Côte d’Ivoire. Ce n’était pas seulement mon record, c’était celui de tous les Ivoiriens. Leur solidarité et leur amour m’ont donné la force de continuer », a-t-elle déclaré, visiblement émue.



    Pour cette nouvelle tentative, un événement d’envergure est prévu. Zeinab invite tous les Ivoiriens à se joindre à elle le 27 mars au Palais des Sports.



    « Nous avons une belle surprise cette fois-ci. Le Guinness World Records suivra le record en direct, en streaming, pour une validation immédiate dès la fin du compte à rebours », a-t-elle annoncé.



    Cette diffusion en temps réel par l’équipe du Guinness représente une première en Afrique francophone et constitue une avancée significative pour la Côte d’Ivoire.


    Zeinab Bancé a également souligné l’importance de cet événement pour la nation.



    « C’est un devoir pour moi de représenter ma patrie. Ce n’est pas seulement mon nom, c’est la Côte d’Ivoire que je porte haut », a-t-elle conclu, en insistant sur le fait que ce record dépasse le cadre d’un exploit personnel.


    « Quand je m’inscris, on me demande mon pays. Et c’est la Côte d’Ivoire que je représente », a-t-elle rappelé, invitant les Ivoiriens à continuer de la soutenir.



    Le défi du 27 mars 2025 sera donc une occasion de redorer l’image de la Côte d’Ivoire et de démontrer à l’Afrique et au monde entier la résilience et la solidarité d’un peuple. Zeinabcompte une fois de plus sur l’unité nationale pour cette grande aventure.


    Les Ivoiriens et le monde entier seront en émulation pour cet exploit historique, espérant voir la cheffe cuisinière inscrire son nom dans l’histoire du Guinness World Records et porter haut les couleurs de son pays.

    Thom Biakpa

  • sécurité alimentaire : la côte d’ivoire vise l’autosuffisance rizicole d’ici 2026

    sécurité alimentaire : la côte d’ivoire vise l’autosuffisance rizicole d’ici 2026

    La Côte d’Ivoire vise l’autosuffisance en riz dès 2026 / Photo: Aderiz

    Lors du Salon de l’Agriculture à Paris, le ministre d’Etat ivoirien, ministre de l’Agriculture et de la production vivrière, Kobenan Kouassi Adjoumani, a souligné l’engagement de la Côte d’Ivoire à développer sa production rizicole pour atteindre l’autosuffisance d’ici la fin de 2026. Traditionnellement reconnue comme un leader dans la production de cacao et de manioc, la Côte d’Ivoire revient à l’une de ses cultures fondamentales : le riz.

    Dans les années 1970, la Côte d’Ivoire était autosuffisante en riz. Cependant, un changement de priorités économiques a conduit à une baisse de la production. Aujourd’hui, face à des défis globaux tels que la guerre en Ukraine et la pandémie de Covid-19, le pays a décidé de se concentrer sur la production vivrière, avec le riz comme priorité.

    En 2023, la production de riz a atteint 1,55 million de tonnes, en augmentation par rapport aux 1,3 million de tonnes de l’année précédente. Avec des besoins estimés à 2,1 millions de tonnes pour atteindre l’autosuffisance, le ministre Adjoumani est optimiste quant à la possibilité de combler cet écart en deux ans plutôt qu’en 2030, grâce à l’introduction de semences améliorées et à des techniques d’irrigation innovantes.

    Pour soutenir cette croissance, le gouvernement a mis en place des infrastructures d’irrigation qui permettent de récupérer et de redistribuer l’eau de pluie, maximisant ainsi les ressources disponibles pour les cultures. Cette approche vise à rendre l’agriculture ivoirienne plus résiliente face aux aléas climatiques.

    En outre, le ministre a abordé la question du cacao, un secteur qui a également souffert des impacts climatiques. La Côte d’Ivoire, malgré les défis, continue de rechercher des méthodes de culture durables et de lutter contre les maladies qui affectent ses plantations.

    Concernant la problématique du cacao exporté illégalement, Adjoumani a précisé que le gouvernement a mis en place des mesures strictes pour lutter contre ce phénomène. Des décisions ont été prises pour renforcer la sécurité autour des zones frontalières, et des actions concrètes ont été entreprises pour traquer les trafiquants.

    Enfin, le ministre a annoncé un Salon de l’agriculture en Côte d’Ivoire prévu du 23 mai au 1er juin, invitant les investisseurs internationaux à explorer les opportunités d’investissement dans le secteur agricole ivoirien.

    Avec des objectifs ambitieux et des mesures concrètes en place, la Côte d’Ivoire se positionne comme un acteur clé dans la production de riz et le développement de son agriculture, visant une autosuffisance qui pourrait transformer le paysage alimentaire du pays d’ici 2026.

    Thom Biakpa

  • dans l’univers des chefs pâtissiers africains : un voyage sucré au cœur de la créativité

    dans l’univers des chefs pâtissiers africains : un voyage sucré au cœur de la créativité

    Les pâtissiers africains font de plus en plus recours aux produits locaux dans leurs créations/ photo: Pâtisserie africaine

    L’Afrique, avec sa richesse culturelle et sa diversité, est un véritable terreau d’innovation culinaire. Parmi les nombreux talents qui émergent sur le continent, les chefs pâtissiers africains se distinguent par leur créativité, leur passion et leur capacité à fusionner traditions et modernité. Cet article vous invite à découvrir cet univers fascinant où la pâtisserie devient un art à part entière.



    Une tradition riche et variée



    La pâtisserie en Afrique ne se limite pas aux desserts que l’on connaît en Europe ou en Amérique. Chaque région du continent possède ses propres spécialités, souvent influencées par des ingrédients locaux et des techniques ancestrales. Par exemple, en Afrique de l’Ouest, on trouve des délices comme le « brioche » ou le « kankankan« , tandis qu’en Afrique de l’Est, le « mandazi » et le « kue » sont des incontournables. Ces douceurs, souvent préparées pour des occasions spéciales, témoignent d’un savoir-faire transmis de génération en génération.

    L’émergence de nouveaux talents



    Ces dernières années, une nouvelle génération de chefs pâtissiers africains a vu le jour, apportant avec elle une vision moderne de la pâtisserie. Formés dans des écoles prestigieuses ou autodidactes, ces artistes culinaires s’inspirent de leurs racines tout en intégrant des techniques contemporaines. Ils n’hésitent pas à expérimenter avec des saveurs inattendues, comme le chocolat noir associé à des épices locales ou des fruits tropicaux.



    La fusion des cultures



    L’un des aspects les plus fascinants de la pâtisserie africaine contemporaine est la manière dont elle fusionne différentes cultures. Les chefs pâtissiers s’approprient des influences internationales tout en les adaptant à leur identité. Par exemple, un gâteau au chocolat peut être rehaussé de saveurs de baobab ou de gingembre, créant ainsi une expérience gustative unique qui raconte une histoire.



    Un impact économique et social



    L’essor de la pâtisserie en Afrique ne se limite pas à l’art culinaire. Il a également un impact économique significatif. De nombreux chefs pâtissiers ouvrent leurs propres boulangeries et pâtisseries, créant des emplois et stimulant l’économie locale. De plus, ils participent à des initiatives de formation pour transmettre leur savoir-faire aux jeunes, contribuant ainsi à l’autonomisation des communautés.



    L’univers des chefs pâtissiers africains est en pleine effervescence, alliant tradition et innovation. Ces artistes du sucré ne se contentent pas de créer des desserts ; ils racontent des histoires, célèbrent leur culture et participent à l’évolution de la gastronomie sur le continent. En savourant leurs créations, on découvre non seulement des saveurs exquises, mais aussi un véritable patrimoine culinaire en pleine renaissance. L’avenir de la pâtisserie africaine s’annonce prometteur, et il ne tient qu’à nous de le savourer.

    Thom Biakpa

  • côte d’ivoire : le boom des commandes de repas en ligne à Abidjan

    côte d’ivoire : le boom des commandes de repas en ligne à Abidjan

    Un livreur de repas en activité/ Reuters


    Au cœur de la dynamique urbaine d’Abidjan, la tendance des commandes de repas en ligne connaît un essor fulgurant. Ce phénomène, qui s’est intensifié ces dernières années, a été particulièrement accentué par la pandémie de COVID-19, qui a modifié les habitudes de consommation des Ivoiriens. Aujourd’hui, de plus en plus de personnes optent pour la commodité des services de livraison à domicile, transformant ainsi le paysage gastronomique de la capitale économique.


    Une réponse à la demande croissante


    Avec l’urbanisation rapide et l’augmentation du nombre de travailleurs urbains, la demande pour des solutions de restauration rapide et pratiques a explosé. Les plateformes de livraison de repas, telles que Jumia Food, Glovo et d’autres acteurs locaux, ont su s’adapter à cette nouvelle réalité en proposant une large gamme de choix allant des plats traditionnels ivoiriens aux cuisines internationales. Les utilisateurs peuvent désormais commander leurs repas préférés en quelques clics, que ce soit depuis leur bureau ou leur domicile.


    La technologie au service de la gastronomie


    L’essor des commandes en ligne s’explique également par l’augmentation de l’accès à Internet et l’utilisation croissante des smartphones. Les applications de livraison sont devenues intuitives et faciles à utiliser, permettant aux clients de naviguer aisément à travers les menus, de passer des commandes et de suivre la livraison en temps réel. Cette digitalisation a non seulement simplifié le processus de commande, mais a également ouvert de nouvelles opportunités pour les restaurateurs, qui peuvent désormais toucher une clientèle plus large sans avoir à investir massivement dans des infrastructures physiques.


    Un impact sur les restaurateurs


    Pour les restaurateurs, cette tendance représente à la fois une opportunité et un défi. D’un côté, les plateformes de livraison leur permettent d’augmenter leur chiffre d’affaires en atteignant des clients qui n’auraient peut-être pas visité leur établissement. De l’autre, la concurrence est devenue féroce, et les restaurateurs doivent s’adapter rapidement aux attentes des consommateurs en matière de qualité, de rapidité et de service. Beaucoup d’entre eux investissent dans des cuisines fantômes, des espaces dédiés uniquement à la préparation de commandes en ligne, afin de réduire les coûts et d’optimiser leur efficacité.



    Les défis à relever



    Malgré ce succès, le secteur des commandes de repas en ligne à Abidjan fait face à plusieurs défis. La logistique de livraison, en particulier, peut être complexe dans une ville où le trafic est souvent dense. Les entreprises doivent également gérer les attentes des clients en matière de délais de livraison et de qualité des plats. De plus, la question de la sécurité alimentaire et de l’hygiène reste primordiale, surtout dans un contexte où les consommateurs sont de plus en plus soucieux de la provenance de leur nourriture.


    En définitive, le boum des commandes de repas en ligne à Abidjan illustre une évolution significative des habitudes alimentaires des Ivoiriens. Alors que la technologie continue de transformer le secteur de la restauration, il est probable que cette tendance se renforce dans les années à venir. Les acteurs du marché, qu’ils soient restaurateurs ou plateformes de livraison, devront s’adapter aux nouvelles attentes des consommateurs tout en surmontant les défis logistiques et opérationnels. Dans ce contexte, la capacité à innover et à offrir un service de qualité sera déterminante pour réussir dans ce secteur en pleine expansion.

    Thom Biakpa

  • la cuniculture en afrique : un potentiel à exploiter pour le développement rural

    la cuniculture en afrique : un potentiel à exploiter pour le développement rural

    L’élevage du lapin, une activité porteuse / photo: WikiAgri

    La cuniculture, ou l’élevage de lapins, est une pratique qui gagne en popularité en Afrique, tant pour ses avantages économiques que pour ses contributions à la sécurité alimentaire. Bien que cette activité soit encore peu développée dans de nombreuses régions, elle présente un potentiel considérable pour améliorer les moyens de subsistance des agriculteurs et diversifier les sources de revenus.

    Un élevage à faible coût

    L’un des principaux atouts de la cuniculture est son faible coût d’entrée. Les lapins nécessitent moins d’espace que d’autres animaux d’élevage, ce qui les rend idéaux pour les petits exploitants agricoles, souvent limités par la taille de leurs terres. De plus, les lapins se reproduisent rapidement, avec une portée pouvant atteindre jusqu’à 12 lapereaux tous les trois mois. Cette rapidité de reproduction permet aux éleveurs de générer des revenus en peu de temps.

    Une source de protéines

    La consommation de viande de lapin est en hausse en Afrique, car elle constitue une source de protéines maigres, riche en nutriments et faible en graisses. Dans de nombreuses cultures, la viande de lapin est appréciée pour sa tendreté et son goût délicat. En intégrant la cuniculture dans leur régime alimentaire, les populations peuvent améliorer leur nutrition, en particulier dans les zones où l’accès à d’autres sources de protéines est limité.

    Impact sur l’environnement

    L’élevage de lapins est également considéré comme une pratique durable. Les lapins ont un impact environnemental relativement faible par rapport à d’autres animaux d’élevage. Ils produisent moins de gaz à effet de serre et nécessitent moins de ressources en eau et en aliments. De plus, leurs excréments peuvent être utilisés comme engrais naturel, contribuant ainsi à l’amélioration des sols et à la fertilité des cultures.

    Défis à surmonter

    Malgré ses nombreux avantages, la cuniculture en Afrique fait face à plusieurs défis. L’un des principaux obstacles est le manque de formation et d’éducation des éleveurs. Beaucoup d’entre eux ne disposent pas des connaissances nécessaires pour gérer efficacement un élevage de lapins, ce qui peut entraîner des pertes économiques. De plus, l’accès aux marchés pour vendre la viande de lapin reste limité dans certaines régions, ce qui freine le développement de cette activité.

    Initiatives et perspectives d’avenir

    Pour surmonter ces défis, plusieurs initiatives ont été mises en place à travers le continent. Des organisations non gouvernementales et des agences gouvernementales travaillent à la formation des éleveurs, en leur fournissant des connaissances sur les meilleures pratiques d’élevage, la gestion de la santé animale et les techniques de reproduction. De plus, des programmes de sensibilisation visent à promouvoir la consommation de viande de lapin, augmentant ainsi la demande sur le marché.


    La cuniculture en définitive en Afrique, représente une opportunité prometteuse pour le développement rural, la sécurité alimentaire et la durabilité environnementale. En investissant dans la formation et en facilitant l’accès aux marchés, il est possible de transformer cette activité en une source de revenus significative pour de nombreuses communautés rurales. Avec un soutien adéquat, la cuniculture pourrait devenir un pilier essentiel de l’agriculture africaine, contribuant à un avenir plus prospère et durable pour le continent.

    Thom Biakpa

  • gastronomie africaine : gros plans sur ces restaurants qui font la fierté du patrimoine culinaire du continent

    gastronomie africaine : gros plans sur ces restaurants qui font la fierté du patrimoine culinaire du continent

    Tamsir Ndir, un chef cuisinier qui fait la fierté de la gastronomie africaine dans le monde/
    Photo: BBC



    L’Afrique, riche de sa diversité culturelle et de ses traditions culinaires, est un véritable trésor gastronomique. Les restaurants africains, qu’ils soient traditionnels ou modernes, jouent un rôle essentiel dans la promotion de cette richesse. Ils ne se contentent pas de servir des plats savoureux, mais ils racontent aussi l’histoire, les coutumes et les valeurs des différentes communautés du continent. Voici un aperçu de quelques restaurants emblématiques qui font la fierté de l’Afrique.



    1. Le Restaurant Le Relais de l’Entrecôte – Abidjan, Côte d’Ivoire


    Situé à Abidjan, ce restaurant est célèbre pour sa cuisine ivoirienne authentique et ses plats à base de viande. Le Relais de l’Entrecôte propose une expérience culinaire unique, où les clients peuvent déguster des spécialités locales comme l’attiéké (semoule de manioc fermentée) accompagnée de poisson braisé ou de viande grillée. L’ambiance conviviale et chaleureuse en fait un lieu de rencontre prisé par les habitants et les visiteurs.


    2. La Table de l’Afrique – Dakar, Sénégal


    Ce restaurant est un véritable hommage à la gastronomie sénégalaise. La Table de l’Afrique se distingue par son menu varié qui met en avant des plats traditionnels comme le thieboudienne(riz au poisson) et le yassa (poulet mariné au citron et aux oignons). Avec une décoration inspirée des couleurs et des motifs africains, ce restaurant offre une expérience immersive qui célèbre la culture locale.



    3. Nubuke Foundation Café – Accra, Ghana


    Au sein de la Nubuke Foundation, un espace dédié à l’art et à la culture, ce café propose une cuisine ghanéenne moderne. Les plats sont préparés avec des ingrédients locaux et de saison, mettant en avant des recettes traditionnelles revisitées. Le café est également un lieu de rencontre pour les artistes et les amateurs d’art, créant une atmosphère dynamique et inspirante.


    4. The Test Kitchen – Le Cap, Afrique du Sud


    Considéré comme l’un des meilleurs restaurants d’Afrique, The Test Kitchen, dirigé par le chef Luke Dale-Roberts, propose une expérience gastronomique innovante. Le menu fusionne des influences africaines et internationales, offrant des plats créatifs qui mettent en valeur les ingrédients locaux. La philosophie du restaurant repose sur la durabilité et l’utilisation de produits frais, ce qui en fait un modèle à suivre dans le secteur de la restauration.


    5. Chez Loutcha – Tunis, Tunisie



    Ce restaurant est un incontournable pour ceux qui souhaitent découvrir la cuisine tunisienne authentique. Chez Loutcha propose des plats traditionnels comme le couscous, le tajine et les briks, préparés selon des recettes familiales transmises de génération en génération. L’atmosphère chaleureuse et l’accueil convivial font de ce lieu un véritable havre de paix pour les amateurs de bonne cuisine.


    6. Bistro Afrique – Paris, France


    Bien que situé à l’étranger, Bistro Afrique est un exemple parfait de la manière dont la cuisine africaine peut s’exporter et séduire un public international. Ce restaurant met en avant des plats emblématiques de plusieurs pays africains, offrant une expérience culinaire variée et riche. Les clients peuvent déguster des spécialités comme le bobotie sud-africain ou le poulet maffé du Mali, tout en découvrant des vins africains soigneusement sélectionnés.


    En définitive, les restaurants africains sont bien plus que de simples établissements où l’on mange ; ils sont des ambassadeurs de la culture et de l’héritage du continent. En célébrant la diversité des saveurs et des traditions culinaires, ces restaurants contribuent à renforcer l’identité africaine et à promouvoir le continent sur la scène mondiale. Que ce soit à travers des plats traditionnels ou des créations modernes, la gastronomie africaine continue d’émerveiller et de rassembler les gens autour de la table. En visitant ces restaurants, on ne fait pas seulement l’expérience de la cuisine, mais on s’immerge également dans l’âme vibrante de l’Afrique.

    Thom Biakpa

  • agriculture et entrepreneuriat : l’élevage de volaille en afrique, un secteur en pleine expansion

    agriculture et entrepreneuriat : l’élevage de volaille en afrique, un secteur en pleine expansion

     L’élevage de la volaille est un secteur porteur en Afrique/ photo: Getty Images


    L’élevage de volaille est un secteur en pleine expansion en Afrique, offrant des opportunités économiques significatives pour les agriculteurs et les entrepreneurs. Ce modèle économique repose sur plusieurs éléments clés qui contribuent à sa viabilité et à son succès.

    Demande croissante de protéines animales

    Avec une population en forte croissance et une urbanisation rapide, la demande de protéines animales, notamment de viande de volaille, augmente considérablement. Les consommateurs africains privilégient souvent la volaille en raison de son prix abordable et de sa valeur nutritionnelle. Cela crée un marché dynamique pour les éleveurs.

    Coûts de production et accessibilité

    L’élevage de volaille nécessite des investissements initiaux, mais les coûts de production peuvent être relativement faibles par rapport à d’autres types d’élevage. Les éleveurs peuvent commencer avec un petit nombre de volailles et augmenter progressivement leur cheptel. De plus, l’accès à des aliments pour animaux et à des équipements de base est souvent plus facile dans de nombreuses régions.

    Technologies et innovations

    L’adoption de technologies modernes, telles que l’élevage en batterie, l’alimentation automatisée et les systèmes de gestion de la santé animale, permet d’optimiser la production. De plus, des initiatives de formation et des programmes de soutien technique aident les éleveurs à améliorer leurs pratiques et à augmenter leur rendement.

    Chaînes de valeur et commercialisation

    Le business model de l’élevage de volaille en Afrique s’appuie également sur des chaînes de valeur bien établies. Les éleveurs peuvent vendre leurs produits directement aux consommateurs, aux marchés locaux ou aux détaillants. La création de coopératives peut également renforcer le pouvoir de négociation des éleveurs et améliorer l’accès aux marchés.

    Défis à surmonter

    Malgré les opportunités, l’élevage de volaille en Afrique fait face à plusieurs défis, notamment les maladies aviaires, les fluctuations des prix des aliments pour animaux et l’accès limité au financement. Les éleveurs doivent être proactifs dans la gestion de ces risques pour assurer la durabilité de leur activité.


    Perspectives d’avenir

    L’avenir de l’élevage de volaille en Afrique semble prometteur. Avec des politiques favorables, des investissements dans les infrastructures et une sensibilisation accrue à la sécurité alimentaire, ce secteur pourrait jouer un rôle crucial dans la lutte contre la pauvreté et la malnutrition sur le continent.


    En résumé, le business model de l’élevage de volaille en Afrique repose sur une demande croissante, des coûts de production accessibles, l’adoption de technologies modernes et des chaînes de valeur efficaces. Bien que des défis subsistent, les perspectives d’avenir sont encourageantes, faisant de ce secteur une opportunité lucrative pour les entrepreneurs africains.


    Thom Biakpa