Catégorie : Saveurs

  • interdiction de l’alloco en france : info ou intox ?

    interdiction de l’alloco en france : info ou intox ?

    Un plat d’alloco / les gourmandises de Karelle

    Une interdiction annoncée ?
    Depuis plusieurs semaines, des publications sur les réseaux sociaux affirment que l’alloco (les bananes plantains frites, très populaire en Côte d’Ivoire et dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest) pourrait être interdit en France à partir de janvier 2026. Certains de ces messages évoquent que sa consommation ou sa vente serait proscrite sur tout le territoire français.

    Qu’en est-il vraiment ?
    En réalité, aucune source officielle française ne confirme une telle interdiction de l’alloco. Les publications qui annoncent cette interdiction semblent être des rumeurs virales sans fondement. Des sites de fact-checking ont également démenti cette information.

    Les causes avancées
    Parmi les messages partagés, plusieurs raisons sont évoquées :
    •⁠ ⁠Des supposées préoccupations sanitaires liées à la préparation et l’importation des plantains.
    •⁠ ⁠Une volonté de réguler certains aliments dits “africanisés”.
    •⁠ ⁠Une mesure préventive annoncée pour 2026.
    Cependant, ces arguments n’ont aucun appui officiel et relèvent uniquement de spéculations sur internet.

    Les réactions
    La rumeur a suscité des réactions mitigées :
    •⁠ ⁠Des membres de la diaspora ouest-africaine expriment une vive inquiétude et une incompréhension.
    •⁠ ⁠Certains commentaires dénoncent ce qu’ils perçoivent comme une forme de discrimination alimentaire ou culturelle.
    •⁠ ⁠D’autres, plus prudents, appellent à vérifier l’information avant de relayer.
    Vu l’absence de sources fiables, la rumeur semble tirer son ampleur du partage viral plutôt que d’un communiqué gouvernemental.

    Ce qu’il faut retenir
    À ce jour, il apparaît clairement que l’information sur l’interdiction de l’alloco en France est une intox. Il n’existe aucune interdiction officielle à ce jour.

    Sephora W

  • le dibi, l’incontournable grillade sénégalaise

    le dibi, l’incontournable grillade sénégalaise

    Plat de Dibi / Aistou Cuisine

    Escale gourmande au Sénégal
    Aujourd’hui, dans cet article de Sakafo, nous vous emmenons au Sénégal pour découvrir le Dibi.
    Star des gargotes, des coins de rue et même des festivals, le Dibi est bien plus qu’un simple plat c’est une véritable experience culinaire et une partie du patrimoine culinaire sénégalais.

    Origine et histoire
    Le Dibi (du bambara Dibi, qui signifie “grillé”) est une spécialité ouest-africaine originaire du Mali.
    Incontournable de la street food Sénégalais, le Dibi ou Dibi Royale consiste en des morceaux d’agneau cuits au feu de bois, d’abord en papillote, puis grillés et servis avec de fines rondelles d’oignons. Résultat : une viande tendre, juteuse, au goût fumé irrésistible.

    Le saviez-vous ?
    À Dakar, le lieu emblématique “Bant Yi” réunit plusieurs gargotes servant du Dibi et des brochettes 24h/24 !
    Le succès du plat est tel qu’un festival lui est même dédié :
    Le Festival du Dibi et des Grillades de Dakar (DIBI’DAK), une grande foire gastronomique réunissant les meilleures dibiteries dans une ambiance musicale et conviviale.

    Variations autour de l’Afrique

    Le Dibi traverse les frontières !

    •⁠ ⁠En Côte d’Ivoire, on le retrouve sous la forme du choukouya, tout aussi populaire.
    •⁠ ⁠Au Nigeria, au Cameroun, au Ghana ou encore au Niger, il prend le nom de Suya spice ou Dibi-Haoussa, une version marinée dans un mélange d’épices locales et de poudre d’arachide.
    Chaque pays y ajoute sa touche, mais l’esprit reste le même : le goût authentique de la viande grillée au feu de bois.

    Recette maison : le goût du feu sans barbecue
    Voici une recette simple pour savourer le vrai goût du Dibi même sans grill traditionnel.

    Temps de cuisson : 1h15
    Pour : 4 à 5 personnes

    Ingrédients
    •⁠ ⁠1,5 kg d’épaule ou de gigot d’agneau (en petits morceaux)
    •⁠ ⁠Sel, poivre
    Pour la sauce moutarde :

    •⁠ ⁠1 c. à soupe de moutarde
    •⁠ ⁠2 c. à soupe de vinaigre
    •⁠ ⁠Le 1 c. à café de poivre

    Préparation
    1.⁠ ⁠Laver la viande.
    2.⁠ ⁠Saler et poivrer selon vos goûts.
    3.⁠ ⁠Étaler du papier sulfurisé sur un plateau ou moule à gratin.
    4.⁠ ⁠Disposer la viande et y ajouter des oignons coupés en rondelles.
    5.⁠ ⁠Refermer soigneusement le papier et enfourner 1h à 200°C.
    6.⁠ ⁠Vérifier la tendreté, retirer le jus (à garder pour un bouillon), puis repasser au grill 15 min.
    7.⁠ ⁠Pour le goût fumé :
    •⁠ ⁠Placer la viande dans une marmite,
    •⁠ ⁠Mettre un petit bol avec un papier sulfurisé allumé,
    •⁠ ⁠Couvrir et laisser la fumée parfumer la viande.
    8.⁠ ⁠Préparer la sauce : mélanger moutarde, vinaigre et poivre.
    9.⁠ ⁠Servir chaud avec une petite salade.

    Notes du chef
    •⁠ ⁠Vous pouvez remplacer le papier par des copeaux de bois ou des herbes aromatiques (thym, romarin…).
    •⁠ ⁠Vous pouvez mariner la viande, mais en principe, juste du sel et du poivre suffisent,car le but du Dibi est de savourer le vrai goût de la viande, avec l’assaisonnement généralement servi à part. En revanche, pour le Dibi de poulet, il faut bien mariner la viande, car le poulet est plus fade que l’agneau.

    En parcourant ce numéro, vous aurez compris que le Dibi possède plusieurs dérivés et varie d’une région à une autre.

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    Sephora W

  • l’akoumé, plat national togolais

    l’akoumé, plat national togolais

    Plat d’akoumé / Pinterest

     

    L’Akoumé (en langue éwé, au Togo), aussi appelé Makoumé ou Emakoumé, signifie « pâte de maïs fermenté ». C’est un plat traditionnel originaire du Togo, très répandu également au Bénin, au Ghana (où il est appelé Tô ou Banku) et dans d’autres pays de l’Afrique de l’Ouest.

    Il est préparé principalement à base de farine de maïs, un ingrédient central dans la cuisine togolaise. À l’origine, ce plat était servi lors des repas de famille, des cérémonies ou des fêtes traditionnelles, car il représente le partage, la convivialité et la simplicité du quotidien africain.
    Aujourd’hui, c’est le plat national du Togo, consommé par toutes les classes sociales. Dans chaque foyer togolais, on trouve sa propre manière de le préparer et de l’accompagner. L’Akoumé s’accompagne généralement de sauce adémè ou de sauce gboma. Sa texture est souple et légèrement élastique, et son goût neutre permet de le combiner avec plusieurs types de sauces.

    Voici une recette simple à reproduire pour 4 personnes :
    Préparation : 10 minutes
    Cuisson : 30 minutes

    Ingrédients :
    500 g de farine de maïs
    1 litre d’eau
    1 pincée de sel

    Étapes de préparation :

    1.⁠ ⁠Portez de l’eau à ébullition dans une casserole.
    2.⁠ ⁠Dans un bol, délayez la farine de maïs avec un peu d’eau pour obtenir une bouillie lisse.
    3.⁠ ⁠Versez cette bouillie dans l’eau bouillante tout en remuant avec une spatule.
    4.⁠ ⁠Laissez cuire quelques instants, puis prélevez une petite portion de bouillie et réservez-la.
    5.⁠ ⁠Ajoutez progressivement le reste de la farine dans la casserole, en remuant vigoureusement pour éviter les grumeaux.
    6.⁠ ⁠Incorporez la bouillie mise de côté pour ajuster la consistance de la pâte.
    7.⁠ ⁠Laissez cuire jusqu’à ce que la pâte devienne homogène et souple, en ajustant la tendreté selon vos préférences.
    8.⁠ ⁠Une fois la cuisson terminée, formez des boules à l’aide d’une cuillère ou à la main.

    Bon appétit !

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    Sephora W

  • l’injera : cette sorte de crêpe au levain que les éthiopiens aiment tant !

    l’injera : cette sorte de crêpe au levain que les éthiopiens aiment tant !

    Un plat de injera servi/ Alamy

    L’injera est un plat emblématique de la cuisine éthiopienne, souvent décrit comme une sorte de crêpe au levain. Préparée à partir de farine de teff, une céréale riche en nutriments et naturellement sans gluten, cette crêpe est bien plus qu’un simple accompagnement ; elle est au cœur de la culture gastronomique éthiopienne.

    Une préparation unique

    La préparation de l’injera nécessite un savoir-faire particulier. La farine de teff est mélangée avec de l’eau pour former une pâte, qui est ensuite laissée à fermenter pendant plusieurs jours. Ce processus de fermentation donne à l’injera sa texture spongieuse et son goût légèrement acidulé. Une fois la pâte prête, elle est cuite sur une plaque chaude, ce qui permet de créer une surface lisse et de petites bulles caractéristiques sur le dessus. La cuisson se fait généralement à feu vif, et l’injera est prête en quelques minutes.

    Un plat polyvalent

    L’injera ne se consomme pas seule ; elle sert également de base pour de nombreux plats éthiopiens. Traditionnellement, elle est garnie de divers ragoûts, appelés “wot”, qui peuvent être à base de viande, de légumes ou de légumineuses. Les Éthiopiens utilisent souvent l’injera pour manger, en l’utilisant comme une sorte de cuillère pour saisir les plats. Cette méthode de consommation, appelée “gourmet”, favorise le partage et la convivialité lors des repas.

    Un symbole culturel

    Au-delà de son rôle culinaire, l’injera est un symbole fort de l’identité éthiopienne. Elle est souvent présente lors des célébrations, des rassemblements familiaux et des événements culturels. Dans la culture éthiopienne, partager un repas d’injera avec ses proches est un geste de solidarité et d’hospitalité.

    Les bienfaits nutritifs

    L’injera est également appréciée pour ses bienfaits nutritionnels. La farine de teff est riche en protéines, en fibres, en fer et en calcium, ce qui en fait un aliment très nutritif. De plus, sa préparation au levain favorise la digestion et améliore la biodisponibilité des nutriments.

    L’injera est bien plus qu’une simple crêpe ; elle incarne la richesse de la culture éthiopienne et le lien qui unit les gens autour de la table. Que ce soit pour découvrir la cuisine éthiopienne ou pour apprécier un plat traditionnel, l’injera est une expérience culinaire à ne pas manquer.

    Thom Biakpa

  • chef Mory Sacko : le pont culinaire entre la gastronomie africaine, française et japonaise

    chef Mory Sacko : le pont culinaire entre la gastronomie africaine, française et japonaise

    Le chef Mory Sacko/ Africa Radio

    Mory Sacko, chef du restaurant étoilé MoSuke à Paris et de Mosugo, s’impose comme une figure montante de la gastronomie française, alliant habilement influences africaines, françaises et japonaises. Dans une récente interview, il partage son parcours, ses ambitions et sa vision de la cuisine.

    Lorsqu’il évoque son parcours, Mory ne cache pas sa surprise d’en être là aujourd’hui : « Non, pas du tout. Je ne me voyais pas être là aujourd’hui. Quand j’ai ouvert mon restaurant, je voulais travailler, je voulais m’amuser, je voulais avoir mon étoile, mais je ne pensais pas que ça allait prendre cette ampleur. » Son ambition ne s’arrête pas là : il vise également une deuxième étoile, affirmant que son équipe travaille activement pour atteindre cet objectif.

    La question de la représentation dans le milieu culinaire est un sujet qui lui tient à cœur. « Ça a toujours été une question. À part Marcel, il n’y avait personne. C’était très dur pour moi de trouver une histoire qui corresponde à ce que j’avais envie de raconter », explique-t-il. Pour Mory, cela a impliqué de s’inspirer de chefs comme Thierry Marx, dont le parcours résonne avec le sien, bien qu’il n’ait pas les mêmes origines.

    D’origine malienne et sénégalaise, Mory évoque les souvenirs de sa mère cuisinant les plats traditionnels du Mali. Cependant, il admet que la cuisine est aussi un espace de créativité, où le respect des codes peut parfois se heurter à des notions de chauvinisme. « Quand je présente mon mafé à ma mère, elle me dit que ce n’est pas un mafé. Je lui réponds : ‘Ok, c’est mon mafé alors’. » Pour lui, il est essentiel d’assumer ses choix culinaires, même si cela signifie s’éloigner des versions traditionnelles.

    La montée de la cuisine fusion est un autre sujet qui suscite des débats. Mory refuse de se ranger du côté de cette tendance : « Chez MoSuke, je refuse la notion de fusion parce que ce n’est pas ce qu’on fait. L’idée est d’aller plus profondément dans les trois cultures que l’on représente, de les respecter et d’enrichir l’autre. » Il insiste sur l’importance de la maîtrise et de la connaissance des traditions culinaires, affirmant que chaque plat doit conserver son essence, qu’il soit japonais, africain ou français.

    En somme, Mory Sacko est un chef qui cherche à réinventer la gastronomie en honorant ses racines tout en embrassant la créativité. Son approche met en lumière la richesse des influences culturelles et l’importance d’une cuisine authentique, respectueuse des traditions tout en étant ouverte à l’innovation.

    Thom Biakpa

  • concours culinaire au maroc : cheffes, boulangers et restaurants font rayonner la gastronomie ivoirienne à Marrakech

    concours culinaire au maroc : cheffes, boulangers et restaurants font rayonner la gastronomie ivoirienne à Marrakech

    La délégation ivoirienne a fait briller le drapeau ivoirien à Marrakech / pulse

    Du 19 au 23 septembre 2025, Marrakech a accueilli la 11ᵉ édition du Salon international CREMAI, un événement phare qui rassemble les plus grands chefs, boulangers et pâtissiers d’Afrique et du Moyen-Orient. Considéré comme la plus grande compétition culinaire du continent, le CREMAI a été le théâtre d’exploits remarquables pour la Côte d’Ivoire, qui y a confirmé son statut d’étoile montante, passant d’un rôle de spectatrice à celui d’actrice sur la scène culinaire internationale.

    L’excellence ivoirienne à Marrakech

    Lors de la Coupe d’Afrique et du Moyen-Orient des Cheffes (Trophée Morjane Halima), les cheffes ivoiriennes Hélène Aké, Cécile Aka et Jessica Berment se sont brillamment illustrées, remportant une place sur le podium ainsi que le Prix de la promotion culturelle et de la valorisation du terroir. Cette distinction met en lumière leur créativité, leur ingéniosité et leur dévouement à mettre en valeur la richesse de la gastronomie ivoirienne. Une fierté nationale, car la gastronomie est un pilier de notre culture et contribue activement à l’image du pays sur la scène mondiale.

    Dans le domaine de la boulangerie, la Côte d’Ivoire a également fait des vagues en décrochant la médaille de bronze, se classant derrière le Sénégal, qui a été couronné Meilleur Boulanger d’Afrique, et le Maroc. Ce résultat témoigne de l’essor des artisans boulangers et pâtissiers, qui continuent d’élever la qualité et la créativité de la filière boulangerie-pâtisserie ivoirienne sur le continent.

    Une reconnaissance historique pour La Maison Akissi

    Un autre moment fort pour la Côte d’Ivoire a eu lieu le 20 septembre 2025 au Park Hyatt, lors de la cérémonie “La Liste Africa 2025” organisée par La Liste 1000. La cheffe Prisca Gilbert, à la tête de La Maison Akissi à Abidjan, a remporté le prestigieux Prix Discovery Gem dans la catégorie Gold. Grâce à cette récompense, La Maison Akissi fait son entrée dans le cercle très fermé des 30 meilleurs restaurants d’Afrique. Avec cette distinction, Prisca Gilbert devient la première femme cheffe ivoirienne à obtenir un tel honneur, reconnaissant ainsi son audace culinaire, sa modernité et son enracinement dans les saveurs locales.

    Un message clair : la Côte d’Ivoire, destination culinaire incontournable

    Entre la médaille de bronze en boulangerie, les distinctions individuelles des cheffes et l’entrée d’un restaurant ivoirien dans le Top 30 africain, un message fort émerge : la Côte d’Ivoire est désormais une destination culinaire à ne pas manquer. Ces réussites soulignent également le rôle crucial des cheffes et des artisans, hommes et femmes, qui mettent en avant les produits ivoiriens, racontent le terroir et modernisent la cuisine ivoirienne tout en respectant ses racines.

    Thom Biakpa

  • nigeria : la cheffe Hilda Baci entre dans le livre guiness des records avec 9 tonnes de riz jollof cuisinées

    nigeria : la cheffe Hilda Baci entre dans le livre guiness des records avec 9 tonnes de riz jollof cuisinées

    La cheffe Hilda Baci lors de son challenge / AP

    Un nouveau chapitre s’écrit dans le livre des records au Nigeria, grâce à la talentueuse cheffe Hilda Baci, qui a réussi l’exploit de préparer le plus grand plat de riz jollof du monde à Lagos. Ce record impressionnant a été officiellement homologué par le livre Guinness des records le 15 septembre dernier. Hilda n’en est pas à son coup d’essai ; en mai 2023, elle avait déjà marqué les esprits en battant le record du plus long « marathon de cuisine individuel », avec une performance de plus de 93 heures.

    Pour son dernier défi, la cheffe a consacré près de neuf heures à la préparation de ce plat monumental. Avec sa communauté de plus de trois millions d’abonnés sur Instagram, Hilda Baci est devenue la figure emblématique de la gastronomie nigériane. Deux ans après son premier exploit, elle a de nouveau enfilé son tablier pour réaliser un riz jollof XXL, pesant près de 9 tonnes. Ce chef-d’œuvre culinaire a nécessité l’utilisation de 4 000 kilogrammes de riz, 500 cartons de tomates, 600 kilogrammes d’oignons, 168 kilogrammes de viande de chèvre, ainsi qu’une généreuse quantité d’huile et d’épices.

    Une préparation spectaculaire

    La cuisson s’est déroulée dans une marmite géante de 23 000 litres, où Hilda et son équipe ont manié d’immenses cuillères en bois pour mélanger les ingrédients. « Les Nigérians affirment souvent : “le Nigeria est le géant de l’Afrique.” Le riz jollof, un plat emblématique, est reconnu à travers tout le continent. Même ceux qui ne connaissent pas le Nigeria connaissent le riz jollof. Il est donc naturel que ce plat gigantesque soit préparé ici, dans le pays du géant », a déclaré la cheffe avec fierté.

    Un défi de pesée

    La pesée du plat, qui s’est effectuée à l’aide d’une grue, a été un moment de tension, car la casserole a failli s’affaisser à deux reprises, menaçant de compromettre tout l’événement. Après une vérification minutieuse des données et des vidéos de l’exploit, le livre Guinness des records a confirmé une performance impressionnante avec un poids officiel de 8 780 kg de riz jollof.

    Une foule enthousiaste s’est rassemblée pour célébrer cet exploit culinaire, bravant les embouteillages légendaires de Lagos pour soutenir Hilda Baci. Le plat monumental a été partagé et dégusté par les spectateurs, marquant ainsi une journée mémorable dans l’histoire de la cuisine nigériane et du patrimoine culinaire africain. Hilda Baci continue de prouver que passion et innovation peuvent aboutir à des réalisations exceptionnelles.

    Thom Biakpa

  • le sadza : un plat hautement apprécié du zimbabwe

    le sadza : un plat hautement apprécié du zimbabwe

    Le sadza/ Newstories Africa

    Le sadza, souvent considéré comme le plat national du Zimbabwe, occupe une place centrale dans la culture culinaire du pays. À la fois simple et nourrissant, ce mets à base de maïs est bien plus qu’un aliment ; il est le symbole de l’identité et de l’héritage culturel zimbabwéens.

    Une préparation traditionnelle

    Le sadza est préparé à partir de farine de maïs, qui est mélangée avec de l’eau pour former une pâte épaisse. La préparation débute par le chauffage de l’eau dans une grande casserole. Une fois l’eau portée à ébullition, la farine de maïs est incorporée progressivement, tout en remuant constamment pour éviter la formation de grumeaux. La cuisson se poursuit jusqu’à ce que le mélange atteigne une consistance lisse et ferme. Le sadza est ensuite façonné en boules et servi chaud.

    Un accompagnement indispensable

    Le sadza est souvent accompagné de divers plats, ce qui en fait un élément polyvalent du repas. Il est traditionnellement servi avec des viandes en sauce, des légumes, ou des plats à base de légumineuses. Parmi les accompagnements populaires, on retrouve le “nyama” (viande), le “sukuma wiki” (une sorte de chou vert), et le “matemba” (petits poissons séchés). Cette combinaison crée un équilibre de saveurs et de textures, faisant du sadza un plat complet.

    Une dimension culturelle

    Au Zimbabwe, le sadza est plus qu’un simple aliment ; il est le reflet des traditions et des valeurs communautaires. Il est souvent consommé lors de repas en famille ou entre amis, renforçant ainsi les liens sociaux. Dans les villages, le sadza est souvent préparé en grandes quantités pour être partagé lors de célébrations ou de rassemblements communautaires. Ce plat incarne l’hospitalité zimbabwéenne et le sens de la communauté.

    La popularité du sadza

    Bien que le sadza soit un plat traditionnel, il a su évoluer et s’adapter aux goûts contemporains. Dans les villes modernes, il est courant de le trouver dans les restaurants, où il est souvent proposé avec des variations et des influences culinaires internationales. Cependant, la recette traditionnelle reste la plus appréciée, car elle évoque des souvenirs d’enfance et un sentiment d’appartenance.

    Le sadza est bien plus qu’un simple aliment au Zimbabwe ; c’est un symbole de culture, d’identité et de communauté. Sa préparation, sa consommation et son rôle dans la tradition zimbabwéenne en font un plat profondément ancré dans le quotidien des habitants. Que ce soit dans un foyer rural ou dans un restaurant urbain, le sadza continue de rassembler les gens, célébrant à chaque bouchée l’héritage riche et diversifié du Zimbabwe.

    Thom Biakpa

  • maroc : restauration en ligne, les livreurs de glovo en grève pour dénoncer des conditions de travail précaires

    maroc : restauration en ligne, les livreurs de glovo en grève pour dénoncer des conditions de travail précaires

    Les livreurs Glovo du Maroc en grève/ Photo: Maroc Hebdo

    Le 1er septembre, les livreurs de Glovo au Maroc ont observé une grève pour une durée de 48 heures, dans le cadre de leur lutte pour obtenir de meilleures conditions de travail. Soutenus par l’Union marocaine du travail (UMT), ces travailleurs dénoncent des rémunérations jugées insuffisantes ainsi que des pratiques qu’ils considèrent injustes et abusives. Actuellement, la plateforme espagnole offre une rémunération de base de six dirhams par livraison, soit environ 0,55 euro, un montant qu’ils estiment trop faible pour couvrir des dépenses essentielles telles que le carburant, l’entretien de leur véhicule, les abonnements mobiles et les assurances. Au-delà de leur rémunération, les livreurs soulignent un système qui les contraint à vivre dans une précarité constante.

    Dans leur déclaration, les grévistes exigent une augmentation immédiate de leur salaire afin de faire face à la hausse du coût de la vie. Ils demandent également une révision des primes pour les livraisons nocturnes, une double rémunération lors des jours fériés ou religieux, ainsi qu’une indemnisation complète pour les commandes annulées. Parmi les préoccupations majeures figure le système de livraisons groupées, souvent critiqué pour son impact négatif sur leur rythme de travail, la pression accrue qu’il engendre, ainsi que les dangers liés à la conduite rapide pour améliorer leur score.

    Un autre point de mécontentement majeur concerne les suspensions de comptes, que beaucoup d’entre eux jugent arbitraires et peu transparentes. De nombreux livreurs affirment avoir été bloqués sans préavis ni explication, et ils réclament la fin immédiate de ces pratiques, ainsi qu’une mise en place de procédures disciplinaires plus justes, reposant sur des enquêtes claires et contradictoires.

    Cette grève survient dans un contexte déjà tendu. L’année précédente, Glovo avait été au cœur d’une controverse géopolitique après qu’une carte tronquée du Maroc sur son application avait exclu les provinces du Sud. Malgré des excuses de la société, qui avait attribué ce problème à un bug, le ressentiment n’a jamais complètement disparu.

    Il y a un mois, Glovo avait conclu un accord avec le Conseil de la concurrence pour éviter des poursuites, après une enquête d’un an. L’entreprise s’était engagée à supprimer les clauses d’exclusivité imposées aux restaurants, à limiter ses commissions et à rendre son algorithme de classement des partenaires plus transparent. Pourtant, malgré ces promesses, les tensions persistent sur le terrain.

    Aujourd’hui, bien que Glovo affirme continuer à investir massivement au Maroc et à opérer dans 38 villes avec des milliers de partenaires, les livreurs rappellent que derrière chaque commande se cache une réalité sociale souvent ignorée. Cette grève vise à attirer de nouveau l’attention sur leurs conditions de travail, interrogeant ainsi le véritable coût de la commodité à la demande.

    Thom Biakpa

  • le ti’hilo : un plat familial en pleine essor en éthiopie

    le ti’hilo : un plat familial en pleine essor en éthiopie

    Le Ti’hilo en cours de préparation/ Food and Cuisine

    Le Ti’hilo, bien que moins connu que d’autres spécialités éthiopiennes, est en train de se faire une place de choix sur la scène culinaire du pays. Originaire de la région du Tigré, ce plat traditionnel ravit de plus en plus de palais, et se retrouve désormais dans les restaurants d’Addis-Abeba et d’autres villes.

    À Addis-Abeba, le restaurant Kiros, situé dans le quartier animé de Haya Huwlet, est un exemple parfait de cette tendance. Contrairement aux établissements qui proposent le shiro, cette purée de pois cassés souvent consommée au quotidien, Kiros met le Ti’hilo sur le devant de la scène. Melka, la cheffe cuisinière, explique que l’équipe a décidé de se spécialiser dans ce plat, car il reste encore relativement rare dans la capitale.

    Le Ti’hilo se compose principalement de petites boulettes préparées à partir de farine d’orge. Sa préparation débute par le pétrissage de la pâte, suivi de la confection du selsi, un mélange savoureux d’oignons, de tomates, d’huile et de poivrons. En période de jeûne, le Ti’hilo est souvent servi sans viande, accompagné d’une purée de pois cassés, appelée sejo.

    Le service du Ti’hilo est une expérience conviviale. Les boulettes sont délicatement présentées sur un plateau en métal recouvert d’injira, la galette éthiopienne emblématique. Les clients, armés de bâtonnets en bois, s’emploient à piquer les boulettes avant de les tremper dans le selsi, créant ainsi une interaction sociale autour de ce plat.

    Pour de nombreux Éthiopiens,  déguster du Ti’hilo évoque des souvenirs nostalgiques. En dehors des périodes de jeûne, le Ti’hilo peut également être préparé avec de la viande de bœuf, offrant une option plus riche et savoureuse. Cette flexibilité dans la préparation du plat contribue à son attrait croissant, faisant du Ti’hilo un choix prisé pour les repas en famille ou entre amis.

    À mesure que la popularité du Ti’hilo grandit, il semble qu’il soit voué à devenir un incontournable de la cuisine éthiopienne. Ce plat, profondément enraciné dans la tradition familiale, continue de rassembler les gens autour de la table, tout en célébrant la richesse de la culture culinaire éthiopienne. Le Ti’hilo n’est pas seulement un plat ; c’est un symbole de convivialité et de partage, un véritable ambassadeur des saveurs du Tigré qui conquiert le cœur de nombreux Éthiopiens et visiteurs.

    Thom Biakpa