Catégorie : Mode

  • à la découverte du ndop, le tissu sacré du peuple bamiléké du cameroun

    à la découverte du ndop, le tissu sacré du peuple bamiléké du cameroun

    Une promotrice du tissu Ndop élégamment vêtue / Photo: studioxldouala

    Au Cameroun, l’identité vestimentaire des Bamilékés, peuple de l’ouest du pays, se confond avec le tissu Ndop. Ce tissu est originellement un assemblage de bandes de coton. Cependant, ce sont les motifs géométriques blancs sur fond bleu indigo qui lui confèrent ses caractéristiques et sa symbolique distinctives. La richesse du Ndop ne réside pas dans une variété de couleurs, mais dans le style et la combinaison de motifs et figures géométriques abstraites qui ressortent sur le fond bleu intense.

    Selon Franck Ekeng, styliste camerounais originaire du peuple Bamiléké, le Ndop, porteur d’une valeur symbolique particulière, est utilisé pour la confection des vêtements rituels dans les sociétés secrètes. C’est précisément pourquoi le Ndop traditionnel n’est pas vendu ; il est réservé aux cérémonies traditionnelles. Le traitement graphique et l’iconographie suivent des codes stricts. Les formes géométriques, la lune, le soleil, les étoiles et les animaux sont des symboles codés représentant la paix, la fécondité, la prospérité, etc., que l’on retrouve sur ce tissu.

    Le processus de fabrication du Ndop

    Les étapes de fabrication du tissu traditionnel sont très méticuleuses et impliquent plusieurs spécialistes. Le coton local, filé à la main, est tissé en bandes étroites d’environ 5,1 cm de large, puis assemblées bord à bord pour former le tissu. Guidé par un contour rugueux, le tissu est cousu étroitement avec une fibre de raphia résistante à la teinture. Le tissu ainsi cousu est ensuite teint en indigo.

    Franck Ekeng détaille le processus de fabrication, qui commence par le filage et le tissage du coton. Ensuite, les figures symboliques sont réalisées sur le coton avec du fil en raphia. Après cette étape, vient la teinture à l’indigo pour obtenir la couleur de fond bleue caractéristique du Ndop. Une teinture complémentaire à l’indigo est appliquée pour les motifs bleus, réalisés au nord du Cameroun, région réputée pour son textile.

    Les villes de Bandjoun et Baham sont les principaux centres de fabrication de ce tissu traditionnel. Selon notre interlocuteur, la technique de fabrication du Ndop a évolué avec le temps. La version actuelle est moins élaborée, faite d’étroites bandes épaisses au fil grossier, cousues bord à bord et décorées de dessins brodés. L’étoffe Ndop moderne peut même être fabriquée de façon industrielle avec la technique de production des pagnes wax à base d’indigo, ou même en impression directe avec la rotative.

    Le Ndop dans la mode contemporaine

    Comme mentionné plus haut, le Ndop est initialement un tissu utilisé dans les sociétés secrètes Bamiléké pour habiller des sites et loges des rois lors des cérémonies. Il sert également lors des cérémonies de deuil dans l’ouest du pays. Cette origine particulière explique son utilisation assez timide dans la mode contemporaine, son image de textile sacré étant encore prédominante et réservée aux personnes initiées.

    Thom Biakpa

  • concours africa fashion up 2024 : les 5 lauréats annoncés à un défilé de mode, le 26 juin prochain, à Paris

    concours africa fashion up 2024 : les 5 lauréats annoncés à un défilé de mode, le 26 juin prochain, à Paris

    L’Africa Fashion Up 2024 se déroulera à Paris, le 26 juin prochain / Photo: Share Africa

    Les lauréats de l’édition 2024 du concours Africa Fashion Up sont connus. Ils sont au nombre de cinq et sont originaires de la Côte d’Ivoire, d’Afrique du Sud, du Sénégal et du Mali. Ils ont été sélectionnés parmi plus de 200 candidatures, à l’issue de la délibération, le 29 avril dernier, par un jury, composé de professionnels de la mode.

    Il s’agit de Kader Diaby, créateur ivoirien; Mohamed Youss, créateur marocain; Gugu Peteni, créatrice sud-africaine; Kadiata Diallo, créatrice sénégalo-mauritanienne et de Rich Mnisi, créateur sud-africain.

    Ces jeunes talents bénéficieront d’un accompagnement dispensé par des professionnels, ils participeront à un défilé en juin prochain et pourront présenter leurs pièces dans un pop up store en plein cœur de Paris.

    Ils bénéficieront par ailleurs d’une semaine de formation à Paris fin juin. Durant cette période, ils assisteront à des masterclass, des visites immersives dans des maisons de haute couture ainsi qu’une session de formation en management et commerce international dispensée par HEC Paris. Ils seront également accompagnés par Balenciaga dans le cadre d’un programme de mentorat de quatre mois.

    À l’issue de cette formation, les heureux élus présenteront leurs créations lors d’un défilé de mode, le 26 juin prochain, dans les jardins du musée du quai Branly-Jacques Chirac.

    La soirée du 26 juin refermera ses portes par l’annonce du lauréat du prix Designer AfricaFashion Up 2024, suivi d’un dîner de gala.

    Partenaire de l’événement, les Galeries Lafayette accueilleront pour la troisième année consécutive, un pop-up store proposant les créations de jeunes talents sélectionnés par Share Africa, plateforme dédiée à la promotion de l’entrepreneuriat et de la créativité en Afrique et initiatrice du concours Africa Fashion Up.

    Cette boutique éphémère est à découvrir du 27 juin au 3 juillet 2024, au Salon Opéra, du grand magasin parisien.

    Thom Biakpa

  • vêtements de seconde main importés : une ong ghanéenne déconstruit les stéréotypes sur les fringues bon marché venus de l’europe

    vêtements de seconde main importés : une ong ghanéenne déconstruit les stéréotypes sur les fringues bon marché venus de l’europe

    Un marché de vêtements seconde main en Zambie. Photo: AfricaMediaOnline

    Le Ghana est l’un des plus gros importateurs de vêtements de seconde main au monde. Récemment, une vive polémique a éclaté dans ce pays sur la qualité de ces vêtements bon marché importés de l’Europe. De nombreuses langues ont fait croire que ces vêtements comportaient beaucoup de déchets. Une manière de décourager les pays du nord qui exportent ces vêtements vers les pays africains, notamment le Ghana.

    Pour faire taire les critiques, une association de commerçants du Ghana a fait diligenter une enquête dont le rapport a été rendu public. L’étuderéalisée par la structure « Ghana used clothes dealer association »,révèle que seulement 5% des vêtements importés par millions de tonnesdans ce pays de l’Afrique de l’ouest seraient, en effet, des déchets.

    De quoi soulager les acteurs de ce business qui se sont sentis menacés à un moment donné, craignant l’interdiction de cette activité au Ghana. « Le commerce de vêtements seconde-main est bénéfique pour le Ghana », lit-on dans le nouveau rapport publié par la structure « Ghana used clothes dealer association« .

    « Tellement de foyers dépendent de ce marché, c’est une économie générationnelle. C’est un des commerces qui ne discrimine pas : les personnes à faibles revenus y participent, comme les personnes à moyen, et haut revenu », fait savoir Marvin Awosu, membre de l’association et importateur de vêtements usagés.

    5% de déchets, c’est très peu. Pour arriver à ce chiffre, les auteurs ont travaillé sur la définition même de ce qu’est, un déchet, lorsqu’il s’agit de vêtement.

    « Notre définition du déchet, c’est un vêtement qui ne peut être vendu. Donc si les vendeurs ne sont pas capables de le vendre, ils disent que ce vêtement est un déchet. Mais même ces vêtements qui ne peuvent être vendus, les vendeurs nous disent que parfois, ils les recyclent en d’autres choses, comme des serpillères, dépoussiérants, etc », explique Stephen Odonkor, auteur principal du rapport.

    Ce rapport est motivé par un but principal : décourager les pays du Nord dans leur volonté d’interdire les exportations de vêtements de seconde main vers le continent africain. Une interdiction notamment proposée à l’Union européenne en mars par le gouvernement français.

    Également opposé à l’interdiction des exportations, la fondation Or, autrice d’un autre rapport sur les vêtements de seconde main, se veut moins optimiste. L’ONG, basée depuis 2011 à Accra, a vu la qualité des vêtements importés se dégrader d’année en année, les rendant de plus en plus difficile à vendre et augmentant, de fait, la quantité de textile qui finissent par être jeté, à savoir 40% au marché de Katamanto, le plus important du pays, selon la fondation.

    « Il est très important de pouvoir prendre en compte ces deux réalités en même temps : on peut reconnaître le marché de Katamanto comme étant un exemple d’économie circulaire, tout en reconnaissant que ce n’est pas une utopie du commerce de seconde main. Le problème, c’est la fast fashion. Leur modèle économique, c’est le volume qui prime sur la valeur, et c’est comme ça que l’on peut définir la fast fashion. La conséquence, c’est que les vêtements qui arrivent ici ne sont plus d’assez bonne qualité pour permettre aux vendeurs de les réutiliser, de les réparer et de les recycler, et donc de gagner leur vie avec. C’est pour cela que tant de vêtements finissent en tant que déchets », dit Liz Ricketts, directrice exécutive de la fondation Or.

    « Donc, ce que nous voulons, c’est que les grandes marques, à travers la politique de Responsabilité élargie du producteur, paie des taxes, dont l’argent sera ensuite utilisé et redistribué dans des marchés comme Katamanto, pour soutenir les gens dans leur travail. Ces taxes serviront également à créer de nouvelles infrastructures, et donc de nouvelles possibilités de recyclage, ici au Ghana, mais aussi à améliorer les infrastructures du marché en lui-même, pour que les personnes puissent travailler dans un cadre sûr et digne », explique-t-elle.

    Thom Biakpa

  • les colliers traditionnels, quand l’industrie de la joaillerie prend une connotation africaine  

    les colliers traditionnels, quand l’industrie de la joaillerie prend une connotation africaine  

    N’gone Sagna une promotrice de la joaillerie africaine en Europe / Photo: Ngone

    L’art traditionnel africain se manifeste sous une multitude de déclinaisons. La réalisation de nombreux types d’objets, sculptés, éventuellement enduits, peints ou produits par assemblage de nombreux éléments, ainsi que les arts du corps (coiffures, parures et peintures corporelles, scarifications, tatouages) sont le reflet de l’immensité du talent des créateurs africains.

    Ce talent manifesté dans toute sa dimension est aussi présente dans l’industrie de la joaillerie qui, de plus en plus, épouse des caractéristiques africaines. Partout dans le monde, les colliers fabriqués par les créateurs africains sont mis en avant et leur beauté et leur originalité sont indéniables.    

     

    Ces colliers sont généralement constitués de perles, d’os, de cornes, de coquillages et d’autres matériaux naturels. Les motifs et les couleurs de ces colliers peuvent varier en fonction de la tribu ou de la région d’Afrique. Dans la culture africaine, ils sont souvent portés comme symboles de statut, de richesse et de pouvoir. Ces colliers sont également utilisés comme talismans et amulettes pour protéger les gens de la malchance et des mauvais esprits.

    Ces joailleries sont réalisées dans tous les pays africains. Au Togo par exemple, vous retrouverez avec les perleuses et les commerçantes, des colliers africains traditionnels, comme les colliers touareg. Certains colliers sont en perles de verre importées du Ghana, d’autres sont conçus à partir de mélangesde lamelles de coco ou de plastique. On y trouve également des perles de bronze ou de cauris. A cela s’ajoute des créations de colliers africains en wax multicolores très tendance. Vous trouverez ainsi de superbes colliers aux couleurs, matières, épaisseurs, tailles, poids et formes extrêmement variés.

    Tout ceci pour exprimer l’immensité du talent des créateurs africains qui prennent de plus en plus leur place dans l’industrie de la joaillerie.

    Thom Biakpa

  • créations africaines : Sorobis, premier styliste américain d’origine burkinabé à faire briller la mode africaine au festival de Cannes avec sa somptueuse collection « delwendé » 

    créations africaines : Sorobis, premier styliste américain d’origine burkinabé à faire briller la mode africaine au festival de Cannes avec sa somptueuse collection « delwendé » 

    Collection « Delwendé » du Fashion Designer Sorobis au Festival de Cannes 76è édition / Photo: Soramany

    Le Festival de Cannes est l’événement le plus médiatisé au Monde après les Jeux Olympiques. Sur la planète cinéma, ce festival occupe la première place du podium et attire pas moins de 30 000 professionnels passionnés et 5 000 journalistes. L’édition 2024 (la 77e édition) qui a démarré le 14 mai, refermera ses portes, le samedi 25 mai prochain.

    Si le Festival de Cannes est un événement dédié au cinéma, il n’en demeure pas moins, une plateforme qui met en lumière la mode sous toutes ses formes. Cannes est en effet, devenu le rendez-vous annuel des grandes maisons de couture et des jeunes créateurs pour parer tout ce que le monde du cinéma compte de beautiful people. Véritable enchère médiatique, habiller une star à Cannes vaut bien plus que n’importe quelle publicité dans un magazine.

    Cette enchère à parer les vedettes de cinéma de vêtements, de bijoux, de joaillerie, de sacs et même de chaussures, est devenue un réel marché. Cependant, il faut bien le reconnaître que les créateurs de mode africains sont quasi-inexistants : manque de visibilité, d’intérêt et de médiatisation. Et cela, au grand dam de l’Afrique, tant le continent regorge de pépites et talents exceptionnels. La bonne nouvelle c’est qu’un styliste américain d’origine Burkinabé du nom de Sorobis, un visionnaire et pionnier a décidé de casser les codes et changer la donne.

    Il a rendu l’impossible possible en y participant. Un pari osé qu’il a réussi à relever avec succès en présentant Saramany International 2e édition dont la première a eu lieu à New York. Il a défilé avec sa somptueuse collection « Delwendé » au sein du Pavillon Afriques lors de la 76ème édition du festival. Ce qui fait de lui le premier Africain d’origine, à présenter la mode africaine au Festival de Cannes. Une consécration saluée par toute l’Afrique et sa diaspora, faisant ainsi la fierté de ses ancêtres. Il l’a fait malgré les doutes, et réussi ou personne ne l’attendait. Rien n’a été facile d’autant plus que le festival a quelques jours du défilé, n’avait toujours pas donné son autorisation. Que cela ne tienne, l’objectif a été atteint!. Il a cru en son rêve et est allé jusqu’au bout en gardant la foi. D’ailleurs le nom de sa collection, n’est pas anodin vu qu’il a été choisi pour dire MERCI à Dieu.

    Ainsi, pour réaliser ce show spectaculaire, il a fallu mobiliser une quinzaine de personnes entre les mannequins, styliste de mode et une créatrice d’accessoires très en vogue venue spécialement de la Côte d’ivoire, Kitat Créations. Une collaboration fructueuse qui a émerveillé les festivaliers.

    Évidemment, le chemin est encore long et il y’a encore beaucoup de travail à faire. Certes c’est extraordinaire et une fierté d’être le premier créateur Africain à présenter la mode africaine au Festival de Cannes. Il est important d’avoir plus de représentation et être plus nombreux. Fort heureusement les avancées sont progressives. D’ailleurs la célèbre comédienne-Franco-ivoirienne Claudia Tagboqui présentait son cours métrage lors de cette 76è édition, a fait sensation sur le tapis rouge en pagne au Festival de Cannes. Simplement magnifique !

    Thom Biakpa

  • voici le code des années 2 000

    voici le code des années 2 000

    Une dame en jean

    Photo: 123 RF

    La mode des années 2 000 obéit à des codes. Ce qu’il faut savoir c’est qu’au plan vestimentaire, c’est le temps des tenues près du corps, ou tenues moulantes. On fonce sur les vêtements ultra près du corps ! Les jeans et pantalons sont taille basse et évasés. Les hauts sont pour leur part soit très courts sous la poitrine, soit très longs, portés comme des robes sur les pantalons.

    Pour ce qui concerne les couleurs, on constate la présence du rose sous toutes ses nuances. C’est la couleur phare des années 2 000. Le bleu turquoise ou bleu jean est également très présent, ainsi que le blanc, le beige, le kaki et le marron chocolat.

    Pour ce qui est des matières, le denim est devenu un incontournable de l’époque, de préférence dans un délavage clair, grisé ou jauni. On retrouve beaucoup de jersey très extensible pour les tops, de la fausse fourrure et du similicuir pour les vestes, du métal argenté pour les bijoux, et bien sûr, du strass, du strass, du strass !

    Les motifs correspondants à cette époque sont les imprimés zèbre et léopard, ainsi que les fleurs de style hawaïen, les étoiles, les motifs papillons, et le motif camouflage.

    Tout ce qui précède est agrémenté par des accessoires tels que les bijoux, les lunettes, les ceintures et les sacs.

    Jeremy Junior

  • tenues vestimentaires  keyfa : une marque sénégalaise qui a de beaux jours 

    tenues vestimentaires keyfa : une marque sénégalaise qui a de beaux jours 

    Une tenue de marque Keyfa

    Crédit Photo: Keyfaworld

    L’une des marques de tenues vestimentaires, qui fait la fierté du Sénégal est bel et bien Keyfa. Keyfa est également une maison de couture crée par trois spécialistes qui ont décidé de mettre ensemble leur compétence. Il s’agit d’un styliste,-créateur de mode, unspécialiste des tissus haut de gamme et un ingénieur professionnel industriel.

    La marque Keyfa a un style qui lui est propre. Il n’est pas dans le traditionnel, ni dans le Sénégalo-Sénégalais. Il est dans le différent, le caractère, l’envie d’autre chose. Le style est plutôt moderne et panafricain. En vérité, il se focalise sur une clientèle moderne, dynamique. En sorte que la personne qui s’habille Keyfa doit se sentir bien, différente des autres.

    Il convient de noter que Keyfa conçoit et réalise des collections d’un style nouveau, à partir de deux lignes de production à savoir : une ligne de production ‘’Prêt à Porter’’ de luxe pour nos boutiques, et une ligne de production ‘’Sur-Mesure’’ Haut de Gamme, pour les commandes spéciales. « Nos collections obéissent aux caractéristiques suivantes : – Un design original et moderne, résultat d’une grande créativité du personnel.- Une finition très soignée des produits, répondant à des normes de qualité.- Un large choix de tissus haut de gamme disponibles », affirment les promoteurs.

    Jeremy Junior

  • pourquoi les femmes et filles senoufos, du burkina faso et du congo portent des chaines aux pieds

    pourquoi les femmes et filles senoufos, du burkina faso et du congo portent des chaines aux pieds

    Photo: linfodrome

    Une fille de race noire portant des chaines aux pieds

    On constate de plus en plus que des jeunes filles ou même des femmes mariées portent des chaines aux pieds en Afrique. En effet, le bracelet aux pieds est de plus en plus en vogue. Il n’est plus rare de voir des jeunes dames ou jeunes filles et quelques fois des femmes, portant ces bijoux à la cheville. Si cette attitude relève de la mode pour certaines personnes, elle fait partie des us et coutumes de certains peuples d’Afrique. Chez les Senoufos, un peuple au nord de la Côte d’Ivoire, les bijoux aux pieds ne sont portés que durant les grandes célébrations, notamment les cérémonies d’initiations ou funérailles.Chez certains peuples du Burkina-Faso et du Congo, le fiancé est obligé d’offrir plusieurs chaines à sa fiancée avant de débuter les étapes du mariage. Les chaines font ainsi même partie des exigences de la dot. Si la chaine aux pieds relève de la culture de certaines filles,d’autres en portent pour faire jolie ou encore séduire. Comme tout autre atout de séduction, la chaine au pied attire ou plait à denombreux hommes. Toutefois, en plus de sa beauté, cette parure a des significations qui diffèrent en fonction des régions, pays et cultures qu’il ne faut pas ignorer, en vue de la mettre suivant l’endroit où l’on se trouve et de manière appropriée. Selon Wikipedia, chaque fois qu’une femme porte une chaîne aux pieds, cela signifie qu’elle est mariée, mais dans certains cas, cela signifie qu’elle est mariée, mais elle est également disponible pour d’autres hommes avec l’approbation et l’encouragement du mari.

    Jeremy Junior

  • le boubou, une tenue africaine qui tire ses origines de la culture arabe

    le boubou, une tenue africaine qui tire ses origines de la culture arabe

    Le boubou est une robe Africaine classique, portée par les hommes et les femmes dans toute l’Afrique de l’Ouest, du Nord et dans les communautés de la diaspora.

     

    Ce majesteux vêtement africain tire ses origines de la culture arabe. En effet, c’est vers le 5e siècle que plusieurs commerçants berbères, rejoignant l’Afrique de l’ouest emmenèrent avec eux l’ancêtre du boubou. Ce vêtement ample était destiné à les protéger de la chaleur.

     

    Il va par la suite connaitre une certaine expansion chez les peuples de l’Afrique de l’Ouest, notamment dans les peuples islamisés. L’étymologie du mot boubou vient de Bubu en mandingue (Mali) ou de mbubb ou mboubeu en wolof (Sénégal).

     

    A l’époque, les nobles peuples de l’Afrique de l’Ouest portaient un vêtement imprimé de motifs dont la forme était proche du boubou actuel. Plus tard, l’évolution de l’industrie du textile permettra une vulgarisation de ce style vestimentaire, devenu très populaire. Le boubou n’a pas volé son succès dans ces régions africaines. En effet, c’est une tenue parfaitement adaptée au climat tropical qui y règne. Elle est de plus très confortable et descente, pour les valeureux peuples d’Afrique de l’Ouest.

     

    De nos jours, le croisement de cette tenue d’origine arabe et des multiples couleurs africaines, a inspiré nombre de couturiers du continent, jusqu’à atteindre l’expansion mondiale. Le boubou africain est généralement confectionné à partir de tissus de pagne, de Bazin, de wax, ou encore de tissus industriels, généralement d’origine chinoise. Son prix varie donc selon le tissu de couture, le Bazin étant généralement le plus prisé.

     

    Pour les portefeuilles plus modestes, des variétés en tissus de moins bonnes qualités existent, avec bien évidement l’inconvénient de la perte d’authenticité. Il est traditionnellement fait d’une même pièce, entre 9 et 12 mètres en moyenne chez les adultes.

     

    Au Sénégal, au Mali, en Guinée par exemple, le boubou est omniprésent dans la société, mais encore chez les touristes qui ont su se laisser séduire par son confort et sa beauté, et dans le but de s’intégrer au paysage local. Il y fait l’unanimité, en dépit des croyances religieuses, bien que plus populaire, il est vrai, chez les musulmans. C’est dire que de nos jours, le boubou est clairement considéré comme patrimoine culturel africain, et non comme un héritage religieux.

     

    Avec l’occidentalisation, il est plus fréquent de voir des adultes en boubous, que des jeunes, qui préfèrent se vêtir à l’image des célébrités qu’ils admirent. Cependant, il est bon de valoriser davantage cette tenue au sein de nos sociétés, et encourager sa production, afin de préserver ce patrimoine culturel et acquérir une certaine autosuffisance africaine dans le domaine industriel.

     

    Thom Biakpa

  • comment se vêtir en ces temps de chaleur en côte d’ivoire

    comment se vêtir en ces temps de chaleur en côte d’ivoire

    Des tenues ivoiriennes légères

    Photo: Pinterest

    La chaleur bat son plein depuis plusieurs mois dans des pays d’Afrique, singulièrement en Côte d’Ivoire. Cependant, avec les bons choix vestimentaires et quelques astuces de style, il est tout à fait possible de garder une allure impeccable même par les jours les plus chauds.

    Voici quelques astuces pour bien se sentir en cette période. Il faut opter pour les tissus naturels comme le lin, le coton et la soie. Ils sont mieux adaptés par temps chaud. Ils permettent à l’air de circuler et absorbent l’humidité, aidant ainsi à rester frais et sec tout au long de la journée. Il faut évitez les tissus synthétiques qui ont tendance à piéger la chaleur et à faire transpirer davantage. Il faut privilégiez les tenues vestimentaires amples et aérées. Elles offrent l’avantage de laissercirculer l’air autour de son corps. Les robes légères, les chemises fluides et les pantalons larges sont des choix judicieux pour rester à l’aise tout en conservant une allure élégante.

    En outre, il faut choisir les tenues de couleur claires telles que le blanc, le beige, le pastel et le bleu clair reflètent la lumière du soleil et absorbent moins de chaleur que les couleurs sombres. Privilégiez donc ces teintes pour vos tenues estivales afin de rester frais et de conserver une sensation de légèreté.

    Par ailleurs, il faut portez des chapeaux et des lunettes de soleil. Ils protègent contre des rayons UV. Non seulement ces accessoiresoffrirent une protection supplémentaire contre le soleil, mais en plus ils ajouteront également une touche de style à sa tenue estivale.

    Aussi, il faut se chausser des sandales ou des chaussures ouvertes. Il faut permettre aux pieds de respirer en optant pour des sandales confortables ou des chaussures ouvertes pendant les journées chaudes. Non seulement elles offrirent une sensation de fraîcheur, mais elles complètent également parfaitement le look.

    Jeremy Junior