Catégorie : Mode

  • le foulard en afrique, bien plus qu’un simple accessoire

    le foulard en afrique, bien plus qu’un simple accessoire

    Photo : afroculture

    En Afrique, se couvrir la tête est une ancienne tradition qui s’est perpétuée jusqu’à nos jours. De fait, le foulard est porté dans toutes les parties du continent, avec dans chaque pays, un nom spécifique qui lui est donné.

    Ainsi au Malawi par exemple, on désigne le foulard par le nom « Duku« . Au Botswana, c’est le « Tukwi« , au Nigeria et dans d’autres régions d’Afrique de l’Ouest, on le nomme « Gele« , au Sénégal, « Moussor », pour n’en citer que quelques-uns.

    Chaque pays et tribu d’Afrique a des usages différents et attache des significations différentes à ces foulards, ainsi qu’aux styles et aux couleurs utilisés. D’après le style et les couleurs utilisés, un foulard peut nous dire si une femme est fiancée, mariée, veuve, jeune ou vieille. On peut également dire que le foulard est un identifiant d’un système social hiérarchique basé uniquement sur la richesse.

    En Afrique du Sud, les femmes se couvrent les cheveux lors de visites officielles pour rencontrer leurs beaux-parents ou lorsqu’elles se rendent chez des membres de la communauté de rang supérieur, en signe de respect.

    Lors des évènements heureux comme le mariage africain, l’on a l’occasion de découvrir plusieurs styles de foulards avec les couleurs les plus belles et les plus complexes. Ce n’est pas inhabituel, car cela communique une image matriarcale et royale, une représentation puissante de la sophistication et de la beauté féminine.

    Il serait injuste de ne pas mentionner que les hommes africains portent également des turbans pour symboliser la richesse et le statut social.

    Nous pouvons donc dire que le port du foulard existe depuis de nombreux siècles et qu’il constitue un moyen de communiquer de manière non verbale sa position dans la vie.

    De nos jours, le couvre-chef est devenu une tendance plutôt que la mise en avant d’un statut social. Elles sont donc nombreuses à se couvrir la tête pour afficher leur descendance africaine et se sentir plus proches de leurs ancêtres. Ce sont leurs traditions et pour beaucoup d’entre elles, c’est une façon de les honorer.

    Le foulard peut être porté pour une journée ordinaire à la maison ou pour une occasion spéciale (Mariage, Eglise etc.)  Ce n’est peut-être qu’un simple morceau de tissu, mais il met en valeur la beauté, l’élégance et la force d’une femme comme rien d’autre.

    Le foulard peut être une affirmation culturelle forte, un accessoire à la mode ou une solution intelligente pour les jours si vous voulez protéger vos cheveux ou ne pas vous coiffer.

    Thom Biakpa

  • mode vestimentaire féminine – les combinaisons en vogue en côte d’ivoire

    mode vestimentaire féminine – les combinaisons en vogue en côte d’ivoire

    Crédit Photo : Pinterest

    Les tenues vestimentaires féminines à la mode en Côte d’Ivoire ces derniers temps sont les combinaisons. Les femmes les arborent avec fierté à l’occasion de plusieurs manifestations ou cérémonies. Il s’agit entre autres, de mariages, baptêmes, anniversaires, sorties de maternité, ainsi que de grandes fêtes. Nous avons rencontré des femmes, qui en étaient vêtues dans des buvettes à Abidjan à l’occasion de la célébration de la fête de Pâque, le dimanche 31 mars 2024. A première vue, on croirait que la combinaison est une tenue composée d’un pantalon séparé d’un haut. Alors qu’il n’en est rien. Comme son nom l’indique, la combinaison est un pantalon combiné à un haut, faite à partir d’un tissu ou d’un pagne.

    Il y a les combinaisons décolletées et les combinaisons démembrées. « Ce sont des tenues relaxes. Quand on les porte, on peut s’asseoir dans toutes positions sans dispositions particulières, contrairement à d’autres tenues vestimentaires », confie dame Aya Germaine, ménagère, rencontrée dans une buvette au quartier Habitat de la commune d’Abobo. Révélation de taille que celle qui émane de Kouaho Judith, institutrice dans un établissement privé d’Adjamé. « Je me rendais en cours quand une jeune fille m’ayant observée pendant un dizaine de minutes m’a approchée pour savoir s’il s’agissait d’un pantalon séparé du haut. Je lui ai dit qu’il s’agissait d’une combinaison. Emerveillée par la couture, elle n’a pu s’empêcher d’apprécier la combinaison ». L’institutrice a indiqué que sa couturière lui a confié que ce ne sont pas tous les couturiers, qui réussissent la couture des combinaisons. Raison pour laquelle elle conseille aux personnes qui désirent porter cette tenue vestimentaire de s’adresser à un couturier, qui maitrise le modèle, pour leur éviter de jeter leur argent par les fenêtres.

     

    Jeremy Junior

     

  • création-mode  Juliette Ouédraogo, styliste et créatrice de jl’o design se dévoile !

    création-mode Juliette Ouédraogo, styliste et créatrice de jl’o design se dévoile !

    Crédit Photo : RFI

    Une nouvelle étoile est née dans le milieu des stylistes-modelistes africains et notamment burkinabè. Son nom, Juliette Ouédraogo. Originaire du Burkina Faso, elle a suivi un cursus scientifique avec un baccalauréat option sciences biologie, mais sa passion pour la mode a très vite pris le dessus.

    Elle a bataillé très fort avec son père pour qu’il accepte qu’elle s’oriente vers des études de mode. Sa formation, elle l’a faite à Lyon en France de façon intense pendant trois années durant lesquelles elle a fusionné les cours de modélisme et ceux de stylisme.

    Après l’obtention de son diplôme, elle enchaîne une autre formation sélective sur Paris, un Master en créateur couture. Juliette Ouédraogo rentre ensuite au Burkina Faso après une absence de six ans, et se lance dans l’industrie de la mode. Elle crée sa marque JL’O Design en 2012, en lui donnant un ADN très reconnaissable.

    « Je travaille à respecter le corps de la femme, pour lui donner une certaine aisance dans le vêtement. Beaucoup de femmes, quand elles commencent à porter mes vêtements, elles se sentent beaucoup plus attirantes. Elles disent “Ah oui, quand j’arrive quelque part, j’ai confiance en moi.” Elles arrivent à avoir de l’amour pour elles-mêmes et à partir de cet amour qu’elles ont pour elles-mêmes, quand elles se voient dans le miroir, elles arrivent aussi à transmettre de l’amour, de la confiance et de la bonne humeur « , se prononce -t-elle.

    Elle poursuit:  » Je travaille vraiment sur le détail. Mes vêtements, quand les gens les voient dans la rue : “Ah oui, c’est du JL’O Design. C’est le détail qui m’a attiré”. Je suis prête à parcourir le monde pour aller chercher des petits accessoires qui vont justement faire la différence », ajoute-t-elle.

    Avec sa marque, Juliette Ouedraogo conçoit des collections pour homme, femme et enfant, mais ce qui attire surtout chez cette styliste burkinabè, c’est le métissage culturel et la réalisation d’une mode sans frontières et sans limites.

     » La mode n’a pas de frontière. L’inspiration n’a pas de frontière. Quand j’étais étudiante, j’ai travaillé avec beaucoup de bureaux de style et j’ai parcouru beaucoup de salons. J’ai toujours été inspirée par les chasseurs de tendances qui parcourent le monde entier à la recherche souvent de petits détails pour annoncer une collection qui va se faire dans trois, quatre ans. Je me dis qu’il n’y a pas à se limiter en se disant que je viens du Burkina Faso, il faut que je travaille uniquement le coco Dina, le pagne tissé. Demain, je peux travailler, par exemple, le Kente ou faire une collection purement japonaise. Je me dis que je n’ai pas le droit de me limiter parce que la mode n’a pas de frontières. Je respecte quand même un certain style que les gens arrivent à reconnaître », confie-t-elle.

    Presente récemment au Togo lors de Togocom Fimo228 un festival international de la mode qui était à sa 11e édition, Juliette Ouedraogo a présenté une collection intitulée Doll, un hommage aux femmes des temps modernes.

     » C’est une collection de la femme poupée. La femme poupée et en même temps la femme active qui a ce côté combatif. Et en même temps, elle a envie d’avoir ce côté bébé, ce côté poupée, elle a envie d’être cajolée un peu, elle a envie que quand elle rentre le soir avec son sac à main, elle retrouve une certaine douceur, de se retrouver dans des vêtements plus soyeux, vaporeux, douillets. Parce que quand elle va en réunion, quand elle est sur le terrain, elle ne peut pas se permettre de mettre des vêtements avec des strass, des petites plumes ! Non. Sur ces vêtements, c’est une combinaison de deux univers, et en même temps, je profite de cette collection pour mettre en valeur le coco Dina du Burkina Faso. C’est une matière tissée par les valeureuses femmes et je profite de mettre ces matières en valeur avec l’ajout de la couleur rose », explique-t-elle.

    S’agissant de sa marque JL’O Design, elle fait savoir que  » premièrement, cela s’appelait le design de la vie. Ensuite, cela s’est transformé en JL’O Design, parce que je voulais vraiment faire une marque qui porte mon nom, avec les initiales de mon nom ».

    Thom Biakpa

  • les tenues « près du corps » font fureur en côte d’ivoire

    les tenues « près du corps » font fureur en côte d’ivoire

    Une tenue « près du corps »

    Credit photo: Pinterest

    De nouvelles tenues vestimentaires ont fait leur entrée en douceur dans l’univers de la couture en Côte d’Ivoire. Il s’agit des tenues « près du corps ». Ces tenues concernent aussi bien les femmes que les hommes. Comme l’indique leur nom, ces tenues vestimentaires ont la particularité d’être un peu resserrées sur le corps, pratiquement collées au corps. Elles sont loin des tenues amples que l’on avait l’habitude de voir les habitants de la Côte d’Ivoire arborer.

     

    Tout le monde est tombé dedans

    Visiblement, toutes les tranches d’âges semblent avoir adopté ces tenues vestimentaires. Pourtant, à leur avènement, ce sont les adolescents qui s’y intéressaient. Au fil du temps, les tenues « près du corps » ont fini par conquérir même le cœur les plus sceptiques. C’est-à-dire ceux qui ne voulaient même pas en entendre parler. D’aucuns d’entre disaient que ces tenues étaient justes bonnes pour les jeunes « voyous » ou des jeunes qui n’avaient aucune responsabilité. Le temps a fini par avoir raison sur ces personnes. En sorte que de nos jours, vieux, adultes, jeunes, adolescents et enfants, tous font en tenues « près du corps ».

    Les couturiers sont un peu pour ce nouveau paradigme. Ils ont en partie contribué à promouvoir ces tenues. De nos jours, quand un couturier reçoit un client, sans que le client ne lui exprime son choix, il tient un peu compte des tenues « près du corps » pour coudre la tenue demandée.

    Les tenues près du corps ont encore de bons et longs jours devant elles.

     

    Jeremy Junior

  • les combinaisons africaines femme, la tendance en vogue dans la gamme des coutures dames

    les combinaisons africaines femme, la tendance en vogue dans la gamme des coutures dames

    Photo : Pinterest

    Un nouveau style a pris le pouvoir dans la gamme des coutures dames africaines. Ce sont les combinaisons. De plus en plus, les femmes optent pour ce modèle qu’elles trouvent élégant et tendance.

    Les combinaisons africaines femme sont aujourd’hui incontournables pour être à la mode. Elles sont traditionnellement fabriquées avec des tissus d’Afrique raffinés, notamment le pagne. Ce qui en fait le choix idéal pour créer des tenues modernes et cool.

    Les combinaisons africaines sont polyvalentes et offrent une multitude de possibilités. Avec quelques touches fraîches, on peut passer sans effort d’une tenue chic et tendance à un look plus décontractée ou vice versa.

    Elles peuvent être associées à des chaussures raffinées ou bohèmes; et donnent la possibilité de mettre l’accent sur sa personnalité en y ajoutant de petites touches ethniques. Fabriqués par les couturiers africains, cette création est le moyen idéal pour les femmes de s’habiller en toute beauté.

    La combinaison se décline en plusieurs versions. Il y a la combinaison taille haute qui offre à la silhouette une allure féminine et sexy, la combinaison pantalon large qui est idéale pour affiner la jambe, la combinaison avec des imprimés audacieux pour un look unique et original et la combinaison volantée qui apporte une touche romantique au look  des femmes.

    Les combinaisons africaines femme peuvent également être associées à des talons aiguilles pour une allure chic ou des baskets basses pour un look plus décontracté.

    Enfin, afin de marquer la taille et mettre en valeur votre silhouette, il peut être nécessaire d’ajouter une jolie ceinture à la combinaison de soirée. Si celle-ci en possède déjà, l’intéressée peut l’enlever le temps d’une soirée, pour en choisir une plus imposante ou plus colorée. Une silhouette, lorsqu’elle est cintrée, est immédiatement plus sexy et irrésistible selon les spécialistes de la mode.

    Thom Biakpa

  • sécurité en côte d’ivoire – une nouvelle tenue pour les agents de l’unité de régulation de la circulation (urc)

    sécurité en côte d’ivoire – une nouvelle tenue pour les agents de l’unité de régulation de la circulation (urc)

    Un agent de l’Unité de régulation de la circulation (URC) en action

    Crédit photo : lavenir.ci

    Les agents de l’Unité de régulation de la circulation (URC) de la police nationale de Côte d’Ivoire sont dotés d’une nouvelle tenue. Certains d’entre eux l’ont portée, le samedi 13 janvier 2024 au stade d’Ebimpe, le jour du lancement de la 34e édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN). En lieu et place de la couleur bleue marine et bleue ciel, les couleurs de la nouvelle tenue de ces agents sont le blanc et le noir. Les agents de l’URC ont arboré leurs nouveaux uniformes assortis des accessoires conventionnels pour la régulation de la circulation ce jour. Ils étaient postés visibles à certains carrefour des communes du district d’Abidjan, prêts à parer à toutes éventualités de risques de bouchons, au regard du monde qu’a drainé l’organisation de la CAN. Le ministre de l’intérieur et de la sécurité, Gal Vagondo Diomandé l’avait annoncé il y a quelques jours : « La Côte d’Ivoire aura la plus belle CAN jamais organisée » avait-il prévenu. La beauté du spectacle passe également par la prestation et le style de ses agents. L’élégance au cœur de la CAN, la police nationale assure.   

     

    Jeremy junior

  • fashion – a la découverte du gôbi, un chapeau traditionnel très prisé au bénin et chez les yorubas au nigéria

    fashion – a la découverte du gôbi, un chapeau traditionnel très prisé au bénin et chez les yorubas au nigéria

    Source Photo : Kayamaga

    Du feutre au Panama en passant par le chapeau melon et le Borsalino, les chapeaux ont longtemps fait partie en Occident de la garde-robe de l’homme élégant, jusqu’à ce qu’ils passent de mode.

     

    En Afrique, les chapeaux occupent également une place de choix dans le style vestimentaire de plusieurs peuples. Au Bénin et chez les Yorubas au Nigéria, il en existe un, qui fait la fierté de l’identité culturelle de ce pays en matière d’accoutrement. C’est le Gôbi.

     

    A l’origine, ce chapeau était utilisé par les ministres du roi plus précisément par celui qui s’occupait de ses affaires occultes pour pouvoir y mettre ses amulettes. C’était une grande fierté pour lui. Mais avec le temps, le gôbi est resté dans le cocon culturel et endogène et a finalement été inclus dans les habitudes.

     

    Pour les grandes réjouissances du roi, les ministres et privilégiés de celui-ci devraient porter ce chapeau. Au fil des ans, cela a fait son chemin à Porto-Novo.

     

    A chaque gôbi, sa signification…

     

    Plus ancré que jamais dans les habitudes, le gôbi est devenu un style vestimentaire à part entière surtout à cause de son aspect royal. Il faut quand même noter, qu’il reste dans le domaine de la réjouissance. L’originalité de ce chapeau pour la plupart, est que  le porto-novien ou le yoruba se reconnaît par le Gôbi. Après une longue semaine de travail, il porte sa tenue locale et y ajoute son gôbi pour montrer que le week-end s’annonce et que la semaine est terminée.

     

    Mais, au-dela de cette étiquette d’identification de la culture Goun (Porto-Novo-Bénin) et Yoruba (Nigéria), ce type de chapeau, a encore d’autres significations en rapport avec le tissu et la position qu’il occupe sur la tête.

     

    Ainsi, posé de façon dressée ou couchée, ou encore orienté vers la gauche, la droite, le front ou la nuque, procure à son porteur un certain prestige à Porto-Novo. Dans cette ville du Sud Bénin, les significations du gôbi sont plus basées sur le statut. Balancé du côté droit, il dénote de la richesse, alors que le côté gauche fait allusion à la classe moyenne. Le devant et la position dressée expriment sans vouloir le montrer, le niveau social bas de celui qui le porte. D’une localité à une autre, les significations diffèrent.

     

    Selon les explications du professeur Léon Bio Bigou, un historien bien connu au Bénin, il existe plusieurs types de Gôbi et chez les Batonou, un autre peuple du Nord Bénin, le Gôbi placé d’une manière ou d’une autre, a aussi sa signification. Dans cette région, le Gôbi tournée vers la droite, veut signifier que la personne est orpheline de père. Du côté gauche, pour signifier qu’elle est  orpheline de mère. Et, lorsque l’intéressé atteint un niveau donné, c’est-à-dire, une certaine maturité sociale, et que ses parents sont vivants, en principe, son Gôbi devrait être orienté vers le haut. En évoluant, il l’oriente vers le front, pour exprimer qu’il est prêt à affronter les gens.

     

    Revenu à la mode et en force, ce chapeau est passé d’accessoire traditionnel et culturel destiné à certaines couches de la société à vêtement prisé et adopté. Jeunes, enfants ou adultes l’adoptent et l’incluent dans leur quotidien. Même si la signification de ce chapeau est encore méconnue de la jeune génération, le Gôbi reste et demeure la touche finale à ajouter à tout habillement.

    Thom Biakpa

  • promotion des tenues vestimentaires ivoiriennes  « ligne d’or » pour des productions express

    promotion des tenues vestimentaires ivoiriennes « ligne d’or » pour des productions express

    Laure Kouassi épouse Adjoumani, la promotrice de « Ligne d’or »

    Crédit photo: 13 Art’s

    Laure Kouassi épouse Adjoumani, de nationalité ivoirienne a créé une marque pour la promotion de tenues vestimentaires féminines du pays. Cette marque est nommée « Ligne d’or ». La spécialité de cette marque est de fournir des tenues vestimentaires en un laps de temps très court. La promotrice de la marque, Laure Kouassi épouse Adjoumani s’explique en ces termes : « L’idée de créer Ligne d’or est venue du fait que nous vivions dans un monde en pleine mutation et nous n’avions pas forcément le temps de nous rendre chez un couturier. Alors je me suis dit qu’il serait intéressant de mettre sur pied une marque qui réponde à la démarche actuelle du monde. Ainsi, Ligne d’or est née avec des offres de productions express pour des tenues en 72 heures maximum ». Elle ajoute dans la même optique que : « la mode, loin d’être superflu a toujours été un moyen d’affirmation et de revendications d’appartenance. Ces sentiments précités nous ont conduit, en adéquation avec ma passion à créer cette marque ». A travers cette marque, il s’agit pour elle de promouvoir le prestige tout en proposant des vêtements fondés sur l’élégance, la sobriété et qui répondent à une catégorie de nouveauxconsommateurs. Le bangolo, la soie, le pagne et le kita sont les matières sur lesquelles elle travaille. La promotrice de la marque « Ligne d’or » met la femme africaine en valeur à travers des tenues Skiny ou Apoutchou.

    Jeremy Junior

  • le retour en force des pantalons larges  taille haute dans le dressing de la gente féminine

    le retour en force des pantalons larges  taille haute dans le dressing de la gente féminine

    Photo : Pinterest

    Le dressing de la gente féminine en Afrique, enregistre depuis quelques années, le retour en force des pantalons larges  taille haute. A motifs vintages ou fleuris, en crêpe, en soi, en dentelle, en pagne ou en jeans, les pantalons larges taille haute s’imposent aujourd’hui comme la tendance vestimentaire en vogue chez les femmes dans les capitales africaines.

    D’Abidjan à Dakar, de Kinshasa à Brazzaville en passant par Yaoundé, Cotonou, Bamako, Ouagadougou Accra, Lagos…, les femmes de plus en plus, mettent en valeur leur silhouette dans ce type de pantalon revisité et repensé, qui offre un style plus chic et plus flatteur que dans sa version originelle.

    Que ce soit pour le boulot ou l’école, se rendre à un concert ou à un rendez-vous, chez le médecin, à un diner au restaurant entre amis ou à un rendez-vous d’affaires, en balade ou à la maison, en sandales basses ou à talons, le pantalon large taille haute offre une gamme d’avantages qui semblent convenir à toutes les femmes.

    Effilé au niveau de la taille et légèrement évasé à partir des hanches de façon progressive jusqu’en bas, le pantalon large taille haute s’oppose au jeans skinny et leggings qui moulent la silhouette de la femme. Il est plus fluide et léger.

     » Ce vêtement est formidable. Jambes interminables, taille effilée, allure de star, hyper classe, voilà pourquoi je l’aime. Il stylise en un clin d’œil « , témoigne Denise Kangah, une jeune abidjanaise très branchée en matière de mode.

    Son coût varie en fonction de la matière ou du tissu. Néanmoins, le pantalon large taille haute reste accessible à toutes les bourses.  Pour  Jennifer, jeune vendeuse en boutique,  » peu importe sa qualité, il suffit de lui associer les bons accessoires pour se relooker immédiatement « .

    Matthieu, couturier ivoirien exerçant à Treichville, l’un des quartiers populaires du District Autonome d’Abidjan, nous confie que la demande de confection de cet article de mode augmente de plus en plus. Et sa main d’œuvre varie entre 5 000 et 10 000 F CFA.

    Largement annoncé par la vague de défilés de mode en fin 2015 dans les pays occidentaux, le pantalon large taille haute renoue avec la mode des années 1990 mais avec une touche d’élégance bien maîtrisée. Pour les créateurs, il s’agit de décliner un nouveau style tout en évitant de réinterpréter littéralement l’époque jadis.

    Le retour fulgurant de cette tendance démontre à quel point aujourd’hui, la  mode africaine a évolué. Il démontre surtout le talent indéniable des créateurs africains qui se réinventent perpétuellement.  

    Thom Biakpa

  • Gbagbo : le président qui a marqué par ses chemises

    Gbagbo : le président qui a marqué par ses chemises

    Crédit photo: Financial Afrik

    Laurent Gbagbo dans une de ses chemises

    L’un des signes qui aura marqué le règne de Laurent Gbagbo, qui a dirigé la Côte d’Ivoire d’octobre 2 000 à avril 2 011, est son style vestimentaire. Là où ses prédécesseurs ont choisi la tenue classique composée de costume, gilet et pantalon, celui qu’on surnomme en Côte d’Ivoire le « Woody de Mama », a choisi de se vêtir de chemises de manches longues. L’ex-chef de l’Etat ivoirien portait des chemises flamboyantes et colorées. L’une de ses chemises a été faite aux couleurs de la Côte d’Ivoire à savoir orange-blanc-vert. Laurent Gbagbo arborait aussi fréquemment des chemises de couleur unie. Celles-ci étaient élégantes et témoignaient de son sens du style intemporel. Mais il avait un fort penchant pour les couleurs telles que le bleu, le blanc et le noir. Elles ajoutaient une touche de sobriété à son apparence. La chemise à motif est un autre élément de style distinctif de Gbagbo.

    Le port de ses chemises est le reflet de son attachement à sa culture et aux valeurs traditionnelles de son pays. Ses chemises sont souvent ornées de motifs ethniques et de couleurs vives, montrant ainsi son engagement envers la richesse culturelle de son pays. Ces chemises sont un moyen visuel de communiquer ses convictions. Aussi, sa chemise à motif est un autre élément de style distinctif de Gbagbo. Il est souvent vu portant des chemises à motif, ce qui ajoutait une touche de chic et de fraicheur à son apparence. Ses chemises créent de ce faitun look décontracté et chic.

    Plusieurs des militants du parti de Laurent Gbagbo et des militants d’autres partis politiques ont adopté son style vestimentaire. Laurent Gbagbo, devenu président du Parti des peuples africains Côte d’Ivoire (PPACI) entre temps, bien qu’ayant perdu le pouvoir, a gardé son style vestimentaire. Jusqu’à ce jour, certains de ses partisans et bien d’autres Ivoiriens continuent de se vêtir comme lui, donnant la preuve qu’ils aiment son style vestimentaire.    

     

    Jeremy Junior