Blog

  • recette : les délices de la cuisine zimbabwéenne

    recette : les délices de la cuisine zimbabwéenne

    Un plat de Sadza, un mets très prisé au Zimbabwé/ Chef’s Pencil

    Au Zimbabwe, le plat emblématique est sans conteste la sadza, également connue sous le nom d’isitshwala. Cette préparation, riche en glucides et très nourrissante, est réalisée à partir de farine de maïs cuite dans de l’eau chaude jusqu’à obtenir une consistance épaisse. Une fois prête, la pâte est façonnée en boule et se marie parfaitement avec une variété de plats en sauce. Il est également possible de la préparer avec d’autres céréales comme le sorgho ou le millet.

    L’igname, ou madhumbe, est un autre aliment prisé, souvent bouilli pour le petit déjeuner ou frit pour le déjeuner et le dîner. Il peut également être réduit en poudre pour confectionner du pain. Un plat complet, le mupunga unedovi, combine du riz à grains longs avec du beurre de cacahuète, généralement accompagné de viande. Le dovi, quant à lui, est un ragoût de cacahuètes agrémenté de gombo et de légumes variés, parfois avec de la viande comme du poulet ou de l’agneau.


    Les plats à base de légumes feuilles sont également très populaires, comme le muboora, qui se compose de feuilles de citrouille mijotées avec des tomates et des oignons. Le mufushwawenyevhe, ou ulude, utilise des feuilles séchées de chou shona, appréciées pour leur goût légèrement amer. Le mutakura, un mélange nutritif de cacahuètes, maïs et haricots, peut être dégusté à tout moment de la journée. Les grains de maïs grillés, appelés mhandire, sont des en-cas très appréciés.


    Parmi les influences sud-africaines, on trouve la boerewors, une saucisse de bœuf épicée, et le biltong, une viande séchée marinée et séchée au soleil. Les plats d’abats, comme le zvikanganwahama (ragoût de gésier) et le mazondo (pied de bœuf), sont également très appréciés, souvent servis avec de la sadza et une bière bien fraîche.


    Bien que le Zimbabwe ne possède pas de côtes, ses lacs et rivières offrent des délices comme les matemba ou kapenta, de petits poissons séchés et salés, souvent frits. Les insectes, tels que les criquets et les termites, font aussi partie de l’alimentation traditionnelle, tout comme les vers mopane, des chenilles savoureuses qui peuvent être préparées de diverses manières.

    Desserts et Boissons



    La notion de dessert au Zimbabwe diffère de celle que l’on connaît en Europe. Les préparations sucrées sont souvent servies au petit déjeuner ou comme en-cas pour le thé. Le bota, par exemple, est un plat crémeux à base de maïs, souvent agrémenté de beurre de cacahuète, tandis que le chimodho est un pain de maïs servi avec du beurre et de la confiture.


    Le lait caillé, ou hodzeko, peut accompagner des plats salés ou être dégusté avec du miel et du sorgho. D’autres douceurs incluent l’umxhanxa, une soupe sucrée de pastèque sauvage et de maïs, ainsi que le pudding à la citrouille, nhopi.

    Le Zimbabwe produit du café et du thé, mais les meilleures récoltes sont généralement destinées à l’exportation. Sur place, la qualité des boissons est souvent moyenne. Cependant, le thé reste très populaire, héritage de la colonisation britannique. Bien que l’eau du robinet soit techniquement potable, il est conseillé de privilégier l’eau en bouteille.


    Le mazoe orange juice, un cordial à base d’orange, est une boisson nationale, tout comme le shandy, une bière légère au gingembre. Les alcools forts, tels que le whisky et le gin, sont largement consommés, tout comme la bière, avec des marques locales comme Bohlinger’s et Zambezi Lager. La chibuku, une bière artisanale, est souvent servie dans des seaux dans les bars des townships, offrant une expérience unique avec son goût fermenté et acidulé.


    Ainsi, la cuisine zimbabwéenne, riche et variée, reflète la culture et les traditions du pays, offrant une expérience culinaire à la fois nourrissante et savoureuse.

  • abacost : le retour en force d’un style vestimentaire emblématique

    abacost : le retour en force d’un style vestimentaire emblématique

    Un homme élégamment habillé dans un Abacost/ Pinterest



    Dans le paysage dynamique de la mode africaine, un style emblématique fait son grand retour : l’Abacost. Ce terme, qui désigne un ensemble vestimentaire traditionnellement porté par les hommes, est en train de retrouver sa place sur les podiums et dans les rues des grandes villes africaines.

    Qu’est-ce que l’Abacost ?



    L’Abacost, contraction de « à bas le costume », est un style vestimentaire qui a émergé dans les années 1960 et 1970, notamment en République Démocratique du Congo. À l’époque, il était considéré comme une alternative décontractée au costume occidental, symbolisant à la fois la modernité et l’affirmation de l’identité africaine. L’Abacost se compose généralement d’une chemise à col, souvent accompagnée d’un pantalon en tissu léger, et est souvent agrémenté de motifs colorés et de tissus traditionnels.

    Un retour aux sources



    Aujourd’hui, l’Abacost revient sur le devant de la scène, porté par une nouvelle génération de créateurs et de stylistes africains qui cherchent à réinterpréter ce style classique. Ce retour aux sources s’inscrit dans un mouvement plus large de valorisation de l’héritage culturel africain dans la mode. Les jeunes designers s’inspirent des traditions tout en intégrant des éléments contemporains, créant ainsi des pièces qui allient authenticité et modernité.



    L’Abacost dans la mode contemporaine



    Les défilés de mode récents à travers le continent ont vu des collections mettant en avant l’Abacost, avec des coupes audacieuses et des tissus innovants. Les créateurs jouent avec les couleurs vives et les motifs africains, tout en adaptant le style à des silhouettes modernes. Ce renouveau attire non seulement les amateurs de mode, mais aussi ceux qui souhaitent affirmer leur identité culturelle à travers leur habillement.



    Un symbole d’identité et de fierté



    Le retour de l’Abacost ne se limite pas à une simple tendance vestimentaire. Il représente également un symbole d’identité et de fierté pour de nombreux Africains. En portant l’Abacost, les hommes affirment leur lien avec leur culture et leur histoire, tout en se démarquant dans un monde de plus en plus globalisé. Ce style vestimentaire devient ainsi un moyen d’expression personnelle et collective.

    Le retour de l’Abacost dans la mode africaine est un phénomène réjouissant qui témoigne de la richesse et de la diversité des cultures du continent. En réintroduisant ce style emblématique, les créateurs africains non seulement préservent un héritage précieux, mais ils ouvrent également la voie à de nouvelles interprétations qui séduisent les jeunes générations. L’Abacost est plus qu’un simple vêtement ; c’est une déclaration de style, d’identité et de fierté culturelle qui continue d’évoluer et de s’affirmer dans le monde de la mode.

    Thom Biakpa

  • sénégal : les producteurs de pommes de terre de Kayar face à une crise de commercialisation de leurs produits

    sénégal : les producteurs de pommes de terre de Kayar face à une crise de commercialisation de leurs produits

    À Kayar, les producteurs de pomme de terre s’inquiètent de la mévente de leurs productions/ RFI

    Au Sénégal, la situation des producteurs de pommes de terre de Kayar, une localité située dans le nord-ouest du pays, est préoccupante. Malgré une récolte impressionnante de plus de 21 000 tonnes de pommes de terre lors de la dernière campagne, ces agriculteurs se heurtent à des difficultés majeures pour écouler leur production.


    Moussa Thioune, un producteur local, exprime son désespoir en constatant que ses efforts n’ont pas porté leurs fruits. Après avoir investi plus de six tonnes de semences pour obtenir plus de 50 tonnes de pommes de terre, il se retrouve avec des stocks invendus, deux mois après la récolte. « J’ai utilisé plus de six tonnes de semences et produit plus de 50 tonnes de pommes de terre. J’ai récolté il y a deux mois, mais jusqu’à présent, je n’ai pas réussi à vendre un seul tubercule », se lamente-t-il. Les pommes de terre, laissées à l’abandon dans son champ, sont recouvertes d’herbes sèches, une protection temporaire contre le soleil et les voleurs.

    Les raisons de cette impasse sont multiples. D’une part, la concurrence des multinationales, qui pratiquent une production intensive, a saturé le marché. D’autre part, les producteurs dénoncent une politique gouvernementale qu’ils jugent peu anticipatrice. Bien que l’État ait mis en place des mesures incitatives pour la campagne agricole 2024-2025, telles que des semences subventionnées et des engrais à prix réduits, ces initiatives semblent mal coordonnées. Mohamed Bachir Niang, membre de l’Association des producteurs maraîchers de Kayar, souligne que, malgré un certain engouement, la surproduction n’a pas été anticipée par les autorités. « Les années passées, on vendait au bout de 10 à 15 jours, un mois tout au plus. Mais cette année, cela fait plus de deux mois que ça dure », déclare-t-il.


    La situation pourrait devenir encore plus critique dans les mois à venir. Les producteurs, qui manquent de structures de conservation adéquates, ne peuvent pas stocker leurs récoltes indéfiniment. Ils placent désormais leurs derniers espoirs dans la fête de la Tabaski, une période de forte consommation qui pourrait leur permettre d’écouler leurs stocks avant qu’ils ne se détériorent complètement.


    En attendant, Moussa Thioune et ses collègues continuent de prier pour qu’un acheteur se manifeste. Le prix du kilo de pommes de terre est actuellement de 140 FCFA sur le marché, alors que le coût de production s’élève à 200 FCFA. Face à cette situation, les producteurs se retrouvent dans une impasse, espérant des solutions durables pour améliorer la commercialisation de leur production et subvenir aux besoins de leurs familles.

    Thom Biakpa

  • industrie des chaussures : quand les fabrications chinoises inondent les marchés africains

    industrie des chaussures : quand les fabrications chinoises inondent les marchés africains

    Des chaussures dames de fabrication chinoise en vente/ Alamy

    L’Afrique, avec sa population jeune et en croissance, représente un marché prometteur pour l’industrie de la chaussure. Cependant, cette opportunité est de plus en plus dominée par les fabrications chinoises, qui inondent les marchés africains avec des produits à bas prix. Cette situation soulève des questions sur l’impact économique, social et environnemental de cette dynamique.

    Une offre pléthorique à bas prix


    Les chaussures fabriquées en Chine sont souvent proposées à des prix très compétitifs, rendant difficile la concurrence pour les producteurs locaux. Grâce à des coûts de production réduits, les entreprises chinoises peuvent offrir une large gamme de produits, allant des chaussures de sport aux sandales, en passant par des modèles plus traditionnels. Cette stratégie a permis à la Chine de devenir le principal fournisseur de chaussures pour de nombreux pays africains.

    Impact sur l’industrie locale


    L’inondation des marchés africains par les chaussures chinoises a des conséquences significatives sur l’industrie locale. De nombreux fabricants africains, incapables de rivaliser avec les prix bas des importations, se voient contraints de réduire leur production, voire de fermer leurs portes. Cela entraîne une perte d’emplois et une diminution des compétences artisanales locales, qui sont souvent transmises de génération en génération.


    Conséquences économiques


    L’essor des importations chinoises a également des implications économiques plus larges. Bien que les consommateurs bénéficient de prix plus bas, la dépendance à l’égard des produits importés peut nuire à la croissance économique à long terme. Les pays africains pourraient voir leur balance commerciale se détériorer, car ils importent davantage qu’ils n’exportent. De plus, cette situation limite les investissements dans le secteur manufacturier local, qui pourrait créer des emplois et stimuler l’économie.


    Enjeux environnementaux


    L’impact environnemental de cette dynamique ne doit pas être négligé. La production de chaussures en Chine, souvent réalisée dans des conditions peu réglementées, peut entraîner des dommages environnementaux considérables. De plus, l’importation massive de chaussures contribue à l’augmentation des déchets plastiques en Afrique, car de nombreux modèles sont fabriqués à partir de matériaux non biodégradables.


    Vers une solution durable

    Pour faire face à ces défis, plusieurs solutions peuvent être envisagées. Les gouvernements africains pourraient mettre en place des politiques de protection de l’industrie locale, telles que des droits de douane sur les importations ou des subventions pour les producteurs locaux. Parallèlement, il est essentiel de promouvoir des initiatives de fabrication durable qui respectent l’environnement et soutiennent les communautés locales.


    Les consommateurs jouent également un rôle crucial. En choisissant d’acheter des produits fabriqués localement, ils peuvent contribuer à revitaliser l’industrie de la chaussure en Afrique. Des campagnes de sensibilisation sur l’importance de soutenir les entreprises locales pourraient également aider à changer les comportements d’achat.


    L’inondation des marchés africains par les fabrications chinoises dans l’industrie des chaussures pose des défis importants pour les producteurs locaux et l’économie en général. Cependant, avec des politiques appropriées et un engagement des consommateurs, il est possible de créer un environnement où l’industrie locale peut prospérer tout en répondant aux besoins des consommateurs. La clé réside dans la recherche d’un équilibre entre l’accès à des produits abordables et le soutien à la production locale durable.

    Thom Biakpa

  • l’ablo : un délice de la cuisine ouest-africaine

    l’ablo : un délice de la cuisine ouest-africaine

    L’Ablo, une recette très prisée dans plusieurs pays d’Afrique de l’ouest/ Wikimédia

     

    L’Ablo est un gâteau traditionnel très prisé au Bénin, ainsi que dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest tels que le Togo et la Côte d’Ivoire. Ce plat, à base de farine de riz et de maïs, est légèrement sucré et se distingue par sa texture moelleuse et sa saveur délicate. L’Ablo est souvent consommé en accompagnement de plats savoureux, tels que le poulet ou le poisson frit, ainsi que de sauces épicées, comme la sauce feuille ou le moyo.

    Une préparation simple



    La préparation de l’Ablo est un mélange astucieux entre la technique du couscous africain et celle des gâteaux. L’essentiel de cette recette réside dans la création d’une bouillie qui sera ensuite cuite à la vapeur. Ce mode de cuisson permet de conserver la légèreté et la douceur du gâteau, tout en lui conférant une texture agréable.

    Ingrédients de base



    Pour réaliser l’Ablo, voici les ingrédients de base nécessaires :

    – Farine de riz : Elle apporte la légèreté et la texture moelleuse au gâteau.
    – Farine de maïs : Elle ajoute une saveur légèrement sucrée et contribue à la consistance.
    – Sucre : Pour une touche de douceur.
    – Eau : Pour mélanger les farines et former la bouillie.
    – Levure : Pour aider à la montée du gâteau.
    – Sel : Pour rehausser les saveurs.



    Recette simplifiée de l’Ablo

    Voici une recette simplifiée pour préparer l’Ablo, même si vous n’êtes pas un expert en cuisine africaine :

    1. Mélange des Ingrédients : Dans un grand bol, mélangez 2 tasses de farine de riz, 1 tasse de farine de maïs, 1/2 tasse de sucre, 1/2 cuillère à café de sel et 1 sachet de levure.

    2. Ajout d’Eau : Ajoutez progressivement de l’eau tout en remuant jusqu’à obtenir une pâte lisse et homogène. La consistance doit être similaire à celle d’une pâte à gâteau.

    3. Repos de la Pâte : Laissez reposer la pâte pendant environ 30 minutes pour permettre à la levure d’agir.

    4. Cuisson à la Vapeur : Versez la pâte dans des moules en silicone ou des petits ramequins. Placez-les dans un cuiseur vapeur et laissez cuire à la vapeur pendant environ 30 à 40 minutes, ou jusqu’à ce que l’Ablo soit bien cuit.

    5. Service : Une fois cuit, laissez refroidir légèrement avant de démouler. L’Ablo est souvent servi avec du piment et accompagné de petits poissons frits, créant ainsi un mélange de saveurs épicées et savoureuses qui raviront vos papilles.

    Un plat réconfortant

    L’Ablo est plus qu’un simple gâteau ; c’est un plat qui évoque des souvenirs et des traditions. Que ce soit lors d’un repas en famille ou d’une célébration, l’Ablo occupe une place spéciale dans le cœur des Béninois. Sa polyvalence en fait un accompagnement idéal pour de nombreux plats, et sa préparation simple permet à chacun de le savourer à la maison.

    En conclusion, l’Ablo est un incontournable de la cuisine ouest-africaine, alliant simplicité et richesse de saveurs. Que vous soyez un novice en cuisine ou un chef expérimenté, n’hésitez pas à essayer cette délicieuse recette et à partager un moment convivial autour de ce plat traditionnel.

    Thom Biakpa

  • côte d’ivoire : 3è édition du festival de la cuisine ivoirienne, une exploration riche et variée des délices culinaires du pays se profile

    côte d’ivoire : 3è édition du festival de la cuisine ivoirienne, une exploration riche et variée des délices culinaires du pays se profile

    La cérémonie de lancement du Festival de la Cuisine Ivoirienne/ Abidjan.net

    Le lancement de la troisième édition du Festival de la cuisine ivoirienne a eu lieu récemmentau Sofitel Ivoire de Cocody. Cet événement gastronomique, qui se déroulera les 12 et 13 juin 2025 à Bouaké, est orchestré par la Direction générale des industries touristiques et hôtelières (DG-ITH) sous l’égide du ministère du Tourisme et des Loisirs. Le thème de cette année, « À la découverte des saveurs d’ici et d’ailleurs », promet une exploration riche et variée des délices culinaires du pays.


    Cette édition s’annonce comme une véritable vitrine de la gastronomie ivoirienne, rassemblant les 13 régions touristiques du pays ainsi que divers acteurs du secteur. Au programme, plusieurs activités phares, dont un concours gastronomique qui mettra en compétition 26 chefs dans 13 catégories distinctes, englobant à la fois la cuisine professionnelle et la cuisine traditionnelle.


    En parallèle, un espace dédié au tourisme accueillera 50 exposants, mettant en avant la richesse et la diversité des produits locaux. Les présélections régionales, qui se dérouleront du 1er au 30 avril, auront lieu dans plusieurs villes, notamment San Pedro, Bouaké, Bondoukou, Séguéla, Grand-Bassam, Daloa, Odienné, Abengourou, Abidjan (Sud et Nord), Yamoussoukro, Korhogo et Man. La grande finale se tiendra à Bouaké, où six lauréats seront récompensés, avec trois gagnants par catégorie.


    Lors de la cérémonie de lancement, Dr Klo Fagama, Directeur Général des Industries Touristiques et Hôtelières, a souligné l’importance de cet événement dans la valorisation de la gastronomie ivoirienne comme levier de développement économique et culturel. Il a insisté sur l’ambition de faire de la Côte d’Ivoire une destination gastronomique de premier plan en Afrique.

    Andi Leal Daniel, représentant du ministre du Tourisme et des Loisirs, a également mis en lumière le rôle essentiel de la gastronomie en tant que vecteur de diversité culturelle et de convivialité. « Nous ne réveillons pas un festival, nous célébrons cette sublime Côte d’Ivoire. Si la musique est un langage universel, la nourriture en est un autre. Nos mets reflètent nos terres et nos traditions, et derrière chaque plat, se cachent des chefs talentueux et des agriculteurs dévoués », a-t-il déclaré, réaffirmant l’engagement du ministère à positionner ce festival parmi les événements culinaires majeurs du continent. Il a également rappelé que 2025 est une année charnière pour le tourisme ivoirien, soulignant que le pays ne se limite pas à offrir de la nourriture, mais propose une expérience unique où le partage et le vivre-ensemble sont au cœur des interactions.


    Les chefs cuisiniers présents ont unanimement insisté sur l’importance d’établir des critères stricts de sélection pour garantir l’excellence du concours gastronomique. Parmi ces critères figurent l’hygiène alimentaire, la maîtrise des techniques culinaires et la valorisation des produits locaux.



    De plus, des réformes dans l’enseignement technique et professionnel ont été annoncées, visant à intégrer 40 % de plats ivoiriens dans les programmes de formation culinaire des écoles. Les experts ont également souligné la nécessité de structurer et de codifier la cuisine ivoirienne en respectant trois grandes techniques culinaires universelles.


    Cette troisième édition du Festival de la cuisine ivoirienne s’annonce donc comme un événement incontournable, célébrant non seulement la richesse des saveurs locales, mais aussi le patrimoine culturel et gastronomique du pays.

    Thom Biakpa

  • rwanda : le célèbre styliste Moses Turahirwa face à la justice

    rwanda : le célèbre styliste Moses Turahirwa face à la justice

    Le créateur de mode rwandais Moses Turahirwa dans son studio de création à Kigali/ AFP


    Le procès de Moses Turahirwa, le célèbre styliste et fondateur de la marque Moshions, a débuté ce mardi 6 mai au tribunal de première instance de Kicukiro, à Kigali. Cette comparution fait suite à son arrestation survenue quelques semaines plus tôt, alors qu’il est accusé de consommation de drogues, une accusation qui a émergé après la publication de messages controversés sur les réseaux sociaux.

    Âgé de 36 ans, Turahirwa a reconnu avoir consommé de la drogue, mais a contesté les affirmations du procureur concernant la quantité de cannabis retrouvée à son domicile. Il a également nié les accusations de possession en vue de trafic. Ému lors de son témoignage, le styliste a présenté ses excuses pour ses publications sur Instagram, où il critiquait ouvertement le président rwandais, Paul Kagame. Cependant, il a précisé qu’il ne pensait pas avoir été arrêté en raison de sa consommation de drogue, mais plutôt à cause de ses critiques, pour lesquelles il a déjà demandé pardon au président, une affirmation que le parquet a démentie.


    Le mois dernier, Turahirwa avait publié une série de messages sur Instagram, désormais supprimés, dans lesquels il dénonçait l’emprisonnement injuste de son père par les autorités rwandaises. Il avait également exprimé son ressentiment envers le président Kagame, déclarant : « Je n’ai jamais pardonné à Kagame », et avait partagé son émotion en évoquant le jour où le chef de l’État avait commencé à porter ses créations.

    Une audience cruciale à venir

    Arrêté dans la nuit du 22 avril, Turahirwa a raconté avoir été réveillé par un groupe de personnes devant son domicile, qui ont défoncé sa porte lorsqu’il a tardé à ouvrir. La cour doit se prononcer sur la demande de libération sous caution formulée par son avocat lors d’une nouvelle audience prévue pour le vendredi 9 mai. Cette demande vise à permettre au styliste de rechercher une aide médicale pour son addiction.


    Le procureur, quant à lui, plaide pour le maintien en détention de Turahirwa, rappelant sa condamnation récente en première instance fin 2024 pour des faits similaires de consommation de stupéfiants. À ce jour, le gouvernement rwandais n’a pas commenté les publications de Turahirwa sur les réseaux sociaux ni son arrestation.


    Le procès de Moses Turahirwa soulève des questions non seulement sur la consommation de drogues, mais aussi sur la liberté d’expression et les tensions politiques au Rwanda. Alors que le styliste attend la décision de la cour, son cas continue d’attirer l’attention tant au niveau national qu’international.

  • mode : la beauté des robes africaines

    mode : la beauté des robes africaines

    Les robes africaines incarnent la beauté et la richesse de la diversité culturelle du continent/ African Fabs



    Les robes africaines sont bien plus qu’un simple vêtement ; elles incarnent la beauté et la richesse de la diversité culturelle du continent. Leur éclat réside dans les couleurs vives et les motifs complexes qui racontent l’histoire et le patrimoine des différentes communautés africaines. Que ce soit pour une occasion spéciale, une célébration culturelle ou simplement pour affirmer votre style personnel, les robes africaines offrent une palette infinie d’options qui sauront séduire tous les goûts.


    Une Variété inégalée et une infinité de styles


    L’un des aspects les plus fascinants des robes africaines est leur incroyable variété. Des élégantes robes Ankara, souvent ornées de motifs géométriques et floraux, aux audacieux imprimés Dashiki qui célèbrent la culture et l’identité, chaque style a sa propre personnalité. Que vous soyez attiré par des robes maxi fluides qui dansent au gré du vent, des robes fourreau ajustées qui mettent en valeur la silhouette, ou des modèles traditionnels qui évoquent des récits ancestraux, les possibilités sont presque illimitées. Les robes africaines vous permettent non seulement d’affirmer votre individualité, mais aussi d’expérimenter différents looks qui reflètent votre humeur et votre créativité.


    Une expression de durabilité et d’identité


    Les robes africaines transcendent la simple mode ; elles sont un véritable moyen d’expression personnelle. Chaque pièce raconte une histoire unique, intégrant l’héritage culturel, les valeurs et la créativité des artisans qui les confectionnent. En plus de leur attrait visuel indéniable, ces robes sont souvent fabriquées avec un souci de durabilité. Les créateurs privilégient des tissus de qualité, souvent issus de sources locales, et portent une attention méticuleuse aux détails, garantissant que ces vêtements ne sont pas seulement esthétiques, mais également conçus pour résister à l’épreuve du temps.


    Que vous choisissiez de vous habiller pour un événement formel ou d’ajouter une touche d’élégance à votre tenue quotidienne, les robes africaines allient style et longévité. Elles sont le reflet d’une culture vivante et dynamique, et chaque robe est une célébration de l’identité et de la fierté africaines. En portant une robe africaine, vous ne portez pas seulement un vêtement ; vous embrassez une histoire, une tradition et un art qui continuent d’évoluer et d’inspirer à travers le monde.

    Thom Biakpa

  • les kiosques à café en côte d’ivoire : un business rentable en plein essor

    les kiosques à café en côte d’ivoire : un business rentable en plein essor

    Des promoteurs de kiosques à café à Abidjan/ Photo: mediacitoyen.com



    En Côte d’Ivoire, le café est bien plus qu’une simple boisson ; c’est une véritable institution culturelle et sociale. Dans ce contexte, les kiosques à café se sont imposés comme un modèle d’affaires florissant, attirant à la fois les entrepreneurs et les amateurs de café. Ce phénomène témoigne d’une évolution des habitudes de consommation et d’une demande croissante pour des espaces conviviaux où se retrouver.


    Un Marché en Croissance


    La Côte d’Ivoire est l’un des plus grands producteurs de café en Afrique, et la consommation locale est en constante augmentation. Les Ivoiriens, de toutes les classes sociales, apprécient de se retrouver autour d’un bon café, que ce soit pour discuter, travailler ou simplement se détendre. Les kiosques à café, souvent situés dans des zones stratégiques comme les marchés, les centres commerciaux ou près des bureaux, répondent à cette demande croissante. Le “ café noir ” ou le “serré” est préparé à partir de la poudre de café mise dans un appareil pour en extraire le jus noir qui est consommé avec du sucre ou sans sucre. Les jeunes et même les hommes du troisième âge s’adonnent à cœur joie à la consommation de ce produit. Selon plusieurs de ces opérateurs que nous avons interrogés sur la rentabilité de leur business, le café moulu est le format dans lequel le café est le plus consommé.

    « Je vends en moyenne 100 petits pots par jour, à raison de 100 francs CFA le verre. Cela me fait 10 000 francs CFA par jour. Donc une recette de 300 000 francs par mois », nous raconte Ahmadou Diallo. Il dit dépenser en tout une somme de 10. 000 francs CFA pour l’achat d’un paquet de sucre, deux ou trois sachets de café.


    Un modèle économique accessible


    L’un des principaux atouts des kiosques à café est leur faible coût d’entrée. Comparés à des établissements de restauration plus traditionnels, les kiosques nécessitent un investissement initial moins élevé. Les entrepreneurs peuvent commencer avec un petit espace, quelques tables et chaises, et un équipement de base pour la préparation du café. Cela permet à de nombreux jeunes entrepreneurs de se lancer dans le secteur sans avoir à faire face à des charges financières écrasantes.

    Diversification de l’Offre


    Pour se démarquer dans un marché de plus en plus concurrentiel, de nombreux kiosques à café diversifient leur offre. En plus des différentes variétés de café, ils proposent des boissons chaudes et froides, des pâtisseries, des snacks et même des plats légers. Cette diversification attire une clientèle variée, allant des étudiants aux professionnels en quête d’un lieu de travail informel.


    Un lieu de vie et de socialisation


    Les kiosques à café ne sont pas seulement des points de vente ; ils sont devenus des lieux de vie où les gens se rencontrent et échangent. Dans un pays où la convivialité est une valeur essentielle, ces espaces favorisent les interactions sociales. Les propriétaires de kiosques organisent parfois des événements, comme des concerts ou des expositions d’art, pour attirer davantage de clients et créer une atmosphère dynamique.



    Défis à surmonter



    Malgré leur succès, les kiosques à café en Côte d’Ivoire font face à plusieurs défis. La concurrence est de plus en plus forte, avec l’émergence de chaînes de café et d’autres établissements. De plus, la qualité des produits et le service à la clientèle doivent être constamment améliorés pour fidéliser la clientèle. Les entrepreneurs doivent également naviguer dans un environnement réglementaire parfois complexe, notamment en ce qui concerne les licences et les normes sanitaires.



    En définitive, les kiosques à café en Côte d’Ivoire représentent une opportunité d’affaires prometteuse, alliant rentabilité et convivialité. Avec un marché en pleine expansion et une demande croissante pour des espaces de socialisation, ce modèle économique continue d’attirer de nombreux entrepreneurs. En surmontant les défis et en innovant constamment, les kiosques à café peuvent non seulement prospérer, mais aussi jouer un rôle clé dans la culture et l’économie ivoiriennes.

    Thom Biakpa

  • le dèguè : un délice ouest-africain à base de mil

    le dèguè : un délice ouest-africain à base de mil

    Le dèguè, un dessert très apprécié en Afrique de l’ouest/ Recettes d’Afrique

    Le dèguè est un dessert traditionnel ouest-africain qui ravit les papilles par sa douceur et sa texture crémeuse. Réalisé à partir de semoule de mil et de produits laitiers, ce plat est non seulement savoureux, mais également nutritif. Que ce soit pour une occasion spéciale ou simplement pour se faire plaisir, le dèguè est un choix parfait. Voici comment le préparer.

    Ingrédients pour 6 personnes

    Pour réaliser un délicieux dèguè, vous aurez besoin des ingrédients suivants :

    – 200 g de semoule de mil en graine
    – 1 kg de fromage blanc
    – 400 g de lait concentré
    – 1 sachet de sucre vanillé
    – 1 demi-citron vert
    – 1/2 cuillère à café de muscade
    – 250 ml d’eau
    – À défaut de lait concentré, vous pouvez utiliser du sucre en poudre

    Préparation

    1. Préparation des graines de mil :
    – Commencez par mettre les graines de mil dans un saladier.
    – Faites bouillir la moitié de l’eau (125 ml) et versez-la sur les graines. Couvrez le saladier et laissez reposer pendant 5 minutes.
    – Après ce temps, mélangez bien les graines, puis faites bouillir le reste de l’eau et versez-la sur les graines. Couvrez à nouveau et laissez reposer pendant 5 minutes avant de mélanger à nouveau.

    2. Cuisson au micro-ondes :
    – Placez les graines de mil dans le micro-ondes et faites-les cuire pendant 3 minutes. Cela permettra de bien les cuire et de les rendre tendres.
    – Une fois cuites, laissez-les refroidir avant d’ajouter le jus d’un demi-citron vert pour apporter une touche d’acidité.

    3. Préparation du mélange crémeux :
    – Pendant que les graines refroidissent, prenez un autre saladier et mélangez le lait concentré, le fromage blanc, le sucre vanillé et la muscade. Ce mélange crémeux est la base qui va enrober les graines de mil.

    4. Assemblage :
    – Incorporez délicatement les graines de mil refroidies dans le mélange crémeux. Mélangez avec soin pour ne pas écraser les graines, afin de conserver une belle texture.

    5. Réfrigération :
    – Une fois le mélange bien homogène, placez le dèguè au réfrigérateur. Il est préférable de le servir bien frais, ce qui le rend encore plus agréable à déguster.

    Dégustation

    Le dèguè peut être servi en dessert ou en collation. Sa douceur et sa texture crémeuse en font un plat réconfortant, idéal pour les chaudes journées d’été ou lors de repas en famille. N’hésitez pas à le personnaliser en ajoutant des fruits frais ou des noix pour une touche encore plus gourmande.

    En somme, le dèguè est un dessert simple à réaliser qui met en avant les saveurs et les ingrédients typiques de l’Afrique de l’Ouest. Sa préparation ne demande que quelques étapes et il est parfait pour partager un moment convivial autour d’une table. Bon appétit !

    Thom Biakpa