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  • dans l’univers des chefs pâtissiers africains : un voyage sucré au cœur de la créativité

    dans l’univers des chefs pâtissiers africains : un voyage sucré au cœur de la créativité

    Les pâtissiers africains font de plus en plus recours aux produits locaux dans leurs créations/ photo: Pâtisserie africaine

    L’Afrique, avec sa richesse culturelle et sa diversité, est un véritable terreau d’innovation culinaire. Parmi les nombreux talents qui émergent sur le continent, les chefs pâtissiers africains se distinguent par leur créativité, leur passion et leur capacité à fusionner traditions et modernité. Cet article vous invite à découvrir cet univers fascinant où la pâtisserie devient un art à part entière.



    Une tradition riche et variée



    La pâtisserie en Afrique ne se limite pas aux desserts que l’on connaît en Europe ou en Amérique. Chaque région du continent possède ses propres spécialités, souvent influencées par des ingrédients locaux et des techniques ancestrales. Par exemple, en Afrique de l’Ouest, on trouve des délices comme le « brioche » ou le « kankankan« , tandis qu’en Afrique de l’Est, le « mandazi » et le « kue » sont des incontournables. Ces douceurs, souvent préparées pour des occasions spéciales, témoignent d’un savoir-faire transmis de génération en génération.

    L’émergence de nouveaux talents



    Ces dernières années, une nouvelle génération de chefs pâtissiers africains a vu le jour, apportant avec elle une vision moderne de la pâtisserie. Formés dans des écoles prestigieuses ou autodidactes, ces artistes culinaires s’inspirent de leurs racines tout en intégrant des techniques contemporaines. Ils n’hésitent pas à expérimenter avec des saveurs inattendues, comme le chocolat noir associé à des épices locales ou des fruits tropicaux.



    La fusion des cultures



    L’un des aspects les plus fascinants de la pâtisserie africaine contemporaine est la manière dont elle fusionne différentes cultures. Les chefs pâtissiers s’approprient des influences internationales tout en les adaptant à leur identité. Par exemple, un gâteau au chocolat peut être rehaussé de saveurs de baobab ou de gingembre, créant ainsi une expérience gustative unique qui raconte une histoire.



    Un impact économique et social



    L’essor de la pâtisserie en Afrique ne se limite pas à l’art culinaire. Il a également un impact économique significatif. De nombreux chefs pâtissiers ouvrent leurs propres boulangeries et pâtisseries, créant des emplois et stimulant l’économie locale. De plus, ils participent à des initiatives de formation pour transmettre leur savoir-faire aux jeunes, contribuant ainsi à l’autonomisation des communautés.



    L’univers des chefs pâtissiers africains est en pleine effervescence, alliant tradition et innovation. Ces artistes du sucré ne se contentent pas de créer des desserts ; ils racontent des histoires, célèbrent leur culture et participent à l’évolution de la gastronomie sur le continent. En savourant leurs créations, on découvre non seulement des saveurs exquises, mais aussi un véritable patrimoine culinaire en pleine renaissance. L’avenir de la pâtisserie africaine s’annonce prometteur, et il ne tient qu’à nous de le savourer.

    Thom Biakpa

  • côte d’ivoire : le boom des commandes de repas en ligne à Abidjan

    côte d’ivoire : le boom des commandes de repas en ligne à Abidjan

    Un livreur de repas en activité/ Reuters


    Au cœur de la dynamique urbaine d’Abidjan, la tendance des commandes de repas en ligne connaît un essor fulgurant. Ce phénomène, qui s’est intensifié ces dernières années, a été particulièrement accentué par la pandémie de COVID-19, qui a modifié les habitudes de consommation des Ivoiriens. Aujourd’hui, de plus en plus de personnes optent pour la commodité des services de livraison à domicile, transformant ainsi le paysage gastronomique de la capitale économique.


    Une réponse à la demande croissante


    Avec l’urbanisation rapide et l’augmentation du nombre de travailleurs urbains, la demande pour des solutions de restauration rapide et pratiques a explosé. Les plateformes de livraison de repas, telles que Jumia Food, Glovo et d’autres acteurs locaux, ont su s’adapter à cette nouvelle réalité en proposant une large gamme de choix allant des plats traditionnels ivoiriens aux cuisines internationales. Les utilisateurs peuvent désormais commander leurs repas préférés en quelques clics, que ce soit depuis leur bureau ou leur domicile.


    La technologie au service de la gastronomie


    L’essor des commandes en ligne s’explique également par l’augmentation de l’accès à Internet et l’utilisation croissante des smartphones. Les applications de livraison sont devenues intuitives et faciles à utiliser, permettant aux clients de naviguer aisément à travers les menus, de passer des commandes et de suivre la livraison en temps réel. Cette digitalisation a non seulement simplifié le processus de commande, mais a également ouvert de nouvelles opportunités pour les restaurateurs, qui peuvent désormais toucher une clientèle plus large sans avoir à investir massivement dans des infrastructures physiques.


    Un impact sur les restaurateurs


    Pour les restaurateurs, cette tendance représente à la fois une opportunité et un défi. D’un côté, les plateformes de livraison leur permettent d’augmenter leur chiffre d’affaires en atteignant des clients qui n’auraient peut-être pas visité leur établissement. De l’autre, la concurrence est devenue féroce, et les restaurateurs doivent s’adapter rapidement aux attentes des consommateurs en matière de qualité, de rapidité et de service. Beaucoup d’entre eux investissent dans des cuisines fantômes, des espaces dédiés uniquement à la préparation de commandes en ligne, afin de réduire les coûts et d’optimiser leur efficacité.



    Les défis à relever



    Malgré ce succès, le secteur des commandes de repas en ligne à Abidjan fait face à plusieurs défis. La logistique de livraison, en particulier, peut être complexe dans une ville où le trafic est souvent dense. Les entreprises doivent également gérer les attentes des clients en matière de délais de livraison et de qualité des plats. De plus, la question de la sécurité alimentaire et de l’hygiène reste primordiale, surtout dans un contexte où les consommateurs sont de plus en plus soucieux de la provenance de leur nourriture.


    En définitive, le boum des commandes de repas en ligne à Abidjan illustre une évolution significative des habitudes alimentaires des Ivoiriens. Alors que la technologie continue de transformer le secteur de la restauration, il est probable que cette tendance se renforce dans les années à venir. Les acteurs du marché, qu’ils soient restaurateurs ou plateformes de livraison, devront s’adapter aux nouvelles attentes des consommateurs tout en surmontant les défis logistiques et opérationnels. Dans ce contexte, la capacité à innover et à offrir un service de qualité sera déterminante pour réussir dans ce secteur en pleine expansion.

    Thom Biakpa

  • la sapologie : l’art de l’élégance au service des codes vestimentaires

    la sapologie : l’art de l’élégance au service des codes vestimentaires

    Des « Sapologues » en exhibition/ photo: Mode Dandy



    La sape, véritable mouvement culturel africain, transcende les simples codes vestimentaires pour hommes en y ajoutant une touche d’originalité. Ce phénomène, né en Afrique, regroupe des passionnés qui ont su maîtriser l’art de l’élégance. Toujours impeccablement habillés, ces hommes mettent en avant des tenues colorées et soigneusement repassées. Que ce soit au Congo ou dans les grandes métropoles européennes comme Paris, Londres ou Bruxelles, les sapeurs ont su transformer l’élégance en un véritable style de vie.


    Un art institutionnalisé et compétitif


    Au début du 20e siècle, l’aspiration à être le mieux « sapé » a commencé à être perçue comme un art à part entière. En 1920, des Congolais revenant de la guerre aux côtés des forces belges et françaises ont introduit un nouveau style vestimentaire : la sape. Arborant des costumes majestueux, ils ont emprunté des éléments de l’élégance occidentale, tout en les adaptant à leur culture. Ce qui était à l’origine une imitation des codes vestimentaires occidentaux s’est progressivement transformé en une expression unique, où le costume traditionnel se pare de couleurs éclatantes.



    Dans les années 70, la sape a pris une nouvelle dimension avec la création de la « Société des Ambianceurs et des Personnes Élégantes ». Cette institution est née d’une rivalité entre musiciens et chanteurs de la République du Congo, qui se distinguaient par leurs vêtements luxueux. Une véritable compétition d’élégance a vu le jour, et la sape est devenue une organisation reconnue à Brazzaville, attirant même l’attention des politiciens. Aujourd’hui, le mouvement s’est étendu à tous les pays d’Afrique, où l’on trouve des sapeurs.


    Une passion coûteuse


    Les sapeurs congolais ont envahi les capitales européennes à la recherche de pièces uniques pour leurs tenues. Dans le monde de la sape, la contrefaçon est strictement prohibée et mal perçue. Les tenues sont donc composées de pièces de luxe, souvent très coûteuses. De retour au Congo, ces dandys exhibent fièrement leurs chaussures de marque et leurs costumes colorés, se faisant ainsi reconnaître comme de véritables « authentiques sapeurs ».


    Il est crucial pour eux de montrer leurs tenues, même si cela les conduit parfois à la ruine ou à contracter des crédits. Certains, malgré des ressources limitées, parviennent à s’habiller avec goût en se fournissant dans des friperies ou en échangeant des vêtements entre sapeurs.

    Les règles d’or de la Sape : des valeurs fondamentales

    La compétition dans la sape ne se limite pas aux vêtements ; elle s’étend également à l’art oratoire. Chaque sapeur doit être capable de justifier ses choix vestimentaires de manière convaincante. Selon Ben Mukasha Monama le Mbouela, le créateur de la « sapelogie« , ce mouvement est en passe de devenir une science, un art, une culture, voire une religion. C’est pourquoi des lois et des règles d’or régissent le comportement des véritables sapeurs.

    Parmi ces règles, la première stipule de « se saper sur la terre comme le ciel ». Le respect entre sapeurs est primordial, tout comme l’importance d’aimer sa femme et de ne pas pratiquer le concubinage. Ainsi, les préceptes de la sape vont bien au-delà des vêtements luxueux ; ils englobent également un comportement exemplaire et des valeurs morales.

    Thom Biakpa

  • business des faux ongles en afrique : rentabilité et opportunités

    business des faux ongles en afrique : rentabilité et opportunités

    Les faux ongles, un business juteux en Afrique/ photo: Getty Images


    Le marché des faux ongles en Afrique connaît une croissance significative, portée par l’évolution des tendances de beauté et l’augmentation de la demande pour des produits esthétiques. Avec l’essor des réseaux sociaux et l’influence des célébrités, de plus en plus de femmes cherchent à embellir leurs mains, ce qui ouvre la voie à de nombreuses opportunités dans ce secteur.


    Rentabilité du Marché


    Demande Croissante : La beauté et le soin des ongles sont devenus des priorités pour de nombreuses femmes africaines. Les faux ongles, qu’ils soient en gel, en acrylique ou en press-on, sont de plus en plus populaires. Cette demande croissante se traduit par une rentabilité accrue pour les entrepreneurs qui s’engagent dans ce domaine.


    Coûts d’Entrée Relativement Bas : Comparé à d’autres secteurs, le coût d’entrée pour démarrer un business de faux ongles peut être relativement faible. Les investissements initiaux peuvent inclure l’achat de matériel, de produits et la location d’un espace, ce qui permet à de nombreux entrepreneurs de se lancer sans un capital énorme.



    Marges Bénéficiaires Élevées : Les services de manucure et de pose de faux ongles peuvent offrir des marges bénéficiaires élevées. Les clients sont souvent prêts à payer un prix premium pour des services de qualité, ce qui peut générer des revenus substantiels.



    Opportunités à explorer



    Formation et Éducation : Avec l’augmentation de la demande, il existe une opportunité pour des programmes de formation en manucure et en pose de faux ongles. Offrir des cours peut non seulement générer des revenus, mais aussi aider à professionnaliser le secteur.


    Vente de Produits : En plus des services, la vente de produits liés aux faux ongles, comme les kits de pose, les vernis et les accessoires, peut constituer une source de revenus complémentaire. Le commerce en ligne est également une avenue à explorer, surtout avec l’augmentation de l’e-commerce en Afrique.


    Personnalisation et Innovation : Les consommateurs recherchent de plus en plus des designs uniques et personnalisés. Offrir des services sur mesure, comme des faux ongles décorés ou des designs tendance, peut attirer une clientèle fidèle.



    Partenariats avec des Influenceurs : Collaborer avec des influenceurs sur les réseaux sociaux peut aider à promouvoir les services et à atteindre un public plus large. Les campagnes de marketing digital peuvent également jouer un rôle clé dans la croissance de l’entreprise.

    En définitive, le business des faux ongles en Afrique présente des perspectives prometteuses. Avec une demande en constante augmentation et des opportunités variées, les entrepreneurs peuvent tirer parti de ce marché en pleine expansion. En investissant dans la qualité, l’innovation et le marketing, il est possible de bâtir une entreprise prospère et durable dans ce secteur dynamique.

    Thom Biakpa

  • la cuniculture en afrique : un potentiel à exploiter pour le développement rural

    la cuniculture en afrique : un potentiel à exploiter pour le développement rural

    L’élevage du lapin, une activité porteuse / photo: WikiAgri

    La cuniculture, ou l’élevage de lapins, est une pratique qui gagne en popularité en Afrique, tant pour ses avantages économiques que pour ses contributions à la sécurité alimentaire. Bien que cette activité soit encore peu développée dans de nombreuses régions, elle présente un potentiel considérable pour améliorer les moyens de subsistance des agriculteurs et diversifier les sources de revenus.

    Un élevage à faible coût

    L’un des principaux atouts de la cuniculture est son faible coût d’entrée. Les lapins nécessitent moins d’espace que d’autres animaux d’élevage, ce qui les rend idéaux pour les petits exploitants agricoles, souvent limités par la taille de leurs terres. De plus, les lapins se reproduisent rapidement, avec une portée pouvant atteindre jusqu’à 12 lapereaux tous les trois mois. Cette rapidité de reproduction permet aux éleveurs de générer des revenus en peu de temps.

    Une source de protéines

    La consommation de viande de lapin est en hausse en Afrique, car elle constitue une source de protéines maigres, riche en nutriments et faible en graisses. Dans de nombreuses cultures, la viande de lapin est appréciée pour sa tendreté et son goût délicat. En intégrant la cuniculture dans leur régime alimentaire, les populations peuvent améliorer leur nutrition, en particulier dans les zones où l’accès à d’autres sources de protéines est limité.

    Impact sur l’environnement

    L’élevage de lapins est également considéré comme une pratique durable. Les lapins ont un impact environnemental relativement faible par rapport à d’autres animaux d’élevage. Ils produisent moins de gaz à effet de serre et nécessitent moins de ressources en eau et en aliments. De plus, leurs excréments peuvent être utilisés comme engrais naturel, contribuant ainsi à l’amélioration des sols et à la fertilité des cultures.

    Défis à surmonter

    Malgré ses nombreux avantages, la cuniculture en Afrique fait face à plusieurs défis. L’un des principaux obstacles est le manque de formation et d’éducation des éleveurs. Beaucoup d’entre eux ne disposent pas des connaissances nécessaires pour gérer efficacement un élevage de lapins, ce qui peut entraîner des pertes économiques. De plus, l’accès aux marchés pour vendre la viande de lapin reste limité dans certaines régions, ce qui freine le développement de cette activité.

    Initiatives et perspectives d’avenir

    Pour surmonter ces défis, plusieurs initiatives ont été mises en place à travers le continent. Des organisations non gouvernementales et des agences gouvernementales travaillent à la formation des éleveurs, en leur fournissant des connaissances sur les meilleures pratiques d’élevage, la gestion de la santé animale et les techniques de reproduction. De plus, des programmes de sensibilisation visent à promouvoir la consommation de viande de lapin, augmentant ainsi la demande sur le marché.


    La cuniculture en définitive en Afrique, représente une opportunité prometteuse pour le développement rural, la sécurité alimentaire et la durabilité environnementale. En investissant dans la formation et en facilitant l’accès aux marchés, il est possible de transformer cette activité en une source de revenus significative pour de nombreuses communautés rurales. Avec un soutien adéquat, la cuniculture pourrait devenir un pilier essentiel de l’agriculture africaine, contribuant à un avenir plus prospère et durable pour le continent.

    Thom Biakpa

  • pédicure et manucure en afrique : un art et un soin

    pédicure et manucure en afrique : un art et un soin

    La pédicure et la manucure en plein essor en Afrique/ Getty images


    La pédicure et la manucure sont des pratiques de soin des pieds et des mains qui ont gagné en popularité à travers le monde, y compris en Afrique. Ces activités ne se limitent pas seulement à l’esthétique, mais elles englobent également des aspects de bien-être et de santé.

    Une tradition ancienne

    Dans plusieurs cultures africaines, le soin des pieds et des mains a toujours été une pratique importante. Les rituels de beauté et de soin personnel sont souvent transmis de génération en génération. Les femmes, en particulier, ont traditionnellement utilisé des produits naturels pour prendre soin de leurs ongles et de leur peau.

    Évolution et modernisation

    Avec l’urbanisation et l’influence croissante des tendances mondiales, les salons de pédicure et manucure se sont multipliés dans les grandes villes africaines. Ces établissements offrent une gamme de services allant des soins de base aux traitements plus sophistiqués, comme les manucures en gel ou les pédicures spa. Les clients peuvent désormais profiter d’une expérience relaxante tout en prenant soin de leur apparence.

    Produits locaux et écologiques

    De nombreux salons mettent en avant l’utilisation de produits locaux et naturels. Les huiles essentielles, les beurres de karité et d’autres ingrédients issus de la biodiversité africaine sont souvent intégrés dans les soins. Cela permet non seulement de soutenir l’économie locale, mais aussi de promouvoir des pratiques durables et respectueuses de l’environnement.


    Un marché en croissance


    Le marché de la beauté en Afrique est en pleine expansion. Les jeunes générations, en particulier, sont de plus en plus conscientes de l’importance des soins personnels. Cela a conduit à une augmentation de la demande pour des services de pédicure et manucure, créant ainsi des opportunités d’emploi et de développement économique dans le secteur.

    Les activités de pédicure et manucure en Afrique représentent bien plus qu’un simple soin esthétique. Elles sont ancrées dans des traditions culturelles tout en s’adaptant aux tendances modernes. Avec un marché en pleine croissance et une attention accrue portée aux produits locaux, ces pratiques continuent d’évoluer, offrant à chacun la possibilité de se sentir bien dans sa peau.

    Thom Biakpa

  • gastronomie africaine : gros plans sur ces restaurants qui font la fierté du patrimoine culinaire du continent

    gastronomie africaine : gros plans sur ces restaurants qui font la fierté du patrimoine culinaire du continent

    Tamsir Ndir, un chef cuisinier qui fait la fierté de la gastronomie africaine dans le monde/
    Photo: BBC



    L’Afrique, riche de sa diversité culturelle et de ses traditions culinaires, est un véritable trésor gastronomique. Les restaurants africains, qu’ils soient traditionnels ou modernes, jouent un rôle essentiel dans la promotion de cette richesse. Ils ne se contentent pas de servir des plats savoureux, mais ils racontent aussi l’histoire, les coutumes et les valeurs des différentes communautés du continent. Voici un aperçu de quelques restaurants emblématiques qui font la fierté de l’Afrique.



    1. Le Restaurant Le Relais de l’Entrecôte – Abidjan, Côte d’Ivoire


    Situé à Abidjan, ce restaurant est célèbre pour sa cuisine ivoirienne authentique et ses plats à base de viande. Le Relais de l’Entrecôte propose une expérience culinaire unique, où les clients peuvent déguster des spécialités locales comme l’attiéké (semoule de manioc fermentée) accompagnée de poisson braisé ou de viande grillée. L’ambiance conviviale et chaleureuse en fait un lieu de rencontre prisé par les habitants et les visiteurs.


    2. La Table de l’Afrique – Dakar, Sénégal


    Ce restaurant est un véritable hommage à la gastronomie sénégalaise. La Table de l’Afrique se distingue par son menu varié qui met en avant des plats traditionnels comme le thieboudienne(riz au poisson) et le yassa (poulet mariné au citron et aux oignons). Avec une décoration inspirée des couleurs et des motifs africains, ce restaurant offre une expérience immersive qui célèbre la culture locale.



    3. Nubuke Foundation Café – Accra, Ghana


    Au sein de la Nubuke Foundation, un espace dédié à l’art et à la culture, ce café propose une cuisine ghanéenne moderne. Les plats sont préparés avec des ingrédients locaux et de saison, mettant en avant des recettes traditionnelles revisitées. Le café est également un lieu de rencontre pour les artistes et les amateurs d’art, créant une atmosphère dynamique et inspirante.


    4. The Test Kitchen – Le Cap, Afrique du Sud


    Considéré comme l’un des meilleurs restaurants d’Afrique, The Test Kitchen, dirigé par le chef Luke Dale-Roberts, propose une expérience gastronomique innovante. Le menu fusionne des influences africaines et internationales, offrant des plats créatifs qui mettent en valeur les ingrédients locaux. La philosophie du restaurant repose sur la durabilité et l’utilisation de produits frais, ce qui en fait un modèle à suivre dans le secteur de la restauration.


    5. Chez Loutcha – Tunis, Tunisie



    Ce restaurant est un incontournable pour ceux qui souhaitent découvrir la cuisine tunisienne authentique. Chez Loutcha propose des plats traditionnels comme le couscous, le tajine et les briks, préparés selon des recettes familiales transmises de génération en génération. L’atmosphère chaleureuse et l’accueil convivial font de ce lieu un véritable havre de paix pour les amateurs de bonne cuisine.


    6. Bistro Afrique – Paris, France


    Bien que situé à l’étranger, Bistro Afrique est un exemple parfait de la manière dont la cuisine africaine peut s’exporter et séduire un public international. Ce restaurant met en avant des plats emblématiques de plusieurs pays africains, offrant une expérience culinaire variée et riche. Les clients peuvent déguster des spécialités comme le bobotie sud-africain ou le poulet maffé du Mali, tout en découvrant des vins africains soigneusement sélectionnés.


    En définitive, les restaurants africains sont bien plus que de simples établissements où l’on mange ; ils sont des ambassadeurs de la culture et de l’héritage du continent. En célébrant la diversité des saveurs et des traditions culinaires, ces restaurants contribuent à renforcer l’identité africaine et à promouvoir le continent sur la scène mondiale. Que ce soit à travers des plats traditionnels ou des créations modernes, la gastronomie africaine continue d’émerveiller et de rassembler les gens autour de la table. En visitant ces restaurants, on ne fait pas seulement l’expérience de la cuisine, mais on s’immerge également dans l’âme vibrante de l’Afrique.

    Thom Biakpa

  • marché de la coiffure en afrique : un secteur dynamique et en pleine évolution

    marché de la coiffure en afrique : un secteur dynamique et en pleine évolution

    Un salon de coiffure grouillant de clientes / Photo: IStock



    D’après des estimations récentes, les femmes africaines consacreraient chaque année la somme impressionnante de 7 milliards de dollars à l’entretien de leurs cheveux. Ce budget colossal pourrait jouer un rôle significatif dans le développement économique du continent. Cependant, la tendance « nappy« , qui prône le retour aux cheveux naturels, remet en question cette dynamique.



    Pour mettre les choses en perspective, 7,304 milliards de dollars, c’est le Produit Intérieur Brut (PIB) du Niger en 2013. C’est également le montant approximatif que les femmes africaines investissent chaque année dans des produits capillaires tels que shampoings, lotions, défrisants, extensions et autres accessoires.


    Un organisme londonien, Euromonitor International, a d’abord évalué le budget capillaire de trois grands pays africains : l’Afrique du Sud, le Nigeria et le Cameroun. Dans ces trois nations seulement, plus d’un milliard de dollars est dépensé pour la création et l’entretien des coiffures. Après des recherches supplémentaires menées par l’agence Reuters, notamment au Maghreb et en Afrique de l’Ouest, il apparaît que les femmes africaines dépensent des sommes équivalentes au PIB de certaines nations pour leurs soins capillaires.



    Il est fascinant de constater que, malgré les discours sur les ressources limitées des habitants du continent, l’Afrique se positionne en tête de ce classement. Les heures passées dans les salons de coiffure et les dépenses engagées pour obtenir des coiffures élaborées témoignent de l’importance accordée à l’apparence. Dans de nombreux pays, il n’est pas surprenant que les forces de l’ordre peinent à faire respecter le port du casque, tant les femmes préfèrent exhiber fièrement leurs coiffures, parfois dignes des premières dames.



    Que ce soit des nattes, des tresses, des coiffures « rasta » ou « patra« , le marché de la coiffure va bien au-delà de la simple séduction ou de l’expression artistique. C’est un secteur économique colossal qui attire l’attention de grandes marques internationales de cosmétiques comme Unilever et L’Oréal, notamment dans la partie australe du continent. Ces multinationales ont non seulement ouvert des salons de coiffure pour promouvoir leurs produits, mais elles investissent également dans la recherche sur les cheveux afro.



    Cependant, la montée de la tendance « nappy » pourrait-elle freiner cette dynamique économique ? Apparue au début des années 2000 aux États-Unis, cette mode valorise les cheveux naturels, crépus ou frisés, avec des slogans tels que « Stop aux lissages et aux perruques » qui résonnent comme un cri de ralliement pour certaines. Néanmoins, il est incertain que cette tendance parvienne à s’imposer au-delà des frontières occidentales. Les standards de beauté d’une Fatoumata malienne diffèrent souvent de ceux des stars du RnB américain, et il est peu probable que l’abandon des artifices réduise significativement les dépenses. En effet, une coiffure afro, qui symbolise souvent la longueur des cheveux, nécessite un entretien rigoureux face aux défis climatiques et à la pollution, tout comme les dreads.


    Ainsi, le marché de la coiffure en Afrique demeure un secteur dynamique et en pleine évolution, où tradition et modernité s’entrelacent, tout en soulevant des questions sur l’identité et les choix esthétiques des femmes africaines.

    Thom Biakpa

  • agriculture et entrepreneuriat : l’élevage de volaille en afrique, un secteur en pleine expansion

    agriculture et entrepreneuriat : l’élevage de volaille en afrique, un secteur en pleine expansion

     L’élevage de la volaille est un secteur porteur en Afrique/ photo: Getty Images


    L’élevage de volaille est un secteur en pleine expansion en Afrique, offrant des opportunités économiques significatives pour les agriculteurs et les entrepreneurs. Ce modèle économique repose sur plusieurs éléments clés qui contribuent à sa viabilité et à son succès.

    Demande croissante de protéines animales

    Avec une population en forte croissance et une urbanisation rapide, la demande de protéines animales, notamment de viande de volaille, augmente considérablement. Les consommateurs africains privilégient souvent la volaille en raison de son prix abordable et de sa valeur nutritionnelle. Cela crée un marché dynamique pour les éleveurs.

    Coûts de production et accessibilité

    L’élevage de volaille nécessite des investissements initiaux, mais les coûts de production peuvent être relativement faibles par rapport à d’autres types d’élevage. Les éleveurs peuvent commencer avec un petit nombre de volailles et augmenter progressivement leur cheptel. De plus, l’accès à des aliments pour animaux et à des équipements de base est souvent plus facile dans de nombreuses régions.

    Technologies et innovations

    L’adoption de technologies modernes, telles que l’élevage en batterie, l’alimentation automatisée et les systèmes de gestion de la santé animale, permet d’optimiser la production. De plus, des initiatives de formation et des programmes de soutien technique aident les éleveurs à améliorer leurs pratiques et à augmenter leur rendement.

    Chaînes de valeur et commercialisation

    Le business model de l’élevage de volaille en Afrique s’appuie également sur des chaînes de valeur bien établies. Les éleveurs peuvent vendre leurs produits directement aux consommateurs, aux marchés locaux ou aux détaillants. La création de coopératives peut également renforcer le pouvoir de négociation des éleveurs et améliorer l’accès aux marchés.

    Défis à surmonter

    Malgré les opportunités, l’élevage de volaille en Afrique fait face à plusieurs défis, notamment les maladies aviaires, les fluctuations des prix des aliments pour animaux et l’accès limité au financement. Les éleveurs doivent être proactifs dans la gestion de ces risques pour assurer la durabilité de leur activité.


    Perspectives d’avenir

    L’avenir de l’élevage de volaille en Afrique semble prometteur. Avec des politiques favorables, des investissements dans les infrastructures et une sensibilisation accrue à la sécurité alimentaire, ce secteur pourrait jouer un rôle crucial dans la lutte contre la pauvreté et la malnutrition sur le continent.


    En résumé, le business model de l’élevage de volaille en Afrique repose sur une demande croissante, des coûts de production accessibles, l’adoption de technologies modernes et des chaînes de valeur efficaces. Bien que des défis subsistent, les perspectives d’avenir sont encourageantes, faisant de ce secteur une opportunité lucrative pour les entrepreneurs africains.


    Thom Biakpa

  • côte d’ivoire : culture de champignons, une activité en pleine expansion

    côte d’ivoire : culture de champignons, une activité en pleine expansion

    La culture de champignon, une activité qui monte en puissance en Côte d’Ivoire/ photo: Getty Images



    En Côte d’Ivoire, une vingtaine de petits producteurs se lancent avec succès dans la culture de champignons, notamment le champignon de palmier et les pleurotes. À Bonoua, dans le sud-est du pays, cette activité, qui nécessite un investissement modeste, commence à séduire les consommateurs.

    « Regardez ces champignons, nous allons les récolter demain », indique Ophélia Koffi, responsable de la champignonnière. Pour favoriser le développement optimal des champignons, l’environnement doit être à la fois humide et frais. Les agricultrices, regroupées en collectif, s’emploient à collecter et à préparer leurs déchets agricoles, en particulier les épluchures de manioc, qui serviront de substrat pour la culture des pleurotes. « Elles introduisent les semences et les placent sur des étagères pendant 45 jours. Lorsque le substrat devient blanc comme du lait, cela signifie qu’il est prêt. On commence alors à arroser, et après quatre ou cinq jours, les champignons commencent à émerger. »


    Une économie circulaire en action


    Les champignons récoltés, au moins 10 tonnes par an, sont vendus frais sur les marchés ou dans les supermarchés, ou encore déshydratés par Ophélia Koffi dans sa petite unité de transformation située à Yaou, non loin de Bonoua. Elle propose une gamme de tisanes ainsi qu’une préparation de champignons déshydratés inspirée du choukouya, une grillade traditionnelle ivoirienne, où la viande est remplacée par cette protéine végétale.


    Passionnée par la myciculture, Ophélia a débuté cette aventure il y a dix ans et entrevoit un avenir prometteur pour le secteur, d’autant plus que les déchets issus de la culture sont recyclables. « Après la récolte des champignons, les résidus deviennent un engrais naturel. Ils peuvent être utilisés pour cultiver des légumes comme la tomate, le gombo ou l’aubergine. Nous sommes donc dans une économie circulaire : rien ne se perd, tout se transforme dans la myciculture. » Grâce à cette culture hors-sol, où la température est maîtrisée, les champignons peuvent être produits tout au long de l’année. « En cas de pénurie de viande, ne vous inquiétez pas, vous pourrez toujours compter sur les champignons pour vos protéines ! »


    Un nouveau goût pour les Ivoiriens


    Il est vrai qu’il faudra un certain temps pour modifier les habitudes alimentaires des Ivoiriens. Cependant, les champignons d’Ophélia Koffi commencent à gagner en popularité. « J’adore vraiment le choukouya de champignons, c’est original ! », s’exclame Josiane Asso Lobar, qui a redécouvert les pleurotes grâce à cette recette. Elle reconnaît que, traditionnellement en Afrique, les champignons sont souvent utilisés dans les sauces, mais cette nouvelle approche permet de les déguster sous différentes formes.



    Avec Ophélia Koffi, ce sont 25 producteurs qui se partagent ce marché émergent. Ensemble, ils s’efforcent de se structurer en union afin de développer la filière champignons en Côte d’Ivoire. Cette initiative prometteuse pourrait bien transformer le paysage agricole du pays et offrir de nouvelles opportunités économiques aux producteurs locaux.

    Thom Biakpa