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  • défi culinaire : Zeinab Bancé, cheffe cuisinière, s’engage à inscrire le patrimoine culinaire ivoirien au guinness world record en cuisinant pendant 119 h et 57 mn

    défi culinaire : Zeinab Bancé, cheffe cuisinière, s’engage à inscrire le patrimoine culinaire ivoirien au guinness world record en cuisinant pendant 119 h et 57 mn

    La cheffe cuisinière Zeinab Bancé en plein dans son défi/ Photo: Abidjan.net



    La cheffe cuisinière ivoirienne Zeinab Bancé s’est lancée, depuis le 17 décembre 2024 dansun défi hors du commun : cuisiner sans interruption pendant 119 heures et 57 minutes, soit 5 jours, dans le but de battre le record Guinness du monde. Cet exploit, qui met à l’épreuve non seulement ses compétences culinaires, mais aussi sa résistance physique et mentale, se déroule à l’Agora de Koumassi, au sud d’Abidjan, dans une ambiance indescriptible, attirant l’attention des médias, des autorités du pays, des artistes-chanteurs, des influenceurs et des passionnés de gastronomie du monde entier.



    Zeinab Bancé, connue pour sa passion pour la cuisine et son engagement à promouvoir la gastronomie ivoirienne, a décidé de se lancer dans ce défi ambitieux pour plusieurs raisons. Tout d’abord, elle souhaite mettre en avant la richesse de la cuisine de son pays, en présentant quinze mille plats traditionnels et contemporains qui reflètent la diversité culturelle de la Côte d’Ivoire. De plus, ce challenge vise à sensibiliser le public sur l’importance de l’alimentation saine et équilibrée, tout en encourageant les jeunes chefs à poursuivre leurs rêves dans le domaine culinaire.



    L’Agora de Koumassi qui accueille l’événement depuis le 17 décembre dernier ne désemplit pas. Des spectateurs et des supporters y passent la journée pour certains et la nuit pour d’autres, en vue d’encourager la cheffe tout au long de son marathon culinaire. Zeinab prévoit de préparer une variété de plats, allant des spécialités ivoiriennes comme l’attiéké, le foutou,le placali, le Kabato, la sauce graine…, à des créations plus innovantes, en utilisant des ingrédients locaux et de saison.



    Pour garantir sa sécurité et son bien-être durant cette épreuve, Zeinab est entourée d’une équipe de professionnels de la santé et de nutritionnistes, qui veillent à ce qu’elle reste hydratée et nourrie tout au long du défi. Des pauses de cinq minutes après une heure de cuisine sont également intégrées pour lui permettre de se reposer, tout en continuant à cuisiner sans interruption.



    Ce défi n’est pas seulement une question de record, mais aussi une occasion pour Zeinab de partager sa passion pour la cuisine avec le monde entier. L’événement est diffusé en direct sur les réseaux sociaux, permettant ainsi à des milliers de personnes de suivre son parcours et de s’inspirer de son engagement.



    Zeinab Bancé espère que son défi encouragera d’autres chefs et passionnés de cuisine à repousser leurs limites et à explorer leur créativité en cuisine. En battant ce record, elle souhaite également montrer que la cuisine est un art qui peut rassembler les gens et célébrer la culture.



    Avec détermination et passion, la cheffe cuisinière est prête à relever ce défi et à inscrire son nom dans l’histoire des records Guinness.

    Thom Biakpa

  • fêtes de noël et de nouvel an : des moments de bonnes affaires pour les acteurs de la mode

    fêtes de noël et de nouvel an : des moments de bonnes affaires pour les acteurs de la mode

    Les créateurs de mode se frottent les mains en cette période de fête / Forbes Afrique



    Les périodes de fête, qu’il s’agisse de Noël, du Nouvel An, de la Saint-Valentin ou d’autres célébrations, représentent un moment clé pour l’industrie de la mode. Ces occasions festives ne sont pas seulement synonymes de célébration, mais aussi d’opportunités commerciales pour les acteurs de la mode, allant des créateurs aux détaillants. Voici un aperçu de la manière dont ces périodes de fête se transforment en véritables occasions de bonnes affaires.


    Une demande accrue


    À l’approche des fêtes, la demande pour des vêtements et accessoires festifs augmenteconsidérablement. Les consommateurs cherchent à se vêtir de manière élégante pour les soirées, les repas en famille et les événements sociaux. Les créateurs et les marques de mode en profitent pour lancer des collections spéciales, souvent ornées de paillettes, de velours et de couleurs vives, qui capturent l’esprit des célébrations. Cette demande accrue incite les acteurs de la mode à innover et à proposer des pièces uniques qui séduisent les clients.


    Promotions et soldes


    Les périodes de fête sont également synonymes de promotions et de soldes. Les détaillants, qu’ils soient en ligne ou physiques, mettent en place des campagnes de marketing attractives pour attirer les consommateurs. Des réductions sur les collections précédentes, des offres spéciales sur les articles de fête et des ventes flash sont autant de stratégies utilisées pour stimuler les ventes. Ces promotions permettent aux clients de faire de bonnes affaires tout en renouvelant leur garde-robe pour les célébrations.


    L’importance du E-commerce


    Avec l’essor du commerce en ligne, les périodes de fête offrent une plateforme idéale pour les acteurs de la mode. Les sites de vente en ligne proposent des collections exclusives et des promotions attractives, permettant aux consommateurs de faire leurs achats depuis le confort de leur domicile. Les marques investissent dans des campagnes publicitaires ciblées sur les réseaux sociaux pour atteindre un public plus large, maximisant ainsi leurs ventes pendant cette période cruciale.


    La créativité au service des ventes


    Les périodes de fête incitent également les créateurs à faire preuve de créativité. Les collaborations entre marques, les collections capsules et les éditions limitées sont monnaie courante. Ces initiatives non seulement attirent l’attention des consommateurs, mais créent également un sentiment d’urgence, incitant les clients à acheter avant que les articles ne soient épuisés. Les acteurs de la mode exploitent cette dynamique pour se démarquer dans un marché concurrentiel.

    Les périodes de fête en somme, représentent un moment stratégique pour les acteurs de la mode, offrant des opportunités de croissance et d’innovation. Grâce à une demande accrue, des promotions attractives et l’essor du e-commerce, ces occasions festives se transforment en véritables moments de bonnes affaires. Pour les consommateurs, c’est l’occasion de se faire plaisir et de renouveler leur garde-robe, tandis que pour les marques, c’est une période propice pour maximiser leurs ventes et renforcer leur présence sur le marché. En somme, les fêtes sont un véritable catalyseur pour l’industrie de la mode, alliant célébration et opportunité commerciale.

    Thom Biakpa

  • patrimoine culinaire : a la découverte de la gastronomie angolaise

    patrimoine culinaire : a la découverte de la gastronomie angolaise

    Le muamba de galinha, l’un des mets les plus prisés de l’Angola/ photo: Cuisines africaines

     

    L’Angola, pays d’Afrique australe riche en diversité culturelle et en histoire, possède un patrimoine culinaire fascinant qui reflète ses traditions, ses influences et ses ressources naturelles. La cuisine angolaise est un véritable mélange de saveurs, de couleurs et de textures, où chaque plat raconte une histoire et témoigne de l’identité du peuple angolais.


    Les ingrédients phares


    La cuisine angolaise repose sur des ingrédients locaux variés, dont les plus emblématiques sont le maïs, le manioc, le riz, les haricots et les légumes frais. Le manioc, en particulier, est un aliment de base, souvent préparé sous forme de fufu ou de funje, une sorte de purée qui accompagne de nombreux plats. Le maïs est également très utilisé, notamment dans la préparation de la polenta.


    Les plats traditionnels


    Parmi les plats les plus représentatifs de la cuisine angolaise, on trouve le muamba de galinha, un ragoût de poulet préparé avec de l’huile de palme, des épices et des légumes. Ce plat est souvent servi avec du riz ou du funje et est considéré comme un incontournable lors des grandes occasions.


    Un autre plat emblématique est le caldeirada, une soupe de poisson ou de fruits de mer, souvent agrémentée de tomates, d’oignons et d’épices. Les côtes angolaises, riches en ressources maritimes, offrent une variété de poissons frais qui sont au cœur de nombreux plats.


    Les influences culturelles


    La cuisine angolaise est le fruit d’un mélange d’influences africaines, portugaises et brésiliennes, héritées de l’histoire coloniale du pays. Les épices et les herbes utilisées dans la cuisine angolaise, comme le piment, l’ail et le gingembre, témoignent de cette richesse culturelle. Les plats angolais sont souvent relevés et savoureux, reflétant l’amour du peuple pour la bonne cuisine.


    Les boissons traditionnelles


    Les boissons occupent également une place importante dans la culture culinaire angolaise. Le cuca, une bière locale, est très populaire et accompagne souvent les repas. Le vin de palme, produit à partir de la sève des palmiers, est une autre boisson traditionnelle appréciée lors des célébrations.


    La gastronomie comme événement social


    En Angola, la gastronomie est bien plus qu’un simple acte de se nourrir ; elle est un événement social. Les repas sont souvent des moments de partage et de convivialité, où la famille et les amis se rassemblent autour de plats savoureux. Les fêtes et les célébrations sont l’occasion de préparer des plats spéciaux, renforçant ainsi les liens communautaires.


    Le patrimoine culinaire angolais est un véritable trésor qui mérite d’être découvert et célébré. Il incarne l’histoire, la culture et l’hospitalité du peuple angolais. En explorant la cuisine de ce pays, on ne découvre pas seulement des saveurs uniques, mais aussi une richesse culturelle qui continue d’évoluer et de s’enrichir au fil du temps. Que ce soit à travers un plat traditionnel ou une boisson locale, chaque bouchée est une invitation à plonger dans l’âme de l’Angola.

    Thom Biakpa

  • le bijou africain : un trésor culturel au-delà du simple joyau

    le bijou africain : un trésor culturel au-delà du simple joyau

    Un Bracelet africain en ivoire/ Photo: Tropenmuseum


    Posséder un bijou africain, c’est bien plus que détenir un simple accessoire ; c’est s’approprier un fragment de culture et d’histoire, magnifiquement façonné. Chaque pièce raconte une histoire unique, imprégnée de symbolisme et de signification. Si l’attrait artistique de ces joyaux captive de nombreux collectionneurs, leur profondeur culturelle et historique en fait des trésors inestimables.


    Les bijoux africains sont une forme d’art ancien qui illustre la richesse et la diversité du patrimoine africain. Chaque pièce est un reflet des croyances, des traditions et des valeurs des différentes communautés. Au fil des siècles, notamment à partir du 10e siècle, l’art de la bijouterie a évolué, intégrant des matériaux tels que le bronze, l’ivoire et les pierres précieuses, souvent réservés à la royauté. Ces joyaux, ornés de détails raffinés, témoignent d’un savoir-faire exceptionnel.


    Les perles, quant à elles, occupent une place prépondérante dans la culture africaine. Aujourd’hui encore, elles sont omniprésentes dans les créations d’artisans dont le savoir-faire se transmet de génération en génération. Les bijoux contemporains, tout en restant fidèles aux valeurs et aux symboliques ancestrales, explorent des thèmes universels tels que l’amour, la maternité, la bravoure et l’altérité. Ces motifs révèlent la richesse de la culture africaine et soulignent l’importance de chaque type de bijou, ce qui les rend particulièrement prisés par les collectionneurs et les amateurs d’art à travers le monde.


    Chaque bijou est porteur d’une histoire et d’une symbolique qui lui est propre. On dit que posséder une de ces pièces apporte espoir, sagesse et bien-être à son propriétaire, renforçant ainsi le lien entre l’objet et son porteur.


    Bijoux ethniques et mode africaine


    Les bijoux ethniques africains ont toujours été bien plus que de simples ornements ; ils sont le reflet de l’identité culturelle des différentes tribus. Chaque région utilise des matériaux spécifiques pour la confection de ses joyaux. En Afrique de l’Ouest, par exemple, le laiton, un alliage de cuivre et de zinc, est largement utilisé, tandis qu’au Ghana, l’or est le métal de choix, et dans d’autres régions, le cuivre prédomine.


    En Côte d’Ivoire, certaines tribus créaient des bracelets de cheville en forme de bateau, portés par tous, des hommes aux enfants. Cependant, les agriculteurs, en raison de leur travail, ne les portaient pas constamment, car cela entravait leurs mouvements. D’autres clans d’Afrique de l’Ouest arboraient des bracelets ornés de clochettes, souvent utilisés lors des danses traditionnelles.

    Les femmes mariées Fulani du Mali sont célèbres pour leurs boucles d’oreilles en or, véritables œuvres d’art réalisées à partir d’une seule pièce d’or, sculptées avec une finesse remarquable. Aujourd’hui, les bijoux ethniques africains se sont enrichis et sont souvent plus luxueux et imposants qu’auparavant. Les rois du peuple Ashanti et d’autres souverains portent des bijoux extravagants qui témoignent de leur statut.


    Lors des célébrations, la profusion de joyaux devient une véritable vitrine de richesse. Lors des funérailles royales, les jeunes femmes exécutent des danses rituelles, parées d’une impressionnante quantité de bijoux tribaux en or, symbolisant le respect et l’honneur.

    Au Soudan, l’ivoire était autrefois utilisé pour créer des pièces de joaillerie remarquables, tandis qu’au Kenya, la taille des bracelets portés par un homme était un indicateur de sa richesse et de sa bravoure au combat. Les morceaux de bracelets en ivoire brisés étaient souvent recyclés pour confectionner d’autres bijoux, tels que des bagues ou des boucles d’oreilles.

    À travers tout le continent africain, les bijoux ne sont pas seulement des symboles de statut social pour les riches et puissants ; ils célèbrent également la diversité des peuples et le savoir-faire exceptionnel des artisans, orfèvres, sculpteurs et joailliers. Chaque pièce est une célébration de l’héritage culturel et artistique de l’Afrique, unissant passé et présent dans un dialogue continu. Posséder un bijou africain, c’est ainsi s’engager dans une histoire vivante, riche de significations et de traditions.

    Thom Biakpa

  • promotion des mets africains : l’attiéké, spécialité ivoirienne, inscrit au patrimoine immatériel de l’unesco

    promotion des mets africains : l’attiéké, spécialité ivoirienne, inscrit au patrimoine immatériel de l’unesco

    L’attiéké inscrit au patrimoine immatériel de l’UNESCO/ photo: Getty Images

     

    Après le thiéboudiène sénégalais, c’est au tour de l’attiéké, une spécialité culinaire emblématique de la Côte d’Ivoire, de rejoindre le patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. Cette annonce a été faite lors de la 19e session du Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, qui se déroule actuellement au Paraguay. Cette reconnaissance suscite une immense fierté parmi les Ivoiriens, en particulier ceux qui perpétuent ce savoir-faire ancestral, ainsi que chez les acteurs qui exportent ce produit au-delà des frontières ivoiriennes.

    L’attiéké, une semoule de manioc légèrement aigre, accompagne traditionnellement les poissons et les viandes en sauce. C’est un aliment de base non seulement en Côte d’Ivoire, mais aussi dans de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest. Le processus de fabrication de l’attiéké, qui consiste à éplucher, râper, fermenter pendant deux à trois jours, puis cuire, est un savoir-faire transmis de génération en génération. A Anono, un quartier à la périphérie nord d’Abidjan, pour Dorothée, doyenne des productrices, cette distinction est une source de fierté et d’espoir pour l’avenir : « Nous les Ebrié et les Adioukrou, nous sommes réputés pour notre excellent attiéké. Pourtant, on entend souvent que le Burkina Faso ou la Chine dominent la production d’attiéké. Nous, qui avons créé cette spécialité, voulons également voir notre attiéké évoluer », s’exprime-t-elle.

    L’attiéké ivoirien se distingue par son goût unique, résultant d’un processus de fermentation spécifique appelé magnan. Anne-Marie, une productrice, explique : « Le magnan dure normalement trois jours. Ensuite, nous broyons le mélange dans une machine, puis nous passons à la deuxième étape : la pâte. Nous essorons avec des presseuses pour obtenir des grains, avant de procéder à la cuisson. »

    À quelques kilomètres de là, dans le quartier d’Abobo Akeikoi, l’entreprise Cotravi expédie chaque année environ quarante tonnes d’attiéké déshydraté vers l’Europe et les États-Unis. Son gérant, Tapé Clément, voit dans cette reconnaissance internationale une occasion en or pour structurer davantage la filière : « Il est essentiel de tracer l’attiéké et de lui donner une spécification. Avec la forte demande en Europe, l’État doit nous aider à établir des contacts avec des distributeurs européens, notamment à travers des foires. »

    En plus de son inscription au patrimoine immatériel de l’UNESCO, l’attiéké bénéficie également du statut de « marque collective ». Cela signifie que seule la semoule de manioc fermentée produite en Côte d’Ivoire peut être commercialisée sous le nom d’« attiéké », garantissant ainsi son authenticité et sa qualité. Cette reconnaissance ouvre de nouvelles perspectives pour les producteurs ivoiriens, leur permettant de valoriser leur savoir-faire et de renforcer leur présence sur le marché international.

    Thom Biakpa

  • industrie de la décoration intérieure en afrique : un marché en pleine expansion

    industrie de la décoration intérieure en afrique : un marché en pleine expansion

    L’industrie de la décoration intérieure est un secteur en plein essor en Afrique

    Photo: Popcke

    L’Afrique, avec sa riche diversité culturelle et ses traditions artisanales, connaît une évolution fascinante dans le domaine de la décoration intérieure. L’industrie de la décoration intérieure sur le continent est en pleine expansion, portée par une classe moyenne croissante, une urbanisation rapide et un intérêt accru pour le design contemporain. Cet article explore les tendances, les défis et les opportunités qui façonnent cette industrie dynamique.


    Un marché en croissance


    L’urbanisation rapide en Afrique a entraîné une demande accrue pour des espaces de vie esthétiques et fonctionnels. Les villes africaines, en pleine transformation, voient émerger de nouveaux quartiers résidentiels et commerciaux, ce qui stimule le besoin de services de décoration intérieure. Selon des études récentes, le marché de la décoration intérieure en Afrique pourrait atteindre plusieurs milliards de dollars dans les années à venir, attirant ainsi des investisseurs locaux et internationaux.


    Tendances émergentes


    L’industrie de la décoration intérieure en Afrique est marquée par plusieurs tendances clés que sont : le design durable : de plus en plus de consommateurs recherchent des solutions écologiques et durables. Les matériaux recyclés et les pratiques de construction respectueuses de l’environnement gagnent en popularité.


    L’artisanat local : les designers intérieurs s’inspirent des traditions artisanales africaines, intégrant des éléments culturels dans leurs créations. Cela favorise non seulement l’authenticité, mais soutient également les artisans locaux.


    La technologie et innovation : l‘intégration de la technologie dans la décoration intérieure, comme les systèmes d’éclairage intelligents et les meubles modulables, répond à la demande croissante pour des espaces adaptables et connectés.

    Défis à surmonter

    Malgré son potentiel, l’industrie de la décoration intérieure en Afrique fait face à plusieurs défis :

    L’accès aux matériaux : la disponibilité et le coût des matériaux de qualité peuvent être un obstacle pour les designers et les entrepreneurs. Les chaînes d’approvisionnement doivent être renforcées pour garantir un accès facile aux ressources nécessaires.


    La formation et éducation : le manque de formation spécialisée dans le design d’intérieur peut limiter la croissance de l’industrie. Des programmes éducatifs et des ateliers sont nécessaires pour développer les compétences des professionnels du secteur.


    La concurrence informelle : le marché informel, souvent caractérisé par des pratiques de qualité variable, peut nuire à la réputation des entreprises établies. La réglementation et la normalisation sont essentielles pour garantir des standards de qualité.


    L’opportunités d’avenir


    L’avenir de l’industrie de la décoration intérieure en Afrique semble prometteur. Avec l’essor de la classe moyenne, la demande pour des espaces de vie bien conçus et fonctionnels ne fera qu’augmenter. Les entreprises qui sauront s’adapter aux tendances émergentes, tout en valorisant le patrimoine culturel et en intégrant des pratiques durables, seront bien positionnées pour réussir.


    L’industrie de la décoration intérieure en Afrique est à un tournant. Avec une combinaison de créativité, d’innovation et de respect des traditions, elle a le potentiel de transformer les espaces de vie et de travail à travers le continent. En surmontant les défis et en capitalisant sur les opportunités, l’Afrique peut devenir un acteur clé dans le domaine du design intérieur à l’échelle mondiale.


    Cette dynamique offre non seulement des perspectives économiques, mais contribue également à l’affirmation d’une identité culturelle riche et diversifiée, essentielle dans le paysage mondial du design.

    Thom Biakpa

  • gabon : plongée au cœur d’une gastronomie alliant saveurs, traditions et convivialité

    gabon : plongée au cœur d’une gastronomie alliant saveurs, traditions et convivialité

    Le Nyembwe, une recette très prisée au Gabon/ Photo: Saveur d’Afrique

    Le patrimoine culinaire du Gabon est riche et varié, reflétant la diversité culturelle et ethnique du pays. La gastronomie gabonaise est influencée par les traditions des différentes communautés qui composent la nation, notamment les Fang, les Punu, les Nzebi et bien d’autres.


    L’un des plats emblématiques du Gabon est le « nyembwe« , un plat à base de poulet cuit dans une sauce à base de pâte d’arachide, souvent accompagné de manioc ou de riz. Ce plat est non seulement savoureux, mais il est également un symbole de convivialité, souvent préparé lors des grandes occasions et des rassemblements familiaux.


    Un autre incontournable est le « saka-saka », qui est un plat à base de feuilles de manioc pilées et cuites, généralement servi avec du poisson ou de la viande. Ce plat est apprécié pour sa texture et son goût unique, et il est souvent consommé avec du piment pour relever les saveurs.

    Le Gabon est également connu pour ses fruits tropicaux, tels que les mangues, les papayes et les bananes, qui sont souvent utilisés dans les desserts ou consommés frais. Les boissons traditionnelles, comme le « palm wine » (vin de palme), sont également populaires et font partie intégrante des célébrations.


    La cuisine gabonaise met en avant l’utilisation d’ingrédients locaux et de techniques de cuisson traditionnelles, ce qui contribue à préserver le patrimoine culinaire du pays. Les marchés locaux regorgent de produits frais, et les recettes se transmettent de génération en génération, garantissant ainsi la continuité de cette richesse gastronomique.


    En somme, le patrimoine culinaire du Gabon est un véritable reflet de son identité culturelle, alliant saveurs, traditions et convivialité. C’est une invitation à découvrir des plats savoureux et à partager des moments chaleureux autour de la table.

    Thom Biakpa

  • cameroun : 15è édition du forum des métiers de la mode et du design, plus de vingt créateurs illuminent Yaoundé par leurs talents

    cameroun : 15è édition du forum des métiers de la mode et du design, plus de vingt créateurs illuminent Yaoundé par leurs talents

    Le créateur de mode Imane Ayissi a fait voyager le public à travers ses créations/ photo: La Tribune

    Le samedi 23 novembre 2024, le prestigieux Hilton Hôtel de Yaoundé a accueilli la 15ème édition du Forum des Métiers de la Mode et du Design, un événement phare qui célèbre le dynamisme et la créativité du secteur de la mode au Cameroun. En présence de la Première Dame, Chantal Biya, cet événement a également marqué la première apparition officielle de S.E.M Filbert Yao Kouassi Gleglaud, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Côte d’Ivoire près le Cameroun, en tant que co-parrain de cette rencontre artistique de haut niveau.

    Aux côtés de l’Ambassade de France et du ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie Sociale et de l’Artisanat, S.E.M Kouassi a apporté un soutien significatif à l’initiative en remettant deux prix très attendus : le Prix Coup de Cœur Professionnel et le Prix Coup de Cœur Créatif. Ces distinctions ont non seulement récompensé l’originalité et le talent des jeunes créateurs camerounais, mais ont également mis en lumière l’importance cruciale de l’innovation et de la créativité dans le domaine de la mode.

    L’édition 2024 s’est révélée être une véritable célébration de la mode, rassemblant plus de vingt créateurs talentueux, qui ont présenté leurs œuvres à travers trois défilés mémorables. Le premier défilé a mis en avant les incubés de cette 15ème édition, offrant à ces jeunes créateurs une plateforme précieuse pour démontrer leur savoir-faire. Le deuxième défilé a vu les anciens lauréats du Centre des Créateurs de Mode du Cameroun (CCMC) en compétition pour le Prix Entrepreneuriat, soulignant ainsi l’importance de l’entrepreneuriat dans le secteur de la mode. Le clou de la soirée a été le spectaculaire défilé du styliste de renommée internationale, Imane Ayissi, dont les créations ont captivé le public par leur originalité et leur sophistication.

    Depuis sa création en 2009, le Forum des Métiers de la Mode et du Design, orchestré par le Centre des Créateurs de Mode du Cameroun (CCMC), s’est imposé comme un événement incontournable pour les talents émergents de la mode en Afrique. Il constitue une véritable vitrine pour les créateurs locaux, leur permettant de valoriser leur savoir-faire tout en renforçant leurs compétences pour contribuer activement à l’édification d’une industrie de la mode durable au Cameroun.

    L’édition 2024 a été couronnée de succès, témoignant de l’engagement des acteurs locaux et des institutions internationales à soutenir la mode africaine. Les regards sont désormais tournés vers la 16ème édition, qui s’annonce riche en surprises et en nouvelles perspectives pour les créateurs africains. Cet événement est également une belle occasion de célébrer la créativité africaine et d’encourager l’émergence d’une mode responsable et innovante, capable de rivaliser sur la scène internationale.

    En somme, le Forum des Métiers de la Mode et du Design continue de jouer un rôle essentiel dans la promotion de la mode au Cameroun, tout en inspirant une nouvelle génération decréateurs à explorer et à exprimer leur vision unique à travers leurs œuvres.

    Thom Biakpa

  • richesse des gastronomies africaines : un atout touristique encore mal exploité

    richesse des gastronomies africaines : un atout touristique encore mal exploité

    Il est crucial pour l’Afrique de faire de sa gastronomie, un atout touristique réel / Photo: Astou Cuisine

    L’Afrique, continent aux mille et une facettes, regorge de trésors culturels et naturels. Parmi ces richesses, la gastronomie occupe une place de choix, témoignant de la diversité des traditions, des ingrédients et des savoir-faire culinaires. Pourtant, malgré son potentiel indéniable, la gastronomie africaine reste un atout touristique encore largement sous-exploité.

    Une diversité culinaire inégalée

    L’Afrique est un véritable kaléidoscope de saveurs et de plats. Chaque région, chaque pays, et même chaque communauté, possède ses spécialités qui racontent une histoire, une culture et un mode de vie. Des plats emblématiques comme le jollof rice en Afrique de l’Ouest, le bobotie en Afrique du Sud, le tagine au Maroc ou encore le injera en Éthiopie, illustrent cette richesse. Les ingrédients locaux, souvent issus de l’agriculture traditionnelle, apportent une fraîcheur et une authenticité qui séduisent les palais les plus exigeants.


    Un potentiel touristique à valoriser


    La gastronomie est un puissant vecteur d’attractivité touristique. Dans de nombreuses destinations à travers le monde, les expériences culinaires sont devenues des éléments clés de l’offre touristique. En Afrique, cependant, cette dimension est encore peu développée. Les touristes qui visitent le continent sont souvent attirés par ses paysages, sa faune et sa culture, mais ils passent souvent à côté de l’expérience gastronomique unique qu’il peut offrir.

    Les festivals culinaires, les cours de cuisine, les visites de marchés locaux et les circuits gastronomiques sont autant d’opportunités qui pourraient enrichir l’expérience des visiteurs. En intégrant la gastronomie dans les offres touristiques, les pays africains pourraient non seulement attirer davantage de touristes, mais aussi promouvoir leurs produits locaux et soutenir les agriculteurs et les artisans.

    Les défis à relever


    Malgré son potentiel, la gastronomie africaine fait face à plusieurs défis. Tout d’abord, il existe un manque de reconnaissance et de valorisation des chefs et des cuisines africaines sur la scène internationale. Les médias et les guides touristiques mettent souvent en avant des cuisines d’autres continents, laissant dans l’ombre les talents culinaires africains.

    De plus, l’infrastructure touristique dans de nombreux pays africains n’est pas toujours adaptée pour accueillir des expériences gastronomiques de qualité. Les restaurants, les marchés et les producteurs locaux manquent parfois de visibilité et de soutien pour se développer.


    Vers une valorisation de la gastronomie africaine


    Pour que la gastronomie africaine devienne un véritable atout touristique, il est essentiel de mettre en place des initiatives visant à promouvoir les cuisines locales. Cela pourrait passer par la création de labels de qualité pour les restaurants, le soutien à la formation des chefs, ou encore l’organisation de concours culinaires pour mettre en avant les talents locaux.


    Les gouvernements, les organisations touristiques et les acteurs privés doivent collaborer pour développer des stratégies de marketing qui mettent en avant la richesse des gastronomies africaines. En intégrant la gastronomie dans les circuits touristiques, en créant des événements culinaires et en soutenant les producteurs locaux, l’Afrique peut transformer sa cuisine en un véritable levier de développement économique et culturel.

    En somme, la richesse des gastronomies africaines est un trésor encore mal exploité dans le secteur du tourisme. En valorisant ses traditions culinaires, le continent a l’opportunité de se démarquer sur la scène mondiale et d’attirer un public toujours plus avide de découvertes authentiques. En unissant les efforts des acteurs du tourisme, des chefs et des producteurs, l’Afrique peut faire de sa gastronomie un atout incontournable, contribuant ainsi à son rayonnement culturel et économique.

    Thom Biakpa

  • 17è édition de afrik fashion week : les créateurs dévoilent leurs nouvelles collections

    17è édition de afrik fashion week : les créateurs dévoilent leurs nouvelles collections

    La 17ème édition de l’Afrik Fashion Week a récemment pris fin, marquant un moment fort pour la mode africaine. Des stylistes et maisons de couture ont présenté leurs nouvelles créations, tant en haute couture qu’en prêt-à-porter, lors d’une soirée mémorable.

    Cet événement, qui s’est tenu le 16 novembre 2024 au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, a rassemblé de grands noms de la mode africaine. Quinze stylistes, allant des jeunes talents aux créateurs aguerris, venus de Côte d’Ivoire, du Togo, du Sénégal, du Mali et du Cameroun, ont rivalisé de créativité pour émerveiller les passionnés de mode.

    Parmi les participants, Michèle Yakice, figure emblématique de la mode depuis 1982, a captivé le public avec une première présentation inspirée de la Coupe d’Afrique des Nations, mettant en avant les vêtements qu’elle a conçus pour la cérémonie d’ouverture. Dans un second tableau, elle a célébré la richesse culturelle de la Côte d’Ivoire à travers des pièces intemporelles confectionnées en pagnes tissés, transportant ainsi le public dans son univers créatif.

    La collection « Black Résilience » de Black Mode 266 a également fait sensation, rendant hommage à la culture burkinabè en transformant des matériaux variés tels que le pagne tissé, les chambres à air de pneus de camion, et la toile de jute en pièces de mode innovantes.

    Le styliste Tiecoura Sangaré, représentant la nouvelle génération de créateurs ivoiriens, a exprimé sa satisfaction : « Participer à cette 17ème édition a été une expérience enrichissante, pleine de surprises. J’ai eu l’occasion de mettre en avant le savoir-faire ivoirien et africain à travers mes créations en pagne, en les réinventant de manière originale. »

    Amina Dubrecq El Oumrany, créatrice belge d’origine malienne et congolaise, a également brillé lors de cet événement en présentant huit pièces de sa nouvelle collection, témoignant de la diversité et de la richesse de la mode africaine.

    Sous le thème « Foot, Mode et Élégance », cette édition a offert un voyage inoubliable à travers la mode, alliant harmonieusement sport et raffinement. Le défilé a été rehaussé par la présence du mannequin Manadja, membre du célèbre groupe ivoirien Magic System.

    Isabelle Anoh, commissaire générale de l’événement et fondatrice d’Avant-Garde Production, a remercié les partenaires institutionnels, privés et sponsors qui ont contribué au succès de cetévénement phare de la mode africaine depuis deux décennies. Elle a également présenté sa propre collection, « Missano Style », qui reflète la joie et l’apaisement, principalement réalisée en denim, un matériau intemporel qui connaît un regain de popularité.

    Le ministre du Tourisme et des Loisirs, Siandou Fofana, présent en tant qu’invité spécial, a salué l’esprit créatif et l’engagement de la jeunesse ivoirienne, soulignant l’importance de telsévénements pour le rayonnement de la mode sur le continent.

    Thom Biakpa