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  • kénya : les déchets d’ananas transformés en des chaussures écologiques

    kénya : les déchets d’ananas transformés en des chaussures écologiques

    Une chaussure fabriquée par Pina Kazi à partir des rejets d’ananas / photo: Afrik 21

    Au Kenya, une maison de design transforme les feuilles d’ananas autrefois jetées en une ressource lucrative, offrant ainsi aux agriculteurs une nouvelle source de revenus et contribuant à l’essor d’une industrie textile respectueuse de l’environnement.

    Si dans le passé, les agriculteurs brûlaient, jetaient ou replantaient les rejets d’ananas, désormais, ces rejets constituent une source de revenus pour eux, grâceau geste novateur de l’entreprise dénommée Pine Kazi qui signifie simplement « travail d’ananas ». Ces rejets sont vendus à cette entreprise au prix de 15 shillings kényans chacun (0,092 USD).

    Le potentiel inexploité des feuilles d’ananas attire désormais l’attention mondiale, avec des initiatives telles que Pine Kazi qui transforment ces déchets en ressources précieuses.

    Une solution durable pour un problème mondial : L’essor de Pine Kazi

    Pine Kazi, qui transforme les feuilles d’ananas et le caoutchouc recyclé en chaussures à la mode, a déjà attiré l’attention des investisseurs et remporté des éloges pour ses performances durables.

    La fibre d’ananas, longtemps négligée au profit de matériaux moins respectueux de l’environnement, trouve ainsi une nouvelle vie grâce à des entrepreneurs innovants.

    Les co-fondateurs Olivia Awuor, Mike Langat et Angela Nzomo expliquent que l’idée est née d’un projet universitaire, où ils ont été frappés par l’énorme quantité de déchets d’ananas gaspillés.

    « Pine Kazi est une nouvelle et innovante entreprise sociale qui recycle les feuilles d’ananas en un textile biodégradable respectueux de l’environnement, » explique Awuor, PDG et co-fondatrice de Pine Kazi.

    Le processus de production implique un tri minutieux des rejets, suivis de l’extraction des fibres via un processus de « décortication » et de leur lavage. Ensuite, les fibres sont séchées, filées et tissées pour fabriquer les textiles.

    Au Kenya, environ 80 000 tonnes de déchets d’ananas sont produites chaque année. Traditionnellement, ces déchets sont brûlés ou décomposés chimiquement, contribuant ainsi aux émissions de gaz à effet de serre.

    Au niveau mondial, les chiffres de gaspillage sont encore plus alarmants, avec environ 766 millions de tonnes de feuilles d’ananas produites annuellement et généralement éliminées de manière non durable.

    Betterman Simidi, fondateur de l’organisation de défense de l’assainissement public ‘Clean Up Kenya’, souligne l’importance des initiatives comme Pine Kazi dans un contexte où le pays est confronté à une obsession pour la « mode rapide » et à des problèmes croissants liés à la pollution.

    Le Kenya importe chaque année des milliers de tonnes de vêtements en polyester d’occasion, contribuant ainsi à la dégradation de l’environnement. Des solutions durables comme les textiles fabriqués à partir de déchets d’ananas offrent une alternative bienvenue à cette tendance destructrice.

    En tant qu’entreprise sociale, Pine Kazi s’engage également à créer des emplois locaux significatifs, contribuant ainsi au développement économique des communautés.

    « Nous utilisons ces textiles pour fabriquer des produits de mode écologiques comme des chaussures et des sacs tout en créant des emplois significatifs et durables pour des groupes vulnérables dans la communauté, » déclare Awuor.

    Malgré les défis liés à la production à grande échelle, notamment le manque d’infrastructures de recherche et développement adéquates, Pine Kazi reste optimiste quant à l’avenir de son entreprise et espère étendre son modèle à d’autres pays confrontés aux mêmes défis de gestion des déchets d’ananas.

    Avec des initiatives comme Pine Kazi, l’industrie de la mode prend un tournant vers la durabilité, transformant les déchets en opportunités et ouvrant la voie à un avenir où la mode et la protection de l’environnement vont de pair.

    Thom Biakpa

  • fabrication du pain : l’egypte envisage d’ajouter du maïs et du sorgho à la farine de blé

    fabrication du pain : l’egypte envisage d’ajouter du maïs et du sorgho à la farine de blé

    La fabrication du pain en Egypte pourrait connaitre une modification avec l’ajout de la farine de maïs et de sorgho

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    L’Égypte, l’un des plus grands importateurs de blé au monde, envisage une réduction importante de ses importations de blé en introduisant des alternatives moins coûteuses dans la fabrication du pain subventionné.

    Selon l’agence Reuters, cinq sources proches du dossier ont révélé que le gouvernement égyptien prévoit d’ajouter du maïs ou du sorgho à la farine de blé.

    Ce projet vise à réduire les dépenses liées à l’achat de blé et à alléger la pression sur l’économie du pays, tout en assurant la stabilité du programme de subventions alimentaires.

    La récente proposition du gouvernement égyptien prévoit de mélanger la farine de blé avec de la farine de maïs dans un ratio de, un pour quatre à partir d’avril 2025. Selon deux sources du secteur de la boulangerie, cette mesure pourrait permettre à l’État d’économiser près d’un million de tonnes de blé. Les autorités estiment que cela pourrait faire économiser des millions de dollars, en particulier dans un contexte où le pays fait face à une augmentation de sa dette, une inflation élevée et une pénurie de devises étrangères.

    Toutefois, cette idée suscite des réticences parmi les boulangers et les meuniers. Trois sources ont confirmé que le gouvernement avait annulé un projet antérieur visant à augmenter le taux d’extraction de la farine, suite à l’opposition des lobbys de l’industrie.

    Les boulangers craignent que l’introduction du maïs dans la farine puisse affecter la qualité du pain en modifiant sa texture et son arôme, tout en impliquant des temps de cuisson plus longs, ce qui augmenterait les coûts de main-d’œuvre.

    Si l’initiative se concrétise, elle pourrait également permettre de réduire les dépenses en devises étrangères. Deux sources ont souligné que l’utilisation du maïs cultivé localement, au lieu du blé importé, permettrait des économies substantielles.

    Pour l’heure, l’Égypte dépend fortement du blé russe, dont le coût est d’environ 220 dollars la tonne, tandis que le maïs se situe à 200 dollars la tonne. Selon Hisham Suleiman, un opérateur basé au Caire, l’économie globale réalisée serait d’environ 35 à 41 dollars par tonne.

    L’Égypte dépense environ 2,1 milliards de dollars chaque année pour ses importations de blé, une grande partie provenant de Russie. Selon le budget 2024-2025, le gouvernement doit disposer de 8,25 millions de tonnes de blé pour assurer la production de pain subventionné destiné à plus de 70 millions d’Égyptiens. Actuellement, l’État acquiert environ 3,5 millions de tonnes auprès des agriculteurs locaux et importe le reste.

    Pour répondre à cette demande, le gouvernement a exploré différentes options, notamment des achats de blé à travers des prêts bancaires et des accords directs avec les fournisseurs. Il y a quelques jours, des sources ont rapporté que l’Égypte avait conclu un accord pour acheter du blé de la mer Noire, avec une estimation de 3,12 millions de tonnes à livrer entre novembre et avril.

    Thom Biakpa

  • fashion week de Paris : les créations de la maison maxhosa africa font sensation avec la collection maxhonaissance renaissance

    fashion week de Paris : les créations de la maison maxhosa africa font sensation avec la collection maxhonaissance renaissance

    Le défilé de la Maxhosa Africa avec la collection MAXHONAISSANCE RENAISSANCE / Photo: AP

    La Fashion Week de Paris en France a été marquée par un défilé tenu dans une église dans la capitale française, le 27 septembre dernier, par la maison de mode Maxhosa Africa.

    La collection intitulée MAXHONAISSANCE RENAISSANCE est la deuxième collection présentée à Paris par la maison Maxhosa Africa. Elle vise à redéfinir la perception de la mode et du luxe africains.

    Pour créer des pièces uniques aux styles contemporains, le styliste de la marque, Laduma Ngxokolo imagine des vêtements pouvant être portées par de grandes stars.

    « Je pense à des personnalités publiques comme Michelle Obama, Oprah Winfrey, Alicia Keys, Jay-Z, Beyonce et, bien sûr, à d’importants chefs d’État qui veulent sortir en Asie le week-end, mais je me considère avant tout comme une personne à part entière. Mon meilleur client, c’est moi-même, car je connais mes défis et mes besoins, et j’essaie également d’être plus polyvalent dans mes créations de vêtements pour que les gens puissent y voir ma personnalité avant de leur vendre mes productions », explique le designer africain.

    Avec la nouvelle collection MAXHONAISSANCE RENAISSANCE, le styliste a puisé son inspiration dans le mouvement artistique de la Renaissance. Le maquillage s’inspire notamment des couleurs vibrantes et opulentes des bijoux portées par les femmes de cette époque.

    Les différentes coiffures reflètent l’opulence et la vivacité à travers des couronnes de bijoux et de fleurs. Créée en 2010, la maison MaXhosa Africa est toujours restée fidèle à son engagement de créer des collections uniques avec les techniques traditionnelles de la culture Xhosa, une grande ethnie de l’Afrique du Sud.

    Depuis sa création, la marque produit des pièces enracinées dans les traditions du perlage et le symbolisme des couleurs de la garde-robe de la communauté Xhosa.

    Thom Biakpa

  • tournoi officiel des chefs d’afrique (toc afrique 2024) : le patrimoine culinaire du continent célébré à Marrakech

    tournoi officiel des chefs d’afrique (toc afrique 2024) : le patrimoine culinaire du continent célébré à Marrakech

    L’équipe marocaine a été distinguée dans plusieurs catégories lors du TOC Afrique 2024 / Photo: MAP

    La ville de Marrakech au Maroc a abrité du 12 au 13 septembre dernier, le Tournoi Officiel des Chefs Afrique (TOC Afrique) 2024. Cet évènement placé sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et organisé par le Groupe Rahal, acteur majeur de la Gastronomie au Maroc et sur le continent, s’est tenu dans un esprit de collaboration et de partage avec les pays du continent africain.

    Selon le Directeur Général du Groupe Rahal, M. Kamal Rahal ESSOULAMI, l’objectif est de renforcer la coopération avec tous les Africains et d’offrir aux Chefs du continent, des plateformes de visibilité et de formation. « Le succès du TOC Afrique en est une parfaite illustration », a déclaré M. ESSOULAMI, lors de la remise des Prix.

    Au niveau des distinctions, l’on note que le Maroc a remporté le Bocuse d’Or Afrique et la Coupe d’Afrique de la Pâtisserie.

    Par ailleurs, dans la compétition de Pâtisserie, le podium était complété par l’Île Maurice (2e) et l’Égypte (3e). Des prix spéciaux ont également été décernés, notamment l’Esprit d’équipe à la Côte d’Ivoire, la Meilleure pièce en chocolat au Sénégal, et la Meilleure pièce en sucre à la Tunisie.

    Dans la compétition du Bocuse d’Or, le Maroc a également été récompensé, avec un podium similaire à celui de la Pâtisserie. L’Esprit d’équipe a été attribué au Ghana, et le Prix du Meilleur commis a été décerné au Maroc. Le Sénégal s’est distingué avec le Prix du Meilleur menu, et l’Égypte a remporté le Prix du Meilleur Plateau.

    Au niveau de la Côte d’Ivoire, la délégation était dirigée par le Secrétaire Général de la Fédération des Pâtissiers de Côte d’Ivoire, Sidoine Servais ZINSOU, Conseiller Technique de Puratos CI et Membre du Jury, ainsi que des compétiteurs venus des villes de la Côte d’Ivoire, notamment Adama KONATE, Chef Pâtissier à l’Hôtel Jardin d’Ivoire de San-Pedro ; Donatien N’Dri N’Dri, Pâtissier Sculpteur ; Emmanuel TOURE, Propriétaire de la Pâtisserie « Les Délices d’Emmanuel » à Abengourou.

    Notons que les équipes qualifiées se rendront à Lyon en janvier 2025 pour représenter fièrement l’Afrique lors des finales mondiales du Bocuse d’Or et de la Coupe du Monde de la Pâtisserie, qui se tiendront dans le cadre du prestigieux salon SIRHA. Ces événements rassembleront les meilleurs Chefs du monde entier, et la présence africaine promet d’y être un atout de taille. Le Groupe Rahal, conscient de l’importance de la formation pour les Jeunes talents, a annoncé son intention de continuer à offrir des sessions de formation aux équipes africaines ayant participé au TOC Afrique, en vue de les préparer au mieux aux compétitions mondiales. Cet engagement s’inscrit dans une dynamique de coopération durable entre les nations africaines, visant à faire de la gastronomie un levier de croissance et de rayonnement pour le continent tout entier.

    Rappelons que dans le cadre de la vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI visant à promouvoir le patrimoine culinaire africain et à encourager le développement des échanges Sud-Sud, le Maroc, en tant qu’organisateur de l’événement, a joué un rôle clé en soutenant les Jeunes talents africains.

    T.B

  • mode made in africa : le top 8 des créateurs-stylistes africains de luxe à l’international

    mode made in africa : le top 8 des créateurs-stylistes africains de luxe à l’international

    Ici, une création Duro Olowu / Photo: Vogue

    L’Afrique est depuis ces dernières années sur le plan de la mode et, sur le continent, l’eldorado potentiel de la mode, de la création, grâce à la présence des marques africaines de haut standing qui inondent l’international.

    Leurs produits, souvent issus de fabrications locales, séduisent, s’imposent et s’exportent. Ils sont désormais courtisés par les stars et personnalités du show-business qui affichent de plus en plus leur création.

    Voici huit marques africaines de luxe qui font rêver le continent.

    1 – Duro Olowu, le designer de Michel Obama

    Duro Olowu est un créateur de mode britannique d’origine nigériane. Il a lancé sa marque basée à Londres en 2004, et a remporté le prix du « Nouveau créateur de l’année » aux British Fashion Awards en 2005.

    Ses combinaisons innovantes de motifs, de textiles, des coupes pointues et des tissus luxueux dans des combinaisons d’imprimés décalés sont la signature d’Olowu, qui s’inspirent de son parcours international.

    Ce créateur attire les femmes qui recherchent des pièces modernes et élaborées pour la vie urbaine et de villégiature.

    2 – Maki Oh, l’élite de la mode à ses pieds

    Amaka Osakwe, née en 1987, a étudié à l’Université des Arts de Bournemouth où elle a obtenu un BA en études de mode. C’est une styliste, créatrice de mode Nigériane qui a créé son label MAKI OH en 2010, à partir de Lagos et qui le dirige depuis.

    Elle a été découverte par la scène de la mode américaine en 2012, lorsqu’elle a présenté ses créations à la Fashion Week de New York.

    Mondialement reconnue aujourd’hui parmi les grandes marques Nigérianes, tenue en plus par une femme, ses vêtements sont portés par une très grande diversité d’artistes, des stars de la diaspora et d’autres passionnés de l’histoire des vêtements.

    C’est sa technique de peinture à l’indigo, appelée adire, et qui trouve ses racines dans des traditions textiles nigérianes séculaires : considérant que chacun des motifs employés symbolisent quelque chose de différent, qui a fait sa renommée.

    3 – Tongoro, la jeune marque qui habille Beyonce

    Sarah Diouf, rédactrice de magazine, styliste et entrepreneure basée à Paris, est la créatrice de la marque TONGORO qui signifie « étoile » dans la langue sango parlée en République centrafricaine.

    Fruit d’un métissage culturel (élevée en Côte d’Ivoire par des parents d’origine sénégalaise, congolaise et centrafricaine), elle a une ouverture d’esprit qui influence aujourd’hui, et vend ses vêtements quasiment exclusivement en ligne. Aujourd’hui ses créations sont réalisées sur Dakar au Sénégal. TONGOROs’associe à des tailleurs et des artisans locaux et les forme pour qu’ils répondent aux normes internationales afin de contribuer à l’avancement de la production au détail en Afrique de l’Ouest.

    4 – Christie Brown

    Christie Brown est une marque de luxe ghanéenne, créé par Aisha Obuobi en mars 2008 à Accra, et qui se veux fiers de rendre la mode du Ghana pertinente au niveau international. 

    Avec sa parfaite maîtrise des imprimés, Aisha propose toujours des associations surprenantes : crêpe de soie, crêpe de chine, wax imprimé, coton, organza sont autant de matières nobles qu’elle utilise dans ses collections. Ce qui lui permet de remporter le prix du designer émergent de l’année en 2009 lors de la semaine de la mode Arise Africa à Johannesburg et d’être la seule marque ghanéenne présentée au Arise L’Afrique-A-Porter à la Fashion Week de Paris en mars 2010.

    La marque est destinée à une femme moderne et active qui recherche une vraie « african touch ». 

    Aujourd’hui, Christie Brown est unique en tant que fabricant et détaillant de vêtements et d’accessoires pour femmes avec des pièces allant de belles robes sur mesure, des pièces pratiques, à des accessoires innovants, tous inspirés par la culture et l’art africains, peignant les pistes avec un fusible de couleur et de culture, digne de la femme africaine contemporaine.

    5 – Sisters Of Afrika

    C’est une aventure familiale orchestrée par Hélène Daba créatrice et fondatrice de cette marque indépendante de mode durable, et de 6 sœurs qui veillent à parfaire les coupes et qui propose des créations uniques faites main.

    L’image de Sisters of Afrika est basée sur cet esprit de différencier les styles (7 sœurs, 7 styles) à travers ses collections hautes en couleur quelque soit la saison.

    Créée en 2013 à Dakar (Sénégal), la marque est aujourd’hui renommée pour son savoir-faire de Tailoring ( qui fabrique, répare ou modifie professionnellement les vêtements ).

    Les créations sont destinées à tout type de morphologie, à la working girl, comme à la femme au foyer, pour refléter la touche que chaque sœur apporte à la marque.

    6 – Lolo Andoche, l’élégance issue de confection locale

    Monsieur Charlemagne Andoche Amoussou est le créateur de la marque Lolo Andoche en 1993 à Cotonou au Bénin. Il travaille non seulement le pagne, les tissus unis mais aussi le Kanvô ( à 100% made in Bénin ).

    Le Kanvô est un pagne traditionnel qui tire son origine de deux ethnies : Baatonou et Fon respectivement du nord et du sud du Bénin, c’est le vêtement par excellence qu’arboraient  rois et hauts dignitaires.

    On peut dire que grâce à la marque, de plus en plus de créateurs et de stylistes béninois s’intéressent à cette matière dont l’originalité amène à même concevoir du prêt à porter traditionnel, de qualité.

    7 – La falaise Dion

     Ivoirienne, née à Bondoukou, ville du nord-est de la Côte d’Ivoire, Elle prend ce nom en souvenir de sa grand-mère. C’est à Divo, ville du centre de la Côte d’Ivoire, où elle a grandi avec ses sœurs, qu’elle commence à créer un univers et des histoires pour échapper à cet endroit vide.

    C’est ainsi qu’à la fin de ses études secondaires, Lafalaise Dion part à Abidjan afin d’étudier la communication et les ressources humaine. Diplômée en 2016, elle est aujourd’hui journaliste et community manager au sein de la rédaction d’Elle Côte d’Ivoire. Une journaliste également créatrice et styliste.

    C’est en 2018 que Lafalaise Dion crée sa toute première pièce en cauris, qu’elle porte pour se rendre au Chale Wote Street Art Festival d’Accra, au Ghana. Et de là Solange, la sœur de Beyonce lui commande la fameuse pièce que l’on voitportée par Beyonce dans son clip Spirit, et qui lance véritablement la carrière de Lafalaise Dion. Aujourd’hui plus de 250 articles de modes ont été créé par l’artiste.

    T.B

  • côte d’ivoire : le secteur de la restauration connait un boom !

    côte d’ivoire : le secteur de la restauration connait un boom !

    La restauration en Côte d’Ivoire connait un essor depuis quelques années / Photo: Afrofoodie

    Une étude publiée sur le marché de la restauration en Côte d’Ivoire, récemment par Afriveille, une plateforme ivoirienne très investie dans le monde du business, met en lumière, les opportunités d’investissements dans ce secteur porteur.


    Le marché de la restauration en Côte d’Ivoire a en effet, connu une forte croissance, avec une moyenne annuelle d’environ 22% entre 2014 et 2022, selon les chiffres du Bureau ivoirien des statistiques.

    Le marché se caractérise actuellement par un large éventail d’établissements, notamment des restaurants, des maquis, des bars et des boîtes de nuit. Le nombre de maquis est estimé à 43 000 à Abidjan au début de 2020.

    En Côte d’Ivoire, la restauration rapide est présente depuis longtemps sous forme de street food. Les plats typiques de la restauration rapide ivoirienne sont les suivants : la banane, l’igname, le manioc et le maïs braisés ; les brochettes de pain ou sandwich à la viande, le fameux garba (un plat d’attiéké accompagné de poissons frits).

    La restauration rapide était dominée par la streetfood ou les restaurants comme les Shawarma. Cependant, le marché connait une nouvelle croissance avec l’arrivée des chaines américaines de restauration rapide comme Burger King et KFC qui ont également connu une progression importante au cours de la dernière décennie. Ces restaurants sont devenus les leaders de la restauration en Côte d’Ivoire.

    La fréquentation des restaurants est importante. Plus d’1/3 des personnes interrogées mangent au restaurant 1 à 2 fois par semaine. Les principales raisons du choix d’un restaurant sont l’hygiène, la propreté et le coût.

    On assiste à l’émergence de nouvelles enseignes de restaurations qui modernisent les concepts locaux comme Aller-Retour, i-Garba, c’douxdeh ou encore Dabali Express. Cependant, les enseignes de restaurations les plus populaires sont KFC, Burger King ou Chez Hassan.

    Thom Biakpa

  • industrie de la mode africaine : l’unesco plaide pour plusd’investissements dans le secteur

    industrie de la mode africaine : l’unesco plaide pour plusd’investissements dans le secteur

    Un mannequin portant une création africaine lors d’un défilé / photo: AP

    Évalués en ce moment à 15,5 milliards de dollars d’exportations par an, les revenus de l’industrie de la mode africaine pourraient tripler en une décennie avec les investissements et les infrastructures appropriés, selon la Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, qui a lancé le premier rapport de l’organisation sur la mode en Afrique au Nigéria.

    Avec une population jeune de 1,3 milliard d’habitants qui devrait doubler d’ici 2050, l’industrie de la mode du continent s’est également révélée être à la fois « un puissant levier pour la promotion de la diversité culturelle (et) également un moyen d’autonomiser les jeunes et les femmes », a déclaré Azoulay.

    À travers le continent, la mode continue de croître sur divers fronts, sous la forme de textiles, de vêtements ainsi que d’accessoires et d’artisanat d’art, tous dotés d’une longue histoire de prestige et symbolique de la culture africaine.

    La demande pour les marques de mode africaines est également stimulée par la croissance du commerce électronique, note le rapport de l’UNESCO.

    L’Afrique est le leader mondial du trafic Web sur les appareils mobiles, selon l’Administration américaine du commerce international. Cela a ouvert davantage d’opportunités de marché, de sorte qu’à travers le Nigeria, par exemple, les jeunes sur les réseaux sociaux ouvrent régulièrement des marques de mode.

    « Les Africains veulent porter l’Afrique. C’est vraiment beau à voir, parce que ça n’a pas toujours été comme ça », a déclaré Omoyemi Akerele, qui a fondé la Lagos Fashion Week en 2011 pour encourager le mécénat de la mode nigériane et africaine. “Mais une décennie plus tard, c’est tout ce que les gens veulent porter. »

    Les jeunes créateurs réinventent les codes du luxe

    Au Nigeria et dans d’autres régions d’Afrique, les jeunes créateurs de mode ont soif de succès et envahissent la scène mondiale, a déclaré le directeur général de l’UNESCO.

    « Une nouvelle génération de jeunes créateurs fait sensation sur la scène internationale, réinventant les codes du luxe tout en les réconciliant avec les exigences d’une mode et d’un patrimoine durables et locaux », a-t-elle déclaré.

    L’une de ces créatrices à la Fashion Week de Lagos, Ejiro Amos-Tafiri, a déclaré qu’elle utilise sa marque pour raconter des histoires africaines tout en célébrant « la sophistication, la classe et le caractère unique de chaque femme ».

    « Avec plus de visibilité, les gens se rendent compte qu’il y a beaucoup de culture dans la culture nigériane, en particulier dans l’industrie de la mode », a-t-elle déclaré. « L’Afrique est donc vraiment la prochaine frontière (pour l’industrie de la mode). »

    Thom Biakpa (avec Africanews)

  • Frank Anet et Christelle Vougo-Anet : la cuisine en couple

    Frank Anet et Christelle Vougo-Anet : la cuisine en couple

    Le Couple Anet, primé lors d’une soirée gala à Abidjan / Photo: JDA

    En 2005, Frank Anet et Cristelle Vougo-Anet enchantaient les visiteurs et habitants de la capitale de la Géorgie avec la cuisine éclectique et les cocktails novateurs de leur restaurant « The Avenue », dans le centre des affaires d’Atlanta. En 2011, le couple flaire le bon coup et décide de s’installer sur les bords de la Lagune Ebrié.

    Famille de restaurateurs

    Né d’un père restaurateur, Frank, gérant de Mondial Sarl, qui regroupe trois restaurants (Norima aux deux plateaux, Saakan et Mondial au Plateau) et un service traiteur (Zanta), fait ses premiers pas dans la restauration en famille à 14 ans, avant de s’envoler en 2004 pour les États-Unis d’Amérique. Il y rencontre Christelle Vougo, une passionnée de gastronomie, diplômée d’un Bachelor en comptabilité obtenu à Georgia State University en 2002, qui travaille dans la restauration.

    Orchestrant vie de couple et business à merveille, ils développent, en six ans, leur chaine de restaurants et remportent, lors des Restaurants Awards de Jumia, en juin 2017, le prix du meilleur burger d’Abidjan avec Norima, et les prix du meilleur restaurant africain en Côte d’Ivoire, du meilleur service et du meilleur restaurant de l’année avec Saakan.  Avec une centaine d’employés, Anet présente son modèle comme « de l’intelligence culinaire. » 

    Proposant des spécialités américaines et africaines et une cuisine fusion thaï – mexicaine, le couple accueille dans ses locaux des stars ivoiriennes du football et des personnalités, comme l’ex Premier ministre français Manuel Valls, la Première Dame Dominique Ouattara, des ambassadeurs, des ministres, « mais aussi des étudiants » lance Frank Anet, 39 ans.

    Selon lui, son entreprise peut encore grandir, « car nous sommes dans un secteur très peu développé ».  Tout n’a pourtant pas été rose pour les lauréats du Prix d’excellence du meilleur chef d’entreprise, catégorie jeune, 2017. En août 2016, ils sont obligés de fermer l’un de leurs restaurants en zone 4 Marcory, ouvert en juin 2015, « qui n’a pas bien marché ».

    Un échec qui n’ébranle nullement les deux époux qui comptent aller à la conquête de nouveaux marchés mondiaux et se déployer dans d’autres communes d’Abidjan. « Les anciens restaurateurs sont fatigués. Ils n’ont ni système de gestion, ni centrale d’achat, ni centrale de portions, ni département des ressources humaines. Nous sommes des guerriers qui rêvons d’aller loin », nous lance Frank Anet dans ses locaux du Norima en pleine réfection.

    T.B

  • les afro-cubaines revendiquent leur africanité en célébrant leurs cheveux naturels

    les afro-cubaines revendiquent leur africanité en célébrant leurs cheveux naturels

    Annia Liz de Armas, initiatrice de la convention afro-esthétique

    C’est une tendance qui prend de l’ampleur à Cuba. De plus en plus de jeunes choisissent d’arborer leurs cheveux bouclés naturels, un signe de leur héritage afro-cubain.

    Ce phénomène a donné naissance à la première convention d’afro-esthétique où se sont côtoyés de petites entreprises, des mannequins, ou encore des stylistes. L’une d’entre elle répondant au nom de Thalia Quesada, explique que jusqu’en 2021, elle lissait ses cheveux. Mais aujourd’hui, elle est à la tête d’une gamme de produits naturels.« Aujourd’hui, je me consacre à aider les personnes qui, comme moi, souhaitent renouer avec leurs cheveux naturels, cesser de les lisser et abandonner l’utilisation de peignes chauffants. Je leur propose des produits qui favorisent la force, l’authenticité et la santé de leurs cheveux », fait- elle savoir.

    Exposés à cette convention, les produits de Thalia Quesada ont attiré des curieux et s’inscrivent dans la ligne droite de l’objectif visé par l’initiatrice de ce concept à savoir valoriser la singularité des afro-cubaines. Fait à base de noix de coco, de graines de lin et de romarin, ils offrent des solutions pour le soin et l’entretien des cheveux de la communauté afro-cubaine. Des solutions pour l’affirmation de son identité, c’est justement l’idée derrière cet évènement. « Il est essentiel de prendre en compte l’aspect émotionnel et psychologique, les effets culturels, ainsi que la récupération historique de notre culture et de notre identité, en reconnaissant l’importance symbolique de nos cheveux », explique Annia Liz de Armas, l’organisatrice de l’événement.

    Hormis les produits capillaires, les produits pour peaux foncées restent chers et difficiles à trouver à Cuba. En réponse, 12 marques locales spécialisées ont émergé sur l’île, et il existe désormais au moins cinq salons de beauté pour femmes noires.

    Ce premier événement afro-esthétique s’est conclu par un défilé qui a réuni sur une même scène des mannequins non-professionnels, fiers de présenter les créations de designers et leurs cheveux naturels.

    Thom Biakpa

  • ghana : le gouvernement interdit l’exportation du riz, du maïs et du soja

    ghana : le gouvernement interdit l’exportation du riz, du maïs et du soja

    Le mais, le soja et le riz sont interdits d’exportation au Ghana jusqu’à nouvel ordre / photo: 123rf

    Dans un communiqué publié lundi dernier, le gouvernement ghanéen a suspendu les exportations de produits agricoles stratégiques tels que le riz, le maïs et le soja, afin de garantir la disponibilité de ces cultures sur le marché intérieur dans un contexte où la sécheresse affecte la récolte dans les principales zones de production situées dans le nord du pays.

    L’annonce a été faite par le ministre de l’Alimentation et de l’Agriculture, Bryan Acheampong, qui a affirmé que les exportations de ces produits sont suspendues jusqu’à nouvel ordre.

    Comme dans la majorité des pays d’Afrique subsaharienne, les céréales constituent l’aliment de base pour la population. Le pays, confronté à des conditions climatiques extrêmes, anticipe une diminution des récoltes et de son approvisionnement local.

    D’après les données du ministère ghanéen de l’Agriculture, huit régions qui assurent annuellement 62 % de l’approvisionnement national en céréales sont touchées par ce phénomène climatique. Parmi les autres cultures affectées figurent l’arachide, le sorgho, le millet et l’igname.

    « 435.872 agriculteurs cultivant une superficie estimée à 871.745 hectares ont été directement touchés par la sécheresse. Les pertes d’investissement qui y sont liées sont évaluées à 3,5 milliards de cedis (224 millions dollars), ce qui représente une perte de revenus potentielle de 10,4 milliards de cedis (666 millions dollars) », indique la même source.

    Face à cette situation, le ministre de l’Agriculture a également annoncé la mise en œuvre d’un programme d’aide d’urgence pour soutenir les agriculteurs et remédier à la pénurie de céréales qui se profile.

    Pour financer ce programme, le gouvernement prévoit notamment de lever 500 millions dollars auprès de ses partenaires financiers, dont la Banque mondiale.

    Au Ghana, la production de céréales s’est élevée à 5,8 millions de tonnes en 2023, d’après les données de la FAO, le maïs représente généralement la moitié de cette production.

    Après donc le Bénin, le Ghana en décidant de suspendre l’exportation de riz, de maïs et de soja veut également régler un problème précis.

    Thom Biakpa