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  • ces anciennes parures de beauté africaines encore utilisées aujourd’hui

    ces anciennes parures de beauté africaines encore utilisées aujourd’hui

    Les bijoux en cauris toujours d’actualité / Photo: pulse

     

    Les accessoires traditionnels portent une importante symbolique liée à la culture ou aux traditions d’un peuple. Les bijoux africains sont généralement brillants, colorés, texturés et délicatement fabriqués à la main selon des techniques transmises depuis des siècles. Aujourd’hui, leur mode de fabrication change, quitte à fleurer l’industriel et ils sont surtout portés pour des raisons esthétiques. Découvrons dans cet article, les 5 accessoires que nos ancêtres portaient déjà et qui sont toujours tendance aujourd’hui.

    Les accessoires en cauris

    En bijou de tête, décoration pour nos braids ou même en vêtements, les cauris ont le vent en poupe actuellement. Notamment grâce à des artistes comme l’ivoirienne Lafalaise Dion qui leur donne ce côté hip et fashionable pour tous.

    Avant de devenir un accessoire de mode, ces coquillages ont été utilisés comme une monnaie d’échange dans le commerce jusqu’au 20e siècle. On leur trouvait même un caractère spirituel. Ils étaient utilisés pour la divination et les profanes les portaient comme un porte-bonheur.

    Les perles pour la taille, communément appelés « Baya » en Côte d’Ivoire, sont populaires en Afrique et à travers le monde. Les bayas font partie de la culture africaine, notamment de l’Afrique de l’Ouest, depuis très longtemps. Au Nigeria, les perles de taille étaient portées comme un signe de spiritualité, de féminité, de sensualité, de croissance et de fertilité dans les temps anciens. Au Ghana, c’est un symbole de rite de passage et de passage à l’âge adulte pour une jeune fille, et c’est généralement la preuve de sa maturité sexuelle. Il contribue également à accentuer la taille, en lui donnant un cadre plus petit.

    À la naissance d’un bébé, on l’embellit traditionnellement avec des perles de taille, et une fois que le bébé a grandi jusqu’à environ un an, si c’est un garçon, il cesse de les porter, tandis que la jeune fille continue à les porter. La jeune fille continuera à porter les perles à la taille jusqu’à la puberté ; elle les grandit automatiquement et en reçoit de nouvelles lorsqu’elle devient une femme.

    Dans d’autres cultures, les perles à la taille sont portées pour se protéger du « mauvais œil ». Les Ndebele sont un petit clan parlant le zoulou et vivant dans quelques petites localités à l’est de Pretoria, en Afrique du Sud. Ils sont célèbres pour leurs perles et leurs peintures murales. Quant aux Maasai, c’est une tribu kenyane réputée pour ses remarquables pisteurs qui connaissent depuis des générations leurs terres et leur faune. En tant que pasteurs semi-nomades, ils vivent encore de l’élevage de bovins et de chèvres.

    Si les accessoires en perles sont courants dans plusieurs régions de l’Afrique, ces deux peuples sont pourtant ceux qui ont les motifs les plus reconnaissables. La géométrie dans l’assemblage des perles et les couleurs vives font de ces accessoires des bijoux tendance de nos jours.

    Thom Biakpa

  • ces anciennes parures de beauté africaines encore utilisées aujourd’hui

    Les bijoux en cauris toujours d’actualité / Photo: pulse

     

    Les accessoires traditionnels portent une importante symbolique liée à la culture ou aux traditions d’un peuple. Les bijoux africains sont généralement brillants, colorés, texturés et délicatement fabriqués à la main selon des techniques transmises depuis des siècles. Aujourd’hui, leur mode de fabrication change, quitte à fleurer l’industriel et ils sont surtout portés pour des raisons esthétiques. Découvrons dans cet article, les 5 accessoires que nos ancêtres portaient déjà et qui sont toujours tendance aujourd’hui.

    Les accessoires en cauris

    En bijou de tête, décoration pour nos braids ou même en vêtements, les cauris ont le vent en poupe actuellement. Notamment grâce à des artistes comme l’ivoirienne Lafalaise Dion qui leur donne ce côté hip et fashionable pour tous.

    Avant de devenir un accessoire de mode, ces coquillages ont été utilisés comme une monnaie d’échange dans le commerce jusqu’au 20e siècle. On leur trouvait même un caractère spirituel. Ils étaient utilisés pour la divination et les profanes les portaient comme un porte-bonheur.

    Les perles pour la taille, communément appelés « Baya » en Côte d’Ivoire, sont populaires en Afrique et à travers le monde. Les bayas font partie de la culture africaine, notamment de l’Afrique de l’Ouest, depuis très longtemps. Au Nigeria, les perles de taille étaient portées comme un signe de spiritualité, de féminité, de sensualité, de croissance et de fertilité dans les temps anciens. Au Ghana, c’est un symbole de rite de passage et de passage à l’âge adulte pour une jeune fille, et c’est généralement la preuve de sa maturité sexuelle. Il contribue également à accentuer la taille, en lui donnant un cadre plus petit.

    À la naissance d’un bébé, on l’embellit traditionnellement avec des perles de taille, et une fois que le bébé a grandi jusqu’à environ un an, si c’est un garçon, il cesse de les porter, tandis que la jeune fille continue à les porter. La jeune fille continuera à porter les perles à la taille jusqu’à la puberté ; elle les grandit automatiquement et en reçoit de nouvelles lorsqu’elle devient une femme.

    Dans d’autres cultures, les perles à la taille sont portées pour se protéger du « mauvais œil ». Les Ndebele sont un petit clan parlant le zoulou et vivant dans quelques petites localités à l’est de Pretoria, en Afrique du Sud. Ils sont célèbres pour leurs perles et leurs peintures murales. Quant aux Maasai, c’est une tribu kenyane réputée pour ses remarquables pisteurs qui connaissent depuis des générations leurs terres et leur faune. En tant que pasteurs semi-nomades, ils vivent encore de l’élevage de bovins et de chèvres.

    Si les accessoires en perles sont courants dans plusieurs régions de l’Afrique, ces deux peuples sont pourtant ceux qui ont les motifs les plus reconnaissables. La géométrie dans l’assemblage des perles et les couleurs vives font de ces accessoires des bijoux tendance de nos jours.

    Thom Biakpa

  • sakafo : le mafé, cette recette sénégalaise qui a conquis toute l’afrique de l’ouest

    sakafo : le mafé, cette recette sénégalaise qui a conquis toute l’afrique de l’ouest

    Le mafé, un mets très prisé en Afrique de l’ouest / Photo: Nuage d’épices

    Le mafé (ou Tiga Dégué) est l’un des plats traditionnels les plus connus du continent Africain. D’origine sénégalaise, le mafé est une sauce à base de pâte d’arachide mijotée longuement.  

    Mafé ou yassa : quelle différence ?

    On a tendance à confondre ces deux appellations qui n’ont pourtant aucun rapport. Le mafé est une sauce réalisée à base de pâte d’arachide, d’huile d’arachide, d’oignons, de tomates, d’ail et de poivre, dans laquelle vous allez ajouter par la suite du piment.

    Le yassa est quant à lui un plat à base de riz et d’oignons, qui vient accompagner du poulet mariné dans du citron, qui sera ensuite braisé ou frit. Les deux recettes sont donc loin d’être les mêmes, malgré leur origine commune. Ces deux préparations sont un mode de préparation sénégalais où la cuisson des ingrédients en sauce se fait séparément de la cuisson du riz.

    Comment le mafé est il cuisiné ?

    Par exemple, en Afrique subsaharienne, le mafé est généralement consommé au déjeuner, c’est un plat très nourrissant. Il est cuisiné avec de la viande de mouton, et accompagné de riz blanc cassé deux fois. Le mafé est également quelques fois servi avec quelques légumes (carottes, choux, patate douce, gombo).

    En outre, Il est toujours cuit longtemps et délicatement afin de révéler le bon goût de cacahuète mijotée. C’est un régal.

    Le mafé est accompagné de préférence avec le riz cassé qui est un type de rizcomposé de grains qui ont été brisés lors de la récolte et le nettoyage du riz. Il a une saveur et texture uniques. Il est plus doux, parfumé et est devenu nettement populaire dans de nombreux pays et accompagne beaucoup de plats traditionnels. Cependant, tous les types de riz, peuvent accompagner cette sauce.

     

    Le mafé peut également se cuisiner avec de la viande de bœuf, du poulet, voire du poisson. Il faudra cependant adapter le temps de cuisson au type de viande, pour en préserver la tenue.

    Astuces de chef

    Pour un mafé réussi, utilisez des morceaux de poulet avec os et peau comme les cuisses ou les pilons. La peau et les os ajoutent de la saveur et contribuent à la richesse de la sauce.

    Avant de commencer la cuisson, faites mariner le poulet dans un mélange d’épices, d’huile et de jus de citron ou de vinaigre pendant au moins une heure, de préférence toute une nuit. Cela permettra aux saveurs de pénétrer dans la viande.

    Avant d’ajouter le poulet à la sauce, faites-le dorer dans une sauteuse chaude avec un peu d’huile. Cela va sceller les jus et ajouter de la pro fondeur de saveur au plat. La clé du mafé réside dans la sauce d’arachide.

    Faites revenir des oignons, de l’ail et du gingembre dans de l’huile jusqu’à ce qu’ils soient tendres, puis ajoutez du concentré de tomate, du bouillon de poulet, de la pâte d’arachide et des épices comme le piment, le curcuma et le poivre de Cayenne.

    Laissez mijoter la sauce jusqu’à ce qu’elle épaississe et prenne une consistance crémeuse. Assurez-vous que la sauce a une consistance lisse et crémeuse. Si elle est trop épaisse, ajoutez un peu de bouillon de poulet ou d’eau pour l’allonger. Si elle est trop liquide, laissez-la mijoter un peu plus longtemps pour réduire.

    Après avoir ajouté le poulet à la sauce, laissez mijoter à feu doux pendant au moins 30 à 40 minutes, voire plus longtemps si possible. Cela permettra au poulet de devenir tendre et de s’imprégner des saveurs de la sauce. Avant de servir, goûtez et ajustez l’assaisonnement selon vos préférences. Vous pouvez ajouter un peu de sel, de poivre ou même une pincée de sucre pour équilibrer les saveurs.

    Le mafé est souvent servi avec du riz blanc, du couscous, du mil ou du manioc cuit à la vapeur. Vous pouvez également l’accompagner de pain.

    Thom Biakpa

  • botswana : un diamant brut de presque 2500 carats découvert dans une mine, vive émotion chez le plus grand bijoutier d’europe  

    botswana : un diamant brut de presque 2500 carats découvert dans une mine, vive émotion chez le plus grand bijoutier d’europe  

    La pierre précieuse, détectée dans le nord-est du Botswana, est l’un des plus gros diamants bruts jamais découverts. Photo: AFP

    Une découverte extraordinaire a été faite en fin de semaine dernière dans une mine au Botswana. Un diamant brut de presque 2500 carats,le second plus lourd au monde selon des experts, a été trouvé jeudi 22 août dans une mine de ce pays, alors que l’extraction de ce type de pierres précieuses représente un revenu économique important.

    Ce diamant tient à peine dans la paume d’une main. Il est hors du commun et est le deuxième plus gros au monde à 2 492 carats. Il a été découvert à Karowe dans une mine dans le nord-est du Botswana.Premier producteur africain de diamants, ce pays est « l’un des plus gros diamants bruts jamais découverts », souligne la société Lucara dans un communiqué. Selon le gouvernement du Botswana ainsi que plusieurs experts, il s’agirait du deuxième plus gros jamais trouvé dans la terre.

    « Nous sommes enchantés d’avoir récupéré cet extraordinaire diamant », a déclaré William Lamb, PDG de Lucara, cité dans le communiqué, qui n’offre aucune précision sur la valeur de la découverte ni sa qualité. « La découverte historique de ce diamant brut, la plus importante depuis 120 ans, est passionnante », ajoute Tobias Kormind, directeur général de 77 Diamonds, plus grand bijoutier en ligne d’Europe.

    Selon lui, ce gros caillou largement translucide est « le plus gros diamant brut mis au jour depuis la découverte du diamant Cullinan », qui avait été taillé en plusieurs morceaux, dont les plus gros avaient été « sertis dans les joyaux de la Couronne britannique ». Son poids talonne en effet celui du « Cullinan » et ses plus de 3 100 carats, mis au jour en Afrique du Sud en 1905.

    Comment une telle trouvaille n’a pu être faite que maintenant ? En raison d’une « technologie récente » de détection par rayons X, mise au point par la société Lucara et utilisée depuis 2017, « qui permet d’extraire de plus grosses pierres précieuses du sol sans qu’ils se brisent en morceaux », détaille le spécialiste.

    Vers la découverte d’autres diamants ?

    Un autre diamant a été trouvé en 2021 au Botswana, de 1 174 carats, en utilisant la même technologie à rayons X utilisée pour identifier cette semaine la pierre précieuse. « Il est donc probable que nous en verrons d’autres » émerger, a-t-il ajouté. Le Botswana est l’un des plus grands producteurs mondiaux de diamants, qui constituent sa principale source de revenus. L’extraction de ces pierres représente 30 % du PIB et 80 % de ses exportations.

    Comme le relève l’entreprise Lucara dans son communiqué, les revenus diamantaires apportent au Botswana « des avantages socio-économiques considérables », en finançant « des domaines essentiels tels que l’éducation et la santé » et d’autres infrastructures de ce pays de 2,6 millions d’habitants.

    Avant la découverte annoncée jeudi, le plus gros diamant découvert au Botswana était une pierre de 1 758 carats également extraite par Lucaraen 2019 et baptisée Sewelo, ce qui signifie « découverte rare » dans la langue tswana. Gros comme une balle de tennis, il avait été acheté par la maison Louis Vuitton, marque phare du géant du luxe LVMH, pour un prix non divulgué à ce jour.

  • le jollof rice : un délice de l’afrique de l’ouest et une spécialité nigériane à dégusterabsolument !

    le jollof rice : un délice de l’afrique de l’ouest et une spécialité nigériane à dégusterabsolument !

    Le Jollof Rice est l’un des plats les plus populaires au Nigéria / photo: Alamy

    Le Jollof Rice est l’un des plats les plus populaires et les plus courants de la gastronomie nigériane et de quelques autres pays d’Afrique de l’Ouest. La concurrence est donc rude entre les versions de chaque pays : elle va jusqu’à donner lieu à des concours de Jollof Rice récompensant la meilleure recette ! Le Jollof Rice fait donc la fierté des Nigérians. C’est un mets à ne manquer sous aucun prétexte quand on visite le Nigeria.

    Il s’agit d’un riz, généralement servi avec du poulet frit, mais parfois avec d’autres sources de protéines. On en trouve plusieurs recettes qui utilisent habituellement du riz à grain long, de l’huile végétale, du poivre et l’éternelle tomate, qui lui donne son appétissante teinte rouge à donner l’eau à la bouche !

    Le Jollof Rice est un plat très apprécié au Nigeria et à Lagos, toujours au menu des jours de fête. Dans ce grand pays de l’Afrique de l’ouest, ce mets à base de riz pimenté à la sauce tomate est quasiment devenu une obsession nationale, au point où un festival est même organisé pour le célébrer.

    Imoteda Aladekomo, 31 ans, connait bien le Jollof Rice. La jeune femme travaille le riz depuis quatre ans, et sa petite entreprise gastronomique Eko Street Eats est pionnière dans la recherche de recettes déclinant ce plat populaire en Afrique de l’Ouest. « Il ne peut pas y avoir de fête sans riz jollof, et c’est le repas de famille traditionnel du dimanche que l’on attend toute la semaine avec impatience. Le riz jollof, personne n’arrivera jamais à le détrôner, pas même McDonald’s ou je ne sais quoi », clame-t-elle lors d’un festival en l’honneur de ce plat national à Lagos.


    Pourtant, n’en déplaise aux Nigérians, les origines de ce plat sont férocement contestées. Le mot «jollof» est tiré de «wollof», la langue parlée au Sénégal où le plat est également très populaire. On le retrouve d’ailleurs à travers toute l’Afrique de l’Ouest. « C’est la guerre à chaque fois que l’on parle de ses origines », explique Mo Alatise, un chef autodidacte de 30 ans.

    Même si les sushis et pizzas commencent à faire leur entrée de manière discrète dans les grandes villes nigérianes, notamment grâce aux services de livraison à domicile, le riz jollofoccupe toujours une place toute particulière dans le cœur de la population jeune.

    Thom Biakpa

  • côte d’ivoire : “zaady fashion day”, Abidjan va accueillir la grand’messe de la mode africaine en novembre

    côte d’ivoire : “zaady fashion day”, Abidjan va accueillir la grand’messe de la mode africaine en novembre

    Franck Zaady et Moulika Varango, les promoteurs du « Zaady Fashion Day », lors de la conférence de presse de présentation de l’événement / Photo: Thom Biakpa

    Dans l’optique de promouvoir davantage la mode africaine et mettre en lumière le génie des jeunes créateurs du continent, un événement d’envergure se prépare à Abidjan. Il s’agit du “Zaady Fashion Day”. L’initiative portée par Fabrice Zaady ou à l’état civil, Fabrice Mahi, se veut une plateforme sur laquelle la mode rencontre l’innovation, où l’élégance transcende les frontières et où de nouvelles tendances sont définies.

    Face à la presse, ce vendredi 16 août 2024 à la Fondation Bénédicte Janine Kacou Diagou (BJKD) sise à Cocody Riviera 3, Fabrice Zaady le promoteur de l’événement et Moulika Varongo, une autre professionnelle du domaine de la mode associée à l’événement, ont donné de plus amples détails sur cette initiative qui est la première du genre à Abidjan.

    Selon Fabrice Zaady, la première édition du “ Zaady Fashion Day”, se déroulerale 30 novembre au Sofitel hôtel ivoire d’Abidjan et réunira sur le même scène une pléiade d’acteurs de l’industrie créative en provenance des différents pays africains. L’idée à l’en croire, c’est de booster véritablement la mode africaine et l’amener à s’exporter hors des frontières du continent.  

    “Notre vision est de créer un événement emblématique qui incarne la créativité, l’élégance et l’innovation de la mode africaine. Nous aspirons à établir Abidjan comme un carrefour international de la mode, où les traditions rencontrent la modernité, et où la durabilité est au cœur de l’industrie. Notre événement a pour objectif d’inspirer le monde de la mode tout en célébrant la richesse de la culture africaine à travers l’art du vêtement”, a expliqué le jeune acteur de la mode ivoirienne et africaine.

    Poursuivant, il a décliné la mission du “Zaady Fashion Day” qui dit-il “ est de faire de cet événement une vitrine exceptionnelle pour les talents africains et internationaux, ainsi qu’un moteur de l’innovation, de l’éducation et de la durabilité dans l’industrie de la mode”. “ Nous nous engageons à promouvoir les créateurs africains, à encourager les pratiques de mode éthique, à éduquer le public sur les enjeux de l’industrie et à créer des opportunités de collaboration et de réseautage. Notre événement a pour objectif de laisser une empreinte durable sur la scène de la mode en Afrique et de contribuer à son rayonnement mondial”, a-t-il confié.

    Passionné de la mode depuis sa plus tendre enfance, Fabrice Zaady, est conscient qu’il reste un univers impitoyable, et que seul le talent et la ténacité comptent, surtout quand on est un styliste noir. Le nom Zaady, qui est aussi le nom de sa marque, signifie « généreux » en bété, une ethnie de l’Ouest de la Côte d’Ivoire, et lui va d’ailleurs comme un gant, car c’est avant tout la qualité qui le caractérise. Cette générosité on la retrouve dans la plupart de ses collections, qui parlent de lui.

    La première édition de “Zaady Fashion Day”, sera parrainée par l’honorable Nadine Gneba, une férue de l’artisanat et de l’industrie créative, culturelle et artistique. Une autre passionnée du monde de la mode et de la créativité a également été associée à l’événement. Il s’agit de Janine Kacou Diagouprésidente de la fondation BJKD. L’événement bénéficie par ailleurs, du soutien institutionnel du gouvernement à travers le Ministère de la culture et de francophonie. Plusieurs grands noms du domaine en l’occurrence Maria Borges, Lejenke, Oumou Sangaré, Esther Kamatari, Marie-Philomène Nga, Nelly Wandji, Annick Lejeune, et Alexis Rosso, sont également annoncés.

    Le Zaady Fashion Day, c’est aussi un programme télévisé en immersion totale avec un documentaire captivant qui plonge les téléspectateurs dans les coulisses de l’événement et offrant un aperçu exclusif de la préparation et de la créativité qui animent l’événement.


    C’est en outre, un concours des jeunes créateurs au cours duquel une compétition mettant en lumière les talents émergents de la mode, une expérience de shopping unique offrant aux participants la possibilité d’acquérir des pièces exclusives de créateurs et de découvrir des marques émergentes.



    Il y aura aussi des Masterclass sur le mannequinat, le maquillage, une conférence de transfert de connaissances et de compétences qui va rassemblerdes leaders de l’industrie pour discuter des enjeux actuels de la mode, des tendances et des perspectives pour l’avenir.


    Le défilé sera évidemment le point culminant de l’événement. Un moment au cours duquel les créateurs présenteront leurs collections. A ce propos, tous les créateurs désireux de participer au défilé de mode devront s’inscrire auprès des organisateurs sur la période du 27 août au 20 septembre 2024.    

    Thom Biakpa

  • mannequinat en afrique : un si noble métier souvent terni par les stéréotypes

    mannequinat en afrique : un si noble métier souvent terni par les stéréotypes

    De nombreuses jeunes filles en Afrique sont contraintes d’abandonner leur carrière de mannequin en raison des préjugés / Photo: Shutterstock

    En Afrique, le mannequinat est un métier en plein essor. Nous en voulons pour preuve, les nombreux défilés de mode et les manifestations d’envergure internationale touchant au secteur de la création, qui se tiennent partout sur le continent. Nuit de la mode au Gabon, Ciseaux d’or et Afrik Fashion à Abidjan, Alphady et son Fima (Festival International de la Mode Africaine), élections de top-modèles à Yaoundé…, les initiatives dans ce secteur d’activité ne manquent pas. De plus, dans les grandes villes africaines, des maisons de casting voient le jour et attirent une multitude de « jeunes gazelles » en quête de gloire, même si le professionnalisme n’est pas toujours au rendez-vous.

    Ces mordues du mannequinat ont pour la plupart pour idoles, des Top modèles comme Alec Wek, Naomie Campbell, Tyra Banks et autres égéries du grand « T ». Aficionadas de la mode, elles rêvent d’avoir la carrière d’une Esther Katamariou la renommée d’une Iman Bowie (ndlr : mannequin internationale somalienne).

    Victimes de préjugés

    Seulement voilà. Les jeunes filles qui embrassent la carrière de mannequin sur le continent, sont victimes la plupart du temps, des stéréotypes propres à la société africaine. En effet, dans certains milieux de puristes africains, voir une jeune fille exercer le métier de mannequin, est considéré comme une atteinte aux bonnes mœurs. Ils trouvent complètement insensé que la femme qui est le symbole de la pureté et dont le corps est sacré, soit amenée à se présenter sous des modèles vestimentaires qui exhibent certaines parties de son corps.

    Dur, dur dans ces conditions, de brandir son statut de mannequin, sans être la cible des regards inquisiteurs ou subir les idées préconçues de la société africaine. Michaëlla Djourou, mannequin, formée à l’agence de Mannequinat de la Top–modèle ivoirienne, Fatima Sidimé, la vingtaine révolue, nous explique comment elle a failli abandonner sa passion sous la pression des regards extérieurs. « En Afrique, le métier de mannequin pour la jeune fille surtout,passe mal dans certaines communautés. Très souvent, on nous considère comme des filles aux mœurs légères. Le mannequinat pour eux, rime forcement avec la prostitution, parce qu’il arrive que nous portions des tenues osées lors des défilés. Pour eux notre métier n’en est pas un, c’est un canal de prostitution. Vous comprenez que lorsque les gens se font une telle idée de toi, c’est difficile d’assumer ce que tu fais. Mais il a fallu le soutien et les encouragements des acteurs du milieu, pour que je puisse poursuivre ma carrière. Je suis maintenant forgé et leurs regards ne me disent plus rien », raconte-t-elle.

    Amanda Djako qui fait aujourd’hui la fierté d’une importante égérie après son casting à Dakar au Sénégal, dit avoir vécu la même réalité. « Parce que nous portons des vêtements dévoilant le corps, beaucoup pensent que nous sommes des filles faciles. On ne nous prend pas toujours au sérieux. Tous les métiers se valent. Pourquoi dénigrer un métier, parce qu’il dénude parfois le corps ? D’ailleurs, il existe une certaine hypocrisie dans cette histoire. Ceux qui poussent de grands cris en voyant des mannequins en tenue minimaliste évoquent l’éthique, l’atteinte aux bonnes mœurs. Et ces filles qui se promènent ventre et fesses dehors ? Bizarrement, l’on les regarde sans réagir. Le mannequinat en Côte d’Ivoire est encore peu structuré. Les gens ont tellement d’idées préconçues sur ce métier que cela ne facilite pas les choses à celles qui évoluent déjà dans ce milieu ou veulent se lancer.  Être mannequin, est un métier comme tout autre. J’encourage toutes celles qui pensent y avoir un avenir, à être persévérantes, et d’ignorer les mauvaises langues », renchérit-elle, manifestement indignée.

    Si nos deux premières interlocutrices grâce à leur résilience, continuent leur carrière de mannequin, ce n’est pas le cas pour Awa Koné, 18 ans, 1, 86 m qui a fini par abandonner sous la pression de sa famille qui ne supportait pas de la voir sur le « T », les jambes dénudées. « A un moment donné je me suis resignée à dire stop, car avec la famille, les relations n’étaient pas au beau fixe. J’étais en fait fatiguée de me cacher pour aller aux défilés, parce que mes parents m’ont interdit ce métier. Finalement, j’ai laissé tomber », dit-elle avec beaucoup de regret.    

    Pour sa part, Solange Ahoussi, étudiante, encourage les filles qui ont embrassé ce métier à faire fi des critiques de la société pour se concentrer sur leur carrière. Son seul souci, c’est que cette activité sous nos tropiques, n’est pas encore suffisamment structurée. De fait, beaucoup se disent que les jeunes filles notamment y vont, parce qu’elles ont échoué à l’école. « C’est un métier comme tout autre et il est noble. Pourquoi les gens ne s’en prennent pas aux hommes mannequins. En Afrique, il est encore difficile d’enlever dans la tête des gens, l’idée selon laquelle il y a des choses que la femme ne doit pas faire. C’est frustrant ! J’encourage vraiment les acteurs de la mode à structurer ce secteur et que les mannequins reçoivent une formation professionnelle sanctionnée par un diplôme qui leur permettra d’exercer et de vivre décemment de leur art. Si ces questions sont réglées, je suis convaincue que ceux qui voient ce métier d’un mauvais œil se raviseront et le mannequinat en Afrique, réussira à décoller parce qu’il y a des filles superbes sur le continent », soutient-elle.

    Un métier pas toujours rémunérateur

    En Afrique, si la mode a commencé à peser dans les économies, c’est en partie grâce à la contribution des mannequins. Selon le styliste Reda Fawaz, les mannequins sont intégrées dans le système. Il y en a pour les défilés, pour la pub, pour les visuels etc. « Nous, les créateurs, on essaie de les valoriser. Et elles peuvent vivre de leur travail », confie-t-il.

    Les cachets pour les défilés sont variables. Une mannequin reconnue peut toucher entre 100 000 et 200 000 francs CFA par créateur. Mais le métier en Afrique n’est pas toujours rémunérateur. Mandjalia Gbané, Miss Côte d’Ivoire 2017, également mannequin, le reconnait. « Il y a beaucoup de problèmes. On a parfois du mal à se faire payer, certains paient mal et tirent les cachets vers le bas. Des mannequins en Afrique peuvent ainsi défiler pour 10 000 ou 20 000 francs CFA, voire pour rien ou des promesses », explique-t-elle.

    Cependant pour Fatim Sidimé, la Top–modèle ivoirienne et propriétaire d’une agence de formation de mannequin, il ne faut pas désespérer de la situation. « Il y a un avenir dans le mannequinat, mais il fallait structurer la profession et c’est ce qu’on fait en ce moment », commente-elle. Elle dit réunir régulièrement créateurs, mannequins et même les politiciens pour débattre de la question de la professionnalisation de ce métier. « C’est dur, mais c’est comme ça dans tous les secteurs. Il ne faut pas désespérer, car le meilleur est devant nous », encourage-t-elle.

    Thom Biakpa

  • gastronomie marocaine : voici les 5 desserts les plus prisés au royaume chérifien  

    gastronomie marocaine : voici les 5 desserts les plus prisés au royaume chérifien  

    Le stouf aux amandes, l’un des desserts les plus prisés au Maroc / Photo: Lespiedsdansleplat

    La gastronomie marocaine selon plusieurs experts du domaine de la cuisine, est l’une des meilleures au monde pour la variété de ses plats. On la considère comme joyeuse, exotique, pleine de couleurs et de saveurs. Ces desserts sont pourtant moins connus. Or, l’art culinaire marocain se distingue aussi au travers des pâtisseries orientales très raffinées. Mais celles-ci se consomment davantage dans le cadre du rituel du thé à la menthe et non à la fin d’un repas. Afin de mieux faire connaitre les desserts marocains, nous vous donnons l’opportunité dans cet article, de découvrir quelques recettes à la fois simples et incontournables.

    Le Sfouf : le croquant aux amandes version chérifienne

    Le sfouf marocain (ou sellou) est une recette fortifiante qui se consomme autant au petitdéjeuner qu’au dessert. Il s’agit d’un croquant aux amandes qui comportent les ingrédients suivants : de la farine torréfiée ; des fruits à coques et des oléagineux et toute une série d’épices savoureuses.

    Il existe une variété considérable de recettes pour fabriquer son sfouf. Chaque famille a ses secrets qui se transmettent de génération en génération. Le sfouf est certainement le dessert marocain le plus ancien dans la gastronomie. Car, à la différence des autres desserts, il n’a pas subi l’influence extérieure des cuisines arabes, andalouses, juives ou ottomanes.

    L’orange à la grenade : un dessert apprécié en période de forte chaleur

    Ces deux fruits se retrouvent en abondance au cœur des souks locaux. Les Marocains en ont tiré profit pour créer un dessert raffiné, savoureux et populaire. Pour présenter la recette de l’orange à la grenade, il vous faudra : couper de belles rondelles d’oranges et les arroser d’un peu de fleur d’oranger pour mieux les parfumer ; décorer le dessus à l’aide de grains de grenade pour jouer sur les couleurs ; saupoudrer de légers éclats d’amandes ou de pistaches pour leur côté décoratif et croquant.

    Le Sfenj : le donut à la marocaine

    On pourrait penser que le sfenj est un petit en-cas pour le goûter. C’est tout à fait vrai, lorsque sonne l’heure du thé à la menthe. Cependant, on observe que les pratiques populaires marocaines diffèrent un peu de ce cadre-là. Effectivement, les ouvriers et les travailleurs qui font leur pause de midi le consomment souvent en guise de dessert. Par coutume, beaucoup de petits restaurants populaires proposent des formules express incluant : une soupe harira ou des lentilles ; un œuf au cumin ; un sfenj pour couronner la fin du repas. Ce beignet fait donc office de dessert dans beaucoup de grandes villes au Maroc.

    Le Mouhalabia : la crème brûlée à la marocaine

    Comme nous venons de le voir, la cuisine marocaine est une cuisine métissée. À ce titre, le mouhalabia est une crème brûlée d’origine libanaise, qui ressemble aussi beaucoup à sa voisine espagnole. À une exception près, car ce flan est fabriqué à partir de farine de riz. Cette légère différence la rend beaucoup plus copieuse et gourmande. Enfin, comme dans la majorité des desserts ou pâtisseries marocaines, l’eau de fleur d’oranger (ou bigaradier) viendra majestueusement parfumer ce dessert.

    La Seffa : les cheveux d’ange parfumés à la cannelle

    Ce dessert marocain qui était un peu le plat du pauvre il y a de cela quelques années, est un dessert succulent. Il est fabriqué à partir de cheveux d’ange (vermicelles) auxquels sont rajoutés toute une série d’ingrédients participant à sa version sucrée. Généralement, il est préparé avec : du sucre glace ; des raisins secs ; de la cannelle ; des amandes concassées. Il existe aussi une version salée qui n’est plus un dessert. Il s’agit de la Seffa au poulet, préparé avec les mêmes ingrédients, mais enrichi avec du poulet et des oignons.

    Thom Biakpa

  • le manioc : une culture aux multiples produits dérivés

    le manioc : une culture aux multiples produits dérivés

    La culture du manioc est un business rentable / Photo: Kodji agency

    En Afrique subsaharienne, le manioc est l’un des aliments les plus consommés en raison de sa variété de transformation et de sa culture aisée sur les sols aussi bien fertiles que peu fertiles. Il se consomme des feuilles à la racine, ce qui donne au manioc un fort potentiel pouvantcontribuer à combler les déficits alimentaires dans la région. Sur le plan économique, les producteurs de manioc ont une large possibilité de se faire des revenus supplémentaires en raison des multiples produits dérivés issus de ce tubercule.

    Arbuste largement cultivé comme plante dans plusieurs régions tropicales et subtropicales, la production du manioc implique le travail du sol, le choix et la préparation des semences et leur mise en terre. Les techniques de culture comportent, plusieurs étapes à savoir,l’isolement, les écartements, l’utilisation de micro boutures, l’épuration, la fertilisation, etc. Ces pratiques permettent la multiplication des plantes saines, indemnes des maladies.

    Le travail du sol consiste à le labourer et à faire des billons de 30 à 40 cm de hauteur et de 40 cm de largeur, distants d’un mètre. Pour la préparation du sol en culture traditionnelle, il fautdéfricher, brûler, labourer, butter ou billonner.

    La production du manioc ne demande aucun diplôme. Par contre, il est nécessaire de se renseigner auprès d’autres agriculteurs pour apprendre les différentes méthodes de cultures du manioc et l’entretien de la plantation. Certains sites agricoles en ligne renseignent à suffisance sur cette culture.

    Quant à la transformation du manioc en produits dérivés, elle nécessite un apprentissage supplémentaire et spécifique au produit que l’on souhaite commercialiser. En effet, multiples produits peuvent s’obtenir à partir la transformation du manioc, la farine, le semoule, l’amidon, l’alcool etc.

    Quel budget pour se lancer dans le business de la culture du manioc ?

    Le budget pour se lancer dans la culture du manioc varie entre 300 000 et 450 000 FCFA, répartis dans l’achat du matériel végétal et de l’équipement. L’achat du site n’est pas inclus, mais on peut commencer avec un hectare de manioc.

    Si on souhaite se lancer dans la transformation du manioc, l’investissement pour le tapioca (gari) par exemple, est de 130 000 FCFA, répartis dans le transport du manioc, l’épluchage, le matériel de lavage, de râpage et de pressage, le matériel d’extraction de l’amidon et de la cuisson.

    Les semences (boutures) sont les tiges de manioc. On peut se les procurer auprès des instituts de recherche agricole, ou à défaut, produire soi-même les boutures. La production des semences doit être sur un terrain plat ou avec une faible pente. Il faut procéder à un défrichement complet de la parcelle dès les premières pluies. Ensuite, ameublir la surface du sol, l’enrichir en matières organiques et réduire le développement des mauvaises herbes.

    La clientèle du manioc est variée. Les racines de manioc récoltées sont vendues dans les marchés locaux pour une clientèle généralement constituée des ménages. Les racines peuvent être transformées en semoule, en amidon, ou en farine. L’amidon des racines est utilisé dans les produits alimentaires, la fabrication de contreplaqué, du papier et des textiles. Il sert également de matière première pour la fabrication d’édulcorants, de fructose, d’alcool et de carburant à l’éthanol. Les feuilles quant à elles sont des légumes nutritifs pour les ménages, et les peaux peuvent être transformés en aliments pour le bétail, les buffles, les cochons, et les poulets.

    Une culture rentable 

    Un bon pied de manioc peut produire 10 à 15 boutures. Si on achète la bouture, il faut choisir les nouvelles variétés améliorées. Les tubercules peuvent être récoltés au bout de 9 à 18 mois après plantation. Un hectare de manioc peut donner entre 30 et 50 tonnes de récolte, pour un revenu qui varie de 500 000 FCFA à 1 500 000 FCFA.

    On peut gagner des revenus supplémentaires grâce à la transformation en différents produits alimentaires ou industriels. Les principaux produits issus des tubercules sont au niveau domestique, l’attiéké, le foutou, le gari, le toh, le ragoût, le tapioca (semoule), le placali, les bâtons de manioc, liqueur, etc.

    Au niveau industriel, la transformation peut donner l’amidon, la farine, le pain, le granulé, l’apprêt de textile, la colle, etc.

    Thom Biakpa

  • Christelle Biteghe : l’ingénieure mécanique devenue créatrice d’accessoires de mode africaine, livre l’histoire de sa marque « waly access»

    Christelle Biteghe : l’ingénieure mécanique devenue créatrice d’accessoires de mode africaine, livre l’histoire de sa marque « waly access»

    Christelle Biteghe, créatrice de  » Waly Access »/ photo: Opale mag

    Gabonaise d’origine, Christelle Biteghe est née à Paris en France. Elle a passé toute son enfance au Gabon et au Canada. Ingénieure de formation, elle est mariée et mère de 2 filles.Promotrice de Waly Access, une marque d’accessoires et de vêtements modernes faits à la main au Québec, à partir du tissu africain Wax, rien pourtant ne la prédestinait dans le milieu de la mode et de la beauté. « Waly » est le mot Obamba (une langue du Gabon) pour dire « beauté ».

    « Je suis titulaire d’un Bac en Génie Mécanique, ensuite je me suis laissée tenter par l’informatique donc j’y ai terminé un certificat. J’ai travaillé 3 ans dans le domaine informatique, comme technicienne informatique, mais ensuite, le génie m’a rappelée et depuis, je suis restée dans ce domaine. Mais à 30 ans, après avoir mis au monde ma deuxième fille, j’ai fait une introspection de ce que je suis en tant que femme noire et cela s’est soldé par une coupe de mes cheveux, ce que l’on appelle « Big Chop ». Une fois mes cheveux courts, j’ai décidé de créer des bijoux pour m’aider à assumer ce nouveau style capillaire. Avec beaucoup d’encouragement de mes proches et amis, Waly Access est née en 2012. Voilà comment mon idylle avec le monde de la beauté et la mode a commencé », raconte-elle.

    Depuis lors, Christelle Biteghe s’est spécialisée en accessoires ethniques pour femmes, hommes et enfants. Et pour agrémenter le tout, elle y ajoute quelques collections de vêtements également. « Mes créations sont avant tout inspirées de ce que je suis : une Africaine. Je puise beaucoup dans mes racines. Les formes, les textures, les couleurs. Et à cela je rajoute un coté plus moderne, un pont entre la gabonaise et la nouvelle canadienne que je suis », confie Christelle.

    La promotrice de Waly Access nous apprend que, ce que recherchent les personnes qui achètent ses créations, résident dans l’originalité. « Je pense, dans ce monde où tout se veut standard, que les gens ont besoin de sortir des sentiers battus, du classique. Alors mes accessoires offrent cette possibilité. Aussi la diaspora a ce besoin de se rapprocher de ce qui lui rappelle la terre mère, le continent africain. Faisant partie moi-même de cette diaspora, je comprends ce besoin et je travaille pour le combler », poursuit-elle.

    Christelle Biteghe dit se démarquer des autres créateurs en restant elle-même. « C’est vrai que cela est valable dans toutes les sphères de la vie, mais ça l’est encore plus en affaires. Car de nos jours, les gens ont besoin d’authenticité, ils n’achètent pas un produit …mais une histoire», soutient la patronne de Waly Access.

    Christelle Biteghe a en perspective, de jeter le pont entre l’Africaine et la Néo-Canadienne. À Long terme, elle voudrait que ce pont soit plus qu’une simple idée dans un design mais quelque-chose de plus physique, de plus concret. « J’y travaille », dit-elle.

    Thom Biakpa