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  • la ruée des femmes vers les mèches humaines malgré leurs prix élevés

    la ruée des femmes vers les mèches humaines malgré leurs prix élevés

    A Abidjan, les magasins de vente de mèches humaines foisonnent / Photo Pinterest

    Lorsqu’il s’agit de mettre en avant leur beauté, les femmes sont prêtes à tout,même casser leur tirelire. Ce constat, nous l’avons expérimenté le week-end dernier, dans une boutique d’accessoires de beauté très classe d’Abidjan, la capitale économique ivoirienne. Choisie pour être la dame de compagnie au mariage de son amie de toujours, Vanessa Kraidy, à peine la vingtaine, est venue s’offrir des mèches humaines pour se faire une beauté des grands jours.

    150 000 franc CFA, c’est la somme qu’elle a déboursée pour s’offrir deuxpaquets de mèches dite humaines, bien différentes de celles qu’on a l’habitude de voir. Avec ces mèches, Vanessa est certaine de pouvoir rayonner et d’attirer le regard car, ce n’est vraiment pas donné à toutes les femmes de sortir une telle somme pour avoir ces mèches naturelles.

    Elle dit être convaincue qu’avec ces mèches, elle en rajoute une couche à sa beauté, en raison de l’aspect naturel qu’elles renvoient. « Ça rend classe et rajeunit la beauté de la femme, la pose de ces mèches humaines. En plus d’être très légères sur la tête, elles sont propres », confie-t-elle.

    Des mèches chères mais durables

    La ruée des femmes vers ces mèches humaines est aussi due non seulement à leur caractère naturel, mais aussi à leur qualité qui se rapporte à leur durée de vie. « Pour m’offrir les mèches humaines l’an passé, j’ai dépensé entre 50 000 et100 000 franc CFA pour 6 à 8 pouces tous les 2 ou 3 mois soit un budget de 500 000 franc CFA l’année », nous apprend Stéphanie, agent dans une banque de la place et entrepreneure. Elle reconnaît avoir dépensé énormément dans ces mèches, mais n’éprouve aucun regret. « C’est vrai qu’elles coûtent cher, mais ça sert. Celles que j’ai à ma possession, je vais les utiliser pour un bon moment jusqu’à m’en lasser », rassure-t-elle. 

    Tout comme ces femmes, certains hommes ne voient pas également de mauvais œil l’intérêt que la gent féminine accorde aux mèches humaines. « La beauté n’a pas de prix. Si on peut s’acheter alors un costume à 50 000 FCFA, pourquoi pas les cheveux ? », estime le collègue de Stéphanie.

    Il faut noter qu’il existe plusieurs types et diverses qualités de ces mèches à savoir: le « Human Hair » qui sont d’authentiques cheveux humains. Ses prix sont vraiment élevés. Ils peuvent varier entre 100, 500 ou voire 900.000 de nos francs, en fonction du gramme, de la longueur ou de la boule. Pour les autres types, il y a les naturelles Péruviennes, les naturelles Brésiliennes, les naturelles Indiennes qui sont tout aussi bonnes mais dont les prix ne sont pas aussi élevés que les précédentes.

    Retenons aussi que, celles-ci sont réutilisables plus d’une fois, vu qu’elles sont considérées comme naturelles ou humaines et surtout elles doivent être entretenues, afin de faire ressortir leur éclat.

    La demande étant de plus en plus forte, cette tendance des mèches humaines forge aussi l’esprit d’entreprenariat pour plusieurs jeunes dames notamment, qui se sont lancées dans la commercialisation de ces extensions humaines ainsi que pour les coiffeurs spécialisés dans la pose.

    Thom Biakpa

  • voici le code des années 2 000

    voici le code des années 2 000

    Une dame en jean

    Photo: 123 RF

    La mode des années 2 000 obéit à des codes. Ce qu’il faut savoir c’est qu’au plan vestimentaire, c’est le temps des tenues près du corps, ou tenues moulantes. On fonce sur les vêtements ultra près du corps ! Les jeans et pantalons sont taille basse et évasés. Les hauts sont pour leur part soit très courts sous la poitrine, soit très longs, portés comme des robes sur les pantalons.

    Pour ce qui concerne les couleurs, on constate la présence du rose sous toutes ses nuances. C’est la couleur phare des années 2 000. Le bleu turquoise ou bleu jean est également très présent, ainsi que le blanc, le beige, le kaki et le marron chocolat.

    Pour ce qui est des matières, le denim est devenu un incontournable de l’époque, de préférence dans un délavage clair, grisé ou jauni. On retrouve beaucoup de jersey très extensible pour les tops, de la fausse fourrure et du similicuir pour les vestes, du métal argenté pour les bijoux, et bien sûr, du strass, du strass, du strass !

    Les motifs correspondants à cette époque sont les imprimés zèbre et léopard, ainsi que les fleurs de style hawaïen, les étoiles, les motifs papillons, et le motif camouflage.

    Tout ce qui précède est agrémenté par des accessoires tels que les bijoux, les lunettes, les ceintures et les sacs.

    Jeremy Junior

  • Richmond Koffi veut révolutionner le marketing olfactif en côte d’ivoire

    Richmond Koffi veut révolutionner le marketing olfactif en côte d’ivoire

    Richmond Koffi, directeur général de Richkoff Scents expliquant les vertus de ses produits

    Richmond Koffi, créateur parfumeur, a décidé de faire la promotion du marketing olfactif en Côte d’Ivoire. Il s’agit pour lui, de proposer des senteurs qui répondent aux besoins spécifiques des clients et de créer un environnement convivial à travers une ambiance olfactive saine. A cette occasion, il a présenté sa nouvelle gamme de produits. C’était le vendredi 26 avril 2024, dans son showroom à Cocody.

    « Nous créons des signatures olfactives sur mesure, qui racontent une histoire qui les rendra immortelles », a fait savoir le parfumeur. Pour lui, il ne faut pas utiliser les senteurs, parce qu’on en a besoin, mais plutôt parce que nous voulons transmettre un message particulier.

    Lors des échanges avec la presse dans sa boutique de Cocody-Angré, Richmond Koffi est revenu sur son parcours professionnel, qui l’a conduit dans la ville de Grasse en France, où il a appris la manipulation de ce qui allait devenir plus tard son activité principale.

    « Richkoff Scents travaille avec l’un des meilleurs laboratoires de Grasse et avec le plus prestigieux « nez », où des parfums d’ambiance ont été créés avec plus de 2000 essences », a-t-il précisé.

    Des atouts qui lui ont permis de nouer des partenariats avec des entreprises en Côte d’Ivoire et dans la sous-région ouest africaine, faisant de lui le diffuseur officiel de senteurs dans leur environnement de travail.

    Pour réussir cette mission, il a aussi décidé de faire chemin avec Mathilde Moreau, artiste-peintre émérite ivoirienne et ancienne directrice de l’école des Beaux-Arts d’Abidjan. Elle a pour mission d’animer les diffuseurs de senteurs, par son talent graphique.

    « C’est un plaisir pour moi, parce que ça permet à mes peintures parues il y a une trentaine d’années de revivre », s’est-elle réjouie.

    Ce fut une occasion pour Richmond Koffi de présenter sa nouvelle gamme de produits, dont « Makeda« , « Exode », « Ceinture noire », « Voyage de l’âme », « Confusion » et bien d’autres. « Dans mes compositions, j’utilise des senteurs synthétiques et naturels. Les matières premières comme l’orange, le citron, la citronnelle, le kinkéliba etc, sont des éléments que je prends en compte », a-t-il ajouté.

    Il a par ailleurs, profité pour inviter les amoureux du parfum et de la beauté à vivre avec lui le 03 mai prochain, au showroom Beautiful Home, de nouvelles expériences multi-sensorielles.

    « Je reste convaincu que nous allons imposer une nouvelle manière aux Ivoiriens d’utiliser les parfums corporels et en entreprise », a conclu Richmond Koffi.

    Installé depuis 2016, Richkoff Scents se veut la vitrine du bien-être en Afrique, en réinventant le marketing dans un monde qui sent meilleur et dans un espace de créativité publicitaire sans frontières

  • tenues vestimentaires  keyfa : une marque sénégalaise qui a de beaux jours 

    tenues vestimentaires keyfa : une marque sénégalaise qui a de beaux jours 

    Une tenue de marque Keyfa

    Crédit Photo: Keyfaworld

    L’une des marques de tenues vestimentaires, qui fait la fierté du Sénégal est bel et bien Keyfa. Keyfa est également une maison de couture crée par trois spécialistes qui ont décidé de mettre ensemble leur compétence. Il s’agit d’un styliste,-créateur de mode, unspécialiste des tissus haut de gamme et un ingénieur professionnel industriel.

    La marque Keyfa a un style qui lui est propre. Il n’est pas dans le traditionnel, ni dans le Sénégalo-Sénégalais. Il est dans le différent, le caractère, l’envie d’autre chose. Le style est plutôt moderne et panafricain. En vérité, il se focalise sur une clientèle moderne, dynamique. En sorte que la personne qui s’habille Keyfa doit se sentir bien, différente des autres.

    Il convient de noter que Keyfa conçoit et réalise des collections d’un style nouveau, à partir de deux lignes de production à savoir : une ligne de production ‘’Prêt à Porter’’ de luxe pour nos boutiques, et une ligne de production ‘’Sur-Mesure’’ Haut de Gamme, pour les commandes spéciales. « Nos collections obéissent aux caractéristiques suivantes : – Un design original et moderne, résultat d’une grande créativité du personnel.- Une finition très soignée des produits, répondant à des normes de qualité.- Un large choix de tissus haut de gamme disponibles », affirment les promoteurs.

    Jeremy Junior

  • joaillerie de luxe – Vania Leles, une virtuose de la pierre précieuse en afrique

    joaillerie de luxe – Vania Leles, une virtuose de la pierre précieuse en afrique

    Vania Leles / photo Alamy

    Originaire de la Guinée-Bissau, Vania Leles, est une jeune femme élégante, intelligente et pleine d’ambition. Il y a près de neuf ans, elle lançait une joaillerie de luxe sous la marque Vanleles. Un première pour une femme africaine. Cette initiative vient corriger un paradoxe criant dans le secteur de la joaillerie africaine.

    En effet, l’Afrique produit la majorité des pierres précieuses de la planète, mais les joailliers sont occidentaux. Vania Leles est donc l’exception qui confirme la règle. Née en Guinée-Bissau, cet ancien top model avec sa marque de joaillerie de luxe Vanleles, fait son petit bonhomme de chemin dans ce secteur d’activité prospère.

    « Le siège social, les bureaux et la boutique sont à Londres, mais j’achète mes pierres un peu partout en Afrique », explique Vania Leles. Elle se fournit en pierres « principalement au Mozambique pour les rubis, la Zambie pour les émeraudes, le Botswana et l’Afrique du Sud et la Namibie pour les diamants », ajoute-elle.

    Vania Leles dont l’atelier se trouve en Italie, explique que « la joaillerie de luxe est un métier qui ne s’improvise pas ». Elle dit avoir mis plus de dix ans à concrétiser son rêve. « J’ai étudié à la GIA, la Gemelogical Institute of America. J’ai étudié la gemmologie, mais aussi le commerce des pierres précieuses et la conception des bijoux », dit-elle. « Après mon diplôme, j’ai travaillé pour le bijoutier Graff, j’y ai travaillé trois ans et demi. Ensuite, je suis entrée chez De Beers, et après j’ai travaillé chez Sotheby’s au département des pierres précieuses. J’ai donc de l’expérience, cela m’a pris dix ans ! », poursuit l’ancien top model.

    Elle se souvient de ses débuts, quand elle a souhaité se lancer seule dans l’aventure. « Pour ce qui est du capital, j’ai vendu mon appartement. Au début,je me suis appuyée sur le réseau des gens que j’avais rencontrés au cours de ma carrière. Les fournisseurs de diamants, les gens de l’atelier de fabrication que je connaissais en Italie et qui travaillent pour les grandes maisons de la place Vendôme. J’ai commencé à dessiner mes collections. D’abord une petite, de six pièces… C’est une aventure qui dure depuis plus de quatre ans. Et je suis toujours là ! », dit-elle, l’air enthousiaste.

    La jeune femme ne cache pas sa fierté de représenter l’Afrique dans une industrie du luxe en plein essor. Son rêve serait de voir cette industrie produire directement sur le continent africain. « J’aimerais qu’un jour l’Afrique possède sa propre bourse de négoce de diamants, des ateliers de taille et de polissage, en Angola ou au Botswana. Le Botswana a déjà des ateliers, mais je voudrais qu’ils soient plus gros ! »

    Visionnaire, elle imagine un essor de l’industrie en Afrique. « J’aimerais que les emplois que génère l’industrie du diamant viennent en Afrique. C’est mon rêve ! Nous devrions être capables de dire aux vieilles maisons de négoce « si vous ne créez pas d’emploi en Afrique, vous n’aurez plus accès à nos pierres ». Et les bourses de New York, Anvers et d’Israël fermeraient, car elles n’auraient plus de pierre à vendre », clame-t-elle.

    L’industrie du luxe en Afrique est encore balbutiante, mais elle existe. Avec l’ambition dans les années à venir de prendre toute sa place sur la carte mondiale du luxe. Après tout, le géant du luxe Richmont qui possède notamment les marques Cartier et Van Cleef and Arpels, a été fondé par un Sud-Africain.

    Thom Biakpa

  • sandales africaines – le reflet de la créativité et de l’ingéniosité des artisans africains

    sandales africaines – le reflet de la créativité et de l’ingéniosité des artisans africains

    Source photo: Tratenor

    La sandale est une chaussure légère, à brides ouvertes dont le but est de montrer la nudité du pied. Il en existe de plusieurs types, parmi lesquels la sandale Africaine. Appelée « Samara » au Cameroun « Abodjé » ou « Zandrai » en Côte d’Ivoire, cette chaussure est très  répendue sur le continent.

    Elle est généralement fabriquée en cuir ou en raphia et se porte de préférence en saison sèche, en dehors des zones humides. Les sandales africaines sont une expression unique de la culture et de la mode made in Africa. Chaque sandaleraconte une histoire et reflète la créativité et l’ingéniosité des artisans africains.

    Les sandales africaines ne sont pas seulement confortables et durables, elles sont aussi un moyen d’entrer en contact avec la riche histoire et la culture du continent africain. Au Cameroun, on en trouve avec des semelles caoutchouc faites à base de fil nylon bien solides et résistantes dans l’eau.

    Elles sont parfaites pour la plage et d’autres activités de plein air. Les sandales sont également idéales pour les mariages et occasions informelles; elles sont suffisamment polyvantes pour être portés à presque toutes les occasions.  Légères, confortables, et faciles à enfiler, les sandales sont entièrement fabriquées à la main.

    Thom Biakpa

  • pourquoi les femmes et filles senoufos, du burkina faso et du congo portent des chaines aux pieds

    pourquoi les femmes et filles senoufos, du burkina faso et du congo portent des chaines aux pieds

    Photo: linfodrome

    Une fille de race noire portant des chaines aux pieds

    On constate de plus en plus que des jeunes filles ou même des femmes mariées portent des chaines aux pieds en Afrique. En effet, le bracelet aux pieds est de plus en plus en vogue. Il n’est plus rare de voir des jeunes dames ou jeunes filles et quelques fois des femmes, portant ces bijoux à la cheville. Si cette attitude relève de la mode pour certaines personnes, elle fait partie des us et coutumes de certains peuples d’Afrique. Chez les Senoufos, un peuple au nord de la Côte d’Ivoire, les bijoux aux pieds ne sont portés que durant les grandes célébrations, notamment les cérémonies d’initiations ou funérailles.Chez certains peuples du Burkina-Faso et du Congo, le fiancé est obligé d’offrir plusieurs chaines à sa fiancée avant de débuter les étapes du mariage. Les chaines font ainsi même partie des exigences de la dot. Si la chaine aux pieds relève de la culture de certaines filles,d’autres en portent pour faire jolie ou encore séduire. Comme tout autre atout de séduction, la chaine au pied attire ou plait à denombreux hommes. Toutefois, en plus de sa beauté, cette parure a des significations qui diffèrent en fonction des régions, pays et cultures qu’il ne faut pas ignorer, en vue de la mettre suivant l’endroit où l’on se trouve et de manière appropriée. Selon Wikipedia, chaque fois qu’une femme porte une chaîne aux pieds, cela signifie qu’elle est mariée, mais dans certains cas, cela signifie qu’elle est mariée, mais elle est également disponible pour d’autres hommes avec l’approbation et l’encouragement du mari.

    Jeremy Junior

  • le boubou, une tenue africaine qui tire ses origines de la culture arabe

    le boubou, une tenue africaine qui tire ses origines de la culture arabe

    Le boubou est une robe Africaine classique, portée par les hommes et les femmes dans toute l’Afrique de l’Ouest, du Nord et dans les communautés de la diaspora.

     

    Ce majesteux vêtement africain tire ses origines de la culture arabe. En effet, c’est vers le 5e siècle que plusieurs commerçants berbères, rejoignant l’Afrique de l’ouest emmenèrent avec eux l’ancêtre du boubou. Ce vêtement ample était destiné à les protéger de la chaleur.

     

    Il va par la suite connaitre une certaine expansion chez les peuples de l’Afrique de l’Ouest, notamment dans les peuples islamisés. L’étymologie du mot boubou vient de Bubu en mandingue (Mali) ou de mbubb ou mboubeu en wolof (Sénégal).

     

    A l’époque, les nobles peuples de l’Afrique de l’Ouest portaient un vêtement imprimé de motifs dont la forme était proche du boubou actuel. Plus tard, l’évolution de l’industrie du textile permettra une vulgarisation de ce style vestimentaire, devenu très populaire. Le boubou n’a pas volé son succès dans ces régions africaines. En effet, c’est une tenue parfaitement adaptée au climat tropical qui y règne. Elle est de plus très confortable et descente, pour les valeureux peuples d’Afrique de l’Ouest.

     

    De nos jours, le croisement de cette tenue d’origine arabe et des multiples couleurs africaines, a inspiré nombre de couturiers du continent, jusqu’à atteindre l’expansion mondiale. Le boubou africain est généralement confectionné à partir de tissus de pagne, de Bazin, de wax, ou encore de tissus industriels, généralement d’origine chinoise. Son prix varie donc selon le tissu de couture, le Bazin étant généralement le plus prisé.

     

    Pour les portefeuilles plus modestes, des variétés en tissus de moins bonnes qualités existent, avec bien évidement l’inconvénient de la perte d’authenticité. Il est traditionnellement fait d’une même pièce, entre 9 et 12 mètres en moyenne chez les adultes.

     

    Au Sénégal, au Mali, en Guinée par exemple, le boubou est omniprésent dans la société, mais encore chez les touristes qui ont su se laisser séduire par son confort et sa beauté, et dans le but de s’intégrer au paysage local. Il y fait l’unanimité, en dépit des croyances religieuses, bien que plus populaire, il est vrai, chez les musulmans. C’est dire que de nos jours, le boubou est clairement considéré comme patrimoine culturel africain, et non comme un héritage religieux.

     

    Avec l’occidentalisation, il est plus fréquent de voir des adultes en boubous, que des jeunes, qui préfèrent se vêtir à l’image des célébrités qu’ils admirent. Cependant, il est bon de valoriser davantage cette tenue au sein de nos sociétés, et encourager sa production, afin de préserver ce patrimoine culturel et acquérir une certaine autosuffisance africaine dans le domaine industriel.

     

    Thom Biakpa

  • comment se vêtir en ces temps de chaleur en côte d’ivoire

    comment se vêtir en ces temps de chaleur en côte d’ivoire

    Des tenues ivoiriennes légères

    Photo: Pinterest

    La chaleur bat son plein depuis plusieurs mois dans des pays d’Afrique, singulièrement en Côte d’Ivoire. Cependant, avec les bons choix vestimentaires et quelques astuces de style, il est tout à fait possible de garder une allure impeccable même par les jours les plus chauds.

    Voici quelques astuces pour bien se sentir en cette période. Il faut opter pour les tissus naturels comme le lin, le coton et la soie. Ils sont mieux adaptés par temps chaud. Ils permettent à l’air de circuler et absorbent l’humidité, aidant ainsi à rester frais et sec tout au long de la journée. Il faut évitez les tissus synthétiques qui ont tendance à piéger la chaleur et à faire transpirer davantage. Il faut privilégiez les tenues vestimentaires amples et aérées. Elles offrent l’avantage de laissercirculer l’air autour de son corps. Les robes légères, les chemises fluides et les pantalons larges sont des choix judicieux pour rester à l’aise tout en conservant une allure élégante.

    En outre, il faut choisir les tenues de couleur claires telles que le blanc, le beige, le pastel et le bleu clair reflètent la lumière du soleil et absorbent moins de chaleur que les couleurs sombres. Privilégiez donc ces teintes pour vos tenues estivales afin de rester frais et de conserver une sensation de légèreté.

    Par ailleurs, il faut portez des chapeaux et des lunettes de soleil. Ils protègent contre des rayons UV. Non seulement ces accessoiresoffrirent une protection supplémentaire contre le soleil, mais en plus ils ajouteront également une touche de style à sa tenue estivale.

    Aussi, il faut se chausser des sandales ou des chaussures ouvertes. Il faut permettre aux pieds de respirer en optant pour des sandales confortables ou des chaussures ouvertes pendant les journées chaudes. Non seulement elles offrirent une sensation de fraîcheur, mais elles complètent également parfaitement le look.

    Jeremy Junior

  • le foulard en afrique, bien plus qu’un simple accessoire

    le foulard en afrique, bien plus qu’un simple accessoire

    Photo : afroculture

    En Afrique, se couvrir la tête est une ancienne tradition qui s’est perpétuée jusqu’à nos jours. De fait, le foulard est porté dans toutes les parties du continent, avec dans chaque pays, un nom spécifique qui lui est donné.

    Ainsi au Malawi par exemple, on désigne le foulard par le nom « Duku« . Au Botswana, c’est le « Tukwi« , au Nigeria et dans d’autres régions d’Afrique de l’Ouest, on le nomme « Gele« , au Sénégal, « Moussor », pour n’en citer que quelques-uns.

    Chaque pays et tribu d’Afrique a des usages différents et attache des significations différentes à ces foulards, ainsi qu’aux styles et aux couleurs utilisés. D’après le style et les couleurs utilisés, un foulard peut nous dire si une femme est fiancée, mariée, veuve, jeune ou vieille. On peut également dire que le foulard est un identifiant d’un système social hiérarchique basé uniquement sur la richesse.

    En Afrique du Sud, les femmes se couvrent les cheveux lors de visites officielles pour rencontrer leurs beaux-parents ou lorsqu’elles se rendent chez des membres de la communauté de rang supérieur, en signe de respect.

    Lors des évènements heureux comme le mariage africain, l’on a l’occasion de découvrir plusieurs styles de foulards avec les couleurs les plus belles et les plus complexes. Ce n’est pas inhabituel, car cela communique une image matriarcale et royale, une représentation puissante de la sophistication et de la beauté féminine.

    Il serait injuste de ne pas mentionner que les hommes africains portent également des turbans pour symboliser la richesse et le statut social.

    Nous pouvons donc dire que le port du foulard existe depuis de nombreux siècles et qu’il constitue un moyen de communiquer de manière non verbale sa position dans la vie.

    De nos jours, le couvre-chef est devenu une tendance plutôt que la mise en avant d’un statut social. Elles sont donc nombreuses à se couvrir la tête pour afficher leur descendance africaine et se sentir plus proches de leurs ancêtres. Ce sont leurs traditions et pour beaucoup d’entre elles, c’est une façon de les honorer.

    Le foulard peut être porté pour une journée ordinaire à la maison ou pour une occasion spéciale (Mariage, Eglise etc.)  Ce n’est peut-être qu’un simple morceau de tissu, mais il met en valeur la beauté, l’élégance et la force d’une femme comme rien d’autre.

    Le foulard peut être une affirmation culturelle forte, un accessoire à la mode ou une solution intelligente pour les jours si vous voulez protéger vos cheveux ou ne pas vous coiffer.

    Thom Biakpa