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  • côte d’ivoire : le sommet de l’élevage d’Abidjan s’annonce prometteur avec plus de 50 000 visiteurs attendus et le brésil comme invité d’honneur

    côte d’ivoire : le sommet de l’élevage d’Abidjan s’annonce prometteur avec plus de 50 000 visiteurs attendus et le brésil comme invité d’honneur

    L’autosuffisance en protéine animale est un défi que le gouvernement ivoirien se donne les moyens de relever / photo: Getty Images


    La troisième édition du Sommet de l’Élevage d’Abidjan, baptisée SELAB Livestock Show, se déroulera du 22 au 24 novembre 2024 au Parc des Expositions de Port-Bouët. La cérémonie de lancement a eu lieu récemment à la Riviera Golf, en présence du ministre des Ressources Animales et Halieutiques (MIRAH) et de l’ambassadeur du Brésil en Côte d’Ivoire.


    Cet événement majeur vise à dynamiser le secteur de l’élevage en Côte d’Ivoire, avec pour objectif de renforcer la sécurité alimentaire en matière de protéines animales. Le ministre Sidi Touré a souligné que le SELAB Livestock Show est désormais un rendez-vous incontournable pour tous les acteurs de la filière. Cette année, le salon mettra particulièrement l’accent sur la promotion de la production animale. « Nous aurons le plaisir d’accueillir des experts nationaux et internationaux qui partageront leurs connaissances et leur savoir-faire avec les éleveurs ivoiriens et de la sous-région. Le thème de cette édition, « Rentabilisez votre élevage », est porteur d’espoir et d’ambition », a-t-il déclaré.

    Le Brésil, en tant que pays à l’honneur, apportera son expertise dans le domaine de l’élevage. Le ministre a décrit le Brésil comme un modèle d’excellence dans l’agroalimentaire mondial, dont les performances remarquables résultent d’une combinaison de recherche avancée, d’innovation et d’une utilisation efficace des technologies.


    L’ambassadeur du Brésil en Côte d’Ivoire, José Cardes De Avargo Jeitao, a rappelé que le Brésil est le premier exportateur mondial de viande bovine. Selon les chiffres provisoires de l’Institut brésilien de géographie et de statistiques (IBGE), le pays a abattu 33,9 millions de têtes de bétail en 2023, produisant 8,91 millions de tonnes, soit une augmentation de 11,2 % par rapport à 2022. Il a également noté que les exportations ont légèrement augmenté, atteignant 2,29 millions de tonnes, représentant seulement 25,7 % de la production nationale.


    José Cardes De Avargo a exprimé sa satisfaction quant à cette collaboration, affirmant que le gouvernement brésilien est prêt à soutenir la Côte d’Ivoire dans le développement de son secteur de l’élevage.

    Le SELAB Livestock Show attend plus de 50 000 visiteurs et réunira plus de 400 exposants ainsi que 40 interprofessions du secteur. Pendant ces trois jours, le public pourra participer à des conférences, des expositions, des panels de haut niveau, des formations, des concours animaliers et diverses attractions, promettant ainsi une expérience enrichissante et dynamique pour tous les participants.

    Cet événement représente une occasion unique pour les acteurs de l’élevage de se rencontrer, d’échanger des idées et de découvrir les dernières innovations du secteur, tout en renforçant les liens entre la Côte d’Ivoire et le Brésil.

    Thom Biakpa

  • agriculture et climat : l’onu tire la sonnette d’alarme sur le financement des petits agriculteurs

    agriculture et climat : l’onu tire la sonnette d’alarme sur le financement des petits agriculteurs

    Les petits agriculteurs ont besoin de soutien pour faire face aux effets du changement climatique. photo: Financial Afrik

    Alors que le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) a récemment publié son rapport annuel sur l’adaptation au changement climatique, une autre agence de l’ONU, le Fonds international de développement agricole (FIDA), exprime de vives inquiétudesconcernant le manque de financements alloués aux petits agriculteurs. Actuellement, ces derniers ne reçoivent qu’une infime part, soit 0,8%, des financements climatiques mondiaux. Ce constat alarmant intervient à seulement quatre jours de l’ouverture de la COP29 en Azerbaïdjan.

    Avec plus de 500 millions de petites exploitations agricoles à travers le monde, représentant une source de subsistance pour environ 3 milliards de personnes, le FIDA souligne l’urgente nécessité d’un soutien accru. En effet, face à l’augmentation des températures et à la fréquence croissante des sécheresses et des inondations, les petits agriculteurs se retrouvent en première ligne, subissant de plein fouet les conséquences dévastatrices des événements climatiques extrêmes sur leurs cultures.

    La situation est particulièrement préoccupante en Afrique, où les petites exploitations agricoles contribuent à environ 70% de la production alimentaire. Par exemple, en Afrique australe, une sécheresse sévère a entraîné un effondrement des récoltes de maïs cette année, tandis qu’au Ghana, la production de cacao a été réduite de moitié en raison d’un manque de précipitations.

    Il est impératif que les décideurs prennent conscience de cette crise et agissent rapidement pour rediriger les financements vers les petits agriculteurs, afin de garantir la sécurité alimentaire et de soutenir les communautés vulnérables face aux défis croissants du changement climatique.

    Thom Biakpa

  • l’histoire du pagne wax hollandais : un voyage culturel et textile

    l’histoire du pagne wax hollandais : un voyage culturel et textile

    Le Wax hollandais, un symbole fort de la mode africaine / Photo: Dipida


    Le pagne Wax hollandais, souvent simplement appelé « Wax », est bien plus qu’un simple tissu. Il est le symbole d’une riche histoire culturelle et d’une identité africaine affichée. Ce textile coloré, aux motifs audacieux et variés, a traversé les siècles et les continents, devenant un incontournable dans la mode et la culture des pays africains.


    Origines et fabrication


    L’histoire du pagne Wax commence au 19ème siècle, lorsque les colonisateurs néerlandais, fascinés par les textiles africains, tentent de reproduire les techniques de teinture et de motifs qu’ils avaient découverts en Indonésie. Les premiers Wax sont donc inspirés des batiks indonésiens, une technique de teinture à la cire qui permet de créer des motifs complexes. Cependant, les Néerlandais, en cherchant à produire ces tissus en masse, adaptent le processus de fabrication pour répondre à la demande croissante.


    Les premiers pagnes Wax sont fabriqués à partir de coton, et leur production se développe rapidement dans les usines textiles des Pays-Bas. Les motifs, souvent colorés et géométriques, sont conçus pour séduire le marché africain. Les tissus sont ensuite exportés vers les colonies africaines, où ils rencontrent un succès fulgurant.


    L’adoption en Afrique


    Au début du 20ème siècle, le pagne Wax devient un élément essentiel de la mode en Afrique de l’Ouest. Les femmes, en particulier, adoptent ces tissus pour confectionner des vêtements traditionnels, tels que les boubous, les robes et les jupes. Le Wax est apprécié non seulement pour sa beauté, mais aussi pour sa durabilité et sa facilité d’entretien.


    Les motifs du Wax, souvent chargés de significations culturelles et symboliques, permettent aux femmes de s’exprimer à travers leur habillement. Chaque motif peut raconter une histoire, évoquer des événements ou célébrer des traditions. Ainsi, le pagne Wax devient un moyen d’affirmer son identité culturelle et de revendiquer son héritage.

    Un symbole de résilience et d’identité

    Au fil des décennies, le pagne Wax a évolué pour devenir un symbole de résistance et d’affirmation de soi. Dans les années 1960 et 1970, alors que de nombreux pays africains luttent pour leur indépendance, le Wax est adopté comme un symbole de fierté nationale. Les leaders politiques et les mouvements de libération utilisent le tissu pour renforcer leur message d’unité et de souveraineté.


    Aujourd’hui, le pagne Wax est omniprésent dans la mode contemporaine. Des créateurs africains et internationaux s’inspirent de ce tissu pour créer des collections modernes qui allient tradition et innovation. Le Wax est également utilisé dans des projets de développement durable, où des artisans locaux sont formés pour produire des vêtements et des accessoires à partir de ce tissu emblématique.

    Bien plus qu’un textile


    Le pagne Wax hollandais est bien plus qu’un simple textile ; il incarne une histoire riche et complexe qui traverse les continents et les cultures. De ses origines en Indonésie à son adoption en Afrique, ce tissu a su s’imposer comme un symbole de beauté, de résilience et d’identité. Aujourd’hui, il continue d’évoluer, s’adaptant aux tendances modernes tout en préservant son héritage culturel. Le Wax reste un élément essentiel de la mode africaine, célébré pour sa capacité à raconter des histoires et à unir les générations.

    Thom Biakpa

  • production porcine en afrique : un gage de sécurité alimentaire et de développement économique du continent

    production porcine en afrique : un gage de sécurité alimentaire et de développement économique du continent

    Élevage porcin, une opportunité d’insertion pour les jeunes sur le continent / Photo : Afrik.com

    L’élevage du porc en Afrique représente une opportunité économique considérable, tant pour les agriculteurs que pour les entrepreneurs. Avec une demande croissante de viande porcine et une population en expansion, le secteur porcin est en pleine croissance et offre de nombreuses perspectives.

    Demande croissante de viande porcine

    La consommation de la viande porcine est en augmentation sur le continent, en particulier dans les pays où la culture du porc est déjà bien établie. Les consommateurs recherchent des sources de protéines abordables et nutritives, et le porc répond à cette demande. En outre, la viande de porc est souvent perçue comme un produit de luxe dans certaines cultures, ce qui peut stimuler encore plus la demande.

    Conditions climatiques favorables

    De nombreuses régions d’Afrique bénéficient de conditions climatiques favorables à l’élevage porcin. Les températures modérées et la disponibilité de terres agricoles permettent aux éleveurs de développer des exploitations durables. De plus, l’élevage en plein air est souvent possible, ce qui peut améliorer le bien-être animal et la qualité de la viande.

    Accès aux marchés locaux et internationaux

    Avec l’urbanisation croissante, les marchés locaux pour la viande de porc se développent rapidement. Les éleveurs peuvent tirer parti de cette tendance en établissant des relations avec des bouchers, des supermarchés et des restaurants. De plus, certains pays africains commencent à explorer les opportunités d’exportation, ce qui pourrait ouvrir de nouveaux marchés pour la viande porcine.

    Création d’emplois et développement rural

    L’élevage du porc peut également jouer un rôle crucial dans la création d’emplois, tant directs qu’indirects. Les exploitations porcines nécessitent des travailleurs pour s’occuper des animaux, gérer les opérations et commercialiser les produits. Cela peut contribuer à réduire le chômage dans les zones rurales et à améliorer les conditions de vie des communautés. En Côte d’Ivoire par exemple, selon le ministère en charge des ressources animales, le pays compte au moins 700.000 têtes de porcs et génère un chiffre d’affaires de plus de 100 milliards de fcfa. De plus, la filière porcine en matière d’emplois directs et indirects, occupe en moyenne 50.000 personnes.

    Innovation et technologies modernes

    L’introduction de technologies modernes dans l’élevage porcin, telles que l’alimentation améliorée, la génétique avancée et les systèmes de gestion numérique, peut augmenter la productivité et la rentabilité des exploitations. Les agriculteurs qui adoptent ces innovations peuvent bénéficier d’une meilleure santé animale et d’une production plus efficace.

    Soutien gouvernemental et initiatives

    De nombreux gouvernements africains reconnaissent l’importance de l’élevage porcin pour le développement économique et mettent en place des politiques de soutien. Cela inclut des subventions, des formations pour les éleveurs et des programmes de sensibilisation pour promouvoir les pratiques d’élevage durables.


    L’élevage du porc en Afrique offre des opportunités prometteuses pour les agriculteurs et les entrepreneurs. Avec une demande croissante, des conditions favorables et un soutien accru, ce secteur peut contribuer de manière significative à la sécurité alimentaire et au développement économique du continent. En investissant dans des pratiques durables et en adoptant des innovations, l’élevage porcin peut devenir un pilier essentiel de l’agriculture africaine.

    Thom Biakpa

  • industrie de la cordonnerie en afrique : un avenir prometteur pour les jeunes

    industrie de la cordonnerie en afrique : un avenir prometteur pour les jeunes

    L’industrie de la cordonnerie en Afrique, offre de nombreuses opportunités d’insertion aux jeunes / Photo: Shuterstock

    L’Afrique, avec sa riche diversité culturelle et ses traditions artisanales, possède un secteur de la cordonnerie qui mérite d’être mis en lumière. Bien que souvent sous-estimée, cette industrie offre de nombreuses opportunités pour les jeunes, tant sur le plan économique que social.

    Un secteur en croissance


    L’industrie de la cordonnerie en Afrique connaît une croissance significative, alimentée par une demande croissante pour des produits de qualité, qu’il s’agisse de chaussures, de sacs ou d’autres articles en cuir. Avec l’urbanisation rapide et l’augmentation du pouvoir d’achat, les consommateurs africains recherchent de plus en plus des produits qui allient style et durabilité. Cela crée un marché florissant pour les artisans cordonniers.

    Opportunités pour les jeunes

    Formation et Apprentissage : De nombreuses initiatives sont mises en place pour former les jeunes aux métiers de la cordonnerie. Des programmes d’apprentissage et des écoles de métiers offrent des formations pratiques qui permettent aux jeunes d’acquérir des compétences précieuses. Cela leur donne non seulement une expertise technique, mais aussi une chance de se démarquer sur le marché du travail.

    Entrepreneuriat : La cordonnerie offre également des opportunités d’entrepreneuriat. Les jeunes peuvent créer leurs propres entreprises, que ce soit en ouvrant un atelier de cordonnerie ou en lançant une marque de chaussures. Avec un investissement initial relativement faible, ils peuvent développer des produits uniques qui reflètent leur culture et leur créativité.

    Innovation et Durabilité : Les jeunes sont souvent à l’avant-garde de l’innovation. En intégrant des pratiques durables et des matériaux écologiques dans la production de chaussures et d’articles en cuir, ils peuvent répondre à la demande croissante pour des produits respectueux de l’environnement. Cela peut également leur permettre de se démarquer sur le marché international.

    Accès aux Marchés Locaux et Internationaux : Grâce à l’essor des plateformes de commerce en ligne, les jeunes cordonniers peuvent facilement accéder à des marchés plus larges. Ils peuvent vendre leurs produits non seulement localement, mais aussi à l’international, ce qui augmente leurs chances de succès.

    L’industrie de la cordonnerie en Afrique représente une véritable opportunité pour les jeunes. En s’engageant dans ce secteur, ils peuvent non seulement améliorer leur situation économique, mais aussi contribuer à la préservation des savoir-faire artisanaux et à la promotion de la culture locale. Avec le soutien adéquat, cette industrie peut devenir un pilier de l’économie africaine, tout en offrant aux jeunes un avenir prometteur.

    Thom Biakpa

  • la culture culinaire du burundi : un voyage au cœur des saveurs traditionnelles

    la culture culinaire du burundi : un voyage au cœur des saveurs traditionnelles

    Le Bihaza, l’un des plats les plus prisés du Burundi

    Photo: Getty images

    Le Burundi, petit pays d’Afrique de l’Est, est souvent méconnu pour sa richesse culturelle et gastronomique. La cuisine burundaise, influencée par les traditions locales et les pratiques agricoles, offre une palette de saveurs authentiques qui reflètent l’héritage et le mode de vie de ses habitants. Cet article vous invite à découvrir les éléments clés de la culture culinaire du Burundi.

    Les Ingrédients de Base

    La cuisine burundaise repose principalement sur des ingrédients locaux, dont les plus courants sont le maïs, le sorgho, le manioc, les haricots et les bananes. Ces produits sont souvent cultivés dans les champs familiaux et constituent la base de nombreux plats traditionnels. Les légumes, tels que les épinards, les choux et les tomates, sont également largement utilisés, apportant fraîcheur et couleur aux repas.

    Plats Traditionnels

    1. Bihaza : Ce plat emblématique est préparé à base de haricots et de maïs. Les haricots sont cuits lentement avec des épices et parfois mélangés à des légumes, créant un plat nourrissant et savoureux.

    2. Ibirayi : Les pommes de terre, appelées « ibirayi », sont souvent cuites à la vapeur ou frites et servies en accompagnement de viandes ou de sauces. Elles sont un aliment de base dans de nombreux foyers burundais.

    3. Brochettes de Viande : Les brochettes, souvent à base de viande de chèvre ou de boeuf, sont grillées et assaisonnées avec des épices locales. Elles sont très appréciées lors des fêtes et des rassemblements.

    4. Ubugari : Ce plat est une sorte de pâte à base de farine de manioc ou de maïs, qui est cuite à la vapeur. L’ubugari est souvent servi avec des sauces ou des légumes, et constitue un accompagnement populaire.

    5. Saka-Saka : Préparé à partir de feuilles de manioc, ce plat est cuit avec des arachides et des épices, offrant une saveur unique et délicieuse.

    Les Boissons Traditionnelles

    La culture culinaire du Burundi ne serait pas complète sans ses boissons traditionnelles. Le « Ikivuguto », un lait fermenté, est très populaire et souvent consommé au petit-déjeuner. Le « Urwagwa », une bière artisanale à base de banane ou de sorgho, est également une boisson emblématique, souvent servie lors des célébrations et des événements sociaux.

    Les Fêtes et Rituels

    La cuisine burundaise est profondément ancrée dans les traditions et les rituels. Les repas sont souvent partagés en famille ou entre amis, renforçant les liens sociaux. Lors des fêtes, des plats spéciaux sont préparés pour célébrer des événements comme les mariages, les naissances ou les récoltes. Ces occasions sont marquées par des festins où la nourriture joue un rôle central.

    Influence et Évolution

    Bien que la cuisine burundaise soit principalement traditionnelle, elle a également été influencée par d’autres cultures, notamment celles des pays voisins comme le Rwanda et la Tanzanie. Aujourd’hui, avec l’urbanisation et la mondialisation, de nouveaux ingrédients et techniques culinaires font leur apparition, enrichissant encore davantage la gastronomie burundaise.

    La culture culinaire du Burundi est un véritable reflet de son histoire, de ses traditions et de son mode de vie. En explorant les saveurs et les plats typiques du pays, on découvre non seulement une cuisine riche et variée, mais aussi un peuple qui valorise le partage et la convivialité. Que ce soit à travers un repas familial ou lors d’une fête, la gastronomie burundaise continue de jouer un rôle essentiel dans la vie quotidienne de ses habitants, préservant ainsi un patrimoine culinaire unique.

    Thom Biakpa

  • première fashion week d’Abidjan : plus d’une dizaine de stylistes ivoiriens, ghanéens, béninois et nigérians dévoilent leurs collections au grand public

    première fashion week d’Abidjan : plus d’une dizaine de stylistes ivoiriens, ghanéens, béninois et nigérians dévoilent leurs collections au grand public

    De nombreuses créations de stylistes africains ont été dévoilées au public, lors du défilé / photo: Abidjan.net

    Le défilé de la première Fashion Week Abidjan, s’est tenu le samedi 19 octobre en présence de plusieurs personnalités du monde de la mode, de la culture, du sport, mais aussi de la politique.

    Organisée par le créateur ivoirien Elie Kuame, cette première Abidjan Fashion Week a permis de dévoiler les collections de 16 stylistes ivoiriens, ghanéens, béninois ou encore nigérian devant un public trié sur le volet.

    Ce défilé final haut en couleurs, en textures mêlant modernité et tradition, organisé à la galerie d’art de la fondation Donwahi, a également permis à de jeunes stylistes de présenter leur collection.

    Les créateurs ivoiriens ont ébloui la scène par leurs multiples talents aux couleurs diverses. Que ce soit Adama Paris, créatrice de la Dakar Fashion Week, Talansi de la République du Congo, Teed du Bénin, February by Serwaa et Kwaku Bediako du ghana, Emmy Kasbit du Nigeria ou encore la collection dentelle d’Ibrahim Fernandez et celle de jupes longues pour hommes de Rodrigue Tchatcho.

    Au nombre des personnalités de marque qui ont fait le déplacement, on pouvait compter le maire de Cocody Jean-Marc Yacé, accompagné de sa famille et dont la fille est ambassadrice de cette édition, Gabrielle Lemaire, femme d’affaire et compagne de Didier Drogba, deux miss Côte d’Ivoire, l’athlète Murielle Ahouré et son époux, et bien d’autres.

    « Nous avons vu énormément de belles choses. Cela démontre que les couturiers africains ont énormément de talents. Nous espérons que ce succès sera répété plusieurs années et nous les accompagnerons au maximum », a dit Jean Marc Yacé.

    C’est la maison Elie Kuame qui a clôturé le spectacle sous les ovations du public avec une robe de mariée et une robe jaune portée par Olivia Yacé qui ont fait sensation.

    « Profonde gratitude à tous ceux qui ont été présents pour célébrer le talent et la richesse des créateurs, artisans et artistes africains. Nous encourageons à consommer africain, à soutenir le local, et à être les premiers ambassadeurs de nos frères et sœurs du continent » s’est réjoui Olivia Yacé.

    A travers cet événement, Elie Kuame entend rendre à Abidjan, capitale de la mode en Afrique de l’Ouest durant longtemps, ses « lettres de noblesse en créant un écosystème de la haute couture ».

    « Nous avons envie de travailler aujourd’hui à reconstituer tous ces codes de valeur, travailler sur la chaîne de métiers, et surtout avoir un impact sur la jeunesse et la formation. Il faut aider les jeunes maisons de couture à sortir de leur atelier, leur donner des outils de marketing, de communication, d’entrepreneuriat. Un jour, vous verrez, des créations ivoiriennes seront vendues dans les boutiques de luxe de New York » a-t-il fait savoir.

    Après Dakar en 2004, Lagos en 2011 et Bamako depuis 2015, Abidjan a dorénavant sa Fashion Week.

    Thom Biakpa

  • le biltong : zoom sur l’un des symboles culinaires de la namibie

    le biltong : zoom sur l’un des symboles culinaires de la namibie

    Le Biltong, un symbole de la gastronomie namibienne/ photo: mybraai.co.za

    La Namibie, pays d’Afrique australe connu pour ses paysages époustouflants et sa faune sauvage, est également célèbre pour sa gastronomie unique. Parmi les mets les plus prisés du pays, le biltong se distingue comme un véritable symbole culinaire. Ce snack à base de viande séchée est non seulement un délice pour les papilles, mais il incarne également une tradition profondément ancrée dans la culture namibienne.

    Qu’est-ce que le Biltong ?

    Le biltong est une viande séchée, généralement à base de bœuf, mais il peut également être préparé avec d’autres viandes comme le gibier, le poulet ou même l’agneau. La préparation du biltong commence par le choix de morceaux de viande de qualité, qui sont ensuite marinés dans un mélange de vinaigre, de sel et d’épices, notamment du poivre noir, de la coriandre et parfois du piment. Après cette étape, la viande est suspendue dans un endroit frais et aéré pour sécher pendant plusieurs jours, ce qui lui confère sa texture caractéristique et sa saveur intense.

    Une Tradition Ancrée



    Le biltong a des racines historiques qui remontent aux premiers colons européens en Afrique du Sud et en Namibie. À l’époque, la conservation de la viande était essentielle pour survivre dans des régions où l’accès à des ressources fraîches était limité. Le processus de séchage permettait de prolonger la durée de conservation de la viande, tout en lui donnant une saveur unique. Aujourd’hui, le biltong est devenu un en-cas populaire, apprécié tant par les locaux que par les touristes.

    Un Snack Polyvalent



    Le biltong est souvent consommé comme un en-cas, mais il peut également être intégré dans divers plats. Les Namibiens l’utilisent dans des salades, des soupes ou même comme garniture pour des sandwichs. Sa richesse en protéines en fait un choix idéal pour les randonneurs et les amateurs d’activités de plein air, qui apprécient sa légèreté et sa capacité à fournir de l’énergie rapidement.

    Une Expérience Culinaire

    Pour les visiteurs de la Namibie, déguster du biltong est une expérience incontournable. De nombreux marchés locaux et boutiques spécialisées proposent une variété de biltong, allant des saveurs classiques aux versions plus audacieuses, comme le biltong épicé ou mariné dans des sauces spéciales. Les producteurs artisanaux mettent souvent en avant des méthodes traditionnelles de préparation, offrant ainsi un aperçu de la culture namibienne à travers ce mets savoureux.


    En définitif, le biltong est bien plus qu’un simple en-cas en Namibie ; il représente une tradition culinaire riche et un lien avec l’histoire du pays. Que vous soyez un amateur de viande ou un curieux gastronomique, le biltong est un incontournable à découvrir lors de votre voyage en Namibie. En savourant ce délice, vous aurez un avant-goût de la culture namibienne et de son patrimoine gastronomique unique.

    Thom Biakpa

  • mode féminine : les pantalons jeans large font leur retour en force

    mode féminine : les pantalons jeans large font leur retour en force

    Les pantalons jeans larges féminins sont de retour / Photo: Pinterest

    Après plusieurs saisons dominées par les silhouettes ajustées, les pantalons jeans largesféminins font leur retour en force dans les armoires. Cette tendance, loin d’être nouvelle, se réinvente chaque année en s’adaptant aux nouvelles modes. Pour 2024, le pantalon jeans largeest encore plus ample et se décline dans une multitude de styles, et de couleurs, offrant ainsi une infinité de possibilités pour créer des looks aussi confortables que stylés.

    Dans les grandes villes africaines, les femmes suivent la tendance mais pensent surtout au confort. Large au niveau des jambes, évasée jusqu’à la cheville, ces pantalons jeans apportentdu mouvement à la silhouette. On l’aime pour son côté « cool » et détente. Idéal pour un look décontracté chic, le jean large va pour toutes les morphologies.

    Comment porter un jean large ?

    Le jean large est le denim idéal de tous vos instants quotidiens : sorties en journée, balades entre copines, journée au travail… Flânez en toute décontraction tout en étant stylée. On peut opter pour un jean large ceinturé en coloris cranberry que l’on stylise avec un léger haut. Le contraste des matières en haut avec le jean plus épais en bas créera un look parfaitement harmonieux pour le quotidien.

    Le jean flare

    Le prince de tous les jeans amples c’est bien lui ! Le jean flare prend ses racines dans les années 1970 où la femme se met à porter le pantalon tout autant que les hommes. Taille haute, médium ou basse, c’est bien comme vous voulez. Seul impératif : une jambe qui s’évase jusqu’à la cheville. Pour bien le porter, rentrez votre haut à l’intérieur ou optez pour du court. Côté chaussures, les plus chic restent les plateformes et compensées.

    Le jean droit

    Le jean droit large est un héritage des années 1990. Pour éviter l’effet sac, optez pour un mini pull ou une doudoune qui s’arrête à la taille et structure la silhouette. Pour casser l’effet casual et le rendre chic, on peut aussi le porter avec une veste de blazer ou un joli chemisier. Grâce à sa taille haute, le jean large et droit allonge la jambe et l’élance. Aux pieds, préférez desbottines une paire de bottines à petit talon carré ou même une paire d’escarpins pour le rendre élégant, porté avec la veste de blazer.

    Thom Biakpa

  • consommation du gombo : les bienfaits d’un légume typique de l’alimentation africaine

    consommation du gombo : les bienfaits d’un légume typique de l’alimentation africaine

    Une soupe faite à base de gombo

    Le gombo est un légume typique de l’alimentation africaine. On le retrouve également dans le sud de l’Europe, en Inde, au Moyen-Orient, aux Antilles et en Amérique du Sud. Le gombo, aussi appelé okra, est consommé cru, cuit et parfois sous forme déshydratée. Sa saveur et sa texture particulière, ainsi que les composés nutritifs qu’il contient en font un légume qui gagne à être connu.

    Les bienfaits du gombo

    Selon plusieurs études prospectives et épidémiologiques, une consommation élevée de fruits et de légumes diminuerait le risque de maladies cardiovasculaires, de certains cancers et d’autres maladies chroniques. La présence d’antioxydants dans les fruits et les légumes pourrait, en partie, expliquer cet effet protecteur.

    Un pouvoir antioxydant

    Les antioxydants sont des composés qui protègent les cellules du corps des dommages causés par les radicaux libres. Ces derniers seraient impliqués dans le développement des maladies cardiovasculaires, de certains cancers et d’autres maladies liées au vieillissement. Dans une étude in vitro, des extraits de gombo ont démontré un certain potentiel antioxydant. 

    Le gombo contient de faibles quantités de composés antioxydants, comme le bêta-carotène, la lutéine et la zéaxanthine, et une plus grande quantité d’un autre de ces composés, la quercétine. Une portion de 100 g (environ 250 ml) de gombo frais fournit 11 mg de quercétine. À titre de comparaison, l’oignon, qui constitue l’une des principales sources de quercétine de l’alimentation, en contient de 13 mg à 20 mg par 100 g.

    Des fibres alimentaires 

    Les fibres alimentaires ne se retrouvent que dans les produits végétaux. Elles regroupent un ensemble de substances qui ne sont pas digérées par l’organisme. Elles sont classifiées en deux groupes principaux : les fibres solubles et les insolubles. Le gombo contient une proportion élevée de fibres solubles, soit 40% de son contenu en fibres alimentaires totales. De façon générale, les fibres solubles sont associées à des taux de sucre et de cholestérol sanguins plus favorables pour la santé, ainsi qu’à un ralentissement du transit intestinal. Dissoutes dans l’eau, les fibres solubles forment des substances visqueuses ou gélifiées. 

    Une étude réalisée à la fin des années 1980 a démontré que ces substances, extraites du gombo, permettaient de réduire le taux de sucre sanguin des souris. Grâce à ses propriétés, le gombo fait partie de la diète Portfolio, une diète reconnue pour son effet bénéfique sur les concentrations de cholestérol sanguin.

    L’huile de gombo, un profil lipidique intéressant

    Depuis les années 1950, divers chercheurs se sont penchés sur la composition de l’huile tirée des graines de gombo. Selon une étude faite par des chercheurs africains et publiée en 2006 dans le African Journal of Biotechnology, cette huile présenterait un bon profil lipidique, meilleur que celui de l’huile de maïs, de tournesol ou de pépins de raisin. Toutefois, selon les chercheurs, il faudra d’abord s’assurer de son innocuité avant de l’offrir dans le commerce comme huile culinaire.

    Le mot du nutritionniste

    Si son goût peut surprendre au premier abord, le gombo gagne malgré tout à être connu car lorsque l’on sait le cuisiner, il se révèle être un ingrédient à la fois original, délicieux et hautement nutritif. Peu calorique mais riche en fibres, il permet d’augmenter l’effet de satiété du repas et est donc un précieux allié dans le cadre d’une alimentation minceur. 

    T.B