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  • zea mays : l’or jaune des champs africains

    zea mays : l’or jaune des champs africains

    Le maïs, scientifiquement appelé Zea mays, est une plante herbacée. Cette plante peut atteindre, selon les variétés, jusqu’à 3 ou 4 mètres de haut.

    Ses fruits sont de grands épis allongés. Il existe plusieurs variétés de maïs parmi lesquelles le maïs blanc rouge ou violet. Le plus populaire reste cependant le maïs jaune.

    Bien qu’il soit originaire d’Amérique centrale, le maïs s’est parfaitement intégré au climat du continent africain. On le retrouve dans les zones tropicales et de savane de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest comme la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Bénin ou le Nigeria.

    Il est également un aliment de base en Afrique orientale et australe, notamment au Kenya, en Tanzanie, au Malawi et en Afrique du Sud.

    Le maïs est consommé sous diverses formes. Les grains frais sont généralement dégustés grillés au feu de bois ou bouillis. Ils peuvent également être réduits en farine après séchage et être utilisés pour la préparation de bouillies nourrissantes pour le petit-déjeuner ou de pâtes accompagnées de sauces locales.

    Au-delà de sa polyvalence en cuisine, le maïs est une source d’énergie essentielle. Il regorge de glucides complexes, de vitamines B, de phosphore, de magnésium ainsi que de fibres qui participent au bon fonctionnement du transit intestinal.

    En plus de sa place centrale dans l’alimentation quotidienne, la plante entière est valorisée par les populations locales. Les tiges séchées et les feuilles interviennent dans la fabrication d’engrais pour les volailles.

  • côte d’ivoire : quand le fait main s’impose comme une nouvelle tendance

    côte d’ivoire : quand le fait main s’impose comme une nouvelle tendance

    Longtemps relégué au second plan, le fait main connaît aujourd’hui un véritable essor en Côte d’Ivoire. Sacs en perles, tenues tricotées en laine, sacs en toile de jute ou encore créations en cauris séduisent une clientèle de plus en plus nombreuse.

    Sur les réseaux sociaux, notamment Instagram, Facebook et TikTok, les créations artisanales ivoiriennes gagnent en visibilité. Les sacs en perles illustrent parfaitement cette tendance. Fabriqués à la main à partir de perles assemblées avec minutie, ces accessoires séduisent par leur caractère unique.

    Ce phénomène ne se limite pas aux sacs en perles. Depuis quelques années, les tenues en laine crochetées ou tricotées connaissent également un succès auprès des jeunes femmes. Robes de plage, tops, bikini et même robes de soirée crochetées s’invitent désormais aisément dans les garde-robes comme des pièces originales.

    Les sacs en toile de jute constituent un autre exemple de ce changement.À l’origine utilisés pour le transport du cacao, du café ou d’autres produits agricoles, ces sacs connaissent une seconde vie grâce à des artisans et designers qui les transforment en sacs à main ou accessoires du quotidien.

    L’essor du numérique joue également un rôle important. Les plateformes de vente en ligne permettent aujourd’hui aux créateurs ivoiriens de toucher une clientèle bien au-delà de leurs lieux de résidence.

    Cette montée en puissance du fait main contribue à la valorisation du « Made in Africa ».

  • attiéké : histoire d’un mets devenu incontournable

    attiéké : histoire d’un mets devenu incontournable

    ​L’attiéké, pièce maîtresse de la gastronomie ivoirienne incarne à la fois l’identité culturelle et culinaire de la Côte d’Ivoire.

    ​Ce mets, à la texture granuleuse, est obtenu à partir de la fermentation de la semoule de manioc qui est ensuite cuite à la vapeur. Il tire son nom du mot Ébrié adjèkè . Au fil du temps, par déformation linguistique, ce terme est devenu attiéké.

    Il peut être consommé avec du poisson, du poulet ou tout autre protéine de votre choix. L’attiéké connaît aujourd’hui de nombreuses déclinaisons, parmi lesquelles le célèbre garba.

    ​L’histoire de l’attiéké est enracinée dans le Sud de la Côte d’Ivoire, au sein des peuples lagunaires particulièrement du peuple Ébrié, qui a su dompter le manioc pour en extraire un aliment d’exception. Il est fabriqué en coopérative par des femmes qui abattent un travail colossal : éplucher, broyer, presser pour extraire l’amidon, fermenter, cuire à la vapeur.

    ​D’abord consommé par les peuples lagunaires du sud du pays, l’attiéké a rapidement conquis les différentes régions de la Côte d’Ivoire ainsi que plusieurs pays frontaliers.

    ​En 2024, ce plat emblématique a été inscrit sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO protégeant ainsi son appellation et son origine.

    ​L’héritage des femmes ébriés a largement dépassé les frontières de la terre d’Éburnie car l’attiéké a conquis la sous-région ouest-africaine ainsi que l’Europe à travers la diaspora ivoirienne portant haut les couleurs de la culture gastronomique ivoirienne.

  • gros plan sur trois entrepreneurs de la maroquinerie au nigeria

    gros plan sur trois entrepreneurs de la maroquinerie au nigeria

    Le secteur de la maroquinerie au Nigeria connaît aujourd’hui une avancée remarquable. Le marché nigérian est porté par une nouvelle vague de créateurs talentueux qui réussissent le pari de concilier les techniques ancestrales aux designs contemporains, redéfinissant ainsi les standards de la mode africaine.

    Des sacs à main aux chaussures et accessoires, ce secteur a opéré une véritable transformation. Longtemps dépendante des importations occidentales, l’élite nigériane se tourne désormais vers le « Made in Nigeria ». Les maisons de création locales démontrent que la qualité et le luxe peuvent s’enraciner dans le savoir-faire africain.

    Parmi les entrepreneurs qui redessinent les contours de la maroquinerie au Nigeria, trois parcours se distinguent particulièrement.

    Akudo Iheakanwa
    Initialement lancée à Sydney avant de relocaliser sa production à Lagos, Akudo Iheakanwa est la tête pensante derrière une marque de chaussures, sacs et bijoux faits main. Son aventure entrepreneuriale est ancrée dans une mission sociale : valoriser l’artisanat local tout en insérant les femmes nigérianes dans l’économie circulaire. Sa marque se distingue par l’intégration de tissus traditionnels comme l’ Aso Oke mélangés à un cuir local. À travers ses différentes collections, Akudo prouve que le patrimoine culturel peut s’accorder avec les exigences de la mode internationale.

    Zainab Ashadu
    Pionnière du luxe éco-responsable au Nigeria, Zainab Ashadu a fondé une maison de haute maroquinerie basée à Lagos. Formée à Londres, elle a choisi de revenir au Nigéria pour travailler exclusivement avec des artisans locaux utilisant des techniques de tannerie traditionnelles du nord du pays. Ses créations célèbres pour l’utilisation de cuirs de chèvres séduisent une clientèle internationale.

    Femi Olayebi
    Véritable figure de proue de l’industrie, Femi Olayebi est la fondatrice d’une des plus anciennes maisons de maroquinerie du pays. Elle produit des sacs à main reconnaissables à leurs couleurs vives et textures en pièces uniques. Aujourd’hui, avec des finitions impeccables et un luxe intemporel ses créations rivalisent avec les plus grandes maisons européennes. Soucieuse de structurer le secteur, elle a également créé le Lagos Leather Fair, un événement d’envergure internationale qui offre une visibilité unique aux artisans maroquiniers de tout le continent.

    À travers ces différents profils et parcours, la maroquinerie nigériane affirme son ambition de conquérir le marché international. Ces créateurs participent activement à imposer le « Made in Africa » sur la scène mondiale.

  • dialium guineense: trésor des forêts tropicales africaines

    dialium guineense: trésor des forêts tropicales africaines

    Le tamarinier noir ou tamarinier velours scientifiquement appelé dialium guineense est une plante à fleurs de la famille des Fabaceae. Cet arbre majestueux peut atteindre jusqu’à 30 mètres de haut. Ses fruits sont globuleux, légèrement aplatis et recouverts d’une coque noire veloutée qui lui vaut son appellation populaire.

    Comme l’indique son nom scientifique, il provient principalement de Guinée mais on le retrouve également dans les zones tropicales d’autres pays d’Afrique de l’ouest notamment le Sénégal, le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana, ainsi qu’en Afrique centrale. Le fruit est une pulpe de couleur jaune orangé entourant une ou deux graines. Son appellation locale varie selon les régions: en Côte d’Ivoire, il est appelé chat noir, au Bénin atouètouè, au Sénégal solom.

    La pulpe du tamarin noir se consomme généralement comme un bonbon que l’on laisse fondre en bouche. Il est particulièrement apprécié par les enfants et les adultes pour son goût mi-sucré, mi-acidulé. Il peut également intervenir dans la fabrication de boissons rafraîchissantes.

    Au-delà de sa saveur, le dialium est un véritable concentré de nutriments. Il regorge de vitamine C, de fer, de calcium, de potassium ainsi que de fibres qui favorisent une bonne digestion.

    En plus de sa richesse nutritionnelle, cet arbre est exploité dans la pharmacopée traditionnelle. Ses feuilles sont utilisées en décoction pour lutter contre la toux et la bronchite. Ses écorces quant à elles possèdent des propriétés anti inflammatoires.

  • peau noire et crème solaire : briser le mythe de l’immunité

    peau noire et crème solaire : briser le mythe de l’immunité

    Pendant longtemps, une idée reçue a façonné les esprits : les peaux noires n’auraient pas besoin de protection solaire car protégées par leur forte concentration en mélanine. elles seraient naturellement immunisées contre les effets néfastes des rayons ultraviolets. Pourtant, la science a démontré que la mélanine n’est en aucun cas une armure contre les rayons UV.

    Les peaux noires produisent une quantité importante de mélanine, un pigment particulièrement efficace pour absorber les rayons ultraviolets. Cela offre aux peaux foncées une protection naturelle. Elles vieillissent plus lentement et sont moins susceptibles de développer des cancers cutanés. Cependant, cette barrière naturelle a ses limites.

    Si les coups de soleil restent des phénomènes rares sur les peaux foncées, leurs conséquences se manifestent d’une autre manière. Le principal motif de consultation dermatologique en Afrique concernerait l’hyperpigmentation, c’est-à-dire l’apparition de taches brunes persistantes causées principalement par l’exposition au soleil.

    Si la prise de conscience progresse à grands pas, un grand obstacle a longtemps freiné l’utilisation des écrans solaires par les populations africaines. Les crèmes solaires laissent après application un résidu qui donne un teint grisâtre.

    Heureusement, l’industrie de la cosmétique est en pleine révolution. De nombreuses marques locales africaines et des laboratoires internationaux formulent désormais des protections solaires adaptées aux peaux noires. Ces nouveaux produits proposent des textures fluides et totalement invisibles qui fusionnent avec la peau.

    Au-delà de l’éclat du teint et de la correction des taches, la protection solaire des peaux noires relève d’une urgence médicale souvent sous-estimée. Les cancers de la peau présentent un taux de mortalité élevé en raison d’un diagnostic souvent tardif.

    Intégrer une protection solaire adaptée dans sa routine skincare est un geste de prévention efficace pour préserver l’uniformité et la santé de la peau noire.

  • le riz, pilier de l’alimentation mondiale

    le riz, pilier de l’alimentation mondiale

    Le riz s’impose aujourd’hui comme l’une des céréales les plus consommées sur la planète. Il constitue l’aliment de base de plus de la moitié de la population mondiale, jouant un rôle particulièrement important dans l’alimentation en Asie et en Afrique. Cultivé depuis des siècles en Chine, en Inde et en Asie du Sud-Est, il s’est progressivement répandu dans le reste du monde.

    La production mondiale de riz reste massivement dominée par le continent asiatique. La Chine en est le premier producteur mondial, suivie de près par l’Inde qui occupe la deuxième position. D’autres nations comme l’Indonésie, le Bangladesh, le Vietnam et la Thaïlande sont également des acteurs majeurs de la production et de l’exportation du riz.

    Sur le plan botanique, le riz est une plante semi-aquatique qui se développe généralement dans des rivières inondées. Sa culture exige la réunion de conditions bien précises, à savoir un approvisionnement considérable en eau, des températures chaudes ainsi que des sols particulièrement fertiles.

    La riziculture se caractérise par une grande diversité de techniques et de variétés de grains. Parmi les plus répandues, on distingue notamment le riz blanc, le riz complet ou riz brun, ainsi que les riz aromatiques tels que le basmati et le jasmin. Sur le plan nutritionnel, cette céréale représente avant tout une source majeure de glucides, fournissant une de l’énergie. Elle apporte également des fibres, des vitamines B et des minéraux.

    Le riz est utilisé de diverses manières. Si son utilisation principale reste l’alimentation humaine, il entre également dans la composition de diverses boissons traditionnelles ou modernes, et sert dans la fabrication de nombreux produits industriels.

    En conclusion, le riz demeure une céréale absolument indispensable à l’humanité. Sa place centrale dans la sécurité alimentaire mondiale en fait un aliment hautement important.

  • ces créateurs sud-africains qui s’imposent sur la scène mondiale

    ces créateurs sud-africains qui s’imposent sur la scène mondiale

    L’industrie de la mode en Afrique du Sud connaît depuis plusieurs années un renouveau. Les designers inspirés par la pluralité culturelle du pays créent des pièces alliant à la fois tradition et modernité.

    Portée par l’ambition de valoriser le “Made in South Africa”, une nouvelle génération de créateurs a émergé sur la scène mode Sud-africaine. Ils ont su relever le pari de s’imposer sur la scène nationale et même internationale en habillant les plus grandes célébrités et en remportant les prix les plus prestigieux de l’industrie.

    Parmi ces entrepreneurs, certains se distinguent particulièrement par leur savoir-faire et leur parcours inspirant. Nous vous emmenons aujourd’hui à la découverte de quelques-uns d’entre eux.

    GERT-JOHAN COETZEE
    Gert-Johan Coetzee est un styliste spécialisé dans la confection de robes de soirées et de vêtements prêt-à-porter. Sa passion pour la mode s’est manifestée dès son plus jeune âge car au primaire déjà, il décorait ses crayons avec du papier de soie révélant sa créativité. Depuis l’entame de sa carrière, il a collaboré avec des personnalités influentes telles que Kourtney Kardashian. Il a également reçu le prix du jeune créateur le plus prometteur d’Afrique du Sud en 2006 à seulement 19 ans. Il est aussi connu pour être un ambassadeur des causes sociales telles que l’inclusion des personnes atteintes d’albinisme. A cet effet, il a invité la procureure Thando Hopa, atteinte d’albinisme, à devenir l’égérie de sa nouvelle collection en 2012.

    THEBE MAGUGU
    Diplômé de l’une des meilleures écoles de mode d’Afrique, Thebe Magugu fait partie des meilleurs créateurs de mode d’Afrique du Sud. Il croit au pouvoir expressif de la mode. Chacune de ses collections raconte une histoire inspirée des réalités sociales et culturelles de son pays. Il excelle dans la créations de tenues prêtes à porter destinées aussi bien aux hommes qu’aux femmes. Son génie artistique a été récompensé du prix LVMH du jeune créateur de mode en 2019, faisant de lui le premier africain à recevoir cette distinction.

    LUKHANYO MDINGI
    Lauréat du prix Karl Lagerfeld lors de la huitième édition du prix LVMH en 2021, Lukhanyo Mdingi est un créateur de mode qui place l’humain au cœur de son travail qui allie le savoir-faire artisanal et l’esthétique moderne. Convaincu de la force du collectif et ancré dans les réalités culturelles, il s’efforce d’inclure plus d’artisans locaux dans son équipe afin de bénéficier de leur savoir-faire et parallèlement contribuer à améliorer leurs conditions de vie.

    A travers ces différents parcours, l’Afrique du Sud s’impose comme un hub incontournable de la mode en Afrique. Entre affirmation culturelle, créativité et engagement social, ces créateurs tracent les sillons d’une mode responsable et futuriste inspirée des traditions nationales.

  • les trésors fruités du sénégal

    les trésors fruités du sénégal

    Le Sénégal, pays de la téranga est connu et apprécié pour son patrimoine culturel historique, principalement le Monument de la Renaissance Africaine. Pourtant, les richesses sénégalaises ne se limitent pas aux sites touristiques. Les terres sénégalaises sont tout aussi riches. Elles regorgent de multiples variétés de fruits ancrés dans les habitudes alimentaires des populations.

    Aujourd’hui, faisons une petite immersion à travers les cultures et plantations sénégalaises pour découvrir quelques-uns de ces fruits.

    Le madd
    Le Saba Senegalensis est un fruit à coque dont l’appellation commune varie d’une aire géographique à une autre. Il est appelé madd au Sénégal et côcôta en Côte d’Ivoire. Sa coque épaisse contient des graines fibreuses et moelleuses de couleur jaune orangé au goût à la fois acidulé et sucré. Il peut être dégusté tel quel ou assaisonné avec du piment, du sucre et/ou du sel ou transformé en boisson rafraîchissante. Au-delà de son goût qui en fait l’un des fruits les plus appréciés au Sénégal, c’est également un excellent allié nutritionnel car riche en vitamine C et B6.

    Le ditakh
    Le ditakh scientifiquement appelé detarium senegalense est un fruit
    très apprécié pour sa pulpe acidulée. Il se présente comme un fruit charnu à la pulpe verte et à la texture farineuse entourant un gros noyau. Ce fruit peut être consommé de plusieurs manières: frais, sous forme de boisson, en poudre alimentaire ou même utilisé en médecine traditionnelle. Sa richesse en vitamines C, fibres et antioxydants justifient son usage médicinal.

    La pomme cannelle du Sénégal
    La pomme cannelle du Sénégal provient d’un arbre appelé Annona senegalensis. C’est un fruit jaune à maturité, dont la peau est parsemée de protubérances.
    Sa pulpe comestible de couleur blanche possede un gout sucré. Il regorge de vertus nutritionnelles grâce à la vitamine C, aux glucides, au magnésium et au calcium qu’il contient.

  • le thiéboudiene: entre histoire et héritage

    le thiéboudiene: entre histoire et héritage

    Le Thiéboudiene souvent orthographié “Thiep” est un plat traditionnel, qui incarne l’identité culinaire du Sénégal.

    Il est composé de riz, de poisson et de légumes tels que la tomate, le chou, la carotte, et l’aubergine. Il tire son nom du wolof “ceebu jën” qui signifie littéralement “riz au poisson”. Ce plat connait plusieurs variantes dont le “Thiebou Yapp” dans lequel la viande remplace le poisson. Sa coloration rouge caractéristique est obtenue principalement grâce à la tomate mijotée.

    Ce met dont la création est attribuée à Penda Mbaye, une cuisinière originaire du village de Guet-Ndar à Saint-Louis au XIXe siècle est consommé aussi bien au quotidien que lors des événements.

    C’est un leg transmis de mères en filles au fil des générations par les gardiennes du savoir-faire culinaire du pays de la téranga. Cependant depuis plusieurs années, des hommes s’intéressent à ce domaine initialement réservé aux femmes.

    Il est qualifié comme le fruit d’un métissage résultant de l’histoire coloniale du pays car à cette époque, le riz, un des principaux ingrédients de cette spécialité était importé d’Indochine avant d’être cultivé localement plus tard.

    Cette richesse culturelle est depuis 2021 inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.

    Mais au-delà de cette reconnaissance est un symbole de convivialité et de partage. Il est traditionnellement servi dans un grand plat et dégusté par tous les membres de la famille.

    L’héritage laissé par Penda Mbaye au Sénégal dépasse ainsi le cadre gastronomique car le Thiéboudiene est devenu une véritable référence culinaire. Des foyers saint-louisiens, il s’est progressivement étendu au reste du pays, puis franchi les frontières internationales.