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  • journée gastronomique et solidaire africaine : les traditions culinaires africaines célébrées à Paris

    journée gastronomique et solidaire africaine : les traditions culinaires africaines célébrées à Paris

    Les participants à l’édition 2025 de la Journée Gastronomique et Solidaire Africaine à Paris, vont encore se régaler les papilles/ Capture Facebook de l’événement

     

    Ce samedi 25 octobre 2025, l’association «A nous la culture » ouvrira les portes de la Journée Gastronomique et Solidaire Africaine, un événement qui met à l’honneur la diversité culinaire des pays africains. Régine Mayock, directrice de l’association, a partagé un aperçu du programme riche et varié qu’attendent les visiteurs.

    Cette journée, qui se déroule à la MAS de Paris, propose une multitude de petits-déjeuners, jus, snacks et plats typiques provenant de différents pays d’Afrique. « Au départ, c’était une initiative pour promouvoir la gastronomie africaine et soutenir diverses associations. Aujourd’hui, l’événement a évolué pour inclure des entrepreneurs africains », explique Régine Mayock.

    Des plats traditionnels à découvrir

    Chaque année, plusieurs associations sont invitées à participer et à préparer des plats emblématiques de leur pays d’origine. Par exemple, l’année précédente, une association touareg avait présenté un plat à base de chameau. Cette année, le laboratoire culturel franco-sénégalais K’ARTS RAAPIDE sera à l’honneur. Dès 10 heures, les visiteurs pourront déguster divers mets, allant de plats savoureux à des petits-déjeuners typiques comme le BHB (beignets, haricots, bouillie), un délice camerounais.

    Créer des liens culturels

    L’association A nous la culture, active depuis plusieurs années, ne se limite pas à cet événement. Elle organise également un marché de Noël africain, qui a vu le jour en 2011, et a établi des relations durables avec de nombreux exposants. Régine Mayock souligne l’importance de ces rencontres : « À travers nos événements, nous avons construit un réseau solide avec nos exposants au fil des ans. »

    L’objectif de l’association est clair : reconnecter les jeunes de la diaspora avec leurs racines culturelles. En plus de la Journée Gastronomique, l’association propose un club de lecture afro, un salon de beauté et bien-être annuel, ainsi qu’une permanence où une assistante sociale informe les participants de leurs droits et devoirs en France. Des sorties culturelles, comme des projections de films et des pièces de théâtre, ont également été organisées pour renforcer ce lien avec la culture d’origine.

    Une célébration de la cuisine traditionnelle

    La Journée Gastronomique et Solidaire Africaine vise à mettre en lumière des plats qui ne sont pas forcément considérés comme “à la mode”, mais qui représentent la richesse des traditions culinaires africaines. L’entrée est libre, et l’association encourage tous les passionnés de cuisine et de culture à venir découvrir ces saveurs uniques.

    Pour suivre l’actualité de l’événement, l’association est active sur les réseaux sociaux tels qu’Instagram, TikTok et Facebook. Cette journée promet d’être une véritable célébration de la gastronomie africaine et un moment de rencontre convivial pour tous.

    Thom Biakpa

  • interdiction de l’alloco en france : info ou intox ?

    interdiction de l’alloco en france : info ou intox ?

    Un plat d’alloco / les gourmandises de Karelle

    Une interdiction annoncée ?
    Depuis plusieurs semaines, des publications sur les réseaux sociaux affirment que l’alloco (les bananes plantains frites, très populaire en Côte d’Ivoire et dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest) pourrait être interdit en France à partir de janvier 2026. Certains de ces messages évoquent que sa consommation ou sa vente serait proscrite sur tout le territoire français.

    Qu’en est-il vraiment ?
    En réalité, aucune source officielle française ne confirme une telle interdiction de l’alloco. Les publications qui annoncent cette interdiction semblent être des rumeurs virales sans fondement. Des sites de fact-checking ont également démenti cette information.

    Les causes avancées
    Parmi les messages partagés, plusieurs raisons sont évoquées :
    •⁠ ⁠Des supposées préoccupations sanitaires liées à la préparation et l’importation des plantains.
    •⁠ ⁠Une volonté de réguler certains aliments dits “africanisés”.
    •⁠ ⁠Une mesure préventive annoncée pour 2026.
    Cependant, ces arguments n’ont aucun appui officiel et relèvent uniquement de spéculations sur internet.

    Les réactions
    La rumeur a suscité des réactions mitigées :
    •⁠ ⁠Des membres de la diaspora ouest-africaine expriment une vive inquiétude et une incompréhension.
    •⁠ ⁠Certains commentaires dénoncent ce qu’ils perçoivent comme une forme de discrimination alimentaire ou culturelle.
    •⁠ ⁠D’autres, plus prudents, appellent à vérifier l’information avant de relayer.
    Vu l’absence de sources fiables, la rumeur semble tirer son ampleur du partage viral plutôt que d’un communiqué gouvernemental.

    Ce qu’il faut retenir
    À ce jour, il apparaît clairement que l’information sur l’interdiction de l’alloco en France est une intox. Il n’existe aucune interdiction officielle à ce jour.

    Sephora W

  • kenya fashion week : la scène émergente des jeunes créateurs à Nairobi

    kenya fashion week : la scène émergente des jeunes créateurs à Nairobi

    Une image du défilé lors du Kenya Fashion Week 2025/ KenyaVibe

    Du 17 octobre au 1er novembre, Nairobi accueille la Kenya Fashion Week, un événement phare où des dizaines de créateurs, tant kényans qu’africains, dévoilent leurs dernières collections. Le Kenya aspire à affirmer son influence dans l’industrie de la mode, soutenu par une solide base textile qui a généré près de 400 millions de dollars d’exportations vers les États-Unis en 2023, selon le Bureau national de statistiques. Cependant, les défis auxquels font face les créateurs pour s’imposer dans ce secteur sont considérables.

    Sharon Wendo, designer à la tête de la marque Epica Jewellery, illustre parfaitement ce parcours semé d’embûches. Depuis son appartement à Nairobi, elle confectionne des robes ornées de perles, un savoir-faire qu’elle a acquis par le biais d’une formation à la fabrication de bijoux maasai traditionnels. « J’ai démissionné de mon emploi après trois mois, car je savais que ma vocation était ailleurs. Créer en utilisant les perles, qui portent une riche histoire au sein des tribus kényanes, est devenu ma passion », raconte-t-elle.

    Bien que Sharon ait réussi à créer une entreprise florissante et à embaucher une salariée, la réalité est bien différente pour de nombreux stylistes kényans. Les coûts des matériaux ont considérablement augmenté. « Le mètre de coton, qui coûtait environ 500 shillings (un peu plus de 3 euros), dépasse aujourd’hui les 900 shillings (environ 6 euros). Ouvrir un magasin nécessite un investissement de 3 à 5 millions de shillings, soit entre 20 000 et 30 000 euros », explique Ashaf Brian, un agent du secteur.

    Un secteur en pleine mutation

    La majorité des créateurs n’ont pas les moyens d’établir un atelier ou un point de vente physique. Beaucoup choisissent donc de se faire connaître en ligne. Toutefois, selon Sue Muraya, fondatrice de la Kenya Fashion Week, la mise en place de défilés est cruciale pour renforcer la crédibilité des stylistes locaux. « Nous soutenons les créateurs en prenant en charge des frais comme ceux des mannequins, afin qu’ils puissent se faire voir non seulement au Kenya, mais aussi à l’échelle de l’Afrique de l’Est et au-delà. Si les créateurs devaient financer intégralement un défilé, cela deviendrait prohibitif », précise-t-elle. Elle insiste sur le fait que ces événements sont essentiels pour le développement de l’industrie de la mode au Kenya, permettant aux créateurs de présenter leur style et leur inspiration au monde.

    Bobbin, un créateur d’Ouganda, témoigne des difficultés rencontrées dans sa quête de succès à Nairobi. Après avoir perdu son atelier, il a sombré dans la dépression. « La réalité est que pour percer, il faut parfois payer des défilés et des médias, même si c’est illégal. J’ai essayé de créer des collections chez moi, mais cela m’a épuisé. J’ai traversé des moments difficiles, mais je sens que je vais bientôt retrouver le chemin du succès », confie-t-il.

    Selon une étude de la plateforme Statista, le marché de la mode au Kenya est promis à un avenir florissant, avec des prévisions qui l’estiment à plus d’un milliard de dollars d’ici 2030. Ce potentiel appelle à une attention accrue et à un soutien renforcé pour les jeunes créateurs qui représentent l’avenir de la mode au Kenya.

    Thom Biakpa

  • le dibi, l’incontournable grillade sénégalaise

    le dibi, l’incontournable grillade sénégalaise

    Plat de Dibi / Aistou Cuisine

    Escale gourmande au Sénégal
    Aujourd’hui, dans cet article de Sakafo, nous vous emmenons au Sénégal pour découvrir le Dibi.
    Star des gargotes, des coins de rue et même des festivals, le Dibi est bien plus qu’un simple plat c’est une véritable experience culinaire et une partie du patrimoine culinaire sénégalais.

    Origine et histoire
    Le Dibi (du bambara Dibi, qui signifie “grillé”) est une spécialité ouest-africaine originaire du Mali.
    Incontournable de la street food Sénégalais, le Dibi ou Dibi Royale consiste en des morceaux d’agneau cuits au feu de bois, d’abord en papillote, puis grillés et servis avec de fines rondelles d’oignons. Résultat : une viande tendre, juteuse, au goût fumé irrésistible.

    Le saviez-vous ?
    À Dakar, le lieu emblématique “Bant Yi” réunit plusieurs gargotes servant du Dibi et des brochettes 24h/24 !
    Le succès du plat est tel qu’un festival lui est même dédié :
    Le Festival du Dibi et des Grillades de Dakar (DIBI’DAK), une grande foire gastronomique réunissant les meilleures dibiteries dans une ambiance musicale et conviviale.

    Variations autour de l’Afrique

    Le Dibi traverse les frontières !

    •⁠ ⁠En Côte d’Ivoire, on le retrouve sous la forme du choukouya, tout aussi populaire.
    •⁠ ⁠Au Nigeria, au Cameroun, au Ghana ou encore au Niger, il prend le nom de Suya spice ou Dibi-Haoussa, une version marinée dans un mélange d’épices locales et de poudre d’arachide.
    Chaque pays y ajoute sa touche, mais l’esprit reste le même : le goût authentique de la viande grillée au feu de bois.

    Recette maison : le goût du feu sans barbecue
    Voici une recette simple pour savourer le vrai goût du Dibi même sans grill traditionnel.

    Temps de cuisson : 1h15
    Pour : 4 à 5 personnes

    Ingrédients
    •⁠ ⁠1,5 kg d’épaule ou de gigot d’agneau (en petits morceaux)
    •⁠ ⁠Sel, poivre
    Pour la sauce moutarde :

    •⁠ ⁠1 c. à soupe de moutarde
    •⁠ ⁠2 c. à soupe de vinaigre
    •⁠ ⁠Le 1 c. à café de poivre

    Préparation
    1.⁠ ⁠Laver la viande.
    2.⁠ ⁠Saler et poivrer selon vos goûts.
    3.⁠ ⁠Étaler du papier sulfurisé sur un plateau ou moule à gratin.
    4.⁠ ⁠Disposer la viande et y ajouter des oignons coupés en rondelles.
    5.⁠ ⁠Refermer soigneusement le papier et enfourner 1h à 200°C.
    6.⁠ ⁠Vérifier la tendreté, retirer le jus (à garder pour un bouillon), puis repasser au grill 15 min.
    7.⁠ ⁠Pour le goût fumé :
    •⁠ ⁠Placer la viande dans une marmite,
    •⁠ ⁠Mettre un petit bol avec un papier sulfurisé allumé,
    •⁠ ⁠Couvrir et laisser la fumée parfumer la viande.
    8.⁠ ⁠Préparer la sauce : mélanger moutarde, vinaigre et poivre.
    9.⁠ ⁠Servir chaud avec une petite salade.

    Notes du chef
    •⁠ ⁠Vous pouvez remplacer le papier par des copeaux de bois ou des herbes aromatiques (thym, romarin…).
    •⁠ ⁠Vous pouvez mariner la viande, mais en principe, juste du sel et du poivre suffisent,car le but du Dibi est de savourer le vrai goût de la viande, avec l’assaisonnement généralement servi à part. En revanche, pour le Dibi de poulet, il faut bien mariner la viande, car le poulet est plus fade que l’agneau.

    En parcourant ce numéro, vous aurez compris que le Dibi possède plusieurs dérivés et varie d’une région à une autre.

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    Sephora W

  • l’akoumé, plat national togolais

    l’akoumé, plat national togolais

    Plat d’akoumé / Pinterest

     

    L’Akoumé (en langue éwé, au Togo), aussi appelé Makoumé ou Emakoumé, signifie « pâte de maïs fermenté ». C’est un plat traditionnel originaire du Togo, très répandu également au Bénin, au Ghana (où il est appelé Tô ou Banku) et dans d’autres pays de l’Afrique de l’Ouest.

    Il est préparé principalement à base de farine de maïs, un ingrédient central dans la cuisine togolaise. À l’origine, ce plat était servi lors des repas de famille, des cérémonies ou des fêtes traditionnelles, car il représente le partage, la convivialité et la simplicité du quotidien africain.
    Aujourd’hui, c’est le plat national du Togo, consommé par toutes les classes sociales. Dans chaque foyer togolais, on trouve sa propre manière de le préparer et de l’accompagner. L’Akoumé s’accompagne généralement de sauce adémè ou de sauce gboma. Sa texture est souple et légèrement élastique, et son goût neutre permet de le combiner avec plusieurs types de sauces.

    Voici une recette simple à reproduire pour 4 personnes :
    Préparation : 10 minutes
    Cuisson : 30 minutes

    Ingrédients :
    500 g de farine de maïs
    1 litre d’eau
    1 pincée de sel

    Étapes de préparation :

    1.⁠ ⁠Portez de l’eau à ébullition dans une casserole.
    2.⁠ ⁠Dans un bol, délayez la farine de maïs avec un peu d’eau pour obtenir une bouillie lisse.
    3.⁠ ⁠Versez cette bouillie dans l’eau bouillante tout en remuant avec une spatule.
    4.⁠ ⁠Laissez cuire quelques instants, puis prélevez une petite portion de bouillie et réservez-la.
    5.⁠ ⁠Ajoutez progressivement le reste de la farine dans la casserole, en remuant vigoureusement pour éviter les grumeaux.
    6.⁠ ⁠Incorporez la bouillie mise de côté pour ajuster la consistance de la pâte.
    7.⁠ ⁠Laissez cuire jusqu’à ce que la pâte devienne homogène et souple, en ajustant la tendreté selon vos préférences.
    8.⁠ ⁠Une fois la cuisson terminée, formez des boules à l’aide d’une cuillère ou à la main.

    Bon appétit !

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    Sephora W

  • l’injera : cette sorte de crêpe au levain que les éthiopiens aiment tant !

    l’injera : cette sorte de crêpe au levain que les éthiopiens aiment tant !

    Un plat de injera servi/ Alamy

    L’injera est un plat emblématique de la cuisine éthiopienne, souvent décrit comme une sorte de crêpe au levain. Préparée à partir de farine de teff, une céréale riche en nutriments et naturellement sans gluten, cette crêpe est bien plus qu’un simple accompagnement ; elle est au cœur de la culture gastronomique éthiopienne.

    Une préparation unique

    La préparation de l’injera nécessite un savoir-faire particulier. La farine de teff est mélangée avec de l’eau pour former une pâte, qui est ensuite laissée à fermenter pendant plusieurs jours. Ce processus de fermentation donne à l’injera sa texture spongieuse et son goût légèrement acidulé. Une fois la pâte prête, elle est cuite sur une plaque chaude, ce qui permet de créer une surface lisse et de petites bulles caractéristiques sur le dessus. La cuisson se fait généralement à feu vif, et l’injera est prête en quelques minutes.

    Un plat polyvalent

    L’injera ne se consomme pas seule ; elle sert également de base pour de nombreux plats éthiopiens. Traditionnellement, elle est garnie de divers ragoûts, appelés “wot”, qui peuvent être à base de viande, de légumes ou de légumineuses. Les Éthiopiens utilisent souvent l’injera pour manger, en l’utilisant comme une sorte de cuillère pour saisir les plats. Cette méthode de consommation, appelée “gourmet”, favorise le partage et la convivialité lors des repas.

    Un symbole culturel

    Au-delà de son rôle culinaire, l’injera est un symbole fort de l’identité éthiopienne. Elle est souvent présente lors des célébrations, des rassemblements familiaux et des événements culturels. Dans la culture éthiopienne, partager un repas d’injera avec ses proches est un geste de solidarité et d’hospitalité.

    Les bienfaits nutritifs

    L’injera est également appréciée pour ses bienfaits nutritionnels. La farine de teff est riche en protéines, en fibres, en fer et en calcium, ce qui en fait un aliment très nutritif. De plus, sa préparation au levain favorise la digestion et améliore la biodisponibilité des nutriments.

    L’injera est bien plus qu’une simple crêpe ; elle incarne la richesse de la culture éthiopienne et le lien qui unit les gens autour de la table. Que ce soit pour découvrir la cuisine éthiopienne ou pour apprécier un plat traditionnel, l’injera est une expérience culinaire à ne pas manquer.

    Thom Biakpa

  • industrie de beauté : le maquillage, un business juteux

    industrie de beauté : le maquillage, un business juteux

    L’industrie de beauté connaît une croissance fulgurante, et le segment du maquillage se distingue particulièrement comme un secteur à fort potentiel économique. Avec l’essor des réseaux sociaux, l’évolution des tendances et une demande croissante pour des produits innovants, le maquillage s’est transformé en un véritable business juteux qui attire de nombreux investisseurs et entrepreneurs.

    Une demande en constante augmentation

    Le marché mondial du maquillage est en pleine expansion. Selon des études récentes, il pourrait atteindre plusieurs milliards de dollars dans les années à venir. Cette croissance est alimentée par une génération de consommateurs de plus en plus soucieuse de leur apparence, cherchant des produits qui non seulement embellissent, mais qui prennent également soin de leur peau. Les marques de maquillage s’efforcent donc d’innover en proposant des formulations enrichies, des produits vegan et cruelty-free, ainsi que des options adaptées à tous les types de peau.

    L’impact des réseaux sociaux et des influenceurs

    Les plateformes de médias sociaux, en particulier Instagram et TikTok, ont révolutionné le paysage du maquillage. Les influenceurs et les créateurs de contenu jouent un rôle central dans la promotion des produits, entraînant une demande exponentielle. Les tutoriels de maquillage, les revues de produits et les défis de maquillage créent un engouement autour des nouvelles gammes, poussant les consommateurs à essayer des produits qu’ils n’auraient peut-être pas envisagés auparavant.

    Les collaborations entre marques de maquillage et influenceurs ont également prouvé leur efficacité. Des collections limitées, souvent créées en partenariat avec des personnalités influentes, se vendent en un temps record, générant ainsi des profits considérables pour les entreprises impliquées.

    Diversification et personnalisation des produits

    Les marques de maquillage ne se contentent plus de proposer des produits standards. La personnalisation est devenue une tendance majeure, avec des entreprises qui offrent des produits adaptés aux besoins spécifiques de chaque client. Que ce soit par des teintes personnalisées, des formulations sur mesure ou des emballages uniques, la capacité à répondre aux attentes individuelles des consommateurs est un atout majeur dans un marché compétitif.

    De plus, la diversification des produits s’étend au-delà du simple maquillage. Les marques intègrent désormais des soins de la peau, des produits de bien-être et des accessoires de beauté dans leurs gammes, créant ainsi des opportunités de vente croisées et augmentant la fidélité des clients.

    Les enjeux éthiques et environnementaux

    Avec le succès du secteur du maquillage viennent également des défis. Les consommateurs d’aujourd’hui sont de plus en plus conscients des enjeux éthiques et environnementaux. La demande pour des produits durables, respectueux de l’environnement et éthiques pousse les entreprises à revoir leurs pratiques de production et d’emballage. La transparence sur les ingrédients et les méthodes de fabrication devient un critère déterminant pour de nombreux acheteurs.

    Le secteur du maquillage continue de se développer à un rythme rapide, transformant l’industrie de la beauté en un véritable business juteux. Les marques qui sauront innover, s’adapter aux nouvelles tendances et répondre aux préoccupations des consommateurs en matière d’éthique et de durabilité seront celles qui prospéreront dans cet environnement dynamique. Alors que le maquillage devient un moyen d’expression personnelle et un symbole de confiance en soi, il est évident que l’industrie a encore de belles années devant elle.

    Thom Biakpa

  • chef Mory Sacko : le pont culinaire entre la gastronomie africaine, française et japonaise

    chef Mory Sacko : le pont culinaire entre la gastronomie africaine, française et japonaise

    Le chef Mory Sacko/ Africa Radio

    Mory Sacko, chef du restaurant étoilé MoSuke à Paris et de Mosugo, s’impose comme une figure montante de la gastronomie française, alliant habilement influences africaines, françaises et japonaises. Dans une récente interview, il partage son parcours, ses ambitions et sa vision de la cuisine.

    Lorsqu’il évoque son parcours, Mory ne cache pas sa surprise d’en être là aujourd’hui : « Non, pas du tout. Je ne me voyais pas être là aujourd’hui. Quand j’ai ouvert mon restaurant, je voulais travailler, je voulais m’amuser, je voulais avoir mon étoile, mais je ne pensais pas que ça allait prendre cette ampleur. » Son ambition ne s’arrête pas là : il vise également une deuxième étoile, affirmant que son équipe travaille activement pour atteindre cet objectif.

    La question de la représentation dans le milieu culinaire est un sujet qui lui tient à cœur. « Ça a toujours été une question. À part Marcel, il n’y avait personne. C’était très dur pour moi de trouver une histoire qui corresponde à ce que j’avais envie de raconter », explique-t-il. Pour Mory, cela a impliqué de s’inspirer de chefs comme Thierry Marx, dont le parcours résonne avec le sien, bien qu’il n’ait pas les mêmes origines.

    D’origine malienne et sénégalaise, Mory évoque les souvenirs de sa mère cuisinant les plats traditionnels du Mali. Cependant, il admet que la cuisine est aussi un espace de créativité, où le respect des codes peut parfois se heurter à des notions de chauvinisme. « Quand je présente mon mafé à ma mère, elle me dit que ce n’est pas un mafé. Je lui réponds : ‘Ok, c’est mon mafé alors’. » Pour lui, il est essentiel d’assumer ses choix culinaires, même si cela signifie s’éloigner des versions traditionnelles.

    La montée de la cuisine fusion est un autre sujet qui suscite des débats. Mory refuse de se ranger du côté de cette tendance : « Chez MoSuke, je refuse la notion de fusion parce que ce n’est pas ce qu’on fait. L’idée est d’aller plus profondément dans les trois cultures que l’on représente, de les respecter et d’enrichir l’autre. » Il insiste sur l’importance de la maîtrise et de la connaissance des traditions culinaires, affirmant que chaque plat doit conserver son essence, qu’il soit japonais, africain ou français.

    En somme, Mory Sacko est un chef qui cherche à réinventer la gastronomie en honorant ses racines tout en embrassant la créativité. Son approche met en lumière la richesse des influences culturelles et l’importance d’une cuisine authentique, respectueuse des traditions tout en étant ouverte à l’innovation.

    Thom Biakpa

  • concours culinaire au maroc : cheffes, boulangers et restaurants font rayonner la gastronomie ivoirienne à Marrakech

    concours culinaire au maroc : cheffes, boulangers et restaurants font rayonner la gastronomie ivoirienne à Marrakech

    La délégation ivoirienne a fait briller le drapeau ivoirien à Marrakech / pulse

    Du 19 au 23 septembre 2025, Marrakech a accueilli la 11ᵉ édition du Salon international CREMAI, un événement phare qui rassemble les plus grands chefs, boulangers et pâtissiers d’Afrique et du Moyen-Orient. Considéré comme la plus grande compétition culinaire du continent, le CREMAI a été le théâtre d’exploits remarquables pour la Côte d’Ivoire, qui y a confirmé son statut d’étoile montante, passant d’un rôle de spectatrice à celui d’actrice sur la scène culinaire internationale.

    L’excellence ivoirienne à Marrakech

    Lors de la Coupe d’Afrique et du Moyen-Orient des Cheffes (Trophée Morjane Halima), les cheffes ivoiriennes Hélène Aké, Cécile Aka et Jessica Berment se sont brillamment illustrées, remportant une place sur le podium ainsi que le Prix de la promotion culturelle et de la valorisation du terroir. Cette distinction met en lumière leur créativité, leur ingéniosité et leur dévouement à mettre en valeur la richesse de la gastronomie ivoirienne. Une fierté nationale, car la gastronomie est un pilier de notre culture et contribue activement à l’image du pays sur la scène mondiale.

    Dans le domaine de la boulangerie, la Côte d’Ivoire a également fait des vagues en décrochant la médaille de bronze, se classant derrière le Sénégal, qui a été couronné Meilleur Boulanger d’Afrique, et le Maroc. Ce résultat témoigne de l’essor des artisans boulangers et pâtissiers, qui continuent d’élever la qualité et la créativité de la filière boulangerie-pâtisserie ivoirienne sur le continent.

    Une reconnaissance historique pour La Maison Akissi

    Un autre moment fort pour la Côte d’Ivoire a eu lieu le 20 septembre 2025 au Park Hyatt, lors de la cérémonie “La Liste Africa 2025” organisée par La Liste 1000. La cheffe Prisca Gilbert, à la tête de La Maison Akissi à Abidjan, a remporté le prestigieux Prix Discovery Gem dans la catégorie Gold. Grâce à cette récompense, La Maison Akissi fait son entrée dans le cercle très fermé des 30 meilleurs restaurants d’Afrique. Avec cette distinction, Prisca Gilbert devient la première femme cheffe ivoirienne à obtenir un tel honneur, reconnaissant ainsi son audace culinaire, sa modernité et son enracinement dans les saveurs locales.

    Un message clair : la Côte d’Ivoire, destination culinaire incontournable

    Entre la médaille de bronze en boulangerie, les distinctions individuelles des cheffes et l’entrée d’un restaurant ivoirien dans le Top 30 africain, un message fort émerge : la Côte d’Ivoire est désormais une destination culinaire à ne pas manquer. Ces réussites soulignent également le rôle crucial des cheffes et des artisans, hommes et femmes, qui mettent en avant les produits ivoiriens, racontent le terroir et modernisent la cuisine ivoirienne tout en respectant ses racines.

    Thom Biakpa

  • ensembles tailleurs en pagne : la créativité africaine à l’assaut de la mode occidentale

    ensembles tailleurs en pagne : la créativité africaine à l’assaut de la mode occidentale

    Un mannequin élégamment habillé dans un costume fait en pagne/Store

    La mode est un reflet des cultures et des identités, et elle évolue constamment en fonction des influences et des tendances. Dans ce contexte, les ensembles tailleurs en pagne se présentent comme une véritable révolution stylistique, alliant tradition africaine et modernité. Ces créations audacieuses, qui utilisent le pagne tissu emblématique de l’Afrique s’imposent de plus en plus sur le terrain de la mode occidentale, affirmant ainsi la créativité et le savoir-faire des designers africains.

    Une réinvention du pagne

    Le pagne, souvent associé à des vêtements traditionnels, est désormais réinventé par des créateurs qui osent le détourner pour en faire des ensembles tailleurs élégants et contemporains. Ces pièces se caractérisent par des coupes modernes, des motifs vibrants et des couleurs éclatantes qui racontent une histoire tout en répondant aux codes de la mode actuelle. Que ce soit pour des vestes cintrées, des pantalons à pinces ou des jupes styliques, le pagne est utilisé de manière innovante, transformant ainsi un symbole de culture en un incontournable du dressing moderne.

    Un pont entre cultures

    L’essor des ensembles tailleurs en pagne représente bien plus qu’une simple tendance. C’est un véritable pont culturel entre l’Afrique et l’Occident. De plus en plus de marques et de stylistes occidentaux s’inspirent de l’esthétique africaine, intégrant des éléments de design africains dans leurs collections. Les défilés de mode, autrefois dominés par des silhouettes européennes, accueillent désormais des modèles vêtus de pagne, célébrant ainsi la diversité et l’inclusivité.

    Un impact économique et social

    Cette tendance ne se limite pas seulement à l’esthétique ; elle a également des implications économiques et sociales. En mettant en avant le pagne et les artisans qui le fabriquent, les designers africains contribuent à la valorisation de l’artisanat local. Cela permet de soutenir l’économie locale et de créer des emplois dans des secteurs souvent négligés. De plus, ces créations témoignent d’une fierté culturelle, permettant aux Africains de revendiquer leur identité sur la scène mondiale.

    Vers une reconnaissance mondiale

    Des créateurs comme Alphadi, Kiki Koutou ou encore Aisha Baker, pour n’en nommer que quelques-uns, sont devenus des figures emblématiques de cette fusion entre le pagne et la mode contemporaine. Leurs œuvres sont non seulement portées sur le continent, mais aussi reconnues et célébrées à l’international. Les fashion weeks à Paris, New York et Milan commencent à intégrer des designers africains, faisant ainsi du pagne un symbole de la mode mondiale.

    En sommes, les ensembles tailleurs en pagne incarnent une nouvelle ère de créativité où l’Afrique s’affirme avec force dans l’univers de la mode. En réinterprétant le pagne avec audace et originalité, ces créations non seulement redéfinissent les standards de la mode occidentale, mais elles célèbrent également la richesse de la culture africaine. Cette tendance, portée par des designers visionnaires, promet de continuer à évoluer et à influencer le paysage de la mode mondiale, tout en rappelant que la beauté réside dans la diversité et l’authenticité.

    Thom Biakpa