Blog

  • les tenues nigérianes dépassent leurs frontières ethniques : la vulgarisation du style yoruba et igbo

    les tenues nigérianes dépassent leurs frontières ethniques : la vulgarisation du style yoruba et igbo

    Longtemps symboles identitaires au sein du Nigeria, les tenues traditionnelles Yoruba et Igbo dépassent aujourd’hui les frontières. Ces vêtements chargés d’histoire s’imposent désormais comme des pièces incontournables de la mode africaine portés pendant les cérémonies de mariages ou autres évènements. Leur diffusion mondiale traduit à la fois un engouement esthétique et une réappropriation culturelle assumée. 

    De la culture locale à la tendance panafricaine 

    Autrefois, les tissus comme l’Aso-Oke yoruba ou le George wrapper igbo étaient réservés aux mariages, aux fêtes communautaires ou aux cérémonies royales. Aujourd’hui, ces tenues se portent fièrement bien au-delà du Nigeria.  

    Dans les grandes villes africaines Accra, Abidjan, Cotonou, Douala ou Dakar, il est courant de voir des invités revêtir un Agbada élégant ou une robe taillée dans un tissu Adire. Ces vêtements, autrefois signes d’appartenance ethnique, sont devenus de véritables symboles panafricains de prestige, d’élégance et de raffinement.  

    Les stylistes ouest africains les réinterprètent dans leurs collections, et de nombreuses femmes non nigérianes adoptent désormais le Gele, le grand foulard de tête, comme accessoire de mode lors d’événements habillés. 

    La diaspora : un moteur de popularisation mondiale 

    C’est surtout dans la diaspora nigériane que le phénomène a pris de l’ampleur.
    À Londres, New York ou Toronto, les communautés africaines ont transformé leurs cérémonies en véritables défilés culturels. Les mariages dits “Nigerian weddings” sont devenus des événements suivis sur YouTube et Instagram, fascinant le monde entier par leurs couleurs, leurs tissus et leur élégance.  

    Des stars comme Burna Boy, Tiwa Savage, ou encore Tems ont contribué à rendre ces tenues populaires sur la scène internationale. Leur présence sur les tapis rouges, vêtus d’Agbada ou de tissus Aso-Oke revisités, a permis à ces styles de gagner une reconnaissance mondiale. Même hors de la diaspora, des célébrités comme Beyoncé (dans Black Is King) ou Naomi Campbell ont porté des créations inspirées des traditions Yoruba et Igbo, témoignant de leur influence dans la mode globale. 

    L’influence dans la mode contemporaine et les défilés 

    Les créateurs nigérians ont ouvert la voie à une nouvelle génération de designers africains et occidentaux. Lors de la Lagos Fashion Week, mais aussi à Paris ou Johannesburg, des marques telles que Orange Culture, Maki Oh ou Lisa Folawiyo réinventent ces codes culturels avec une touche moderne : coupes européennes, tissus traditionnels, broderies symboliques. Des créateurs étrangers s’en inspirent également. On retrouve des clins d’œil à l’Agbada dans des collections de maisons internationales, et le motif Isiagu (tête de lion) apparaît parfois sur des vestes contemporaines ou des chemises haut de gamme.  

    Ces références, loin d’être de simples emprunts, témoignent de la montée en puissance de la mode africaine comme influence mondiale. 

    Sephora W. 

  • journée mondiale du sandwich : quand l’afrique revisite le classique à sa façon

    journée mondiale du sandwich : quand l’afrique revisite le classique à sa façon

    Chaque 3 novembre, le monde célèbre la Journée mondiale du sandwich, ce repas rapide devenu une icône universelle de la gourmandise. Mais en Afrique, le sandwich ne se limite pas à deux tranches de pain et une garniture. Ici, il se réinvente, se parfume, et surtout , il prend des airs de rue, de feu et de partage. 

    Le sandwich à l’africaine : un goût de braisé et d’alloco 

    Oubliez le jambon beurre ou le club-sandwich classique : 

    Le sandwich africain se prépare souvent sur un coin de grill, avec des brochettes fumantes, des tranches d’alloco dorées et parfois une touche de piment maison qui réveille les papilles. 

    Ce mélange de saveurs chaudes et sucrées, de croustillant et de douceur, raconte l’âme de la street food africaine : généreuse, spontanée, pleine de caractère. 

    À Abidjan, Dakar, Lomé ou Cotonou, les vendeurs ambulants rivalisent d’imagination. Pain chaud, brochettes juteuses, oignons caramélisés, mayonnaise ou sauce pimentée… tout y passe. Et ce sandwich, souvent dégusté sur le pouce, devient une expérience sensorielle et culturelle à part entière. 

    Un symbole d’adaptation et de créativité 

    Le sandwich, dans sa version africaine, est aussi une histoire d’adaptation. Importé d’Occident, il s’est fondu dans les habitudes locales, adoptant les codes de la cuisine de rue, symbole d’ingéniosité et de débrouillardise. 

    Là où certains y voient un simple en-cas, d’autres y lisent une affirmation identitaire : transformer le global en local, le banal en exceptionnel. 

    La voix de la rue 

    « Le vrai sandwich, c’est quand ça te brûle le doigts et le cœur en même temps », sourit Adama, vendeur de sandwich à Treichville. 

    Pour lui, l’alloco n’est pas une option mais une signature : sans alloco ce n’est pas africain. Ces artisans du goût perpétuent une culture populaire où chaque bouchée raconte une histoire, un quartier, une époque. 

    Un plaisir simple, mais pas anodin 

    En cette Journée mondiale du sandwich, célébrons ces saveurs d’Afrique qui transforment un repas simple en un moment de partage et de fierté. 

    Parce qu’ici, manger un sandwich n’est pas juste se nourrir  c’est goûter à notre créativité, notre chaleur, et notre identité. 

    Sandwich à l’africain : pain, alloco, oignon et sauce rouge , le tour sur un papier kraft. 

     

  • le phénomène des wedding planners, un métier en plein essor en afrique

    le phénomène des wedding planners, un métier en plein essor en afrique

    Un mariage luxueux à Abuja / Film Boss Weddings

    Depuis quelques années, le métier de wedding planner (organisateur de mariage) connaît un véritable essor en Afrique, porté par la montée des mariages modernes et l’influence des réseaux sociaux, ce domaine séduit de plus en plus de jeunes entrepreneurs, passionnés par l’univers de l’événementiel. Le mariage, longtemps organisé par la famille, devient aujourd’hui un véritable projet professionnel encadré par des experts capables de transformer un rêve en réalité.

    Qu’est-ce qu’un wedding planner ?

    Le wedding planner est un professionnel chargé d’organiser et de coordonner tous les aspects d’un mariage, du début à la fin. Son rôle est d’accompagner les futurs mariés dans la planification, la gestion du budget, le choix des prestataires (décorateur, traiteur, photographe, etc.) et le bon déroulement de la célébration le jour J. Il agit comme un chef d’orchestre qui veille à ce que chaque détail soit parfaitement exécuté, selon les souhaits du couple.

    Un métier qui séduit une nouvelle génération

    En Afrique, le métier de wedding planner attire une nouvelle vague de jeunes professionnels, conscients du potentiel économique et créatif qu’il représente. C’est en Afrique anglophone, notamment au Nigeria, que ce phénomène a été véritablement vulgarisé. Le pays, connu pour ses mariages somptueux et spectaculaires, a inspiré toute une génération à travers le continent. Les wedding planners nigérians ont su transformer le mariage en une véritable production artistique, où chaque détail compte : de la décoration à la scénographie, tout est pensé pour créer un événement inoubliable.

    Les réseaux sociaux ont également joué un rôle déterminant dans cette évolution. Instagram, Pinterest ou encore TikTok sont devenus de puissantes vitrines pour les créateurs d’événements, leur permettant de partager leurs réalisations et d’attirer une clientèle toujours plus exigeante. Ces plateformes ont contribué à démocratiser le métier, à inspirer les jeunes entrepreneurs africains et à faire naître une nouvelle vision du mariage : plus esthétique, plus organisée et surtout plus professionnelle.

    Aujourd’hui, dans des pays comme le Ghana, le Nigéria, l’Angola, le Sénégal, la Côte d’Ivoire ou le Cameroun, cette influence se ressent fortement. Les agences de wedding planning se multiplient, offrant des services raffinés et personnalisés, à l’image des standards internationaux tout en préservant la richesse culturelle africaine.

    Une profession d’avenir

    Le développement de ce secteur reflète l’évolution des mentalités et la professionnalisation du marché du mariage en Afrique. Aujourd’hui, les couples recherchent des cérémonies uniques, élégantes et bien organisées. Le wedding planner devient ainsi un acteur incontournable de cet univers, alliant passion, expertise et sens du détail.

    Entre tradition et modernité, le métier de wedding planner s’impose comme une véritable vocation et une opportunité de carrière prometteuse sur le continent africain.

  • où manger à Abidjan ? : 03 adresses incontournables

    où manger à Abidjan ? : 03 adresses incontournables

    Photo officiel du Restaurant Saakan

    Abidjan, la perle des lagunes, est une ville vibrante où se mêlent cultures, saveurs et créativité culinaire. Des maquis animés de Yopougon aux restaurants chics de Cocody, la capitale économique ivoirienne regorge d’adresses qui séduisent aussi bien les fins gourmets que les amateurs de bonne ambiance. Voici trois adresses incontournables où manger à Abidjan. A ne pas manquer lors de votre prochaine escapade gourmande.

    1) Restaurant Saakan

    Restaurant 4.4 étoiles

    Lég : Photo officiel du Restaurant Saakan

    ● Adresse : Avenue Chardy, Plateau, Abidjan.
    ● Spécialité : cuisine ivoirienne contemporaine, beaux plats revisités.
    ● Pourquoi y aller : ambiance soignée, idéale pour un dîner “chic” tout en restant ancré dans la culture locale.

    2) Le Pêcheur

    Restaurant 4.5 étoiles

    Lég : Photo officiel du Restaurant Saakan

    ● Adresse : Avenue Chardy, Plateau, Abidjan.
    ● Spécialité : cuisine ivoirienne contemporaine, beaux plats revisités.
    ● Pourquoi y aller : ambiance soignée, idéale pour un dîner “chic” tout en restant ancré dans la culture locale.

    2) Le Pêcheur

    Restaurant 4.5 étoiles

  • quand l’écologie s’installe dans la mode africaine : la mode durable

    quand l’écologie s’installe dans la mode africaine : la mode durable

    kimono en pagne tissé / Marque de prêt à porter “Sokolata”

    Depuis quelques années, une véritable révolution verte souffle sur la mode africaine. Face aux défis environnementaux et à la surconsommation textile mondiale, de jeunes créateurs africains choisissent désormais une voie plus responsable : celle de la mode durable.

    La mode durable, aussi appelée mode éthique ou slow fashion, est une approche de la mode qui vise à réduire l’impact négatif de l’industrie textile sur l’environnement et la société. Elle encourage l’utilisation de matières naturelles ou recyclées, la production locale et de qualité, ainsi que le respect des artisans et des conditions de travail. C’est une manière de consommer la mode de façon plus consciente, en privilégiant la durabilité des vêtements, le respect de la planète et la valorisation du savoir-faire.

    Une prise de conscience nécessaire

    L’Afrique, longtemps perçue comme un simple réceptacle de la fast fashion venue d’Occident, se réveille. Bien que les marchés regorgent encore de vêtements de seconde main, une nouvelle génération de stylistes souhaite rompre avec cette dépendance. Leur objectif : valoriser les savoir-faire locaux, réutiliser les matières existantes et réinventer la mode africaine sans nuire à la planète.

    Des créateurs engagés

    Au Nigeria, au Ghana, en Côte d’Ivoire ou encore au Sénégal, de nombreux designers privilégient aujourd’hui le coton biologique, les fibres naturelles ou le recyclage de tissus. Certains transforment même des chutes de pagnes en accessoires tendance.
    Cette démarche éthique ne se limite pas à l’environnement : elle promeut aussi une économie circulaire, où chaque pièce est pensée pour durer, être réparée ou transformée.

    Un style unique, ancré dans la culture

    La mode durable en Afrique, ce n’est pas seulement une tendance écologique : c’est aussi une affirmation culturelle. En mêlant modernité et héritage traditionnel, les créateurs africains prouvent qu’il est possible d’être stylé en incorporant des pagnes ou tissus traditionnels et en respectant la nature. Les vêtements deviennent des symboles d’identité, de fierté et de responsabilité.

    Vers un futur plus vert

    Si le chemin reste long, les mentalités changent. Les consommateurs africains sont de plus en plus sensibles à la provenance et à la qualité des vêtements qu’ils achètent. L’avenir de la mode sur le continent semble donc se dessiner autour d’un mot d’ordre : durabilité.

    Sephora W.

  • les bienfaits du jus de bissap

    les bienfaits du jus de bissap

    Feuille de Bissap (Hibiscus) / Dika market

    Boisson emblématique d’Afrique de l’Ouest, le jus de bissap est bien plus qu’une simple boisson rafraîchissante. Préparé à partir des calices de la fleur d’hibiscus, ce breuvage au rouge profond est apprécié pour son goût acidulé, mais aussi pour ses nombreux bienfaits.

    Le terme « bissap » provient du wolof, une langue parlée au Sénégal. Il existe des milliers de variétés de fleurs d’hibiscus, mais la plus connue parmi celles qui sont comestibles est l’oseille de Guinée, dont le véritable nom scientifique est Hibiscus sabdariffa. C’est elle qui est utilisée dans la préparation du jus de bissap.

    Quelques bienfaits du jus de bissap

    1. Riche en antioxydants naturels comme les flavonoïdes et les anthocyanines, il aide à lutter contre les radicaux libres responsables du vieillissement des cellules.
    2. Il contribue à renforcer le système immunitaire et à préserver la jeunesse de la peau.
    3. Le bissap favorise la bonne santé du cœur en aidant à réguler la tension artérielle et à réduire le mauvais cholestérol.
    4. Ses propriétés diurétiques et purifiantes en font un excellent allié détox : il aide à éliminer les toxines et facilite la digestion.
    5. Naturellement riche en vitamine C, il apporte de l’énergie et aide à lutter contre la fatigue.
    6. Rafraîchissant et hydratant, il est parfait pendant les périodes de forte chaleur.

    Comment le consommer ?

    Les fleurs séchées d’hibiscus sont infusées dans de l’eau chaude, puis filtrées. La boissonobtenue peut être sucrée selon les goûts. On peut aussi y ajouter du gingembre, de la menthe ou de l’ananas pour varier les saveurs. Le jus de bissap se déguste frais, seul ou pour accompagner les repas.

    Pour finir, le jus de bissap est une boisson naturelle, saine et symbolique de la culture africaine. Entre santé, fraîcheur et tradition, il représente une alternative idéale aux boissons industrielles tout en valorisant les richesses du continent.

    Sephora W

  • les créations de robes de mariée : un domaine en plein essor en côte d’ivoire

    les créations de robes de mariée : un domaine en plein essor en côte d’ivoire

    Robe de mariée en Kenté signé Senac House /Tendance photography

     

    Symbole d’élégance et de rêve, la robe de mariée occupe une place centrale dans les cérémonies de mariage. En Côte d’Ivoire, ce secteur connaît depuis quelques années un véritable essor, porté par une génération de créateurs talentueux qui réinventent la mode nuptiale à l’ivoirienne.

     

    Robe de mariée signée Ibrahim Fernandez /Tendance photography

    Autrefois dominé par les modèles importés d’Europe, le marché local voit désormais émerger des maisons de haute couture ivoiriennes telles  que Senac House et Ibrahim Fernandez, capables de rivaliser avec les grandes marques internationales. Ces stylistes mettent en avant un savoir-faire artisanal d’exception, alliant raffinement, modernité et touches culturelles africaines, un mélange audacieux qui séduit de plus en plus de futures mariées.

     

    Une magnifique mariée dans sa robe Made in Côte d’Ivoire signée Senac House/Tendance photography

     

    Cet engouement s’explique aussi par la valorisation du “Made in Côte d’Ivoire”. Les mariées recherchent aujourd’hui des créations uniques, personnalisées, et confectionnées localement. Les réseaux sociaux jouent également un rôle déterminant dans cette évolution : ils offrent une vitrine mondiale aux créateurs ivoiriens, qui peuvent y exposer leurs collections et promouvoir leurs évènements, attirant ainsi une clientèle nationale et internationale, notamment au sein de la diaspora. Au-delà de la mode, l’émergence des créateurs locaux reflète une affirmation identitaire et culturelle. Ces derniers ne se contentent plus d’imiter les standards occidentaux : ils imposent désormais leur signature, leur vision, et participent à faire rayonner l’artisanat ivoirien sur la scène africaine et mondiale.

    La création de robes de mariée s’impose donc comme un secteur prometteur, mêlant passion, innovation et fierté nationale. Une preuve, une fois encore, que la mode ivoirienne ne cesse d’écrire de belles histoires.

  • le claclo : un des en-cas préférés des ivoiriens

    le claclo : un des en-cas préférés des ivoiriens

    Un plat succulent de claclo / Aistou cuisine

    Origine du Claclo

    Originaire de Côte d’Ivoire, le Claclo (ou klaklo) est une spécialité traditionnelle du peuple Adjoukrou, installé principalement dans la région du Grand-Lahou.

    Le « claclo » est un beignet de banane plantain fait à partir de bananes très mûres écrasées auxquelles on ajoute de la farine ou de la levure pour modifier la texture, et assaisonnées d’oignons, de piment et de sel. Il est souvent accompagné de sauce tomate, d’œufs durs, ou de poulet braisé mais peut aussi être servi tel quel.

    À l’origine, ce mets était servi lors des fêtes communautaires et des rencontres familiales, comme un symbole de convivialité. Avec le temps, il s’est imposé dans tout le pays, devenant un incontournable des coins de rue, des marchés et des soirées ivoiriennes.

     

    Popularité et présence dans la culture ivoirienne

    Aujourd’hui, le claclo est bien plus qu’un simple beignet : c’est une madeleine de Proust pour beaucoup d’Ivoiriens. On le retrouve sur plusieurs étals de rues, souvent avec de d’attiéké, de l’alloco ou des ignames frites. Il est apprécié pour sa texture moelleuse à l’intérieur, croustillante à l’extérieur, et son goût sucré-salé unique.

    Le claclo s’est aussi exporté dans la diaspora ivoirienne. Il fait partie des petits plaisirs du week-end, préparés en famille ou entre amis pour rappeler le goût du pays.

    Sur les réseaux sociaux, de nombreux créateurs culinaires remettent le claclo au goût du jour, en revisitant la recette avec des présentations modernes.

     

    Recette traditionnelle du Claclo

    Ingrédients (pour 4 personnes)

    • 4 bananes plantains bien mûres (noires de préférence)
    • 1 petit oignon
    • 1 pincée de sel
    • 1/2 piment (facultatif)
    • Un peu de poivre
    • 2 cuillères à soupe de farine de blé
    • ½ litre d’huile végétale pour la friture

    Préparation

    1. Épluchez les bananes et coupez-les en morceaux.
    2. Dans un mixeur ou un mortier, écrasez les bananes avec l’oignon, le sel, le piment et le poivre jusqu’à obtenir une pâte lisse et épaisse.
    3. Ajoutez la farine et mélangez.
    4. Chauffez l’huile dans une poêle profonde.
    5. À l’aide d’une cuillère, déposez de petites boules de pâte dans l’huile chaude.
    6. Faites frire jusqu’à ce que les claclos soient bien dorés et croustillants.
    7. Égouttez-les sur du papier absorbant et dégustez-les chauds !

     

    Astuce du chef  :

    Pour augmenter la saveur, certains ajoutent une pointe de sucre ou une touche de gingembre. Le claclo se marie aussi très bien avec une sauce pimentée ou une purée de haricots (kplé).

     

    Pour conclure, le claclo n’est pas seulement une friture, c’est un symbole de partage et de simplicité.
    Né dans les villages côtiers, il a conquis toutes les générations et reste aujourd’hui un pilier de la street food ivoirienne, aussi authentique que délicieux.

     

     

    Sephora W

  • anka, la plateforme n°1 du e-commerce africain, rachetée par global shop group

    anka, la plateforme n°1 du e-commerce africain, rachetée par global shop group

    Acquisition de Anka par Global shop group / LinkedIn Moulaye Tabouré

     

    L’équipe Anka / Forbes Afriques

     

    C’est une page d’histoire qui se tourne pour l’écosystème numérique africain. Dix ans après sa création, la plateforme ivoirienne ANKA, anciennement Afrikrea, pionnière de l’e-commerce Made in Africa, a été acquise par le groupe américain Global Shop Group. Une nouvelle étape symbolique pour cette entreprise qui, depuis le 30 janvier 2015, fait rayonner le savoir-faire africain (mode et accessoires, maison et décoration, beauté et bien-être, culture et artisanat) à l’international.

    Fondée par Moulaye Tabouré, Abdoul Kadry Diallo, Luc B. Perussault et Guillaume Darnaudet, ANKA (qui signifie “Notre” en bambara) est née d’une vision simple mais ambitieuse : permettre aux créateurs, marques et artisans africains de vendre leurs produits dans le monde entier, tout en simplifiant la gestion des paiements et des expéditions. En une décennie, la plateforme a enregistré plus de 60 millions de dollars de transactions dans 175 pays et contribué à la création de plus de 10 000 emplois dans 46 pays africains. Pour de nombreux entrepreneurs comme Nanawax, Khangadelic ou Tinamasese, ANKA a représenté une véritable passerelle vers les marchés internationaux, favorisant l’émergence d’un commerce africain équitable, digital et durable.

    L’impact de la plateforme est concret. Plus de la moitié des vendeurs y ont réalisé leur première vente internationale, ouvrant la voie à une nouvelle génération de créateurs africains connectés au monde. Certaines marques ont même vu leurs créations portées par des icônes mondiales telles que Beyoncé, Alicia Keys ou Lupita Nyong’o. Des entreprises comme Keerah Fashion Cave, qui emploie plus de 200 personnes, ont exporté pour plus d’un demi-million de dollars de robes de bal vers les États-Unis en un seul trimestre, un succès rendu possible grâce à l’infrastructure et à l’accompagnement d’ANKA.

    Avec ce rachat, Global Shop Group ambitionne de renforcer la présence mondiale d’ANKA tout en préservant son ADN africain. La direction opérationnelle sera désormais confiée à Matilda Ceesay, diplômée du MIT et spécialiste de la mode, chargée de propulser la marque dans une nouvelle phase de croissance. De son côté, l’ancien CEO Moulaye Tabouré a annoncé vouloir prendre du recul après cette décennie intense, tout en restant actif dans la promotion de l’entrepreneuriat africain.

    Le parcours d’ANKA incarne l’histoire d’une Afrique créative, connectée et exportatrice de valeur. Au-delà des chiffres, la plateforme symbolise une philosophie : celle de rendre le commerce mondial accessible aux talents africains. En rejoignant Global Shop Group, ANKA s’ouvre à de nouvelles perspectives et confirme qu’une vision née à Abidjan peut désormais influencer le commerce international.

     

    Sephora W.

  • kenya fashion week 2025 : l’innovation mise à l’honneur

    kenya fashion week 2025 : l’innovation mise à l’honneur

    Defilé Preview Kenya Fashion week 2025 / Official Kenya Fashion Week

     

    Au Kenya se tient la 7ᵉ édition de la Fashion Week, le 17 Octobre pour la phase “preview”, avant l’événement principal prévu le 1ᵉʳ novembre au Sankara Hotel, à Westlands (Nairobi).
    Cette édition met à l’honneur des créateurs venus de tout le continent africain, avec une attention particulière portée aux talents kényans à travers le Students Fashion Design Award (SFDA).

    La Kenya Fashion Week place cette année l’innovation au cœur de son programme, en mettant un point d’honneur sur le développement des vêtements durables. Ce concept repose sur la création de pièces respectueuses de l’environnement, fabriquées à partir de matières recyclées, biologiques ou locales, et pensées pour durer dans le temps.

    Dans un continent où l’industrie textile est en pleine croissance, les enjeux sont considérables : il s’agit de réduire les déchets issus de la fast fashion, de valoriser les savoir-faire artisanaux et de promouvoir une production responsable adaptée aux réalités africaines.

    Un rendez-vous où la créativité, l’élégance africaine et le design durable se rencontrent pour redéfinir la mode contemporaine du continent.

    Sephora W